Saint Félix et Saint Adaucte

Martyrs à Rome

Fête : 30 aout 4ᵉ siècle • sainte

Résumé

Prêtre romain sous Dioclétien, Félix renversa les idoles païennes par son seul souffle. Condamné à mort, il fut rejoint sur le chemin du supplice par un inconnu qui confessa sa foi et mourut avec lui ; les fidèles nommèrent ce dernier Adaucte. Leurs reliques, après avoir séjourné en Alsace, reposent aujourd'hui à Vienne.

Biographie

SAINT FÉLIX ET SAINT ADAUCTE, MARTYRS À ROME (303).

Saint Félix était prêtre de l'Église de Rome. Arrêté au temps de la persécution de Dioclétien, il fut envoyé au tribunal de Dracus, préfet de la ville, qui le fit conduire au temple de Sérapis pour offrir de l'encens à cette déesse. Félix souffla contre la face de la statue, qui était d'airain, et la fit tomber. De là on le mena devant celles de Mercure et de Diane, qu'il renversa de la même manière. Le juge le fit alors étendre sur le chevalet pour lui faire dire par quelle vertu il avait

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mis en pièces les statues des dieux : « Ne pense pas », dit Félix au préfet, « que ce soit par quelque pacte avec le démon ; je l'ai fait par la confiance que j'ai au Tout-Puissant, et par le pouvoir que Jésus-Christ m'a donné sur vos fausses divinités ». Le préfet, à cette réponse, entra dans une grande fureur et commanda qu'on le menât hors de la ville, sur le chemin d'Ostie, où il y avait un arbre consacré aux idoles et un petit temple au-dessous. Dès que Félix y fut arrivé, il souffla contre cet arbre, et lui dit : « Je te commande, au nom de Jésus-Christ, de te déraciner à l'heure même, de tomber sur ce temple, et de le mettre en pièces avec l'autel et son simulacre ». À ces paroles, l'arbre sortit de terre avec ses racines, et, tombant sur le temple, il l'écrasa tellement, qu'il n'en resta plus aucun vestige debout. La chose ayant été rapportée au juge par un de ses officiers, il condamna Félix à avoir la tête tranchée, et ordonna que son corps fût exposé sur le grand chemin pour être la proie des bêtes fauves. Comme on allait procéder à cette exécution, il se présenta un chrétien inconnu aux hommes, mais connu de Dieu ; ayant appris que l'on faisait mourir Félix, parce qu'il n'avait pas voulu renoncer à Jésus-Christ, il se mit à crier de toutes ses forces : « Je suis de la même foi que celui que vous allez mettre à mort, et je confesse comme lui que mon Seigneur Jésus-Christ est le vrai Dieu. Je mourrai donc avec lui : car j'aime mieux être mis à mort en sa compagnie, afin de vivre éternellement avec mon Sauveur Jésus, que d'embrasser la religion de vos cruels empereurs, et brûler avec eux dans les enfers pendant toute une éternité ». Cette heureuse rencontre réjouit extrêmement Félix. Il remercia Dieu de ce qu'il lui donnait un si généreux compagnon de son martyre. Après avoir fait leur prière ensemble, et s'être donné le baiser de paix, ils furent décapités. Les fidèles, ne pouvant savoir le nom de ce chrétien qui s'était livré si généreusement au martyre, lui donnèrent celui d'Adaucte, c'est-à-dire ajouté, parce qu'il s'était joint à saint Félix pour mourir avec lui.

Leurs corps, abandonnés par les bourreaux et laissés sans sépulture, furent, la nuit suivante, enterrés par les chrétiens dans la fosse que l'arbre avait faite en se déracinant. Le lendemain, les païens l'ayant su, entreprirent de les déterrer ; mais tous ceux qui se mirent en devoir de le faire, furent possédés du démon : ce qui les obligea de se désister de leur dessein. Lorsque la persécution eut cessé, on bâtit, en leur honneur, une église au même endroit, et les chrétiens y ont reçu de grands bienfaits du ciel par le mérite de leur intercession.

Vers l'an 850, Irmengarde, femme de l'empereur Lothaire, obtint du pape Léon IV les reliques de ces saints martyrs et les déposa dans l'abbaye des chanoinesses d'Eschau, en Alsace, où elles restèrent jusqu'en 1358. En 1361, elles furent données à l'église de Saint-Étienne de Vienne, qui devint dans la suite cathédrale.

Acta Sanctorum, 30 août.

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## SAINT GAUDENS, MARTYR, AU DIOCÈSE DE TOULOUSE (475).

La ville de Saint-Gaudens, dans la Haute-Garonne, a tiré son nom d'un jeune martyr, qui versa son sang pour Jésus-Christ en ce lieu et qui est devenu le patron de la contrée.

Saint Gaudens, dit la tradition, était berger ou pâtre, natif d'un hameau appelé les Nérous, dans le Nébouzan. Sa mère, Quiterie, était une sainte veuve qui eut grand soin de l'instruire dans la religion catholique et de le prémunir contre l'hérésie des Ariens, très-redoutables alors : c'était au Ve siècle, lorsque les Wisigoths avaient établi déjà leur domination à Toulouse. Evaric, leur roi, déchaîna partout sa fureur contre les catholiques et envoya son lieutenant, Malet, dans le pays des Onobusates, afin de convertir les populations à sa secte. Beaucoup de catholiques furent victimes de la persécution, mais la tradition n'a conservé que le nom de Gaudens et quelques détails de son martyre. Cet enfant, âgé seulement de treize ans, gardait son troupeau au pied du Pujament, lorsque les soldats de Malet vinrent l'arrêter et le conduire devant le tribunal de leur maître. Les promesses ni les menaces ne purent ébranler le jeune berger et il confessa hardiment la divinité de Jésus-Christ, déclarant qu'il aimait mieux mourir que de renoncer à cette croyance. Malet entra dans une grande fureur et ordonna qu'on lui tranche la tête ; cette sentence est aussitôt exécutée : des soldats conduisent Gaudens au lieu du supplice et il y reçoit en souriant le coup mortel. Mais Dieu manifeste par un prodige éclatant combien cette mort était précieuse à ses yeux. Dès que la tête eut roulé à terre, l'enfant la prit entre ses mains et se dirigea

rapidement vers le Mas-Saint-Pierre. Quant il eut franchi la moitié de la distance qui le séparait de la cité, il s'arrêta au bord du chemin et, plaçant sa tête sur une pierre, il se reposa quelques instants. Cependant, comme il s'aperçut que des soldats à cheval le poursuivaient, il reprit bientôt sa course et ne s'arrêta plus que dans la ville, où les portes de l'église s'ouvrirent pour le laisser entrer et se refermèrent aussitôt derrière lui. Les soldats envoyés à sa poursuite s'efforcèrent vainement d'entrer dans la basilique ; l'un d'eux pressa fortement sa monture, qui, dressant ses pieds contre la porte de l'église, y laissa ses fers. Ils y restèrent plusieurs siècles en témoignage de ce qui venait de se passer.

Quand les Ariens se furent éloignés, les fidèles entrèrent dans l'église et y recueillirent avec un grand respect le corps du martyr, afin de le soustraire à la rage des persécuteurs.

Dès ce moment, les miracles se multiplièrent à son tombeau, et le culte de saint Gaudens devint populaire. L'église primitive, bâtie en l'honneur de saint Pierre, par saint Satornin, l'apôtre de Toulouse au premier siècle, fit place à un oratoire en l'honneur du patron nouveau de la contrée ; la ville elle-même fut renouvelée et prit le nom qu'elle garde aujourd'hui. Plus tard, une belle église romane à trois nefs remplaça l'oratoire, et elle existe encore, mais elle a perdu son beau cloître.

En 1569, les protestants livrèrent aux flammes les reliques de saint Gaudens, dont il ne reste plus qu'une très-faible partie. La fête du Saint, qui se célébrait au mois de mai, époque de son martyre, se célèbre maintenant le 30 août.

La chapelle de la Caone, bâtie sur le lieu même du martyre de saint Gaudens, fut démolie en 1794 ; de nos jours elle a été rebâtie et bénite solennellement le 9 avril 1855.

Notice due à l'obligeance du R. P. Carlos, de Toulouse.

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## XXXIe JOUR D'AOÛT

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## MARTYROLOGE ROMAIN.

À Cordoue, en Espagne, saint RAYMOND NONNAT, cardinal et confesseur, de l'Ordre de Notre-Dame de la Merci de la Rédemption des Captifs, illustre par la sainteté de sa vie et par ses miracles. 1240. — À Trèves, la naissance au ciel de saint PAULIN, évêque, qui, au temps de la persécution des Ariens, fut banni pour la foi catholique par l'empereur Constance, fatigué jusqu'à la mort par de continus changements d'exil en des pays où le nom de Jésus-Christ n'était pas connu, et mourut enfin en Phrygie, et reçut de Notre-Seigneur la couronne qu'il avait méritée par tant de souffrances. 359. — De plus, les saints martyrs Robustien et Marc. — À Transaque, dans le pays des Marses, en Italie, près du lac de Célano, la naissance au ciel des saints martyrs Céside, prêtre, et ses compagnons, couronnés durant la persécution de Maximien. 310. — À Césarée, en Cappadoce, saint Théodote, père du martyr saint Mammès, sainte Rufine, sa mère, qui l'enfanta dans la prison ; et sainte Ammie, sa nourrice. IIIe s. — À Athènes, saint Aristide, illustre par sa foi et sa sagesse, qui présenta à l'empereur Adrien un livre sur la vérité de la religion chrétienne ; il prononça aussi, devant le même empereur, un excellent discours, dans lequel il prouva par des raisons convaincantes la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ. IIe s. — À Auxerre, saint Optat, évêque et confesseur. Vers 518. — En Angleterre, saint Aidan, évêque de Lindisfarne ; saint

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Cuthbert, berger, ayant vu son âme emportée au ciel, quitta son troupeau et se fit religieux. 651. — À Nosco, saint Aimé, évêque. 1093. — Au mont Senario, près de Florence, le bienheureux Bonajoncta, confesseur, l'un des sept fondateurs de l'Ordre des Servites. Il entretenait ses frères de la Passion de Jésus-Christ, lorsqu'il rendit son esprit entre les mains du Seigneur.

## MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ.

À Jouarre (Seine-et-Marne, canton de la Ferté-sous-Jouarre), au diocèse de Meaux, saint Ehrigielle, appelé aussi Ehriguile et Evrèle, évêque de ce siège et confesseur. Frère de sainte Agilberte (10 et 11 août), abbesse du monastère de Jouarre (Jotrum), il fut le parfait imitateur de ses vertus dont il donna tout d'abord l'exemple dans le cloître. La mort de Paluce, évêque de Meaux, l'appela ensuite sur ce siège dont il fut une des gloires. Il mourut à Jouarre, et cette ville conserve encore aujourd'hui la plus grande partie de ses reliques. VIIe s. — Au diocèse de Marseille, fête de saint Lazare, premier évêque de ce siège et martyr, patron de la cathédrale et de tout le diocèse. — Au diocèse de Nîmes, saint Vérédène ou Vrime, évêque d'Avignon (sauf le Propre de Nîmes ne lui donne que la qualité de confesseur). Il est déjà cité au martyrologe français du 17 juin, où nous avons donné quelques détails sur sa vie. 720 ou 722. — Au diocèse de Sens, saint Raymond Nonnat, cité au martyrologe romain d'aujourd'hui. — Au diocèse de Nantes, saint Victor de Cambon (S. Victor Campibonensis), solitaire. VIe s. — À Longchamps (Seine), près de Boulogne, au diocèse de Paris, la bienheureuse Isabelle de France, fondatrice du monastère de ce lieu (Longus campus, Humilitas B. M., Abbatia S. M. juxta Clodonidium). 1270. — Au monastère de Lobbes, en Hainaut, saint Théodolphe ou Thion, évêque, cité déjà au martyrologe romain du 24 juin. 776. — À Montpellier, fête des Miracles de la très-sainte Vierge, dits Miracles

qui lui furent invariablement unis à la vie et à la mort. On trouve encore le tombeau de saint Optat dans les cryptes de Saint-Germain, où il fut transféré dans la suite; mais ses ossements avaient été transportés dans le Berry avant le IIIe siècle, où les églises de Dèvres et de Vierzon les possédèrent successivement. — Fisquet, France pontificale.

des Tables. — Au diocèse d'Orléans, mémoire de saint Y ou AGYLE DE VOISINAT, vicomte d'Orléans et confesseur. VIe s. — À Sisteron (Basses-Alpes), au diocèse de Digne, sainte Florentine, vierge et martyre, dont on ne connaît plus aujourd'hui que le nom. — À Évreux, le vénérable Henri-Marie Roudon, grand archidiacre de cette Église et auteur ascétique. 1702. — À Rebais (Seine-et-Marne), au diocèse de Meaux, saint AGILE ou AILE, premier abbé du monastère bénédictin de ce nom (Rebascum), fondé, vers 638, par Dadon, chancelier du roi Dagobert. 650. — À Toul, au diocèse actuel de Nancy, saint GAUZLIN, trente-quatrième évêque de cet ancien siège et confesseur. 962. — Autrefois, au diocèse de Nevers, saint Gildard, prêtre, qui édifia par ses vertus la paroisse de Lurcy-le-Bourg (Nièvre, arrondissement de Cosne, canton de Prémery), où il mourut le 24 août ; sa fête était renvoyée au 31 du même mois, à cause de l'occurrence de celle de saint Barthélemy. Saint Gildard fut enseveli dans l'église de Saint-Loup, près Nevers. VIIe s. — Autrefois, à Limoges, saint Nice, que l'on croit avoir été disciple de saint Martial, apôtre du Limousin. Son corps reposait dans l'église cathédrale.

## MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX.

Martyrologe de l'Ordre de la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel. — La dédicace des églises de l'Ordre de la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel. — À Cordoue, en Espagne, saint Raymond Nounat, cardinal et confesseur, de l'Ordre de la bienheureuse Vierge Marie de la Merci pour la Rédemption des Captifs, et dont la fête se célèbre le jour suivant. 1248.

Martyrologe de l'Ordre des Servites de la bienheureuse Vierge Marie. — Près de Florence, sur le mont Sénario, le bienheureux Bonajuncta, un des sept fondateurs de notre Ordre, célèbre par ses mérites remarquables. Après avoir dit la sainte messe, revêtu des habits sacrés, comme il faisait à ses confrères une instruction sur les paroles de la Passion de Jésus-Christ, arrivé à ces mots de l'Évangile : « Et ils le crucifièrent », il étendit les bras et les mains comme s'il devait être attaché à la croix, prononça ces paroles : « Je remets, Seigneur, mon esprit entre vos mains », et rendit tout à coup le dernier soupir.

Martyrologe de l'Ordre des Carmes déchaussés. — De même que chez les Carmélites.

## ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES.

En Angleterre, sainte Cuthburge, vierge et abbesse. Elle épousa Alfred qui, en 685, fut couronné roi des Northumbres. Son mari lui permit d'exécuter la résolution qu'elle avait prise de rester vierge et de se retirer dans le monastère de Barking, au comté d'Essex. Elle fonda depuis celui de Winburn, dans le comté de Dorset, et en prit le gouvernement. Elle y joignit les austérités de la pénitence à la ferveur de la prière ; sa douceur et son affabilité pour le prochain la faisaient universellement aimer et respecter. La sainte Abbesse mourut après avoir été purifiée par une maladie longue et douloureuse. Ses reliques ont été vénérées à Winburn jusqu'à la prétendue Réforme. Entre 728 et 730. — À Padoue, ville forte du royaume d'Italie, saint Syr, neuvième évêque de ce siège, qu'il tint pendant vingt-quatre ans, et confesseur. Il y a, sur le territoire de Padoue, une église dédiée sous son invocation. IIIe s. — À Spolète, ville archiépiscopale d'Italie, saint Primien, martyr. Arrêté pendant la persécution de Dioclétien et de Maximien, il fut d'abord étendu sur le chevalet ; on lui déchira ensuite les côtés avec des ongles de fer, puis on les lui brûla avec des torches ardentes ; enfin il fut décapité. IIIe s. — À Fossombrone (Forum Sempronii), ville épiscopale d'Italie, les saints Maurence, Urbain, Avite, Maternfan et Vincent, moines, disciples de saint Paternien, évêque de Fano (Fanum Fortune), et martyrs. Le chef de saint Maurence se conserve religieusement à Fossombrone. IIIe s. — À Ancyre, en Galatie, les saints martyrs Galen,

causés en Provence par les barbares, mais leur pleine libéralité lui en procura beaucoup d'autres. De concert avec son chargé, le saint Évêque plaça dans ce monastère une nouvelle colonie de moines, sous la Règle de Saint-Benoît. À la suite d'un acte qui relate des concessions importantes faites par l'Église de Marseille à Saint-Victor, le pieux prélat ajoute : « Moi, Honoré, évêque, et mon chargé, nous vous accordons la permission de rechercher les terres de Saint-Victor que nous ne possédons pas ; et, dès que vous les aurez découverts, d'interpeller ceux qui les retiennent et de les posséder ensuite, sans que l'intervention d'aucun évêque soit nécessaire ».

La concession fut faite et publiée à Marseille, un mercredi 21 octobre, sous le règne de Conrad : elle fut signée d'abord par l'évêque saint Honoré.

« Une autre donation, émanée du comte de Provence, fut accomplie en présence de saint Honoré et de son frère. Elle est conçue en ces termes : « Je donne tout ce que je possède dans ce territoire (de la Cadière), par la libéralité du roi, c'est-à-dire le bas royal, à Saint-Victor et aux moines qui demeurent dans ce même lieu ».

« Le dernier acte où figure le nom du saint Évêque est daté de 967, et il est encore relatif à une revendication de terres appartenant à Saint-Victor ».

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Lucien, Rufin, Vincent, Silvain, Emelin, Florentin, Antinée; et les saintes Vitalique, Antiquore, Juste et Julie, martyres, cités par les apographes de saint Jérôme. — En Angleterre, sainte Eanswide, vierge, abbesse du monastère bénédictin de Folkstone (Folkstoniense camobium, fondé vers 630), au comté de Kent. Elle était petite-fille d'Ethelbert, roi de Kent, et fille du prince Edbald. Repoussant les riches alliances que son père voulait lui faire contracter, et désireuse de n'avoir d'autre époux que Dieu seul, elle s'enferma dans le monastère de Folkstone que son père venait de fonder, y donna l'exemple de toutes les vertus, s'y endormit dans le Seigneur et y fut ensevelie. 640. — À Saragosse (Cæsarea Augusta), ville archiépiscopale d'Espagne et ancienne capitale de l'Aragon, saint Dominique de Val, enfant de sept ans, mis à mort par les Juifs, en haine de la religion catholique. 1250. — À Arezzo, ville épiscopale de Toscane, le bienheureux Benoît d'Arezzo, de l'Ordre des Frères Mineurs. Il fut un des premiers disciples de saint François, et illustra de l'éclat de ses vertus les commencements de son Ordre. Vers 1280. — Au monastère Camaldule de Sainte-Croix de Font-Avellane, en Ombrie (provinces actuelles de Spolète et d'Urbio), le bienheureux Albertin, prieur de ce monastère. Ses précieux restes se conservaient dans cette abbaye, renfermés dans une chasse d'or. Vers 1285.

Événements marquants

  • Arrestation sous Dioclétien
  • Destruction des statues de Sérapis, Mercure et Diane par le souffle
  • Destruction miraculeuse d'un arbre sacré et d'un temple sur le chemin d'Ostie
  • Condamnation à la décapitation par le préfet Dracus
  • Rencontre avec un chrétien inconnu (Adaucte) qui se livre volontairement
  • Décapitation simultanée des deux saints
  • Translation des reliques à l'abbaye d'Eschau en 850, puis à Vienne en 1361

Miracles

  • Chute des statues de Sérapis, Mercure et Diane par le souffle du saint
  • Déracinement spontané d'un arbre sacré qui écrase un temple païen
  • Possession démoniaque des païens tentant de profaner leur sépulture

Citations

Je l'ai fait par la confiance que j'ai au Tout-Puissant, et par le pouvoir que Jésus-Christ m'a donné sur vos fausses divinités

— Saint Félix au préfet Dracus