Saint Sène (Séquane)

Moine de Réome et Fondateur de l'abbaye de Saint-Sène

6ᵉ siècle • saint

Résumé

Né vers 514 dans le Doubs, Séquane (ou Sène) fut un moine et prêtre qui, après s'être formé à l'abbaye de Réome, fonda un monastère bénédictin dans une forêt sauvage du diocèse de Dijon. Il y civilisa les populations locales et dirigea de nombreux disciples jusqu'à sa mort vers 580. Ses reliques, longtemps vénérées à Saint-Seine-l'Abbaye, furent invoquées contre la sécheresse.

Biographie

SAINT SÈNE OU SÉQUANE,

MOINE DE RÉOME, PUIS FONDATEUR DE L'ABBAYE DE SAINT-SÈNE, AU DIOCÈSE DE DIJON (580).

Séquane, vulgairement saint Sène, né vers l'an 514 dans la ville de Mémont (*Magnus Mons*), qui n'est plus aujourd'hui qu'un tout petit village du département du Doubs, donna dès l'enfance de grandes marques de sa future sainteté. Il quitta ses parents dont il était l'unique enfant, et se retira dans la solitude de Verrey-sous-Drée (*Valeriacus*). Il construisit avec des branches d'arbre une cellule et un oratoire, et mena une vie très dure, toujours en oraison, et infligeant à son corps encore tendre un jeûne perpétuel qu'il ne rompait qu'après la récitation de tout le Psautier. Il fut ensuite admis dans le clergé, et, après cinq ans passés dans le diaconat, il fut consacré prêtre étant encore jeune par l'âge, mais mûr par ses mœurs et par la sainteté de sa vie. En butte à la jalousie des clercs de sa ville natale, il songea à embrasser la vie monastique, et alla à Réome se mettre sous la discipline du célèbre abbé saint Jean. Revenu dans son pays (536), il chercha dans les domaines de son père un lieu propre à fonder un monastère; il choisit pour cela une forêt très épaisse, jusque-là inaccessible et inhabitée, et y bâtit des cellules et un oratoire en l'honneur de la très sainte Vierge; il fut aidé dans ses travaux par les habitants du voisinage, qui étaient auparavant féroces et qu'il avait rendus doux comme des colombes. Telle fut l'origine de l'abbaye bénédictine de Saint-Sène (*Sogestrense monasterium*), au diocèse de Dijon. Une multitude de disciples se réunit en très peu de temps sous sa direction. L'assiduité et la persévérance avec lesquelles ils rendirent gloire à Dieu par le chant de ses louanges et par le travail des mains, comblèrent les vœux du saint fondateur. Il sortit de ce monde plein de jours, vers l'an 580, et sa mort, comme sa vie, fut signalée par des miracles. Son corps fut enseveli dans l'église de l'abbaye qui fut dévastée en 677 par Eboin, en 732 par les Sarrasins, et en 888 par les Normands. En 1347, le chef fut mis à part dans un buste d'argent; le 8 juin 1620, il fut porté avec la chasse à Saint-Dénigne de Dijon pour obtenir de la pluie. À la prière de Louis de Bourbon-Condé, les moines donnèrent à sa mère, en 1620, la mâchoire de saint Sène. Durant l'été de 1791, toutes les richesses de l'abbaye furent envoyées au chef-lieu du district, et les cendres de saint Sène, mêlées à celles des autres bienheureux conservées dans le trésor. Peut-être sont-elles aujourd'hui dans les deux urnes placées au chevet du chœur. L'église de Corbigny (Nièvre), possède un os frontal du Saint.

Tiré du Propre de Dijon, et complété avec la Vie des Saints de Dijon, par M. l'abbé Duplus; et l'Hagiologie Nivernoise, par Mgr Crousier.

Événements marquants

  • Naissance vers 514 à Mémont
  • Retraite dans la solitude de Verrey-sous-Drée
  • Ordination sacerdotale après cinq ans de diaconat
  • Entrée à l'abbaye de Réome sous saint Jean (536)
  • Fondation de l'abbaye de Saint-Sène (Sogestrense monasterium)
  • Mort vers 580 signalée par des miracles

Miracles

  • Adoucissement des habitants féroces du voisinage
  • Miracles signalant sa mort
  • Obtention de la pluie lors d'une procession en 1620