27 septembre 7ᵉ siècle

Saint Céraune

Céran

Vingt-cinquième archevêque de Paris au VIIe siècle, saint Céraune se distingua par sa science et sa piété. Il consacra une grande partie de son épiscopat à recueillir les Actes des Martyrs pour les préserver. Il participa aux grands conciles de son temps sous le règne de Clotaire II.

Au fil du temps

Ses contemporains

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    SAINT CÉRAUNE OU CÉRAN,

    Vie 01 / 05

    Épiscopat et vertus

    Successeur de Simplice, Céraune se distingue par sa science et sa vertu, cherchant à imiter les évêques des temps apostoliques.

    Saint Céranne ou Céran succéda à l'évêque Simplice . En sa personne, l'Église de Paris eut un préfet digne des premiers siècles du christianisme, et en qui la science marcha de pair avec la vertu. Il s'appliqua d'abord à s'instruire à fond, dans les sources mêmes, de tous les dogmes de la religion; et, quand il eut reçu la plénitude du sacerdoce, il se fit un devoir capital de travailler à imiter par ses actions les plus saints évêques des temps apostoliques. Un des principaux fruits de son savoir et de sa piété fut de recueillir les Actes des Martyrs, afin de les conserver dans son Église comme des monuments précieux de leur constance et de leur foi. Il s'adressa, à cet effet, à un clerc de Langres, nommé Warnahaire , pour avoir ceux de quelques Saints. Warnahaire les lui adressa avec la lettre suivante : « Vous ne cessez de marcher sur les traces et d'égaler le mérite des plus illustres évêques par toute votre conduite dans le sacerdoce, où vous ne cherchez d'autre éclat que celui que donne la religion. Vous vous êtes déjà rendu habile dans les saintes lettres, et, pour mettre le comble à votre gloire, vous voulez recueillir dans la ville de Paris les Actes des Martyrs; en quoi vous êtes comparable à saint Eusèbe de Césarée . Excusez mon peu de capacité : je vous louerais mieux si j'avais plus d'éloquence; mais vous connaîtrez du moins mon obéissance. Je vous envoie, comme vous m'avez ordonné, les Actes des trois jumeaux de Langres ( Spenstippe, Eleusippe et Meleusippe ), et ceux de saint Didier , martyr et évêque de cette ville ». C'est là tout ce que nous savons de précis sur saint Céranne. Son zèle pour recueillir les histoires des Saints méritait bien cependant qu'on nous conservât la sienne. Il est néanmoins indubitable qu'il assista au Concile qui se réunit le 18 octobre 614, par l'ordre du roi Clotaire II , dans l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, à Paris, où se trouvèrent soixante-dix-neuf évêques de toutes les provinces des Gaules qu'il avait nouvellement réunies sous sa domination. Peut-être aussi saint Céranne assista-t-il au Concile que, deux ans après, Clotaire convoqua dans une de ses maisons royales, à Bonneuil (apud Bonagilum) , dans le territoire de Meaux. Sa mort peut être fixée entre les années 618 à 621. On l'inhuma le 27 septembre, jour où sa fête se célèbre dans le diocèse, et son corps fut déposé dans la chapelle souterraine de l'église de Saint-Pierre et Saint-Paul, à gauche du tombeau de sainte Geneviève . Sa translation eut lieu le 16 novembre 1628; mais, pendant la Révolution , ses reliques, dans la crainte d'une profanation, furent brûlées avec d'autres que l'on conservait dans l'église de Sainte-Geneviève. De pleuses mains en recueillirent les cendres; et, lorsque la paix fut rendue à l'Église de France, on les déposa dans l' église paroissiale de Saint-Leu et Saint-Gilles , où elles sont aujourd'hui conservées.

    Postérité 02 / 05

    Travail hagiographique

    L'évêque s'attache à recueillir les Actes des Martyrs, notamment par une correspondance avec le clerc Warnahaire de Langres.

    Dom Rivet , Histoire littéraire de la France; Gallia Christiana nova .

    Contexte 03 / 05

    Activité conciliaire

    Céraune participe au Concile de Paris en 614 sous Clotaire II et possiblement à celui de Bonneuil en 616.

    Saint Céranne ou Céran succéda à l'évêque Simplice. En sa personne, l'Église de Paris eut un préfet digne des premiers siècles du christianisme, et en qui la science marcha de pair avec la vertu. Il s'appliqua d'abord à s'instruire à fond, dans les sources mêmes, de tous les dogmes de la religion; et, quand il eut reçu la plénitude du sacerdoce, il se fit un devoir capital de travailler à imiter par ses actions les plus saints évêques des temps apostoliques. Un des principaux fruits de son savoir et de sa piété fut de recueillir les Actes des Martyrs, afin de les conserver dans son Église comme des monuments précieux de leur constance et de leur foi. Il s'adressa, à cet effet, à un clerc de Langres, nommé Warnahaire, pour avoir ceux de quelques Saints. Warnahaire les lui adressa avec la lettre suivante : « Vous ne cessez de marcher sur les traces et d'égaler le mérite des plus illustres évêques par toute votre conduite dans le sacerdoce, où vous ne cherchez d'autre éclat que celui que donne la religion. Vous vous êtes déjà rendu habile dans les saintes lettres, et, pour mettre le comble à votre gloire, vous voulez recueillir dans la ville de Paris les Actes des Martyrs; en quoi vous êtes comparable à saint Eusèbe de Césarée. Excusez mon peu de capacité : je vous louerais mieux si j'avais plus d'éloquence; mais vous connaîtrez du moins mon obéissance. Je vous envoie, comme vous m'avez ordonné, les Actes des trois jumeaux de Langres (Spenstippe, Eleusippe et Meleusippe), et ceux de saint Didier, martyr et évêque de cette ville ». C'est là tout ce que nous savons de précis sur saint Céranne. Son zèle pour recueillir les histoires des Saints méritait bien cependant qu'on nous conservât la sienne. Il est néanmoins indubitable qu'il assista au Concile qui se réunit le 18 octobre 614, par l'ordre du roi Clotaire II, dans l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, à Paris, où se trouvèrent soixante-dix-neuf évêques de toutes les provinces des Gaules qu'il avait nouvellement réunies sous sa domination. Peut-être aussi saint Céranne assista-t-il au Concile que, deux ans après, Clotaire convoqua dans une de ses maisons royales, à Bonneuil (apud Bonagilum), dans le territoire de Meaux. Sa mort peut être fixée entre les années 618 à 621. On l'inhuma le 27 septembre, jour où sa fête se célèbre dans le diocèse, et son corps fut déposé dans la chapelle souterraine de l'église de Saint-Pierre et Saint-Paul, à gauche du tombeau de sainte Geneviève. Sa translation eut lieu le 16 novembre 1628; mais, pendant la Révolution, ses reliques, dans la crainte d'une profanation, furent brûlées avec d'autres que l'on conservait dans l'église de Sainte-Geneviève. De pleuses mains en recueillirent les cendres; et, lorsque la paix fut rendue à l'Église de France, on les déposa dans l'église paroissiale de Saint-Leu et Saint-Gilles, où elles sont aujourd'hui conservées.

    Culte 04 / 05

    Décès et destin des reliques

    Mort vers 618-621, il est inhumé près de sainte Geneviève ; ses reliques, sauvées de la Révolution, reposent à Saint-Leu et Saint-Gilles.

    Saint Céranne ou Céran succéda à l'évêque Simplice. En sa personne, l'Église de Paris eut un préfet digne des premiers siècles du christianisme, et en qui la science marcha de pair avec la vertu. Il s'appliqua d'abord à s'instruire à fond, dans les sources mêmes, de tous les dogmes de la religion; et, quand il eut reçu la plénitude du sacerdoce, il se fit un devoir capital de travailler à imiter par ses actions les plus saints évêques des temps apostoliques. Un des principaux fruits de son savoir et de sa piété fut de recueillir les Actes des Martyrs, afin de les conserver dans son Église comme des monuments précieux de leur constance et de leur foi. Il s'adressa, à cet effet, à un clerc de Langres, nommé Warnahaire, pour avoir ceux de quelques Saints. Warnahaire les lui adressa avec la lettre suivante : « Vous ne cessez de marcher sur les traces et d'égaler le mérite des plus illustres évêques par toute votre conduite dans le sacerdoce, où vous ne cherchez d'autre éclat que celui que donne la religion. Vous vous êtes déjà rendu habile dans les saintes lettres, et, pour mettre le comble à votre gloire, vous voulez recueillir dans la ville de Paris les Actes des Martyrs; en quoi vous êtes comparable à saint Eusèbe de Césarée. Excusez mon peu de capacité : je vous louerais mieux si j'avais plus d'éloquence; mais vous connaîtrez du moins mon obéissance. Je vous envoie, comme vous m'avez ordonné, les Actes des trois jumeaux de Langres (Spenstippe, Eleusippe et Meleusippe), et ceux de saint Didier, martyr et évêque de cette ville ». C'est là tout ce que nous savons de précis sur saint Céranne. Son zèle pour recueillir les histoires des Saints méritait bien cependant qu'on nous conservât la sienne. Il est néanmoins indubitable qu'il assista au Concile qui se réunit le 18 octobre 614, par l'ordre du roi Clotaire II, dans l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, à Paris, où se trouvèrent soixante-dix-neuf évêques de toutes les provinces des Gaules qu'il avait nouvellement réunies sous sa domination. Peut-être aussi saint Céranne assista-t-il au Concile que, deux ans après, Clotaire convoqua dans une de ses maisons royales, à Bonneuil (apud Bonagilum), dans le territoire de Meaux. Sa mort peut être fixée entre les années 618 à 621. On l'inhuma le 27 septembre, jour où sa fête se célèbre dans le diocèse, et son corps fut déposé dans la chapelle souterraine de l'église de Saint-Pierre et Saint-Paul, à gauche du tombeau de sainte Geneviève. Sa translation eut lieu le 16 novembre 1628; mais, pendant la Révolution, ses reliques, dans la crainte d'une profanation, furent brûlées avec d'autres que l'on conservait dans l'église de Sainte-Geneviève. De pleuses mains en recueillirent les cendres; et, lorsque la paix fut rendue à l'Église de France, on les déposa dans l'église paroissiale de Saint-Leu et Saint-Gilles, où elles sont aujourd'hui conservées.

    Source 05 / 05

    Sources historiques

    Les informations s'appuient sur l'Histoire littéraire de la France de Dom Rivet et la Gallia Christiana.

    Dom Rivet, Histoire littéraire de la France; Gallia Christiana nova.

    Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.

    Signes et attributs

    Réseau du récit

    Les noms, lieux et notions les plus présents dans la fiche, pondérés par leur centralité dans le texte.

    Questions fréquentes sur Saint Céraune (Céran)

    Qui était Saint Céraune (Céran) ?

    Vingt-cinquième archevêque de Paris au VIIe siècle, saint Céraune se distingua par sa science et sa piété. Il consacra une grande partie de son épiscopat à recueillir les Actes des Martyrs pour les préserver. Il participa aux grands conciles de son temps sous le règne de Clotaire II.

    Quels sont les patronages de Saint Céraune (Céran) ?

    Domaines de patronage de Saint Céraune (Céran) : Diocèse de Paris.

    Comment reconnaître Saint Céraune (Céran) dans l’art chrétien ?

    Dans l’iconographie, Saint Céraune (Céran) est reconnaissable à : habits épiscopaux et livres ou manuscrits (Actes des Martyrs).

    Quelle a été la mort de Saint Céraune (Céran) ?

    Saint Céraune (Céran) a subi le martyre pour la foi chrétienne (7ᵉ siècle).

    Quels saints étaient contemporains de Saint Céraune (Céran) ?

    Parmi ses contemporains figurent : Saint Prix (Pris), Saint Grégoire le Grand (Pape et Docteur de l'Église), Saint Dié (Didier, Déodat) et Saint Augustin de Cantorbéry.

    Quels sont les autres noms de Saint Céraune (Céran) ?

    Autres formes du nom : Céran et Céranne.

    Annexes & entités liées

    Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

    Événements marquants

    1. Succession à l'évêque Simplice
    2. Collecte des Actes des Martyrs avec l'aide de Warnahaire
    3. Participation au Concile de Paris le 18 octobre 614
    4. Participation possible au Concile de Bonneuil vers 616
    5. Translation des reliques le 16 novembre 1628
    6. Destruction partielle des reliques par le feu durant la Révolution

    Citations

    • Vous ne cessez de marcher sur les traces et d'égaler le mérite des plus illustres évêques par toute votre conduite dans le sacerdoce Lettre de Warnahaire