Saint Austinde de Bordeaux

Archevêque d'Auch et Confesseur

Fête : 25 septembre 11ᵉ siècle • saint

Résumé

Né à Bordeaux, Austinde devint archevêque d'Auch au XIe siècle après avoir été abbé de Saint-Orens. Grand réformateur, il lutta contre l'inféodation des églises par les seigneurs gascons et restaura la discipline ecclésiastique. Il fit reconstruire la cathédrale Sainte-Marie d'Auch et mourut en 1068 après une vie dédiée à la défense des droits de l'Église.

Biographie

SAINT AUSTINDE DE BORDEAUX,

ARCHEVÊQUE D'AUCH ET CONFESSEUR.

*Recueil provincial. Anaclam* *Et ampliasti Ecclesiam.*

Glorieusement assis sur le siège de la métropole d'Auch, vous avez dû agrandir votre Église et faire rentrer dans leurs droits celles de votre province. *Hymne de saint Austinde.*

Saint Austinde naquit à Bordeaux. Prévenu de bonne heure des grâces du ciel, il n'apprit à connaître le monde que pour le craindre ou le mépriser, et afin de mettre sa jeunesse et son inexpérience plus à l'abri des pièges de l'esprit tentateur, il se hâta de s'enrôler parmi le clergé de sa ville natale. La première fois que les annales de l'Église d'Auch mentionnent son nom, elles nous le montrent dans une cérémonie religieuse, présidée dans cette cité par l'archevêque Raymond Coppa.

Auch n'avait eu jusque-là qu'un cimetière. C'était toujours le même qu'avaient établi les premiers chrétiens autour de l'église de Saint-Jean. Quand saint Orens, imitant ses prédécesseurs, et imité à son tour par les évêques qui lui succédèrent, y eut choisi sa sépulture, on aima plus que jamais à reposer près de cendres aussi vénérées ; et plus d'une fois sans doute la piété des fidèles se montra généreuse, et paya largement l'hospitalité qu'elle venait demander. Tant qu'il n'y eut dans la cité qu'une église paroissiale, cet usage se maintint sans difficulté. Mais, après le partage de la ville entre Sainte-Marie et Saint-Orens, il devait en être autrement. L'établissement d'un nouveau service religieux, en créant deux administrations différentes et presque des intérêts opposés, devait naturellement amener la création d'un second cimetière. Plusieurs archevêques l'avaient compris ; mais, soit timidité, soit faiblesse, ils avaient tous reculé devant les oppositions que cette mesure ne pouvait manquer de faire naître. Raymond Coppa, plus ferme et plus courageux, résolut de l'exécuter. Il choisit un local dans l'intérieur de la ville, aux portes même de la métropole ; et sans s'arrêter ni aux clameurs, ni aux protestations des moines de Saint-Orens, adversaires déclarés du projet, il bénit solennellement le local choisi, l'enrichit d'indulgences et y établit le nouveau cimetière. L'acte de cet établissement porte la date du 4 novembre 1045. Parmi les trois ou quatre souscriptions dont il est revêtu, on y lit celle de saint Austinde, qui y prend la qualité de clerc de l'Église de Bordeaux.

25 SEPTEMBRE.

Malgré cette adhésion donnée publiquement à la tentative de Coppa, lorsque le jeune clerc voulut se dérober entièrement aux espérances du siècle et embrasser une vie plus parfaite, il ne balança pas à se retirer parmi les moines de Saint-Orens, que sa conduite avait dû singulièrement indisposer, et, chose étonnante, c'est lui que ceux-ci choisirent pour le mettre à leur tête, après deux ou trois ans de noviciat. La vie du nouvel abbé devait présenter une autre singularité plus grande que la précédente. L'archevêque d'Auch étant mort sur ces entrefaites, le chapitre de Sainte-Marie, en lutte ouverte avec les moines de Saint-Orens, plaça leur supérieur sur le siège métropolitain (1041). Certes, il fallait un mérite bien rare et bien reconnu pour triompher ainsi des préventions les plus légitimes et conquérir si vite des suffrages si opposés.

Ses premiers actes annoncèrent ce qu'on devait attendre de son épiscopat. Fort de son droit et sourd à toutes les considérations d'une vaine prudence, il reprit l'œuvre de son prédécesseur, que le Saint-Siège, trompé par les moines, avait cassée, et en dépit d'une bulle dont il soupçonnait la nullité, constatée plus tard, il rouvrit le cimetière de Sainte-Marie et y ordonna des inhumations. Son ancienne communauté se récria aussitôt et députa deux de ses membres à Rome. Le Prélat les y suivit ; mais avant de s'éloigner, répandant son âme devant l'autel de la Vierge et prosterné aux pieds de son image, il conjura le ciel de défendre sa cause et de traverser les desseins de ses adversaires. Ses vœux furent exaucés. Les députés de Saint-Orens moururent en route, et lui-même n'eut point de peine à justifier ses prétentions aux yeux du souverain Pontife, et à en obtenir une sentence favorable qui, toutefois, ne fut point promulguée. Les droits de l'Archevêque parurent sans doute si évidents, que cette formalité fut jugée inutile.

La mince possession d'un cimetière n'aurait pas suffi pour arracher Austinde à son troupeau et le conduire au-delà des Alpes. Des intérêts plus graves l'avaient appelé à Rome. Il lui fallait l'appui du Pape pour exécuter une réforme qu'il méditait. Deux siècles auparavant, quand la Gascogne n'était qu'un monceau de ruines, un comte Gombaud s'était fait donner l'onction sainte et avait réuni dans ses mains l'administration des évêchés de Bazas, d'Aire, de Dax, d'Oléron, de Bayonne, de Lescar et peut-être même de Lectoure. Ce qui fut aux jours de la désolation se perpétua quand les temps furent devenus meilleurs. La religion gémissait de voir les Canons violés, et la société en souffrait encore plus que la religion. L'Église alors, par son esprit, par ses principes, par sa constitution, était à peu près la seule providence des serfs, qui couvraient le sol ; car, tout ce qu'il y avait auparavant d'hommes libres, d'anciens propriétaires de petits manoirs, d'habitants attachés à la patrie par le sentiment de la possession, avait complètement disparu. Le manque absolu de garanties sociales avait rendu la situation intolérable. Le peuple n'existait point encore. Le sacerdoce devait le faire naître plus tard et l'élever sous sa tutelle bienfaisante. Dans ces circonstances, augmenter le nombre des pasteurs, c'était multiplier les garanties du faible, du pauvre, de tout ce qui souffrait.

Austinde obtint la déposition de Raymond le Vieux qui, au milieu du XIe siècle, possédait autant de sièges qu'en occupait Gombaud dans le IXe, et prenait ordinairement comme lui le titre d'évêque de la Gascogne. Le grand coup était frappé ; l'ordre ne tarda pas à se rétablir. Raymond, neveu de l'évêque déposé, connu dans l'histoire sous le nom de Raymond le Jeune, pour le distinguer de son oncle, retint les évêchés de Bazas,

Dax et de Bayonne ; mais bientôt il abandonna les deux derniers et ne garda que celui de Bazas. La province ecclésiastique de la Gascogne se trouva ainsi, grâce au zèle et à l'activité d'Austinde, reconstituée comme elle l'était avant que l'invasion des Sarrasins d'Espagne et la longue lutte de Charles Martel, de Pépin le Bref et de Charlemagne contre le duc Eudes et ses descendants, eussent porté le trouble et la désolation dans son sein. Ce premier but atteint, Austinde réunit à Jacca, en Espagne, un concile qu'il présida et où il parut avec ses suffragants Héraclius de Tarbes, Etienne d'Oléron et Jean de Lectoure. Là aussi il s'occupa de restauration ; car tous les décrets qu'on y porta regardaient le rétablissement de la discipline ecclésiastique et des rites sacrés.

Mais c'est surtout contre les seigneurs que saint Austinde était appelé à lutter ; car c'est surtout chez eux qu'il devait trouver une résistance opiniâtre. Ils avaient fait irruption dans le sanctuaire au milieu des perturbations publiques, et s'étayant du temps et de la possession qui avaient sanctionné leurs envahissements, ils prétendaient les garder. Au commencement de son pontificat, le zèle de l'archevêque avait néanmoins trouvé quelques sympathies dans Guillaume Astanove, comte de Fezensac. L'église de Sainte-Marie était fort exiguë et assez mal bâtie. Austinde la fit reconstruire sur un plan plus vaste et plus digne d'une métropole. Guillaume Astanove l'aida dans son entreprise, mit au service de cette œuvre son or, ses ouvriers et son autorité, et quand l'édifice fut achevé, il donna à la nouvelle église tout le terrain qu'il possédait dans le voisinage, et qui touchait d'un côté à la basilique, et de l'autre à son château. Le comte et l'archevêque s'associèrent encore pour agrandir la maison canoniale devenue insuffisante, depuis que les chanoines avaient adopté la vie de communauté, ce qui s'était fait sous un des pontificats précédents. Enfin Guillaume Astanove soutint le prélat dans ses prétentions contre les moines de Saint-Orens ; mais il mourut bientôt après, et son fils Aymeric II n'hérita pas de ses sentiments.

Bernard Tumapaler, comte d'Armagnac, alors suzerain de toute la Gascogne, jaloux de son autorité comme le sont presque toujours les esprits faibles, était surtout prévenu contre Austinde. D'autres seigneurs, et en grand nombre, partageaient la jalousie de Bernard et sa haine pour le métropolitain d'Auch. Il est bon de se souvenir qu'à la suite des malheurs de tous genres qui avaient pesé très-longtemps sur la Gascogne, les seigneurs s'étaient emparés, non-seulement des biens du clergé, mais encore de la plupart des églises qu'ils faisaient desservir par quelques clercs affamés à qui ils jetaient une maigre part de leurs revenus. On comprend dès lors la situation respective du métropolitain d'Auch, résolu à rendre à leur destination respective les églises et leurs biens inféodés, et des seigneurs parvenus, obstinés à conserver les richesses dont une injuste spoliation les avait rendus maîtres. L'archevêque invoqua les Canons ; il pria, exhorta, pressa. Quelques seigneurs écoutèrent sa voix. Le plus grand nombre se montrèrent sourds. Austinde n'était pas homme à s'arrêter dans l'accomplissement d'un devoir reconnu. Voyant ses exhortations dédaignées, il menaça du glaive que l'Église avait déposé dans ses mains. Il y avait du courage dans une pareille menace. Les coupables étaient nombreux, et à leur tête se faisaient remarquer par leur résistance trois comtes, que l'histoire ne désigne pas, mais qui ne sont autres, très-vraisemblablement, que les comtes de Fezensac, d'Armagnac et d'Astarac, les plus puissants de la contrée.

VIES DES SAINTS. — TOME XI.

25 SEPTEMBRE.

Les esprits s'échauffaient : la rapacité alarmée faisait entendre ses vociférations. Loin de craindre et de mollir, Austinde lança la foudre et frappa d'excommunication les coupables, quel que fût leur rang, et soumit leurs églises à l'interdit. A ce coup, les passions ne connurent plus de bornes. Les jours du courageux Pontife étaient en danger ; pourquoi n'aurait-il pas épargné au caractère sacré dont il était revêtu des outrages gratuits et peut-être même un dernier crime à des ouailles que leur égarement ne rendait que plus chères à son cœur ? Il s'éloigna, emportant avec quelques haines violentes de nombreux et bien vifs regrets, et alla attendre sur la terre étrangère que l'orage se dissipât ; il se retira auprès du célèbre Gervaise, archevêque de Reims, qui le retint deux ans entiers près de lui.

Cependant le souvenir de ses vertus vivait parmi son troupeau : son zèle et sa fermeté, ces deux qualités qui frappent toujours les masses, leur prêtaient un nouvel éclat. L'interdit surtout, alors observé sévèrement, pesait à la foi des populations. On s'alarmait d'être si longtemps privé des cérémonies du culte et presque des bienfaits de la religion. On murmurait contre une obstination provoquée par la cupidité et l'orgueil, et dans un temps de rudesse et d'emportement, les menaces se traduisaient facilement en actes. Force fut donc aux coupables de plier devant la réprobation générale et de promettre la restitution demandée.

Les habitants d'Auch députèrent aussitôt vers le prélat quelques-uns de leurs principaux concitoyens pour en porter à l'archevêque l'heureuse nouvelle, et solliciter son retour. Ravi d'un changement qui comblait tous ses vœux, Austinde ne tarda pas à quitter Reims et à reprendre le chemin de son diocèse. Sur sa route, il entra à Paris où il s'arrêta quelques jours. De Paris, il se dirigea vers la Provence, visita Rimbaud ou Rajambaud, archevêque d'Arles, et assista à la consécration de l'église de Tritis, faite par ce prélat. Il consacra lui-même celle du prieuré de Saint-Zacharie, dépendant de Saint-Victor de Marseille. L'acte dressé à cette occasion et revêtu de sa signature, fut conservé jusqu'en 1793. Enfin, après une si longue absence, il rentra dans sa métropole au milieu de l'allégresse générale. Les cœurs étaient changés. Austinde crut pouvoir constater solennellement sa victoire ou plutôt consacrer irrévocablement ses droits. Il profita du passage dans la Gascogne du cardinal Hugues le Blanc, légat du Saint-Siège en Espagne, et assembla à Auch un concile qu'il présida conjointement avec le légat, et auquel assistèrent non-seulement tous ses suffragants, mais encore les abbés, et même les principaux seigneurs de la Gascogne. Il y fut statué que toutes les Églises situées dans les limites de la Gascogne payeraient à leurs sièges respectifs le quart des dîmes, ce qui ne se pratiquait point jusque-là. Le concile acheva de vaincre toutes les résistances. La loi qu'il fit passa dans la pratique générale ; elle s'exécutait encore en 1790.

Cette œuvre couronna la vie de l'illustre Prélat. Dieu ne l'avait appelé sur la chaire de la métropole que pour qu'il fît rentrer les églises de sa province dans leurs droits. Cette mission remplie, il tomba malade vers la fin du concile, et peu de jours après il s'endormit paisiblement dans le Seigneur, le 25 juillet 1068, quoique sa fête ait été transférée au 25 septembre, sans qu'on puisse en assigner la cause d'une manière très-certaine.

## CULTE ET RELIQUES.

Saint Austinde fut enseveli dans l'ancienne basilique de Saint-Jean, à côté de ses deux saints prédécesseurs, saint Taurin et saint Léothade. La plupart des évêques et des abbés qui étaient venus

SAINT DÉFENDANT, MARTYR. 403

au Concile dont nous avons parlé, et que la maladie du métropolitain avait retenus à Auch, voulurent assister à ses funérailles et payer ainsi un dernier tribut d'hommage à sa piété, et de reconnaissance à son zèle.

A une époque que l'on ne saurait plus fixer au juste de nos jours, les corps de ces trois saints évêques furent portés dans l'église de Sainte-Marie. Lorsque les cryptes de l'église métropolitaine actuelle furent terminées, on les y descendit, et chacun d'eux eut son sarcophage, sa chapelle et son autel. En 1810, le vénérable Léonard Destrappes, archevêque d'Auch, les visita et leur fit rendre les honneurs qui leur étaient dus ; on scella de nouveau les tombes, après toutefois y avoir déposé le procès-verbal de cette invention ou reconnaissance, écrit sur un parchemin roulé à la façon des anciens volumes, pour servir de monument à la postérité.

On arriva ainsi à la grande tourmente de 1783. Alors l'impiété s'abattit sur la métropole et la dépouilla des vases sacrés, des ornements pontificaux ou sacerdotaux, des reliquaires en argent ou en vermeil, de tous les objets qui présentaient à l'œil l'apparence de quelque valeur appréciable en numéraire ; mais elle lui abandonna un trésor plus précieux, la presque totalité de ses grandes reliques. La vérification en a été faite les 20, 21 et 22 janvier 1857 par ordre et sous les yeux de Mgr de Salinis. Voici l'invention des reliques de saint Austinde, d'après cette récente vérification : 1° Mâchoire inférieure entière, mais fracturée ; 2° deux omoplates ; 3° deux clavicules ; 4° vingt côtes ou fragments de côtes ; 5° le sternum ; 6° vingt vertèbres ; 7° les deux humérus, les deux cubitus, les deux radius ; 8° les deux os des îles et le sacrum ; 9° les deux fémurs, les deux rotules, les deux tibius, les deux péronés ; 10° un calcaneum, les deux astragales ; 11° deux os du tarse et deux du métatarse ; — 12° deux vases de ceinture.

Extrait des Vies des Saints évêques de la métropole d'Auch, par J.-J. Monlezun, chanoine d'Auch et du Puy. — Auch, 1857.

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SAINT DÉFENDANT, MARTYR, AU DIOCÈSE DE MARSEILLE (290).

Saint Maurice et ses généreux compagnons, les soldats de l'illustre légion thébéenne, étaient tombés, le 22 septembre 286, sous le fer du bourreau, donnant au monde entier un spectacle magnifique de l'héroïsme chrétien. Quelques légionnaires cependant avaient échappé au massacre général : Dieu les réservait à un martyre prochain. Défendant était de ce nombre. Il traversait le Rhône avec quelques compagnons fidèles, lorsque les espions du sanguinaire Maximien les surprirent. Le dialogue suivant s'échangea entre les bourreaux et les victimes : « N'êtes-vous pas de la compagnie de ces infâmes dont les édits de l'empereur ont fait justice il y a quatre ans ? » — « Nous sommes de cette compagnie ; mais nos frères ne sont pas des infâmes ; ce terme ne peut s'appliquer qu'à vous et à votre empereur » — « Osez-vous bien mépriser ainsi l'auguste Maximien et ses envoyés ! » — « Nous méprisons ses menaces, son impiété, sa cruauté » — « Savez-vous que nous pouvons vous faire payer de votre tête vos blasphèmes ? » — « Voilà notre tête, frappez, puissions-nous mourir pour Jésus-Christ et aller rejoindre nos frères ! » Et leurs têtes roulèrent sur le sol.

Défendant et ses compagnons furent ensevelis par Théodore, évêque de Marseille : une église fut dédiée sous leur invocation. Leur culte se répandit bientôt en Italie : beaucoup de villes les prirent pour leurs patrons et leur érigèrent des autels. Citons Chivasso, sur le Pô, au diocèse de Turin ; Calvi, dans la Terre-de-Labour ; et Novare, dans les anciens États sardes. L'église des Ermites de Calvi possède une partie de leurs reliques. Un fait miraculeux, rapporté par les Dollandistes, va nous montrer, avec la puissance de saint Défendant, le respect dont on entourait autrefois le jour de sa fête. Un villageois du diocèse de Calvi, au lieu d'assister à la messe de la fête patronale de son humeur, s'occupait chez lui à faire cuire de petits oiseaux qu'il avait pris à la chasse. Tout à coup ils recouvrent la vie et prennent leur essor, pendant que le chasseur, qui avait cru pouvoir se dispenser de son devoir, perd la vue : il ne la recouvra qu'après avoir fait pénitence de sa faute et invoqué, devant l'autel de saint Défendant, l'intercession du serviteur de Dieu.

Acta Sanctorum, 2 janvier, traduction nouvelle.

25 SEPTEMBRE.

Événements marquants

  • Entrée dans le clergé de Bordeaux
  • Souscription à l'acte de création du cimetière de Sainte-Marie en 1045
  • Élection comme abbé de Saint-Orens
  • Élévation au siège métropolitain d'Auch en 1041
  • Voyage à Rome pour défendre les droits du cimetière et réformer l'Église de Gascogne
  • Présidence du concile de Jacca en Espagne
  • Reconstruction de la cathédrale Sainte-Marie d'Auch
  • Exil de deux ans à Reims auprès de l'archevêque Gervaise
  • Présidence du concile d'Auch avec le légat Hugues le Blanc

Citations

Anaclam Et ampliasti Ecclesiam.

— Hymne de saint Austinde