Saint Émeric (Prince de Hongrie)

Prince de Hongrie

Fête : 4 novembre 11ᵉ siècle • sainte

Résumé

Fils de saint Étienne, premier roi de Hongrie, Émeric fit vœu de virginité perpétuelle malgré son mariage avec une princesse royale. Il vécut dans une grande austérité et mourut prématurément en 1032. Sa sainteté fut confirmée par de nombreux miracles sur son tombeau à Alba-Royale.

Biographie

SAINT ÉMERIC, PRINCE DE HONGRIE (1032).

Ce grand prince eut pour père saint Étienne, premier roi de Hongrie, et pour mère Gisèle ou Gisèle, sa femme, et sœur de saint Henri, empereur. Il donna, dès ses premières années, des marques d'une piété extraordinaire. Lorsque ses officiers étaient endormis, il se levait pour prier Dieu et pour réciter le psautier, et il produisait un acte de contrition à la fin de chaque psaume. Le roi, son père, que l'on informait de tout, voyait dans ses actions d'heureux présages que le prince serait digne de régner sur ses sujets. Allant un jour visiter le monastère des religieux de Saint-Martin, qu'il avait fondé, il envoya le prince devant lui pour en recevoir les premiers honneurs. Émeric fut accueilli de la communauté avec tout le respect dû à son mérite et à sa qualité d'héritier présomptif de la couronne. Le roi, arrivant quelques moments après, aperçut qu'il embrassait les religieux l'un après l'autre, et qu'aux uns il donnait seulement un baiser, aux autres deux, aux autres trois, et à quelques-uns encore davantage. Après la messe, il lui demanda la cause de cette différence, et pourquoi, en particulier, il en avait embrassé un, nommé Maur, jusqu'à sept fois. L'enfant répondit ingénument qu'il avait observé cette différence selon les différents degrés de leur pureté, et que celui qu'il avait baisé sept fois était un religieux d'une pureté tout à fait singulière et qui avait toujours conservé sa virginité au-dessus de tous les autres.

Émeric, croissant toujours en grâce et en perfection, méditait en lui-même ce qu'il pourrait faire pour se rendre plus agréable à son souverain Seigneur. Étant une nuit en oraison dans l'église de Saint-Georges, à Veszprém, avec un de ses domestiques, et s'entretenant dans cette pensée, il aperçut une lumière qui éclairait toute l'église, et il entendit une voix qui lui dit : « La virginité est une offrande très-précieuse, et je désire que tu la conserves de corps et d'esprit jusqu'à la mort ». Il fut extrêmement réjoui de cet ordre, et il supplia ce Dieu de bonté de lui donner la force de suivre sa vocation. Il ne découvrit point ce secret et il défendit à celui qui l'accompagnait d'en parler à qui que ce fût durant toute sa vie.

Le roi, son père, qui ne savait rien de cette résolution, l'accorda à une fille du sang royal, également belle, honnête et vertueuse. Le prince témoigna d'abord en être peu satisfait ; mais il se rendit enfin aux prières de ce sage monarque, dans l'espérance que Dieu lui donnerait le moyen d'allier la virginité au mariage. En effet, ayant épousé la princesse, il lui parla si efficacement de la beauté de la chasteté, qu'il lui persuada de ne vivre ensemble que comme frère et sœur. Cependant, comme il était jeune et qu'il avait toujours été nourri dans les douceurs de la cour, il pratiqua tant d'austérités pour conserver ce précieux trésor qu'elles coupèrent le fil de sa vie au milieu de ses années. Ainsi, avant qu'il eût pris possession du royaume que son père lui destinait sur la terre, Dieu lui en donna un beaucoup plus éclatant et plus ferme dans l'éternité bienheureuse. Ce fut le 4 novembre de l'année 1032.

Son corps fut enterré à Alba-Royale (ou Székesfehérvár, chef-lieu de Comitat, en Hongrie), et Dieu rendit incontinent sa sépulture et sa mémoire illustres par plusieurs miracles. Nous en trouvons un fort remarquable dans l'Histoire de Hongrie ; il arriva sous le règne de Ladislas : Un Allemand, nommé Conrad, qui avait vécu dans toutes sortes de débauches et de libertinage, ayant été touché de Dieu et voulant se convertir, s'en alla à Rome et demanda au Pape la pénitence et l'absolution de ses offenses. Le Saint-Père, considérant le nombre et l'énormité de ses crimes, lui ordonna de porter sur sa chair nue une cuirasse de fer serrée d'une chaîne faisant cinq tours, avec un papier contenant le détail de tous ses péchés, et de visiter en cet état tous les lieux où il apprendrait qu'il y aurait des reliques, jusqu'à ce que la chaîne se fût détachée d'elle-même et que les péchés contenus dans le papier fussent entièrement effacés. Conrad accepta cette pénitence, et, chargé de ce fer et de ce papier, il visita les saints lieux de la Palestine. Rien n'y fit ; après beaucoup de pèlerinages, il revint donc en Hongrie, où, prosterné devant le tombeau du roi saint Étienne, il protesta qu'il ne le quitterait point qu'il n'eût l'assurance de son pardon. Dans cette résolution, il s'endormit, et, durant son sommeil, le saint roi lui apparut et lui dit de faire ses dévotions au sépulcre de son fils Émeric, qui était proche, parce que sa pureté virginale lui faisait obtenir du Dieu des faveurs tout extraordinaires. Il s'éveilla et obéit à l'heure même ; et à peine fut-il en oraison sur ce tombeau, que sa chaîne se rompit, sa cuirasse se détacha et tout le détail de ses péchés se trouva effacé.

SAINT GIRARD DE LOISELIÈRE, MOINE DE SAINT-AUBIN D'ANGERS. 197

Ce miracle donna lieu au roi Ladislas, aux évêques, aux abbés, et aux plus grands du royaume, de poursuivre sa canonisation. On le leva de terre après un jeûne de trois jours; on le plaça honorablement au-dessus de l'autel le 4 novembre; et, comme la main de Dieu y fit encore plusieurs miracles pour manifester sa gloire, Benoît IX le canonisa, avec saint Étienne, son père. On en fait la fête en ce jour, qui est celui de sa canonisation.

Nous avons conservé le récit du Père Giry.

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## LE BIENHEUREUX MAUR,

### ÉVÊQUE DES CINQ-ÉGLISES, EN HONGRIE (1070).

On sait tous les efforts que fit saint Étienne, roi de Hongrie, pour propager la religion chrétienne dans ses États. La réputation de ses vertus y attira des religieux qui y vinrent pour travailler à la gloire de Dieu et seconder les efforts du roi. Parmi eux s'en trouvait un, nommé Maur, qui habita la célèbre abbaye de Saint-Martin. Étienne l'avait fondée en reconnaissance de sa victoire sur Zégrard. Le roi venait souvent dans cette abbaye pour voir si la sainteté de vie des hommes qui s'y étaient retirés répondait à la sainteté de leur profession. Il avait un fils nommé Émeric qui, dès son enfance, fut un prodige de sainteté. Un jour il le conduisit avec lui et remarqua que l'enfant, embrassant les religieux les uns après les autres, leur donnait des baisers en nombre inégal. Maur en eut jusqu'à sept et fut le seul. Le roi intrigué demanda à son fils raison de sa conduite. Émeric lui répondit que le nombre de ses baisers était en rapport avec la sainteté de chacun de ceux qui les avaient reçus, et que Maur, auquel il en avait donné sept, était d'une pureté angélique. Le roi en eut bientôt une nouvelle preuve; quelques jours après il vint assister à l'office des religieux qui, la plupart, quand l'exercice fut fini, se retirèrent pour aller prendre du repos; mais quelques-uns se dirigèrent vers divers coins de l'église pour continuer à prier; de ce nombre était saint Maur. Le roi, allant se présenter à chacun de ces religieux, leur fit connaître qui il était et reçut leurs hommages et leurs respects, mais il ne put obtenir un mot de saint Maur. Le lendemain, voulant mettre à l'épreuve l'humilité de ce dernier, il se présenta au milieu de l'assemblée des religieux et lui adressa publiquement des reproches. Saint Maur se contenta de garder le silence en baissant la tête et ne prononça pas une parole pour se justifier. Étienne, édifié de cette conduite, fit de saint Maur son ami, et le nomma évêque des Cinq-Églises. Les actes du pontificat de saint Maur ont été perdus pendant les guerres qui désolèrent la Hongrie, de sorte que l'on connaît peu ses actions. On sait seulement qu'il écrivit la vie de deux saints religieux polonais massacrés par les idolâtres, et qu'après la mort d'Étienne, les paysans soulevés le chassèrent de son siège, le 15 août 1038. Plus tard, quand le calme fut rétabli, il revint à son troupeau, s'appliqua à fermer les plaies qu'avait faites la persécution et convertit à la foi un grand nombre d'idolâtres. Il mourut en 1070, après avoir passé plus de trente ans dans les travaux apostoliques, dans la pratique des vertus chrétiennes, et après avoir reçu du ciel, en récompense de sa sainte vie, le don des miracles. Les catholiques ne tardèrent pas à l'honorer comme un Saint; son culte s'étant conservé jusqu'au XIXe siècle, Pie IX le confirma le 4 août 1848.

Divers hagiographes modernes.

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## SAINT GIRARD DE LOISELIÈRE,

### MOINE DE SAINT-AUBIN D'ANGERS (1123).

L'ancien manoir de Loiselière est aujourd'hui une ferme, à une demi-lieue environ du bourg de Bazouges (Mayenne), à gauche de la route qui conduit de Château-Gontier à Segré. C'est là que naquit saint Girard. Son enfance se passa dans les exercices de la dévotion la plus tendre : un de ses plus grands plaisirs était d'orner de fleurs les autels du village qu'il habitait et d'en balayer

5 NOVEMBRE.

même le sanctuaire ; comme David, il aimait la beauté de la maison du Seigneur. Dieu lui tint compte de ces actes précoces d'une piété si affectueuse ; Girard se sentit appelé à l'état ecclésiastique, et, quand il fut prêtre, on le chargea du ministère pastoral à Bazouges même, où ses instructions simples et familières, mais pleines d'une doctrine solide et d'une onction qui touchait les cœurs, opérèrent des résultats merveilleux.

Cependant notre serviteur de Dieu se sentait appelé à un genre de vie plus parfait : il se fit moine (1085) dans l'abbaye de Saint-Aubin d'Angers (fondée en 551 par le roi Childebert). Ses hautes vertus lui valurent d'être chargé de former presque tous les établissements importants que fondait, à cette époque, l'abbaye de Saint-Aubin. Brossay fut sa première création ; près du prieuré il éleva une cabane de branchages où il mena la vie solitaire. Plus tard, il fut rappelé par son supérieur dans l'abbaye de Saint-Aubin, et commença ce genre de vie extraordinaire et miraculeux dans lequel il persévéra jusqu'à son dernier soupir. Enfermé dans une modeste cellule qu'on lui bâtit près de l'église abbatiale, il se livra sans réserve aux larmes, aux veilles et à une oraison continuelle. À son cou était suspendu un lourd collier de fer, à l'extrémité duquel était attachée une pierre encore plus pesante. Sous son cilice armé de pointes de fer, il portait autour des reins une ceinture de fer large de près de trois doigts. À chaque bras, sous les aisselles, un anneau de fer, et, au-dessus des mains, deux autres anneaux aussi de fer le tourmentaient jour et nuit. Les jambes et les cuisses avaient aussi leurs cercles de fer. Saint Girard aggravait encore ces tourments volontaires par la rudesse de la couche sur laquelle il prenait le peu de repos qu'il accordait à ses membres fatigués : la terre nue sur laquelle il plaçait un paquet de jonc, avec une pierre brute en guise d'oreiller, tel était le lit de cet intrépide athlète de Jésus-Christ.

En récompense de tant de vertus, Dieu avait accordé à saint Girard le don de prophétie et de miracles ; mais aussi tant d'austérités avaient épuisé son corps. Notre généreux serviteur de Dieu rendit sa belle âme à son Créateur le 4 novembre 1123. On l'enterra dans l'une des chapelles de la nef latérale de droite de la riche basilique de Saint-Aubin. Son tombeau devint aussitôt l'un des lieux de pèlerinage les plus fréquentés de l'Anjou. En présence de la multitude des prodiges éclatants qui s'y opérèrent, les moines de Saint-Aubin se crurent obligés de décerner presque aussitôt les honneurs du culte public à leur vénérable confrère. On dressa donc près du tombeau du Bienheureux un autel consacré sous son vocable, et l'on fixa sa fête au 4 novembre, jour de son entrée au ciel. Son corps demeura exposé sur cet autel jusqu'en 1623. À cette époque, quelques réparations ayant été faites dans cette partie de la basilique, on le déposa dans un autre lieu où il resta pendant quarante ans. En 1693 il fut transféré dans une nouvelle chapelle élevée en son honneur, auprès du grand autel, du côté de l'Évangile. C'est là qu'il reçut les hommages du culte public jusqu'à la Révolution. À cette époque, ses ossements furent secrètement cachés dans le cimetière de Saint-Laud : il a été impossible jusqu'alors de les retrouver.

On l'a représenté avec des cheveux négligés, une longue barbe, et portant suspendues autour de son cou, de ses bras et de ses reins, de longues chaînes de fer, instruments de sa pénitence.

Nous avons analysé très-soigneusement le beau travail du R. P. Chamard, dans les Saints d'Anjou.

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## V JOUR DE NOVEMBRE

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## MARTYROLOGE ROMAIN.

Saint Zacharie, prêtre et prophète, père de saint Jean-Baptiste, et sainte Élisabeth, mère du très-saint Précurseur, 1er s. — À Terracine, en Campanie, la naissance au ciel des saints martyrs

MARTYROLOGES. 199

Félix, prêtre, et Eusèbe, moine; ce dernier, pour avoir donné la sépulture à saint Julien et à saint Césaire, martyrs, et converti beaucoup d'infidèles, que baptisait saint Félix, fut arrêté avec celui-ci; et tous deux furent menés devant le juge, qui, ne pouvant les faire abjurer, les fit mettre en prison; dès la même nuit, comme ils refusaient de sacrifier, ils eurent la tête tranchée. — À Émèse, en Phénicie, saint GALATION et sainte ERDYÈME, sa femme, martyrs, qui, durant la persécution de Déce, après avoir été flagellés, eurent la langue, les mains et les pieds mutilés; enfin, ayant eu la tête tranchée, ils consommèrent ainsi leur martyre. Vers 253. — De plus, les saints martyrs Domnin, Théotime, Philothée, Sylvain et leurs compagnons, exécutés sous l'empereur Maximien. IVe s. — À Milan, saint Magne, évêque et confesseur. 529. — À Brescia, saint Dominaleur, évêque. — À Trèves, saint Fibice, qui, d'abbé fut fait évêque de cette ville. Vers 580. — À Orléans, saint Lié, prêtre et confesseur. 534.

## MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ.

Au diocèse d'Albi, sainte Marcienne, vierge. D'une famille patricienne d'Albi, elle perdit ses parents de bonne heure et fut confiée par son évêque à une vierge de haute vertu, nommée Tarsie. Plus tard elle renonça au siècle et embrassa la vie religieuse. Dieu lui accorda le don de prophétie. Elle sut longtemps d'avance que son frère Georges, qui demeurait alors fort loin d'Albi, embrasserait l'état du mariage et qu'il aurait deux filles qu'elle dirigerait elle-même dans les voies de la perfection. L'événement vérifia la prédiction. Les reliques de sainte Marcienne, honorées d'abord dans une église particulière, dédiée sous son invocation, se conservent aujourd'hui dans l'église métropolitaine d'Albi. VIIIe s. — Au diocèse d'Arras, saint Vulgan, confesseur, patron de Lens, cité au martyrologe de France du 2 novembre, où nous avons donné quelques détails sur sa vie. VIIe s. — Au diocèse d'Autun, saint Bénigne, dont nous avons donné la vie au 1er novembre. 178. — Au diocèse de Bayeux, saint Vigor, évêque de ce siège et confesseur, dont nous avons esquissé la notice au 1er de ce mois. 530. — Au diocèse de Clermont, fête de tous les Saints de l'Auvergne. — Au diocèse de Limoges, saint Goussaud ou Gousalou (Gonsalobus), qui mena la vie érémitique sur l'âpre et froide montagne qui porte aujourd'hui son nom (Creuse, arrondissement de Bourgancuf, canton de Bénévent). VIIIe s. — Au diocèse de Meaux, sainte BERTILLE, vierge, première abbesse de Chelles. 692. — Aux diocèses de Mende et de Verdon, saint Amans de Rodez, évêque et confesseur, dont nous avons donné la vie au jour précédent. 440. — Au diocèse de Montpellier, saint Guirand ou Géraud, évêque de l'ancien siège de Béziers (supprimé en 1789) et confesseur. 1123. — Au diocèse de Saint-Claude, saint Lautein de Besançon, abbé, dont nous avons esquissé la notice au 1er novembre. 518. — Au diocèse de Saint-Flour, saint Austremoine, apôtre des Arvernes, dont nous avons parlé au 1er de ce mois. — Au diocèse de Viviers, fête de tous les Saints de l'Église du Vivarais. — Au diocèse de Chambéry, saint Domnin, premier évêque de mitre orientale réduite à un petit ornement qui surmonte le sommet de la tête, telles sont les caractéristiques ordinaires de saint Zacharie, en tant que prêtre. Il est patron de Venise. Quant à sainte Élisabeth, on la représente quelquefois (mais d'après une légende apocryphe) mourant au désert où elle laisse son fils entre les mains des anges qui prenaient soin de l'élever. On la peint aussi saluant la sainte Vierge, au jour de la Visitation. (À Liège, les scieurs de long ont choisi ce jour pour celui de leur fête, sans doute à raison des saints inévitables que l'on des deux scieurs de long fait à l'autre durant leur besogne commune). — Caractéristiques des Saints, par le Révérend Père Cahier.

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de Grenoble et confesseur, qui prit une part active au concile d'Aquilée (381) où l'on condamna les erreurs de Pallade et de Secondien, évêques ariens. Vers 386. — À la Bouvaque, près d'Abbeville, et dans plusieurs autres paroisses des diocèses d'Amiens, Beauvais, Rouen et Versailles, saint MILLEFORT, martyr. XIIe s. — Dans l'ancien diocèse de Toul, saint Spin ou Spinule, moine de Moyen-Moutiers et abbé de Bégon-Celle, dont nous avons parlé au 11 juin. VIIe s. — À Blesle (Haute-Loire), sainte Lène ou Natalène, vierge et martyre à Pamiers, dont nous esquisserons la notice au 12 novembre. IVe s. — Au diocèse de Bourges, saint Romule ou Romble, abbé. Ve s.

## MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX.

**Martyrologe de l'Ordre de Saint-Basile.** — À Constantinople, saint Nil l'Ancien, abbé, de l'Ordre de Saint-Basile, qui, de préfet de cette ville, se fit moine, et brilla, sous Théodose le Jeune, par sa doctrine et sa sainteté. Vers 450.

**Martyrologe des Chanoines Réguliers.** — À Béziers, saint Guirand, chanoine régulier et évêque de cette ville, qui fut élevé à l'épiscopat malgré lui et gouverna saintement son Église. 1123.

**Martyrologe de l'Ordre des Cisterciens.** — Saint Malachie, évêque et confesseur, qui, resplendissant de l'éclat de toutes les vertus, se reposa heureusement dans le Seigneur, le 3 novembre, à Clairvaux, et fut enseveli derrière le grand autel, non loin du tombeau de saint Bernard, de sorte que la proximité de la tombe réunit deux hommes qui avaient été associés pendant leur vie. 1148.

**Martyrologe de l'Ordre des Frères Prêcheurs.** — À Lima, dans l'Amérique méridionale, le bienheureux MARTIN DE PORRÉS, tertiaire de l'Ordre des Frères Prêcheurs ; qui, ayant présenté solennellement ses vœux à Dieu, unit la vie la plus intègre à la pénitence la plus austère, et mérita que sa sainteté fût signalée par des miracles avant et après sa mort. 1639.

**Martyrologe des trois Ordres de Saint-François.** — À Borgo-di-San-Sepolcro, en Ombrie, le bienheureux RAYNIER ARETIN, confesseur, de l'Ordre des Frères Mineurs. Illustre par son humilité, sa pauvreté et sa patience, il s'en alla dans le céleste royaume le 1er novembre. Des miracles ont illustré sa vie et son tombeau. Son corps, toujours entier et sans corruption, est l'objet d'une grande dévotion dans ce même lieu. 1589.

**Martyrologe de l'Ordre des Frères Mineurs.** — De même que ci-dessus.

**Martyrologe de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin.** — La fête de la Dédicace de toutes les églises consacrées de l'Ordre des Ermites de notre Père saint Augustin.

1. Romule ou Romble naquit en Bretagne et sa pitié le fit élever à la prêtrise. Poussé par le désir de mener une vie plus parfaite, il quitta son pays et vint en Berri, où il bâtit un monastère près de Château-Gordon, dit plus tard Saint-Satur (Cher, arrondissement et canton de Sancerre), au lieu nommé maintenant Subligny (arrondissement de Sancerre, canton de Vailly); il le dédia en l'honneur de saint Pierre. En 463, le comte Egidius s'empara de Château-Gordon, et donna pleine licence à ses compagnons de piller les maisons et les églises. Plein de confiance en Dieu, Romble alla trouver Egidius; il le supplia humblement, et les larmes aux yeux, d'épargner le peuple et de rendre la liberté aux captifs; inexorable, le comte répondit : « Non-seulement je ne te rendrai pas les captifs, mais je t'enlèverai ta liberté, et t'enverrai garder les troupeaux en Italie ». Le Saint se retira affligé, mais non découragé; il avertit le peuple de ne pas perdre espoir, mais de prier. Lui-même redoubla ses prières, et Egidius prit bientôt des sentiments plus humains.

Romule fit un pèlerinage à Rome, et y ressuscita un mort déjà déposé dans son cercueil. En revenant il éteignit un incendie à Cavaillon, par la vertu du signe de la croix. Il mourut dans un âge avancé, et fut enterré dans une chapelle de son nom, dont on voit encore les ruines près de Sancerre. À Subligny, un champ et une source ont retenu le nom de Saint-Romble. On ne conserve aucune relique de notre Saint, mais il est second patron de Subligny. — *Pèlerin de Bourges*.

Événements marquants

  • Éducation pieuse sous saint Étienne de Hongrie
  • Vœu secret de virginité perpétuelle à Veszprém
  • Mariage virginal avec une princesse de sang royal
  • Pratique d'austérités rigoureuses
  • Mort prématurée avant de régner

Miracles

  • Discernement de la pureté des moines par le nombre de baisers
  • Guérison et absolution miraculeuse du pénitent Conrad dont les chaînes se brisèrent

Citations

La virginité est une offrande très-précieuse, et je désire que tu la conserves de corps et d'esprit jusqu'à la mort

— Voix divine entendue à Veszprém

Date de fête

4 novembre

Époque

11ᵉ siècle

Décès

4 novembre 1032 (naturelle)

Catégories

Invoqué(e) pour

conservation de la chasteté, pénitence

Autres formes du nom

  • Émeric (fr)
  • Emericus (la)

Prénoms dérivés

Émeric, Aymeric, Imre

Famille

  • Saint Étienne (père)
  • Gisèle (mère)
  • Saint Henri (oncle maternel)