Bienheureux Davanzato

Prêtre du Tiers Ordre de Saint-François

Fête : 7 juillet 13ᵉ siècle • bienheureux

Résumé

Prêtre toscan du XIIIe siècle et membre du Tiers Ordre franciscain, Davanzato se distingua par sa charité héroïque envers les pauvres à Barberino. Sa vie fut marquée par de nombreux miracles, notamment la multiplication des vivres et des extases mystiques. Il mourut en 1295 au son d'une musique céleste.

Biographie

LE B. DAVANZATO, PRÊTRE,

DU TIERS ORDRE DE SAINT-FRANÇOIS (1295).

Ce saint prêtre naquit vers l'an 1290 à Semifonte, près de Florence, en Toscane. Son enfance fut remarquable par les vertus d'obéissance, de résignation et de persévérance qui brillèrent de bonne heure en lui. Il aimait à fréquenter les églises et à s'isoler dans la méditation, tandis que ses compagnons se livraient aux jeux les plus bruyants.

Sa dévotion particulière à saint François lui fit prendre encore très-jeune l'habit du Tiers Ordre. Nommé à la cure de Barberino, il se donna tout entier au salut des âmes qui lui étaient confiées, prêchant et enseignant sans relâche l'amour de Dieu et le mépris des choses de la terre. Il habitait une humble maison où il passait dans la prière tout le temps qu'il ne consacrait pas aux fidèles. Cette ferveur dans la prière, le recueillement qu'il montrait pendant le sacrifice de la messe, prouvaient bien qu'il savait mettre en pratique les saints enseignements qu'il donnait.

Sa charité devenait chaque jour plus grande, il visitait les malades non-seulement dans sa cure, mais encore dans les paroisses voisines ; les pauvres pèlerins trouvaient chez lui un asile, il leur offrait son propre lit pendant qu'il couchait lui-même sur la terre nue. Tous les revenus de son église, il les consacrait aux pauvres. On le voyait souvent, à l'heure de midi, leur distribuer le repas qui lui était préparé, ne se réservant que l'eau et le pain, ce qui était d'ailleurs sa nourriture habituelle.

Dieu, en retour, le comblait de ses faveurs, ainsi que le prouvent les nombreux miracles qu'il fit pendant sa vie. Un jeune homme qu'il avait élevé à l'école de ses hautes vertus lui servait de compagnon, il le chargeait de distribuer aux pauvres son vin et son beurre et, quoiqu'il le fît souvent, le tonneau de vin était toujours plein et le beurre ne diminuait pas ; le Père Davanzato ne s'en étonnait pas et se souvenait de cette parole du Seigneur : « Donnez, et je vous le rendrai ».

Les prêtres voisins qui venaient dire l'office dans son église restaient quelquefois à dîner avec lui. Un jour qu'il avait envoyé son compagnon puiser de l'eau à une fontaine voisine, ses convives furent surpris de voir cette eau se changer en vin ; ils se jetèrent à ses genoux, et, reconnaissant en lui l'élu du Seigneur, lui demandèrent ses prières.

Parvenu à un âge avancé, il voyait souvent le ciel s'entrouvrir devant lui. Quelques mois avant sa mort, il entendit le chant des anges. Un jour qu'il était dans son église avec son compagnon, lisant les litanies des saints, il s'arrêta tout à coup, les yeux fixés au ciel dans une sainte extase : « Je les entends, mon fils », s'écria-t-il ; et, comme l'autre n'entendait rien, il lui prit la main et lui demanda s'il entendait maintenant, et le jeune homme entendit une harmonie céleste qui remplissait la nef sonore de l'église ; mais, lorsqu'il eut quitté la main du Père Davanzato, il n'entendit plus rien. Cependant le saint religieux désirait avec ferveur que son âme s'affranchît enfin de sa prison corporelle pour s'envoler vers la patrie céleste. Il sentit, à l'approche de sa dernière maladie, que ses vœux allaient être exaucés. Entouré de ses fidèles désolés, il leur donna sa bénédiction : « Mon cœur est prêt, Seigneur », disait-il les regards tournés vers le ciel, « je remets mon âme entre vos mains », et, en achevant ces derniers mots, il expira le 7 juillet 1295. En ce moment les anges firent entendre des chants d'allégresse, et une musique divine vint retentir aux oreilles étonnées des assistants.

Le don des miracles lui fut conservé après sa mort. Un jeune porteur d'eau, qui s'était gravement blessé en tombant de sa mule, fut porté sur la tombe du Père Davanzato et miraculeusement guéri. Plusieurs autres malades furent encore guéris spontanément en touchant ses reliques. Sa fête est célébrée chaque année à Barberino avec une grande pompe. Un autel de son église lui est spécialement dédié, et à certains jours de l'année on y expose ses reliques qui opèrent toujours d'éclatants miracles.

Palmier Séraphique.

Aline : Avanzato et Neavanzato.

VIES DES SAINTS. — TOME VII. 8 JUILLET.

Événements marquants

  • Naissance à Semifonte vers 1290
  • Prise d'habit du Tiers Ordre de Saint-François
  • Nomination à la cure de Barberino
  • Vie de charité et de prière
  • Extase mystique et audition de chants angéliques
  • Mort le 7 juillet 1295

Miracles

  • Multiplication du vin et du beurre distribués aux pauvres
  • Changement de l'eau en vin devant d'autres prêtres
  • Audition de chants angéliques partagée avec son compagnon par contact physique
  • Guérison d'un jeune porteur d'eau blessé sur sa tombe

Citations

Donnez, et je vous le rendrai

— Parole du Seigneur citée par l'auteur

Mon cœur est prêt, Seigneur, je remets mon âme entre vos mains

— Dernières paroles de Davanzato

Date de fête

7 juillet

Époque

13ᵉ siècle

Décès

7 juillet 1295 (naturelle)

Patron(ne) de

Invoqué(e) pour

guérison des blessures, malades

Autres formes du nom

  • Avanzato (fr)
  • Neavanzato (fr)

Prénoms dérivés

Davanzato