Saint Gerlac
Pénitent
Résumé
Ancien chevalier du Limbourg au XIIe siècle, Gerlac se convertit après la mort brutale de son épouse. Après sept ans de pénitence à Jérusalem, il vécut en ermite dans le creux d'un chêne à Houtem, pratiquant des mortifications extrêmes. Sa sainteté fut confirmée par des miracles et par une vision de sainte Hildegarde.
Biographie
SAINT GERLAC, PÉNITENT
Mort vers 1170. — Pape : Alexandre III. — Empereur d'Allemagne : Frédéric Ier (Barberousse).
Quam bonum est correptum manifestare poenitentiam. Combien il est salutaire que l'homme éprouvé témoigne du repentir et fasse pénitence ! Beoli., xx, 4.
Il est si rare et si difficile de changer de mœurs quand le vice s'est fortifié avec l'âge, que nous pouvons envisager cette histoire comme une de ces insignes merveilles de la grâce qui sont si extraordinaires qu'elles surpren- nent tout le monde lorsqu'elles arrivent. Le bienheureux Gerlac était un gentilhomme du pays de Valkenberg ou Valkemburg, que nous appelons Fauquemont, dans le Limbourg; il suivit pendant sa jeunesse la profession des armes. Goswin II, connu dans l'histoire par sa valeur brutale, était alors seigneur de Heynsberg et de Fauquemont. Gerlac l'accompagna dans quelques-unes de ses expéditions, qui n'étaient ordinairement que des brigandages. Soldat dans cette armée, il se livra bientôt à tous les plaisirs et se jeta dans tous les désordres. Mais Dieu qui, dans l'ordre impénétrable de la prédestination, l'avait choisi pour être un exemple admirable de pénitence, lui toucha tellement le cœur au milieu de ses plaisirs, qu'il changea entièrement de vie, et vécut de la manière que nous allons voir.
Gerlac, qui était maître-de-camp d'un régiment de cavalerie, aimait passionnément les tournois. Il avait fait un jour le projet, avec d'autres gentilshommes, de se divertir dans la ville de Juliers; mais, comme il était revêtu de ses armes, la lance à la main et prêt à joûter, on lui apporta la nouvelle de la mort de sa femme. Ce fut un coup de foudre; il en fut tellement frappé que, la grâce divine lui faisant connaître au même moment l'inconstance et la vanité des choses de la terre, il mit bas ses armes, descendit de cheval et, en présence de toute l'assemblée, qui était composée d'une multitude innombrable de personnes, il en fit un sacrifice à Dieu et protesta qu'il les abandonnait pour toujours, afin de suivre parfaitement Jésus-Christ. Puis il monta sur un âne, à l'exemple de notre divin Sauveur, et s'en retourna à sa maison. Après avoir réglé toutes ses affaires domestiques, il se revêt d'un cilice sur sa chair nue, prend un corselet de fer et se met en chemin, les pieds nus, pour visiter des lieux de piété et de dévotion. Il se rendit à Rome pour y recevoir l'absolution de ses péchés. Il fit sa confession générale aux pieds du pape Eugène III, qui lui imposa pour sa pénitence d'aller servir sept ans les pauvres de l'hôpital de Jérusalem.
Le saint pénitent accepta de grand cœur cette satisfaction et s'en acquitta avec une très-profonde humilité. Mais, voyant que les officiers de l'hôpital, qui avaient reconnu à son visage et à son air que c'était un homme de qualité, ne voulaient point l'appliquer aux plus vils ministères, il les supplia avec instance de ne le point épargner, et se jugeant même indigne de servir les membres de Jésus-Christ, il demanda et obtint, à force de prières, qu'on lui donnât la garde des pourceaux et des autres bestiaux. Allant par les champs, il se blessa un jour si rudement au pied, qu'il en souffrait de très-grandes douleurs; le Saint se souvenant que, dans son enfance, il avait donné un coup de ce même pied à sa mère, il rendit grâces à Dieu de ce qu'il châtiait cette partie du corps qui, autrefois, avait servi à l'offenser; il eut toute sa vie un ulcère au même endroit.
Les sept ans de sa pénitence écoulés, il revint à Rome, et s'adressa à Adrien IV (qui avait succédé à Eugène en 1154), pour le prier de lui prescrire un règlement qu'il put garder le reste de sa vie. Le Pape lui proposa plusieurs ordres religieux; mais le pénitent lui ayant remontré qu'il avait fait vœu de ne jamais manger de viande ni boire de vin, d'observer un jeûne perpétuel, de porter sans cesse le cilice et de faire d'autres mortifications, le Pape lui conseilla de retourner en sa maison, d'y mener une vie privée et de donner tous ses biens aux pauvres et aux églises; ce qu'il confirma par une bulle qui se conservait encore du temps du P. Giry, dans le monastère de Gerlac, habité par des religieuses de l'ordre de Prémontré. Le zélé serviteur de Dieu ne fut pas plus tôt de retour chez lui, vers 1156, qu'il fit
remplir de cailloux le creux d'un vieux chêne qui était auprès de sa maison, et, ayant fait étendre une natte par-dessus pour lui servir de lit, il s'y retira vêtu de son cilice et de son corselet de fer, avec un habit blanc, à la façon des religieux de saint Norbert. Il employait tout son revenu à assister les pauvres et à recevoir les pèlerins, se contentant, pour sa nourriture, de pain d'orge mêlé avec de la cendre, et pour sa boisson, d'un peu d'eau d'une fontaine voisine, qui a toujours depuis retenu le nom de fontaine de saint Gerlac, et dont les eaux ont servi à faire plusieurs miracles. Tout son temps se passait en contemplation, en prières et autres œuvres de piété. Il se levait toutes les nuits au premier chant du coq, et, quelque mauvais que fussent et le temps et le chemin, il allait nu-pieds, en la ville de Maëstricht, qui était à une grande lieue de son ermitage, pour se trouver à Matines en l'église de Saint-Gervais; les samedis, il ne manquait point d'aller en pèlerinage à la fameuse chapelle de Notre-Dame, bâtie par saint Charlemagne, à Aix, d'où il était éloigné de trois bonnes lieues.
Une vie si sainte et si conforme à celle des anciens Pères du désert, qui vivaient dans les antres et dans les cavernes, ne fut pas néanmoins exempte des persécutions de l'envie et de la médisance; les religieux du monastère de Mersen, ne pouvant souffrir que la vie angélique du B. Gerlac condamnât la vie licencieuse qu'ils menaient, l'accusèrent auprès de l'évêque de Liège, et lui firent entendre que le saint Solitaire était un hypocrite qui amassait de l'argent au lieu de le donner aux pauvres; le prélat, croyant trop légèrement ce rapport, se transporta sur le lieu, fit abattre le chêne de Gerlac et commanda qu'on tirât toutes les pierres de la grotte, où les moines avaient dit qu'il cachait son argent. Il fut bien surpris de n'y trouver que des instruments d'une rigoureuse pénitence; c'est pourquoi, pour réparer l'honneur du Saint, il ordonna que de ces mêmes pierres on fit deux cellules: l'une pour le bienheureux pénitent (elle était si basse, qu'il n'y pouvait être que couché ou à genoux), et l'autre pour une chapelle à son usage. Afin de le mettre à l'abri de la persécution de ses envieux, l'évêque le plaça sous la conduite de l'abbé de Bolduc, pour lui administrer les divins sacrements. Nous passons sous silence beaucoup d'autres traverses qu'il souffrit encore, tant de la part des hommes que de celle du démon.
Mais si notre Saint fut d'un côté persécuté par les envieux, il fut d'un autre consolé et honoré par cette admirable prophétesse du Nouveau Testament, sainte Hildegarde, que Dieu favorisait souvent de visions célestes. Or, cette fidèle épouse de Jésus-Christ, dans une des apparitions qui lui étaient ordinaires, vit, un jour qu'elle fut transportée en esprit dans le ciel, un chœur de bienheureux confesseurs, et au milieu d'eux un trône vide, mais d'une beauté admirable; comme elle considérait cette merveille dans le désir de savoir pour qui ce trône était préparé, elle apprit que c'était pour le solitaire Gerlac, qui chaque jour allait visiter les reliques de saint Gervais, à Maëstricht. Cette vision lui ayant fait connaître le mérite du bienheureux Pénitent, elle voulut contracter une société spirituelle avec lui, et, pour lui donner une plus grande marque de son estime, elle lui envoya la couronne que l'évêque de Mayence lui avait mise sur la tête, en lui donnant le voile de virginité; elle se gardait, du temps du
P. Giry, dans le monastère de saint Gerlac, dont nous avons déjà parlé.
Dieu lui-même fit connaître par des miracles la vertu de notre admirable Pénitent. Un dimanche de la Passion, le prêtre qui ordinairement allait dire la messe en sa chapelle, lui ayant aussi apporté de l'eau de la fontaine pour soulager sa soif, elle fut trouvée par trois fois changée en très-bon vin. Cette merveille, qui arriva quelque temps avant sa mort, fut suivie d'une autre encore plus grande à l'heure de son bienheureux décès; car le prêtre n'étant pas venu assez tôt pour lui administrer le saint Viatique, un vénérable vieillard, que chacun croit avoir été saint Gervais lui-même, lui apparut dans sa cellule, revêtu d'habits sacerdotaux d'un merveilleux éclat et lui donna les derniers sacrements; le saint Solitaire alors rendit son âme à Dieu, la veille de l'Épiphanie, l'an de Notre-Seigneur 1170. Il y avait quatorze ans qu'il faisait pénitence au même lieu, sans quitter son cilice ni son corselet de fer, avec lesquels il fut aussi inhumé dans la même chapelle. Quelque temps après, son corps sortit de terre de lui-même, et demeura ainsi plus exposé à la dévotion des fidèles.
Les religieux du monastère de Heinsberg établirent en ce saint lieu une chapelle succursale. Telle fut l'origine du monastère et du village de Gerlac. Molanus atteste que de son temps les reliques du Saint étaient encore célèbres par les miracles qui s'y opéraient. L'illustre évêque de Ruremonde, le docteur Henri de Cuyckius, confirma ce témoignage et contribua beaucoup à faire revivre le culte de saint Gerlac. Il fit, en 1599, la bénédiction solennelle de la célèbre fontaine de saint Gerlac, disparue depuis longtemps, et qu'on venait de retrouver; ses eaux rendirent alors la santé à beaucoup d'hommes et d'animaux.
« Le monastère de saint Gerlac appartenait autrefois au diocèse de Liège; il fut réuni à celui de Ruremonde lors de l'érection de ce siège en 1559. Dans sa fondation primitive, vers 1201, c'était un monastère double, comme celui de Heinsberg, d'hommes et de filles de l'Ordre de Saint-Norbert; plus tard il fut transformé en prévôté de chanoinesses dépendant pour la direction spirituelle de l'abbaye de Heylissem, et dont le prévôt était choisi parmi les membres de cette communauté.
« L'ancien monastère fut rebâti avec luxe par les soins du prévôt François Van Cauwenberg de Tirlemont, licencié en théologie de l'université de Louvain, mort en 1718, sous le règne de Joseph II; les religieuses furent expulsées de leur couvent et se retirèrent à Ruremonde.
« L'église et le monastère échappèrent à la dévastation. Vendus par le gouvernement français, ils devinrent la propriété d'un particulier qui appropria les bâtiments du couvent à son usage, et qui céda l'église à sa paroisse, moyennant certaines conditions que le conseil de fabrique accepta, parce que cette église était incomparablement plus belle, plus grande et plus centrale que l'ancien temple paroissial. Elle n'a qu'une seule nef, large et fort élevée; à l'intérieur, tout autour, se trouve représentée, en peintures à fresques, la vie de saint Gerlac. La paroisse même, placée sous le patronage de ce Saint, porte aujourd'hui le nom de Houtem-Saint-Gerlac.
« C'est dans cette église que se conservent les reliques du Saint; à savoir : le crâne, enchâssé dans un reliquaire en argent; une petite relique qui paraît être une côte, enchâssée dans un reliquaire en argent de moindre
dimension; une quantité considérable de grands os, conservés dans une chasse en bois, travaillée en forme de fierte. Cette chasse est placée au milieu de l'église, à la tête d'une statue en bois représentant le Saint en grandeur naturelle, et couché sur un monument très-simple de trois à quatre pieds d'élévation. Si l'authenticité des deux premières reliques est incontestable, il n'en est peut-être pas de même de celles que renferme la chasse en question. Car, lorsqu'en 1841 les deux dernières religieuses qui étaient encore à Ruremonde depuis l'époque de la suppression de leur couvent, rendirent à l'église de Houtem les reliques de leur patron, il se fit à cette occasion une translation solennelle dont on dressa un procès-verbal en due forme; mais on ne trouva aucun document propre à constater que les os renfermés dans la chasse appartenaient, en partie ou en totalité, aux véritables reliques du Saint. D'ailleurs, ces os ne sont pas mentionnés dans les ouvrages imprimés ou dans les rares notes écrites conservées à Houtem, où il est question des reliques qui se trouvaient anciennement à l'église du monastère.
« La fontaine de saint Gerlac, dont nous avons déjà parlé, se trouve dans une des prairies de la ferme située près des bâtiments de l'ancien monastère. Cette fontaine est entourée et couverte d'une maçonnerie en pierre de taille et pourvue de deux seaux attachés à une chaîne pour puiser l'eau. Un nombre considérable de pèlerins a l'habitude de se rendre à cette fontaine pour en boire l'eau, dont on emporte des provisions comme préservatifs dans les épizooties.
« Le 5 janvier et le 1er juin, il y a annuellement deux fêtes solennelles en l'honneur de saint Gerlac; le mardi de chaque semaine une messe est célébrée à la même intention. Ces fêtes annuelles et même la messe hebdomadaire attirent ordinairement un grand nombre de pèlerins, surtout lorsque des maladies règnent sur les bestiaux.
« Le Propre de Ruremonde, que Cuyckius fit imprimer à Cologne en 1604, renferme des hymnes, des leçons et une oraison propres pour la fête du Saint; à cause de la solennité de l'Épiphanie, elle a été transférée au lundi avant la Pentecôte; dans le diocèse de Liège, elle est célébrée le 1er juin ».
On représente saint Gerlac, 1° à la recherche d'un ermitage, monté sur un âne! Il y avait loin de l'humble monture au palefroi des tournois: c'est encore monté sur un âne que, étant devenu vieux, il allait en pèlerinage à Aix-la-Chapelle; 2° logé dans le creux d'un vieil arbre; 3° le pied traversé par une épine. Il est alors sous un costume de pèlerin ou de berger; 4° revêtu d'un corselet de fer qui rappelle son ancienne profession d'homme d'armes et lui sert d'instrument de pénitence; 5° une source coule près de lui: c'est celle qui, encore de nos jours, s'appelle fontaine Saint-Gerlac; 7° recevant le Viatique des mains de saint Gervais dont il avait été fidèle à visiter chaque jour le tombeau, nu-pieds.
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**SAINTE SYNGLÉTIQUE (IVe siècle).**
Saint Athanase écrivit la vie de sainte Synclétique, afin, disait-il, que les femmes trouvaient en elle un modèle à suivre, comme les hommes en avaient un dans saint Antoine. Synclétique fut la mère des religieuses, comme saint Antoine avait été le père des moines. Elle naquit à Alexandrie d'une famille noble et riche. Rien ne lui manqua de ce qui attache ordinairement au monde : famille, richesses, beauté, séductions de toutes sortes ; mais tous ces lieux ensemble ne purent tenir contre la force irrésistible de la vocation divine qui l'attirait. Elle les rompit tous et alla se cacher dans un sépulcre. Elle y vécut jusqu'à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, constamment visitée par une multitude de personnes de son sexe, que ses instructions et ses exemples formaient à la vie religieuse et à la vertu. Les dernières années de sa vie furent remplies de maladies et de souffrances très-aiguës qu'elle endurait avec une patience admirable.
Disons, pour la consolation et l'édification des personnes du sexe si souvent visitées par de cruelles maladies, que notre Sainte fut, dans son extrême vieillesse, attaquée à la fois d'une fièvre maligne, d'un abcès et d'un cancer ! Tout cela dura quatre ans. Elle ne craignait qu'une chose : que les médecins ne diminuassent la vivacité de ses douleurs. À peine leur permettait-elle de couper ou d'enlever les parties de son corps qui étaient mortes. Le cancer lui avait ôté l'usage de la parole. Trois jours avant sa mort, elle fit comprendre que son âme allait être délivrée de la prison du corps. L'heure venue, elle parut environnée d'une lumière éblouissante, et remit son âme entre les mains du Dieu Créateur. La vie de sainte Synclétique par saint Athanase, qui avait été longtemps perdue, a été retrouvée à L'Escurial.
Les Grecs célèbrent sa fête le 4 janvier.
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## SAINTE APOLLINAIRE (vers 440).
Elle était fille d'Authenius, personnage consulaire, homme très-religieux, qui fut consul sous le règne de l'empereur Arcadius, et qui gouverna l'empire pendant la minorité de Théodose le Jeune. Fidèle au vœu qu'elle avait fait de rester vierge, après avoir refusé les partis les plus illustres, elle se retira dans un monastère où la peau de son corps devint, par la piqûre des moucherons et ses grandes austérités, aussi dure que celle d'une tortue. Après quelques années ainsi passées, l'esprit de Dieu lui inspira de quitter ce lieu, de changer son nom en celui de Dorothée, de prendre des habits d'homme et d'aller se mettre sous la conduite de saint Macaire d'Alexandrie. Elle obéit et vécut saintement sous cette habile direction sans être reconnue. À sa mort, arrivée vers le milieu du ve siècle, saint Macaire eut révélation de son nom et de sa vie. Dieu a illustré sa servante par plusieurs miracles.
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## VI JOUR DE JANVIER
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## MARTYROLOGIE ROMAIN.
L'ÉPIPHANIE DE NOTRE-SEIGNEUR. — Au territoire de Reims, le martyre de sainte Macre, vierge, qui, dans la persécution de Dioclétien, ayant été jetée dans le feu par l'ordre du gouverneur Rictiovare, et y étant restée sans éprouver la moindre chaleur, eut ensuite les mains coupées, fut enfermée dans un affreux cachot, roulée sur des pieux très-aigus et des charbons ardents, et mourut en priant Dieu, vers 287. — En Afrique, la mémoire de plusieurs saints martyrs, qui, dans la persécution de Sévère, furent liés à des poteaux et consumés par le feu. Vers 210. — À Rennes, en France, saint MÉLAINE, évêque et confesseur, qui, après une vie pleine de prodiges et de vertus, toujours appliqué aux choses célestes, sortit glorieux de ce monde. Vers 330. — À Florence, saint André Corsini, de Florence, carme, évêque de Fiesole, glorieux par ses miracles, et que le pape Urbain VIII a mis au rang des Saints. Sa fête se célèbre le quatrième jour de février. 1373. — À Géria, en Égypte, saint NILAMMON, reclus, qui pendant qu'on l'emmenait malgré lui pour l'élever à l'épiscopat, se mit en prière et rendit son esprit à Dieu.
## MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ.
A Cologne, les trois saints ROIS MAGES, qui adorèrent Notre-Seigneur dans la crèche, et furent les premiers des Gentils qui embrassèrent le christianisme. Ils s'appelaient Gaspar, Melchior et Balthazar, et moururent en Orient, dans les travaux de l'Évangile. Leurs saints corps ont été transférés premièrement à Constantinople, ensuite à Milan, enfin dans la ville de Cologne. On les honore sous séparément en divers jours de ce mois, savoir : Gaspar le 1er, Melchior le 6, et Balthazar le 11. — À Sens, sainte Latière, qui, dans les anciennes listes de cette ville, est au nombre des vierges martyres. — À Reims, saint Dusatien, évêque, dont la fête principale se célèbre le 14 octobre, jour de sa mort. 389. — À Ambleteuse, entre Boulogne et Calais, saint Pierre de Doroverne, disciple de saint Augustin d'Angleterre, premier abbé du monastère de Saint-Pierre de Cantorbéry. 608. — À Arras, le bienheureux FRÉDÉRIC, prévôt de Saint-Vaast. Vers 1020. — En Valais, saint GUÉRIN (Varinus), de l'Ordre de Cîteaux, premièrement abbé de Haute-Combe, en Savoie, puis évêque de Sion (Sedunum), à qui saint Bernard donne de grandes louanges. 1150.
## MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX.
Martyrologe des Carmes-Chaussés et Déchaussés. — L'Épiphanie de Notre-Seigneur. — (Comme au Romain, excepté la mention suivante, qui se lit à la quatrième place, après les martyrs d'Afrique.) — À Famagouste, en Chypre, le décès de saint PIERRE THOMAS, de l'Ordre des Carmes, et évêque de l'Église de Constantinople, qui, après plusieurs victoires remportées sur les ennemis de la Croix, après beaucoup de livres composés et de miracles opérés, s'endormit dans le Seigneur au jour et à l'heure prédits par lui-même. Sa fête se célèbre le 14 février. 1366.
## ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES.
Les Bollandistes n'indiquent, à ce jour, qu'un seul des trois Rois Mages, saint Melchior, et reportent les deux autres au 1er et au 11 janvier. — Les saints Honorius, Jules, Antonin, martyrs, mentionnés seulement dans le martyrologe de saint Jérôme. — À Cagliari, en Sardaigne, saint Pompéien, martyr, dont les reliques furent trouvées en 1614 dans la basilique de saint Saturnin, près la même ville. — À Sirmium, en Esclavonie, saint Anastase, martyr. — En Allemagne, saint Erminold, abbé de Lorch, puis de Brulling ou Prucasing, monastère de l'Ordre de Saint-Benoît, situé près de Ratisbonne. L'empereur Henri V étant venu après son excommunication, pour visiter cette maison, le saint abbé lui en défendit l'entrée. Erminold fut tué, peu après, par une horde de conjurés. Il opéra, après sa mort, de nombreux miracles, et il est considéré comme martyr. An 1121. — En Hollande, la vénérable GERTRUDE VAN GORTEN (ou d'Orient), vierge, séculière à Delft, qui porta sur son corps les stigmates du Christ ; elle mourut le 6 janvier 1358. — À Valence, en Espagne, le B. Jean de Ribera, archevêque et vice-roi de cette ville. 1532-1611.
Événements marquants
- Carrière militaire sous Goswin II
- Conversion à la suite de la mort de sa femme lors d'un tournoi à Juliers
- Pèlerinage à Rome et confession au pape Eugène III
- Service des pauvres et garde des pourceaux à Jérusalem pendant sept ans
- Retour à Rome auprès d'Adrien IV en 1154
- Vie d'ermite dans le creux d'un chêne à Houtem à partir de 1156
- Persécution par les moines de Mersen et visite de l'évêque de Liège
- Vision de sainte Hildegarde à son sujet
- Réception des derniers sacrements par une apparition de saint Gervais
Miracles
- Eau de fontaine changée en vin par trois fois
- Apparition de saint Gervais pour lui donner le Viatique
- Corps sorti de terre de lui-même après l'inhumation
- Guérisons miraculeuses par l'eau de sa fontaine
Citations
Quam bonum est correptum manifestare poenitentiam.