Saint Hyacinthe d'Amastris

Martyr

Fête : 17 juillet 4ᵉ siècle • saint

Résumé

Noble chrétien d'Amastris au IVe siècle, Hyacinthe s'opposa courageusement au culte idolâtre d'un arbre sacré vénéré dans sa ville. Après avoir abattu l'arbre pour démontrer l'impuissance des idoles, il fut arrêté par la foule, torturé et mourut en prison pour sa foi.

Biographie

SAINT HYACINTHE, MARTYR A AMASTRIS

IVe siècle.

*Ut gratum adorem floris Hyacinthi, tuum sic, Christe, Hyacinthum accipe.*

Ouvre-toi, et reçois dans ton soin le bienheureux Hyacinthe, comme le parfum embaumé de la fleur dont il porte le nom.

Acta Sanctorum.

Saint Hyacinthe naquit à Amastris (aujourd'hui Amastreh), ville maritime de Paphlagonie, sur le bord du Pont-Euxin. Ses parents étaient nobles : son père s'appelait Théoclite et sa mère Léonille. Il y avait alors fort peu de chrétiens à Amastris, où se faisait presque tout le commerce du Nord avec l'Asie-Mineure et où abordaient toutes sortes d'étrangers qui n'avaient guère d'autres divinités que leurs intérêts et leurs passions. Cependant les parents d'Hyacinthe, qui avaient le bonheur d'être du petit nombre des fidèles, eurent soin de l'élever dans la foi et la piété chrétienne, vertus qui prirent en lui les plus grands accroissements à mesure qu'il avançait en âge. Fortifié par la grâce de Jésus-Christ, il paraissait au milieu des idolâtres de son pays comme une fleur environnée d'épines ; et sans se laisser corrompre au mauvais air du siècle, il répandait sur les autres la bonne odeur de ses vertus et s'attirait l'estime et l'affection même de ceux qui ne vivaient pas comme lui. Cependant l'intérêt qu'il prenait à la gloire de Dieu et au salut des hommes lui rendit suspect le calme où il vivait ; ce n'était pas sans douleur qu'il voyait l'aveuglement de ses concitoyens, et animé par son zèle, il visa aux moyens de les tirer de l'abîme où ils étaient plongés.

Tout près de la ville d'Amastris, il y avait un arbre qui, par sa beauté, sa grandeur et son ancienneté, donnait lieu à ces idolâtres de croire qu'il renfermait en lui quelque puissante divinité. On ne se contentait pas des marques ordinaires de la vénération que les païens avaient pour les vieux chênes ou pour les autres arbres, qu'ils disaient consacrés à quelques-uns de leurs dieux ; on lui avait encore institué des sacrifices réglés et un collège de prêtres uniquement occupés de son culte. Hyacinthe qui, par sa droiture, avait acquis du crédit dans le pays, entreprit de détromper ces malheureux et commença par instruire quelques particuliers de la vérité de la religion chrétienne. Ces premiers succès lui firent espérer de réussir encore à faire connaître à la multitude des peuples idolâtres les erreurs du paganisme. Il leur fit plusieurs discours pour les convaincre de la fausseté de leurs idoles et pour leur démontrer que si le soleil, les astres, les hommes les plus parfaits et les anges même, ne pouvaient s'attribuer un culte divin, il était encore bien plus irraisonnable de le rendre à un arbre ; alors il chercha à les persuader de l'unité de Dieu et à leur faire sentir le bienfait de la rédemption par Jésus-Christ.

Hyacinthe, voyant que ses sermons n'avaient pas l'effet qu'il en devait attendre, prit la courageuse résolution, assisté de quelques chrétiens, d'abattre l'arbre de la superstition, ce qu'il exécuta aussitôt qu'il trouva un moment propice. Quelle fut la surprise et l'étonnement des prêtres idolâtres lorsque, le lendemain, ils trouvèrent leur arbre renversé ! Leurs soupçons tombèrent de suite sur Hyacinthe ; ils remplirent la ville de ce bruit et soulevèrent la populace contre le Saint. Une troupe de furieux armés de hallebardes et de bâtons fondirent sur sa demeure, en criant qu'il fallait assommer l'ennemi de leurs dieux. Ils l'arrachèrent de chez lui avec violence, le traînèrent par les cheveux dans les rues, le chargèrent d'injures et de malédictions, et le conduisirent devant le tribunal du gouverneur de la ville, où il fut accusé non-seulement d'impiété envers leurs dieux, mais encore d'être un ennemi de la patrie, puisqu'il venait de l'exposer à toutes sortes de malheurs, en coupant l'arbre sacré par où lui venait la protection du ciel. Le juge le condamna sur-le-champ à la peine de mort ; il voulut cependant, auparavant, le forcer à sacrifier aux idoles et à renoncer en même temps à la foi de Jésus-Christ. Le Saint fut appliqué à la torture, puis jeté dans un cachot où il sacrifia sa vie pour la vraie religion. Ceci arriva au commencement du IVe siècle. Les Grecs et les Latins célèbrent sa fête le 17 juillet.

Baillet et Acta Sanctorum, tome IV de juillet.

47 JUILLET.

Événements marquants

  • Naissance à Amastris de parents nobles chrétiens
  • Éducation dans la piété chrétienne au milieu d'un environnement païen
  • Prédication contre l'idolâtrie et le culte d'un arbre sacré
  • Abattage de l'arbre sacré de la ville
  • Arrestation, torture et mort en prison

Citations

Ut gratum adorem floris Hyacinthi, tuum sic, Christe, Hyacinthum accipe.

— Acta Sanctorum

Date de fête

17 juillet

Époque

4ᵉ siècle

Décès

Commencement du IVe siècle (martyre)

Catégories

Patron(ne) de

Autres formes du nom

  • Hyacinthus (la)

Prénoms dérivés

Hyacinthe

Famille

  • Théoclite (père)
  • Léonille (mère)