Le Bienheureux Hugues de Poitiers
Fondateur du prieuré d'Anzy-le-Duc
Résumé
Moine et fondateur du prieuré d'Anzy-le-Duc au Xe siècle, Hugues de Poitiers fut un modèle de charité et de prudence monastique. Reconnu pour ses miracles sur la nature et les maladies, il mourut en 928 après une vie dédiée aux pauvres et à la règle de saint Benoît. Ses reliques, vénérées pour leur pouvoir protecteur contre les fléaux, furent détruites par les Huguenots en 1562.
Biographie
LE BIENHEUREUX HUGUES DE POITIERS,
FONDATEUR DU PRIEURÉ D'ANZY-LE-DUC
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nom, dit l'historien, était d'un heureux présage, car Anzy veut dire digne de louange, ou plutôt qui fait donner louange et gloire.
Hugues fit valoir cette riche possession, l'améliora et l'augmenta de jour en jour. C'était sa retraite chérie ; elle lui faisait pour ainsi dire oublier les autres lieux. Il y construisit, autant que l'espace et ses ressources le lui permirent, de petites cellules régulières pour la demeure des religieux. Mais sa première pensée avait été pour les pauvres de Jésus-Christ, en faveur desquels il construisit un très-bel hôpital. C'est ainsi que Hugues, favorisé de toutes sortes de grâces, mais principalement du don de charité, méritait les éloges qui accompagnaient toujours son nom. On ne pouvait le prononcer sans ajouter aussitôt : *le bon père, le fidèle ami de la sainte règle*.
Distant de deux milles de la Loire et de quarante milles d'Autun, Anzy voyait accourir chaque jour, de divers lieux, des personnes de tout sexe et de toute condition. On demandait humblement au saint homme des paroles de consolation ; on implorait les secours de ses prières ; on réclamait la participation aux grâces et aux richesses spirituelles de sa communauté. Il était aussi, par la prudence de ses conseils, l'oracle de tous les monastères voisins. C'était lui qui faisait les plans de construction, réglait leurs affaires et nommait leurs supérieurs, quand le bien le demandait. Personne ne s'adressait à lui sans être éclairé, et sans recueillir de ses conversations quelque chose de la sagesse profonde qui était en lui.
Sa bonté et sa puissance se manifestaient surtout dans ces jours de désolation où Dieu, pour punir les péchés des peuples, permet aux éléments de troubler leur harmonie, et les charge, pour ainsi dire, de venger sa justice par de terribles fléaux. On courait à lui comme à un refuge ; on le priait de désarmer le ciel ; et on le voyait, plein de confiance en la divine miséricorde, prendre la croix et les reliques des saints, et aller ainsi armé au-devant de l'orage. À peine avait-il fait le signe sacré que les nuages se dissipaient, que l'air reprenait sa première sérénité. L'on vit souvent la grêle la plus violente et la plus épaisse se changer en une douce et bienfaisante rosée.
Ce pouvoir qu'il avait de commander à la nature, il l'exerçait aussi sur les hommes et sur les animaux, afin de guérir leurs infirmités. Un signe de croix, l'eau qu'il avait bénite, chassaient à l'instant les langueurs, les douleurs et les maladies. On lui portait la semence des champs, afin qu'il la bénît, et ses prières, toujours efficaces, lui donnaient une merveilleuse fécondité. On rapporte qu'il avait en horreur les prestiges et les superstitions auxquels le peuple avait coutume de se livrer le premier janvier et la veille de la Nativité de saint Jean-Baptiste. Il les proscrivait avec les plus terribles menaces, et remplissait ainsi cette parole proverbiale : « Quelles que soient les œuvres de votre zèle et votre fermeté dans le bien, vous n'avez pas encore la véritable vertu, si vous ne condamnez le mal ».
Il ne cessa, jusqu'à la fin, d'annoncer aux religieux, ses frères, la parole du salut, de les exhorter, avec la bonté d'un père, à faire pénitence de leurs péchés, à se conserver dans la grâce, à se prémunir contre les dangers que rencontrerait leur faiblesse, et surtout à garder inviolable le dépôt sacré de la foi catholique.
Il n'avait plus que trois ans à passer sur la terre. Voulant donc se préparer à son passage, il renonça à toute occupation extérieure et s'enferma dans sa cellule, pour s'abandonner librement aux larmes et à la prière. C'est là que, pratiquant une pauvreté plus rigoureuse que celle de ses moines, il se faisait un riche trésor pour le jour du triomphe.
Cet heureux moment arriva pour lui vers la fin du Carême. L'approche des solennités pascales avait augmenté l'ardeur de ses désirs. Enfin, les mains élevées au ciel, les yeux baignés de larmes et la prière sur les lèvres, il parut entrer en extase ; c'était le sommeil du juste. Sa sainte et bienheureuse âme quitta son corps pour aller à Jésus-Christ le douze des calendes de mai (20 avril) 928. Il fut inhumé par ses frères tout près de sa cellule. Le Seigneur se plut à illustrer ce lieu par toutes sortes de prodiges. Les infirmes y accouraient en foule pour obtenir la guérison de leurs maladies. On se pressait autour de son tombeau. On l'invoquait comme un père, et chacun se retirait, joyeux d'avoir obtenu, par son intercession, les grâces qu'il avait sollicitées.
## RELIQUES. — L'ÉGLISE ET LE PRIEURÉ D'ANZY.
Quelques années plus tard, on fit la translation des reliques de saint Hugues, le 13 décembre, avec un pompeux appareil. Ses ossements furent découverts et relevés en présence d'un nombreux concours de peuple. Après qu'on les eut lavés respectueusement dans du vin et du baume, on les plaça dans une chapelle, où ils furent exposés à la vénération publique. Dès lors, une foule de pèlerins accouraient au tombeau de saint Hugues, et y passaient souvent les jours et les nuits pour prier. En 1025, les reliques du Saint furent portées au concile assemblé à Anse, dans le diocèse de Lyon. Les religieux d'Anzy, chargés de ce saint dépôt, recueillirent, sur leur passage, les témoignages de la foi la plus vive de la part des fidèles. À l'arrivée des reliques à Anse, les Pères du concile saluèrent saint Hugues comme un ange de miséricorde et de paix, et bientôt les grâces merveilleuses, obtenues par ceux qui l'invoquèrent, attestèrent combien sa protection était puissante auprès de Dieu.
Témoin de tant de signes de la puissance de Dieu, un homme, qu'animaient la foi la plus vive et le plus ardent amour, s'approcha du saint corps, et, debout en sa présence, les mains élevées au ciel, les yeux baignés de pleurs : « Saint Hugues », s'écria-t-il, « illustre Confesseur de Jésus-Christ, admirable thaumaturge, je vous en conjure par la grâce du Créateur tout-puissant que vous avez reçu avec tant d'abondance, obtenez de Jésus-Christ que, s'il veut m'appeler à lui cette année, il ne permette pas que je sorte d'ici, mais que, en présence de vos saintes reliques, j'obtienne ce que je souhaite si ardemment ». — Et, répétant ces mêmes paroles, il restait comme immobile. Enfin, après deux ou trois heures, il fléchit tranquillement les genoux et, se prosternant contre terre, il expira.
Un tel spectacle frappa d'épouvante la foule immense qui remplissait le temple ; on éclata aussitôt en louanges et en cris de bénédictions ; on rendait gloire à Dieu qui, pour l'honneur de son serviteur saint Hugues, donnait à son peuple, dans cet événement, une si pieuse leçon. On vit, dans la mort de cet homme, l'accomplissement de cette parole si connue : « Peut-il mal mourir celui qui a bien vécu ? »
Saint Odilon, abbé de Cluny, qui était présent, proposa d'inhumer cet homme au lieu même où, par les prières de saint Hugues et par la volonté de Dieu, il avait obtenu de rendre le dernier soupir. On lui donna donc la sépulture en cet endroit ; et, d'après l'avis commun, on éleva sur sa tombe une petite cellule, pour être, aux siècles futurs, comme un mémorial de cet événement miraculeux.
La châsse de saint Hugues resta exposée, dans l'église d'Anzy, à la vénération des fidèles jusqu'à l'an 1502. À cette époque, Anzy ayant été envahi par les Béarnais, le tombeau du Saint fut détruit, et ses ossements brûlés par les Huguenots. Ainsi disparurent ces restes sacrés, auprès desquels le peuple chrétien avait prié tant de fois avec confiance. Mais son nom resta toujours en vénération dans l'Église, et les martyrologes marquent sa fête au 20 avril, en lui donnant le titre de Saint ou de Bienheureux.
Sa fête ne se célébrait autrefois qu'à Saint-Martin d'Autun et à Anzy. Depuis le retour à la liturgie romaine, qui s'est fait ces dernières années, elle a été, par une faveur spéciale, étendue à tout le diocèse d'Autun.
Le bienheureux Hugues en sa vie, et sans doute de sa tombe vénérée, préservait les habitants
Anse, petite ville du Lyonnais, près Villefranche. Il s'y est tenu cinq conciles : en 1025, 1070, 1078, 1113, 1112.
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d'Anzy et lieux circonvoisins du fléau de la grêle. Mais depuis que les religionnaires avaient profané son tombeau et jeté ses cendres au vent, on avait vu les fléaux se multiplier. On voulut donc avoir un nouveau gage présent et sensible de la miséricorde divine.
Le pape Clément IX accorda, au prieuré d'Anzy, les reliques des saints martyrs persans Abdou et Sennen.
À l'époque de la Révolution de 1793, les reliques de ces saints Martyrs semblaient destinées, comme tant d'autres, à subir la profanation. On regrette de ne plus savoir le nom du chrétien courageux qui les en a préservées. Que cette bonne action porte bonheur à sa famille ! Comme il emportait le pieux trésor au fond d'un sac, il rencontra un étranger qui lui demanda : « Qu'emportes-tu là, citoyen ? » — « Du matton », aurait-il répondu. Chacun, dans le pays, sait qu'on appelle ainsi le résidu des noix dont on a extrait l'huile, auquel on donne la forme de pain.
Il arrive trop souvent que les contrées les mieux favorisées du côté de la nature sont les plus éloignées de la vie surnaturelle. Ce n'est point la faute d'un beau ciel, d'un heureux climat, d'une terre gracieuse et fertile ; c'est moins encore la faute de Dieu si les populations favorisées de tous ces avantages s'y laissent prendre comme à un appât dangereux, et sont plus oublieuses de Dieu, de son culte et de ses commandements que celles qui en sont privées. Pauvre nature humaine, la chute peut seule expliquer ton histoire !
Mais voici un petit peuple qui s'est chargé de justifier, de génération en génération, la divine Providence parmi nous. Personne ne conteste la beauté et la fertilité du bassin de l'Arconce, où s'élève Anzy-le-Duc. Ce peuple, en plein XIXe siècle, se retrouve tel qu'il fut dans tous les temps, plein de religion et de bonnes mœurs, conservant unanimement, au milieu de l'aisance et de l'activité, des sentiments de modération et de sagesse, des opinions d'ordre et d'honnêteté, malgré toutes les séductions et les sollicitations qui les entourent. Grâces en soient rendues, sans doute, à l'envoûté céleste qui fut autrefois, au milieu de leurs pères, comme ils se montrent eux-mêmes aujourd'hui, digne de louanges devant Dieu et devant les hommes !
Le prieuré d'Anzy fut fondé cinq ans après Cluny, c'est-à-dire l'an 913, quoique la donation de Lethald et d'Alzote eût procédé de trente ans cette fondation définitive.
Pendant les neuf cents ans de son existence, le prieuré d'Anzy échappa à bien des périls, survécut à bien des épreuves.
En 1368, les bandes anglaises, sous la conduite du Prince-Noir, le dévastèrent.
Il reste aussi des traces du passage des Huguenots : une brèche qui n'a jamais été réparée ; les pierres de l'enceinte claustrale et de la façade de l'église rouges encore de calcination.
L'année 1791 fit plus ; les religieux furent expulsés définitivement, leurs biens et leur demeure confisqués au profit de la nation.
La position du prieuré d'Anzy est vraiment admirable et justifie l'enthousiasme de tous ceux qui en ont écrit, dès le XIIe siècle, y compris le moine anonyme, auteur de la vie de saint Hugues. Élevé à l'extrémité d'une colline qui s'avance vers le nord en forme de promontoire et empiète sur la jolie et riche vallée de l'Arconce, il voit à ses pieds un tapis toujours vert et animé, formé par de vastes prairies et terminé, dans le sens de sa longueur, par les hauteurs de Mouteaux et de la Chassagne, sur la gauche ; de Saint-Christophe et de Varennes, à droite.
L'église, une belle église romane, frappe d'abord les regards par sa grâce et son élévation qui paraît doublée, vue du côté de la vallée. Sur la crête orientale du mamelon, et du nord au midi, s'élevaient les édifices réguliers, devenus une magnifique et spacieuse habitation moderne. Mais on a tenu à conserver la grande salle de réception avec sa cheminée du XVIe siècle, ornée de fresques et de dorures. Le culte religieux est venu s'associer en ce lieu au respect de la vénérable antiquité et l'élever à un ordre plus sublime. Cette pièce curieuse est aujourd'hui changée en gracieux oratoire. C'est le lieu du silence, de la pensée chrétienne et de la prière, qui toujours portent bonheur.
Le premier objet qui attire l'attention, quand on approche d'Anzy, c'est l'élégante tour octogone qui s'élance au-dessus du prieuré et se détache sur l'azur du ciel. Ce n'est pas, sans doute, le Campanile de Florence, ce bijou que Charles-Quint aurait voulu renfermer dans un étui d'or. La tour d'Anzy, toutefois, est admirable par sa forme et ses proportions, et encore il lui manque
20 AVRIL.
sa flèche d'autrefois, détruite par le feu du ciel le 22 mai 1652. Aujourd'hui, le toit octogone à tuiles creuses est presque plat.
Mais entrons dans l'édifice.
Avant de descendre les trois marches par lesquelles on arrive dans l'aire de l'église, recueillons notre esprit. Tout nous y invite : les belles proportions du vaisseau, ses ornements sévères, une clarté doucement assombrie, et surtout cet ensemble harmonieux de couleurs et de tons qui remplit le chœur.
La longueur totale de l'église d'Anzy est de 40 m. 37 c. dans œuvre ; la largeur de la nef, de 14 m. 26 c., et la hauteur, sous les arcs doubleaux, de 11 m. 39 c.
Un double rang de cinq piliers, cantonnés de pilastres et de colonnes engagées, couvertes à la base de torsades, de roses, de feuillages, forme trois nefs divisées en cinq travées.
Une inscription contemporaine, peinte sur bois et appendue intérieurement au-dessus de la porte de l'église d'Anzy, annonce que cette église aurait été construite en 880. Le vénérable auteur de cette inscription, M. Gauthier, ancien curé d'Anzy, a recueilli les traditions locales qui, en fait de date, ne sont pas un guide toujours bien sûr.
L'église d'Anzy n'a pas été construite avant l'an 1000 ; mais aussi, sa construction ne peut être reportée en-deçà de la première moitié du XIVe siècle ; car si l'on écoute le langage architectonique de l'église d'Anzy, il est impossible de n'y pas reconnaître tous les caractères du style romano-byzantin-primaire de l'an 1000 à 1099.
Quand les biens du prieuré d'Anzy et le prieuré lui-même furent vendus révolutionnaires, l'église ne fut point comprise dans la vente et demeura dans la catégorie des biens dits nationaux, sauf la crypte dont le prieur d'Andreville avait eu antérieurement la déplorable idée de faire une cave à l'usage de la maison, la regardant comme un hors-d'œuvre depuis que le corps du bienheureux Hugues n'y reposait plus.
À l'époque du concordat de 1801, qui rétablit définitivement l'exercice public du culte, personne n'eut la pensée de transférer dans l'église priorale le centre de la paroisse. L'usurpation sacrilège était encore trop récente ; on pouvait s'effrayer des trop grandes dépenses nécessaires à la restauration et à l'entretien d'un grand vaisseau ; et puis, « le plus grand nombre des habitants n'avaient-ils pas été baptisés ou mariés dans l'ancienne église ? Le cimetière qui l'entourait n'était-il pas le lieu de repos des ancêtres ? Ces sentiments, qu'on le croie bien, tiennent aussi fort au cœur de l'habitant des campagnes que la racine du chêne à la terre qui l'a nourri, et l'habitude de s'agenouiller dans une église, à une place connue, a bien pu faire méconnaître un moment le précieux avantage de conserver le monument dont la commune entière aujourd'hui se montre heureuse et fière tout à la fois ».
L'église priorale demeura donc abandonnée et considérée comme place publique. On y jouait, on y faisait le négoce. Dans plusieurs endroits, on avait établi des alambics pour la distillation de l'eau-de-vie.
Un état de chose si déplorable ne pouvait manquer de causer d'affreuses dégradations et de hâter la ruine de l'édifice. L'administration centrale du département allait y aider, à son tour, en 1808, lorsqu'elle mettait en adjudication à l'enchère ce beau monument qui ne pouvait échapper aux mains de la Bande noire sans le dévouement de quatre honorables habitants d'Anzy. MM. Georges-Marie Grizard, Laurent Thomas, Antoine Bachelet, Emery Saulnier, forment une société pour racheter l'église priorale. L'un d'eux se met en route pour arriver à Mâcon au jour de l'adjudication. Chemin faisant, il rencontre l'homme de la Bande noire, et achète au prix de trois cents francs son désistement. L'adjudication se tranche en faveur de la société conservatrice pour deux mille huit cents francs, et l'acte en est passé le 3 mars de la même année et enregistré le 5 dudit mois.
Le monument était sauvé. Moins exposé aux passions impies de la première effervescence révolutionnaire, le portail fut aussi moins favorisé que l'ensemble du monument, et nous avons recueilli de la bouche d'une personne bien digne de foi que la mutilation des personnages sculptés dans son cintre était due à la cupidité d'un habitant de la commune à qui l'on donna, dans ces tristes jours, une modique prime de trois sols pour chaque tête abattue. Mais l'impiété pas plus que le crime ne saurait porter bonheur. Dieu a ses jours de patience parce qu'il est éternel, comme il a ses jours de justice... Un jour vint aussi où l'on retira du fond d'un puits, dans lequel il était tombé par accident, le cadavre de ce malheureux maçon dont la main sacrilège mutilait à Anzy les statues des Saints.
À côté des personnes qui ont conservé l'église d'Anzy, nous voudrions placer le nom de celles qui l'ont restaurée, mais cela nous entraînerait trop loin. Qu'il nous suffise de dire que, grâce à l'initiative et à la générosité du pasteur et des fidèles, les autels ont été redressés, les statues replacées sur leurs piédestaux, les chapelles décorées, les anciennes peintures murales respectées et rafraîchies.
La Vie de saint Hugues a été écrite par un moine anonyme qui vivait au XIVe siècle, et qui l'a composée sur des documents sûrs et authentiques. Elle a été publiée par les Bellandistes, 20 avril, et par Nobilion, Acta Sanctorum, l. viii. — Nous avons consulté et utilisé, en outre : les Vies des Saints de Franche-Comté ; le Légendaire d'Autun ; le Bienheureux Hugues de Poitiers, etc., par M. l'abbé Cocharat.
Événements marquants
- Fondation du prieuré d'Anzy-le-Duc en 913
- Construction d'un hôpital pour les pauvres
- Retraite de trois ans dans sa cellule avant sa mort
- Mort en extase le 20 avril 928
- Translation des reliques le 13 décembre
- Présence des reliques au concile d'Anse en 1025
Miracles
- Changement de la grêle en rosée bienfaisante
- Dissipation des orages par le signe de la croix
- Guérisons instantanées par l'eau bénite
- Mort miraculeuse d'un fidèle devant ses reliques au concile d'Anse
Citations
Le bon père, le fidèle ami de la sainte règle
Quelles que soient les œuvres de votre zèle et votre fermeté dans le bien, vous n'avez pas encore la véritable vertu, si vous ne condamnez le mal