Saint Guénolé (Guingalois)
Abbé et fondateur du monastère de Landevenec
Résumé
Né en Armorique au Ve siècle, Guénolé fut formé par saint Budoc avant de fonder la célèbre abbaye de Landévennec. Conseiller du roi Grallon, il marqua la Bretagne par sa douceur, sa discipline monastique et ses nombreux miracles. Il mourut en 504, debout devant l'autel après avoir célébré la messe.
Biographie
SAINT GUÉNOLÉ OU GUINGALOIS,
ABBÉ ET FONDATEUR DU MONASTÈRE DE LANDEVENEC
504. — Pape : Symmaque. — Roi des Francs : Clovis Ier.
Plein d'ancienneté pour lui-même, il n'était point dur envers les autres : il avait le caractère facile, l'humeur toujours égale : son visage empreint de douceur ne subissait pas les vicissitudes de l'hilarité et de la tristesse. Propre de Quimper, 1051.
Le père de saint Guénolé, nommé Fragan, ou Fracan, proche parent de Conan Mériadec, se retira dans l'Armorique avec sa famille, à l'époque où les Romains abandonnèrent la Grande-Bretagne. Fracan prit terre à Bréhat, île de la côte septentrionale du diocèse de Saint-Brieuc et chercha de tous côtés un lieu agréable et commode, pour y fixer sa demeure. Le quartier où est la paroisse qui, à cause de lui, porte le nom de Plou-Fragan, sur la rivière de Gouët, fut celui qui lui plut davantage, et où il s'établit. C'est là que saint Guénolé naquit, vers l'an 418, quelques mois après l'arrivée de ses parents dans ce pays. Saint Guéthenoë et saint Jacut, ses frères, étaient nés dans la Bretagne insulaire; mais leur sœur, Creirvie, était Bretonne armoricaine, comme Guénolé, et beaucoup plus jeune; car on dit que lorsqu'il la guérit miraculeusement, il était âgé d'environ vingt ans, et qu'elle était encore petite fille. Fracan, leur père, et Guen, leur mère, avaient fait vœu d'offrir au Seigneur leur troisième garçon; mais le voyant beau, spirituel, doux et d'un naturel qui donnait de grandes espérances, ils ne pensaient à rien moins qu'à s'acquitter de leur promesse, quoique Guénolé, qui la connaissait, les priât souvent de l'accomplir.
Un jour que Fracan se promenait à la campagne, pour veiller sur quelques domestiques qui y travaillaient, sur ses pasteurs et sur ses troupeaux, et qu'il résistait en lui-même à l'inspiration qui le pressait de consacrer à Dieu ce cher enfant, comme il l'avait promis, le ciel se couvrit tout à coup de nuées épaisses, et Fracan fut surpris par un épouvantable orage. Il fut abattu par un coup de foudre qui lui ôta l'usage des sens, et ses serviteurs étant accourus pour le relever et le secourir, l'entendirent jeter de profonds soupirs, et dire à Dieu, comme dans une espèce d'extase : « Seigneur ! ils sont tous à vous, et je vous les consacre tous, sans en excepter aucun; non-seulement Guénolé, Seigneur, mais encore ses deux aînés, et Creirvie, leur sœur; non-seulement les enfants, mais le père et la mère aussi ».
Revenu de ce transport, et de retour en sa maison, où des pasteurs avaient porté l'épouvante, il découvrit à son épouse l'événement qui venait de le frapper, et la résolution qu'il avait prise d'aller au plus tôt offrir son fils Guénolé au saint homme Budoc, qui demeurait dans une île nommée l'île des Lauriers. Guen, qui n'avait pas moins de religion et de piété que son époux, vainquit généreusement tous les sentiments naturels qui s'opposaient à ce sacrifice; de sorte que, huit jours après, le jeune Guénolé fut conduit par son père au monastère de saint Budoc, situé dans l'île des Lauriers.
Ce nouveau disciple, quoique très-jeune encore, témoigna tant de sagesse et de piété dans les réponses qu'il fit aux demandes de Budoc, et tant de joie de se voir dans cette sainte école, que son maître en tira dès lors d'heureux augures du bien qu'il devait en attendre. Il sut en très-peu de temps toute l'Écriture sainte, car sa mémoire était heureuse, et l'on a remarqué qu'il apprit parfaitement, en un seul jour, tout l'alphabet latin. Sa ferveur à chanter les louanges de Dieu, sa charité à instruire et à soulager les pauvres, son activité à servir ses compagnons, son assiduité à l'oraison, ses veilles et ses autres mortifications le rendirent bientôt l'admiration de son supérieur même, qui ne voyait qu'avec étonnement le progrès étonnant de son disciple, dont il était d'autant plus surpris, que le don des miracles lui fut même donné.
Ce don, dans un jeune homme comme Guénolé, aurait été un sujet de tentation dangereux et délicat, si son humilité ne lui avait fait en rapporter à Dieu toute la gloire. Si l'on en croit son historien, il faisait à toute heure des miracles surprenants, témoin la vue qu'il rendit à sa sœur, et la vie à l'écuyer de son père. S'il eut quelque faiblesse à cette occasion, ce fut celle de vouloir se cacher, et de s'affliger de ce que Dieu se servait de lui pour opérer des merveilles, qui lui attiraient de l'estime et du respect, de sorte qu'il eut besoin des sages conseils de Budoc, pour se conformer, en ce point, à la volonté divine.
Il sentit un jour un désir pressant d'aller en Hibernie voir le grand saint Patrice, dans le dessein de profiter des exemples et des instructions de cet homme apostolique, dont la grande réputation se répandait partout. S'étant endormi dans la résolution d'en parler le matin à son maître, et de profiter de l'occasion de quelques marchands bretons-cambriens qui étaient alors en rade, il vit en songe un vénérable vieillard, brillant de lumière, qui lui dit « que ce n'était pas la volonté de Dieu qu'il passât en Hibernie; qu'il était ce Patrice qu'il souhaitait tant voir; et que sans faire un si long voyage, il pouvait apprendre, dans sa solitude même, le chemin de la plus haute perfection, dont un des points les plus importants était la stabilité; qu'il devait néanmoins quitter bientôt le monastère de Budoc, son maître, et aller chercher ailleurs une solitude, pour y achever de se sanctifier ».
Le saint, à son réveil, incertain si cette vision n'était qu'un songe formé par son imagination, alla trouver son maître qui, divinement instruit de ce qui lui était arrivé, l'assura d'abord que ce qu'il avait vu était une véritable révélation; qu'il devait par conséquent obéir au commandement de Patrice, et que le temps était venu où il devait travailler de son côté à la vigne du Seigneur.
Dès le lendemain, saint Budoc, qui était extrêmement âgé, lui choisit, entre tous ses disciples, onze des plus parfaits, dont il le fit le supérieur, quoiqu'il n'eût encore que vingt et un ans; et, après les avoir tendrement embrassés tous, et leur avoir donné en pleurant ses dernières instructions et sa bénédiction, il les abandonna à la divine Providence, sans savoir où il les envoyait, ni quel lieu cette Providence adorable leur avait destiné.
Passés de l'île des Lauriers sur la terre ferme, ils traversèrent toute la Domnonée, et arrivèrent enfin au bord du golfe que fait la mer à l'embouchure de la rivière d'Aven, où ayant découvert une petite île inhabitée, qu'on nomme aujourd'hui Ti-bidi, ils s'y retirèrent, et y bâtirent des huttes, pour se mettre à couvert des vents de mer, qui y sont furieux. Cette sainte communauté y passa trois ans entiers, dénuée de toutes sortes de commodités, et ne subsistant que d'herbes et de racines que les religieux cultivaient dans leur jardin, et du peu d'orge que la petite étendue de l'île leur permettait de semer. La terre, arrosée de la sueur et des larmes de ces saints, répondait assez abondamment à leur travail; mais les vents de mer y étaient si violents, et les tempêtes si fréquentes, que saint Guénolé jugea qu'il fallait transférer leur habitation de l'autre côté de la rivière ou du golfe, pour se mettre à l'abri dans le vallon où a été ensuite l'abbaye de Landevenec, à trois lieues de Brest; ce qu'il fit vers l'an 442.
La vie pénitente et solitaire que Guénolé mena dans cette nouvelle retraite, le silence qu'il gardait continuellement, ne diminuaient cependant rien de sa douceur et de son affabilité à l'égard de tout le monde; les rigueurs qu'il exerçait contre lui-même ne l'empêchaient pas de paraître toujours gai; et comme cette joie venait du fond de sa charité, elle ne nuisait en rien à sa retenue et à sa modestie. Obligeant et officieux pour tous ceux qui recouraient à lui, il s'attira l'amour et l'admiration de tout le monde. Le roi Grallon voulut le connaître; il le vit, l'entretint, et fut si charmé de sa conversation, et si pénétré de ses saintes instructions, que la férocité de son naturel se changea enfin en une douceur évangélique, car le zèle de ce prince pour la justice venait autant d'un esprit impérieux et rigide que d'un fond de droiture.
Lorsque cette vie, si précieuse devant Dieu, si chère aux disciples du saint abbé, si utile à toute la Basse-Bretagne, et si glorieuse à l'Église, fut près de finir, un ange l'avertit de se disposer à la mort, dont il lui marqua le jour et l'heure. Le saint fit part de cette nouvelle à ses religieux, et après les avoir exhortés à la patience et à la persévérance, à l'amour de Dieu, à la charité mutuelle, à l'humilité, et leur avoir donné les avis nécessaires pour l'élection de son successeur, il se revêtit de ses habits sacerdotaux, célébra la sainte messe, prit le corps et le sang de Jésus-Christ, et, ayant souhaité à ses disciples toutes sortes de bénédictions, il se tint debout devant l'autel, soutenu par deux de ses religieux, et environné des autres, qui tous ensemble chantaient avec lui des psaumes et des cantiques de louanges à Dieu. Il expira au milieu de ces cantiques sacrés, sans avoir ressenti la moindre attaque de maladie, plein de mérites et de jours, le mercredi de la première semaine de Carême, troisième jour de mars; ce qui convient à l'an 504, auquel, selon le Cycle Victorin, Pâques était le 44 avril. Saint Guénolé était âgé d'environ quatre-vingt-cinq ans, ce qui était un grand âge pour un homme qui, depuis sa plus tendre jeunesse, n'avait pensé à conserver sa vie que pour prolonger sa pénitence et ses austérités.
On le représente : 1° priant, tandis qu'une flotte de forbans s'avance, ou bien tandis que des troupes en viennent aux mains. Il avait prédit aux Bretons une descente de pirates : après le débarquement, ses prières obtinrent la défaite des envahisseurs; — 2° emporté de l'autel sur les bras de ses disciples après sa mort; — 3° traversant, à pied sec, la mer entre l'île de Seyne et le continent armoricain; — 4° sous le costume d'ermite prêchant à des voleurs qui s'étaient introduits dans le grenier de ses moines et qu'il convertit au point de les amener à se faire religieux; — 5° on lui donne aussi pour attribut une oie sauvage, pour rappeler l'étrange miracle suivant : sa jeune sœur courant après des oies sauvages, un de ces oiseaux lui arrache un œil et l'avala. Le Saint éventra la bête pour retrouver l'œil et le remit en place. La légende ajoute que ni l'oiseau ni la sœur de saint Guénolé ne se trouvèrent plus mal du double accident; — 6° d'anciennes peintures, qui sans doute n'existent plus, le représentaient encore tenant de la main gauche la crosse abbatiale, et de la main droite une clochette qui a été longtemps populaire : au-dessous de cette clochette, on voyait des poissons dont la tête émergeant de l'eau, semblait indiquer que ces créatures obéissaient à l'appel du saint homme.
Saint Guénolé est spécialement honoré à Concarneau, à Landevenec et au Croisic, en Bretagne, et à Montreuil-sur-Mer, en Picardie.
## RELIQUES DE SAINT GUÉNOLÉ. — SES DISCIPLES.
Son corps, inhumé dans l'église de son abbaye, bâtie pour lors au lieu qu'on a appelé depuis le Pénity, et où était la maison abbatiale, fut depuis transféré, le 28 avril, dans l'église qui a subsisté jusqu'à nos jours. Les reliques de saint Guénolé, disséminées à l'époque des invasions normandes dans diverses églises du nord de la France et de la Belgique, ont partout procuré par de nombreux miracles un grand renom de sainteté à l'illustre abbé de Landevenec. Une partie de ces reliques fut longtemps conservée à Montreuil-sur-Mer où une église lui fut dédiée sous le nom de Saint-Waloy.
Son tombeau se voyait encore dans l'église de Landevenec, au commencement du XIXe siècle ; mais il a été détruit, et l'église elle-même n'offre plus que des ruines.
Dans les litanies anglaises de la fin du VIIe siècle, que le Père Mabillon a publiées, le nom de saint Guénolé se distingue parmi ceux des autres Saints qui y sont invoqués.
Le père et la mère de saint Guénolé, dont on ne sait rien de plus que ce que nous en avons dit, sont reconnus pour Saints en Bretagne ; Fracan, son père, était autrefois patron de la paroisse de Plou-Fragan, dans le diocèse de Saint-Brieuc, de laquelle on dit qu'il a été seigneur ; et Guen, mère de saint Guénolé, qu'on nomme communément sainte Blanche, est également honorée d'un culte public. Il y a, dans le diocèse de Quimper, une paroisse de son nom, qui portait jadis celui de Léon, elle est appelée Ploc-Guen, et une autre du même diocèse, nommée Saint-Frégan.
Les deux frères de saint Guénolé sont aussi dans les calendriers liturgiques des Bretons : saint Jacot ou Jacques, au 5 février ou au 3 mars ; saint Guethenoc, au 5 novembre, et tous deux ensemble au 5 juillet. On n'en peut presque rien dire, parce qu'on ne connaît pas de détails sur leur vie.
La fête de saint Guénolé est marquée à douze leçons dans l'ancien Bréviaire de Saint-Méon, et à trois dans celui de Saint-Brieuc, le 3 de mars. À Château-du-Loir, il y avait un prieuré dépendant de Marmoutier, qui portait le nom de Saint-Guingueloé. Le diocèse de Quimper avait une église succursale qui portait le nom de Saint-Guénolé, et une paroisse du même diocèse s'appelle Loc-Guénolé. L'église de Quimper honore maintenant ce Saint le 28 avril, jour de la translation de ses reliques. Sa fête, rétablie dans le diocèse de Saint-Brieuc par M. de Bellescize, en 1782, a été supprimée par M. Caffarelli, son successeur, quoiqu'il y eût de fortes raisons pour honorer un Saint si célèbre et né dans le pays.
Voici les principaux disciples de saint Guénolé :
Saint Guenhac, son successeur.
Saint Bioc. Les Mémoires de Landevenec n'en disent autre chose, sinon qu'il était prêtre lorsqu'il se fit religieux en ce monastère, et qu'il rendit depuis la vie à sa mère, en jetant sur son corps de l'eau que saint Guénolé avait bénite.
Saint Idunet ou Yonnet, qui vient dans une grotte de la montagne appelée en ce temps-là Nîs.
Il pourrait bien être le même que saint Guethenoc, frère de saint Guénolé ; ce que l'on ne dit que par conjecture. Cette conjecture est fondée sur ces paroles du cartulaire de l'abbaye de Landevenec : « Saint Guénolé alla voir son frère saint Ediunet ». Car, quoiqu'on puisse entendre, par ce mot de frère, un frère en Jésus-Christ, il semble plus juste ici d'entendre un frère selon la chair ; et le nom d'Ediunet n'est point si éloigné de celui de Guethenoc, que plusieurs autres noms, qui ne sont pourtant que d'une même personne, sont différents les uns des autres. Ce qui est certain, c'est qu'il est plus ancien que saint Ethbin, que l'on a pourtant voulu confondre avec lui. Saint Idunet est patron de Pluzunet, paroisse de l'ancien diocèse de Tréguier, aujourd'hui de celui de Saint-Brieuc. On y célèbre sa fête le cinquième dimanche après Pâques.
Saint Balay ou Walay et saint Martin sont, dans le cartulaire de Landevenec, qualifiés du titre de disciples de saint Guénolé. Ils se retirèrent, avec la permission de leur abbé, pour vivre dans la solitude de Ploërmellac auprès du Faou ; avant leur profession ils étaient seigneurs de Ros-Meur et de Ros-Madeuc. Le premier avait une chapelle et une fontaine de son nom près de la maison abbatiale ; et il est probable que c'est aussi son nom que portent les paroisses de Plou-Balai et de Lan-Valai, dans l'ancien diocèse de Saint-Malo, et dont le corps était à Montreuil-sur-Mer.
Saint Del, qui demeurait au lieu qu'on appelle à cause de lui Loc-Tal ou Loc-Dai, près de Châteaulin.
Saint Ratian ou Ratian, qui demeurait au lieu nommé Plé-Turch, et dont il est dit, dans le cartulaire de Landevenec, qu'il préserva par ses prières les voisins de son ermitage, de la maladie contagieuse qui affligeait toute la province.
Saint Winone, saint Gezien, saint Winwoud, saint Harnul, saint Petran et saint Berthwald sont tous mentionnés dans le même cartulaire, et l'on faisait autrefois mémoire de la plupart d'entre eux dans l'office propre du monastère, quoiqu'ils soient presque tous inconnus ailleurs.
On ne pense pas cependant qu'il soit nécessaire de dire que tous ces Saints de Landevenec aient vécu du temps de saint Guénolé, quoique le cartulaire de son abbaye l'insinue ; et la raison qu'on a d'en douter, c'est qu'on voit qu'il parle de la même manière de saint Morbret, qui a été contemporain d'Even, surnommé le Grand, comte de Léon, postérieur de plusieurs siècles au Saint, fondateur de l'abbaye.
Quant à saint Conocan, qui unit et associa un monastère qu'il avait construit à celui de Landevenec, dont il voulut même qu'il dépendît, et céda à saint Guénolé toutes les terres que le roi Childebert lui avait données, il n'y a pas de doute qu'il ne vécut du temps de saint Guénolé même, et n'ait été aussi ancien que saint Conocan ou Conogan, évêque de Quimper, si ce n'est lui-même.
Saints de Bretagne, par Dom Lobineau; le Père Cahier et les Acta Sanctorum.
Événements marquants
- Naissance vers 418 à Plou-Fragan
- Éducation au monastère de l'île des Lauriers sous saint Budoc
- Vision de saint Patrice lui interdisant le voyage en Hibernie
- Fondation d'une communauté sur l'île de Ti-bidi
- Fondation de l'abbaye de Landevenec vers 442
- Conversion du roi Grallon
- Mort debout devant l'autel en 504
Miracles
- Guérison de l'œil de sa sœur Creirvie après qu'une oie l'eut avalé
- Résurrection de l'écuyer de son père
- Traversée de la mer à pied sec entre l'île de Sein et le continent
- Apprentissage de l'alphabet latin en un seul jour
- Obtention de la défaite de pirates par la prière
Citations
Seigneur ! ils sont tous à vous, et je vous les consacre tous, sans en excepter aucun