Le Bienheureux Odon de Novare

Bienheureux

Fête : 14 janvier 12ᵉ siècle • bienheureux

Résumé

Moine chartreux originaire de Novare, Odon devint abbé avant de renoncer à sa charge auprès du pape Clément III pour retrouver la solitude. Il finit ses jours à Tagliacozzo comme guide spirituel de religieuses, vivant dans une extrême austérité jusqu'à l'âge de cent ans. Sa vie fut marquée par une pureté exemplaire et de nombreux miracles posthumes.

Biographie

LE BIENHEUREUX ODON DE NOVARE (1196).

Personne n'ignore qu'à toutes les époques de son histoire l'Ordre des Chartreux compta dans son sein un grand nombre d'hommes qui brillèrent par les vertus les plus héroïques et moururent en grande réputation de sainteté. Parmi ces glorieux disciples de saint Bruno, nous voyons briller d'une manière spéciale le bienheureux Odon qui naquit à Novare, vers l'an 1196.

Appelé de bonne heure à suivre une sainte vocation, il renonça généreusement à tous les biens périssables pour embrasser la vie religieuse dans le monastère des Chartreux qui se trouvait en un lieu appelé Casotto, non loin de son pays natal. Il reçut les ordres sacrés et se distingua parmi tous ses frères par l'austérité de sa vie, par l'amour du silence et des règles cénobitiques, par le goût des choses divines et surtout par son éminente piété envers Dieu. Son âme était si pure et si richement douée des trésors de la grâce qu'aucune pensée profane ne vint jamais, même durant son sommeil, en troubler l'admirable candeur. Aussi sa réputation de sainteté se répandit-elle rapidement dans tout son Ordre, et l'on en vint tout naturellement à penser qu'un homme tel que lui serait parfaitement propre à conduire les autres. C'est pourquoi nous le voyons bientôt désigné dans le monastère de l'Adria en Illyrie ou, comme le prétendent certains auteurs, de Seiz dans la Styrie.

Mais quelque temps après, des controverses judiciaires furent soulevées entre un certain évêque et le monastère d'Odon ; se voyant contraint de défendre les droits de son couvent et redoutant souverainement les querelles et le tumulte, notre saint abbé qui s'était retiré dans le cloître pour y trouver la solitude, alla sans retard trouver le pape Clément III et le supplia instamment de lui accorder la grâce de se démettre de la charge dont il était revêtu. Sa prière ayant été acceptée, il gagna les montagnes du pays des Marses en Italie, parvint, harassé de fatigue, au lieu appelé Tagliacozzo, et fut reçu avec la plus grande charité dans l'hospice qui se trouvait bâti tout proche d'un monastère de religieuses à côté d'une église dédiée aux martyrs saints Côme et Damien. Or, l'abbesse dudit monastère, qui était proche parente du souverain Pontife, frappée d'admiration en voyant la gravité et la modestie de cet homme, pensa non sans raison qu'il devait être très-capable de bien diriger des religieuses. Après en avoir demandé la permission au Pape, elle obtint, à force de prières, qu'Odon devînt son guide dans les voies de la perfection et elle lui fit construire à côté du monastère une toute petite cellule où ce saint homme pratiqua d'une manière admirable la pauvreté, l'abstinence, et les plus rudes austérités.

Plein de zèle pour exercer les fonctions du saint ministère, pour annoncer la parole divine et enflammer les religieuses d'un amour de plus en plus grand pour la perfection, il employait en outre ses petits moments de loisir à s'acquitter de quelques travaux manuels. Dieu se plaît à accroître sa réputation par l'éclat des miracles. Parvenu à une vieillesse très-avancée (environ cent ans), il comprit que sa mort était imminente ; la veille du jour où elle arriva, c'était aux ides de janvier de l'an 1196, le clergé du pays se trouvant auprès de lui, il l'exhorta de la manière la plus touchante à l'amour envers Dieu, puis il prédit que sa mort arriverait le lendemain. Il défendit de l'enterrer avec pompe, et voulut que son corps ne fût enveloppé que dans le pauvre sac qui lui servait de vêtement. Le jour d'après, on le vit tout absorbé dans les plus célestes aspirations, puis il s'endormit paisiblement dans les bras du Seigneur.

Des miracles signalés et nombreux suivirent, disent les historiens, la mort de notre Bienheureux. Environ quarante ans après, son corps fut extrait du lieu où il avait été primitivement enseveli et on le transporta avec les plus grands honneurs auprès de l'autel des saints Côme et Damien.

mot, étaient caractérisés par le clocher-plan au-dessus de l'intersection de la nef et des transepts. Je n'ignorais pas du tout, quand j'ai employé cette expression pour la première fois, que bien des paroisses actuelles portaient le clocher en avant du chœur ; mais je soupçonnais déjà ce que j'ai constaté souvent depuis, qu'elles avaient été bâties primitivement pour une communauté ecclésiastique (régulière ou séculière), et que la paroisse en avait pris possession beaucoup plus tard. Cela est si simple qu'on peut s'en servir comme d'un argument archéologique d'arène ; je l'ai vérifié en mainte circonstance, à la grande surprise de ceux qui ne connaissent pas le point de départ » (Mélanges d'archéologie et caractéristiques, p. 74.)

Événements marquants

  • Entrée au monastère des Chartreux de Casotto
  • Désignation comme abbé au monastère de l'Adria (ou Seiz)
  • Rencontre avec le pape Clément III pour démissionner de sa charge
  • Retraite à Tagliacozzo auprès d'un monastère de religieuses
  • Mort à l'âge d'environ cent ans
  • Translation du corps quarante ans après sa mort

Miracles

  • Don de prophétie (annonce de sa propre mort)
  • Miracles signalés après sa mort lors de la translation de son corps