18 mars 16ᵉ siècle

Le Bienheureux Salvador d'Orta

Religieux franciscain espagnol du XVIe siècle, Salvador d'Orta vécut une vie d'humilité comme berger, cordonnier puis frère cuisinier. Célèbre pour ses nombreux miracles de guérison et ses extases, il finit ses jours en Sardaigne. Son culte fut officiellement autorisé par le pape Clément XI.

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    LE BIENHEUREUX SALVADOR D'ORTA, CONFESSEUR (1567).

    Vie 01 / 05

    Jeunesse et entrée en religion

    Né en Espagne de parents modestes, Salvador exerce les métiers de berger puis de cordonnier avant d'entrer chez les Franciscains à l'âge de vingt ans.

    Salvador , surnommé d' Orta à cause de son long séjour dans le couvent d'Orta, au diocèse de Tortose , en Espagne, naquit à Sainte-Colombe , diocèse de Girone, de parents pauvres et pieux. Les ayant perdus dans son enfance, il donna ses soins à la garde d'un troupeau, et ensuite exerça à Barcelone la profession de cordonnier. Dans ces divers états, il régla si bien sa conduite, qu'il fixa sur lui l'attention de tout le monde. A vingt ans, pour répondre à l'inspiration de l'Esprit-Saint, il entra dans le couvent de Sainte-Marie-de-Jésus, hors des murs de la ville, se fit inscrire dans l' Ordre de Saint-François , et prononça les vœux solennels. Donné pour compagnon au frère cuisinier, il remplit en toute simplicité les fonctions de cet emploi pénible et peu relevé, et fit voir bientôt des marques éclatantes d'une haute perfection. Dès lors, Dieu lui accorda la gloire des miracles, et les frères furent persuadés qu'il illustrerait l'Ordre par une éminente sainteté. Mais le serviteur de Dieu, aspirant encore à une vie plus parfaite, se rendit au couvent de Sainte-Marie-de-Jésus, à Tortose, puis à la solitude de Sainte-Marie-des-Anges, à Orta, où florissait particulièrement la discipline régulière ; il habita encore un autre monastère, et revint à Barcelone. Partout il excella dans la pratique des vertus. Il montra une obéissance admirable, observa la pauvreté à tel point, qu'il était heureux de manquer du nécessaire, et garda la chasteté la plus parfaite. Dans son ardeur à mortifier sa chair, il se flagellait tous les jours, ne marchait jamais que pieds nus, portait sous sa tunique grossière les plus rudes cilices, observait presque continuellement les jeûnes les plus rigoureux, prenait à terre, ou sur une simple planche, un sommeil bien court, afin d'avoir plus de temps à donner à la prière et à la contemplation des choses célestes. Dieu glorifia sa sainteté par le don des miracles du premier ordre. Avec le signe de la croix et l'aspersion de l'eau bénite, il éclairait les aveugles, affermit la marche des boiteux, délia la langue des muets, ouvrit les oreilles des sourds. Il révéla quelquefois les secrets des cœurs et fit des prédictions.

    Vie 02 / 05

    Vie monastique et rigueurs ascétiques

    Il mène une vie d'humilité comme aide-cuisinier et voyage entre plusieurs couvents, pratiquant une ascèse extrême faite de jeûnes, de flagellations et de pauvreté absolue.

    La dévotion toute particulière qu'il avait pour la très-sainte Vierge et pour l' apôtre saint Paul , lui mérita de jouir de leur présence. Le bruit de sa sainteté se répandit de tous côtés, et des pays les plus éloignés en accourait en foule pour le voir. Les malades surtout venaient auprès de lui afin d'être guéris. Le Saint s'étant rendu en Sardaigne , par ordre de ses supérieurs, reçut dans cette île l'avertissement de sa mort prochaine, et redoubla de ferveur dans la pratique des vertus. Enfin, ayant été atteint par une dangereuse maladie, il reçut les sacrements de l'Église avec la plus grande dévotion, puis, après avoir baisé l'image du Sauveur crucifié, et échangé de délicieux colloques avec Jésus et sa très-sainte Mère, il s'endormit dans le Seigneur à Cagliari , l'an 1567, le 18 mars. Aussitôt il commença à être honoré par la vénération publique. Ces marques de dévotion ayant persévéré et s'étant accrues de jour en jour, furent autorisées par le pape Clément XI .

    Miracle 03 / 05

    Dons surnaturels et guérisons

    Dieu lui accorde le don de prophétie et de nombreux miracles de guérison physique (aveugles, boiteux, sourds) ainsi que la lecture des cœurs.

    On le représente entouré d'estropiés et de paralytiques qu'il guérit; mettant ses pieds sur des charbons ardents, pour rappeler que le bienheureux Salvador ayant placé par mégarde la plante de ses pieds nus sur de la braise qu'on lui apporta en hiver pour se réchauffer, il n'en ressentit aucune atteinte; près de lui est un chaudron sur le feu, pour rappeler qu'une fois il fut chargé de la cuisine en manière de disgrâce, et qu'une autre fois on trouva prêt le repas auquel il avait oublié de donner ses soins; il entre en extase près d'une grenade qu'on lui sert à table et qui lui fournit l'occasion d'admirer les œuvres de Dieu: à cette occasion, il fut élevé de terre en présence de nombreux témoins; — on l'invoque à Cagliari contre la fièvre.

    Vie 04 / 05

    Dernières années en Sardaigne et culte

    Envoyé en Sardaigne, il y meurt en 1567 à Cagliari ; son culte est plus tard officiellement reconnu par le pape Clément XI.

    Culte 05 / 05

    Attributs iconographiques et dévotion

    Le saint est traditionnellement représenté avec des malades, des charbons ardents ou un chaudron, rappelant ses miracles domestiques et ses extases.

    On le représente entouré d'estropiés et de paralytiques qu'il guérit; mettant ses pieds sur des charbons ardents, pour rappeler que le bienheureux Salvador ayant placé par mégarde la plante de ses pieds nus sur de la braise qu'on lui apporta en hiver pour se réchauffer, il n'en ressentit aucune atteinte; près de lui est un chaudron sur le feu, pour rappeler qu'une fois il fut chargé de la cuisine en manière de disgrâce, et qu'une autre fois on trouva prêt le repas auquel il avait oublié de donner ses soins; il entre en extase près d'une grenade qu'on lui sert à table et qui lui fournit l'occasion d'admirer les œuvres de Dieu: à cette occasion, il fut élevé de terre en présence de nombreux témoins; — on l'invoque à Cagliari contre la fièvre.

    Bréviaire franciscain.

    Source officielle Les Petits Bollandistes, par Mgr Paul GUÉRIN, camérier de Sa Sainteté Pie IX.

    Signes et attributs

    Réseau du récit

    Les noms, lieux et notions les plus présents dans la fiche, pondérés par leur centralité dans le texte.

    Les miracles de Le Bienheureux Salvador d'Orta

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    Questions fréquentes sur Le Bienheureux Salvador d'Orta

    Qui était Le Bienheureux Salvador d'Orta ?

    Religieux franciscain espagnol du XVIe siècle, Salvador d'Orta vécut une vie d'humilité comme berger, cordonnier puis frère cuisinier. Célèbre pour ses nombreux miracles de guérison et ses extases, il finit ses jours en Sardaigne. Son culte fut officiellement autorisé par le pape Clément XI.

    Quels sont les patronages de Le Bienheureux Salvador d'Orta ?

    Domaines de patronage de Le Bienheureux Salvador d'Orta : Cagliari.

    Pour quoi prie-t-on Le Bienheureux Salvador d'Orta ?

    On prie Le Bienheureux Salvador d'Orta pour : la fièvre et guérison des aveugles, boiteux, muets et sourds.

    Comment reconnaître Le Bienheureux Salvador d'Orta dans l’art chrétien ?

    Dans l’iconographie, Le Bienheureux Salvador d'Orta est reconnaissable à : estropiés et paralytiques, pieds sur des charbons ardents, chaudron sur le feu, grenade et lévitation.

    Quels miracles sont attribués à Le Bienheureux Salvador d'Orta ?

    5 miracles lui sont attribués, notamment : Guérison, Maîtrise des éléments, Signe / prodige et Multiplication / provision.

    Quels saints étaient contemporains de Le Bienheureux Salvador d'Orta ?

    Parmi ses contemporains figurent : Bienheureux Jean de Jésus-Marie, Ana de Jesús, Vénérable Anne de Jésus et Saint François de Sales (Évêque et Prince de Genève).

    De quand date la mort de Le Bienheureux Salvador d'Orta ?

    Le Bienheureux Salvador d'Orta meurt vers 1567.

    Quels sont les autres noms de Le Bienheureux Salvador d'Orta ?

    Autres formes du nom : Salvador.

    Qui sont les proches de Le Bienheureux Salvador d'Orta ?

    Proches de Le Bienheureux Salvador d'Orta : Parents (anonymes) (parents).

    Annexes & entités liées

    Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

    Événements marquants

    1. Naissance à Sainte-Colombe
    2. Garde d'un troupeau dans l'enfance
    3. Profession de cordonnier à Barcelone
    4. Entrée au couvent de Sainte-Marie-de-Jésus à 20 ans
    5. Vœux solennels dans l'Ordre de Saint-François
    6. Séjour prolongé au couvent d'Orta
    7. Mission en Sardaigne par ordre de ses supérieurs
    8. Mort à Cagliari après une dangereuse maladie