Saint Wulfran d'Abbeville
Archevêque de Sens, Apôtre des Frisons, Patron d'Abbeville
Résumé
Noble du Gâtinais et archevêque de Sens, Wulfran abandonna son siège pour évangéliser les Frisons. Il s'illustra par de nombreux miracles, sauvant des enfants des sacrifices humains et marchant sur les eaux. Il finit ses jours comme moine à l'abbaye de Fontenelle avant que ses reliques ne soient transférées à Abbeville.
Biographie
SAINT WULFRAN, ARCHEVÊQUE DE SENS
APÔTRE DES FRISONS, PATRON D'ABBEVILLE
Heureux celui qui a été trouvé sans tache et n'a point cours après l'or. Ecclés., xxxi.
Il n'est pas extraordinaire de voir tirer des religieux de leur cloître pour les élever sur le trône épiscopal, mais il est rare de voir des évêques quitter leurs évêchés pour se renfermer dans un cloître. C'est, néanmoins, un bel exemple de générosité chrétienne que nous allons voir dans saint Wulfran.
Il naquit à Milly en Gâtinais, à trois lieues de Fontainebleau, d'une très-noble famille. Son père, qui se nommait Fulbert, fut fort considéré de Dagobert Ier et de Clovis II, à cause des services signalés qu'il leur rendit dans les armées. Quoiqu'il eût de grands emplois, il n'oublia rien pour l'éducation de son fils : voyant qu'il était d'un fort bon naturel et qu'il donnait déjà des marques d'un esprit distingué, il eut un soin particulier de lui faire étudier les bonnes lettres sous la conduite de personnes vertueuses et savantes. Comme Wulfran avait de l'inclination aux sciences et beaucoup de docilité, il se rendit en peu de temps fort capable ; mais ses lumières, bien loin de lui donner des pensées d'orgueil, ne servirent qu'à lui faire mieux connaître la vanité des grandeurs du monde : de sorte qu'il y renonça en recevant les ordres sacrés.
Cependant il fut appelé à la cour, par le crédit de son père et par son propre mérite, et y servit heureusement les princes Clotaire III et même Thierry III, rois des Francs, jusqu'à la mort de son père. Lambert, archevêque de Sens, étant décédé, il fut élu en sa place du commun consentement du clergé et du peuple de cette ville. Mais à peine eut-il gouverné cette église deux ans et demi avec toute la vigilance d'un bon pasteur, qu'il se sentit intérieurement sollicité d'aller prêcher l'Évangile aux Frisons : il abandonna son siège de Sens par une abdication solennelle (695). Peut-être en agit-il ainsi par scrupule sur son ordination ; car saint Amé, évêque de Sens, injustement banni par Thierry III en 674, vivait encore, ayant survécu à Méry et à Lambert, qu'on lui avait substitués successivement. Saint Wulfran alla aussitôt conférer sur les projets de sa mission de Frise avec Ansbert, alors archevêque de Rouen, après avoir été abbé de Saint-Vandrille : il fit ensuite une retraite dans cette abbaye, à laquelle il avait donné sa terre de Milly. Il obtint de l'abbé Hilbert, successeur de saint Ansbert, des religieux pour l'accompagner et l'aider dans son apostolat.
Ils s'embarquèrent au port de Caudebec, et se rendirent en Frise, vers la fin du VIe siècle. Il arriva sur leur route une chose qui fit connaître le mérite du Saint : comme il disait la messe sur la mer, saint Vandon, qui faisait l'office de diacre, essuyant la patène avant de la lui donner, la laissa tomber dans l'eau ; mais le saint Prélat, ayant fait sa prière, lui commanda de mettre la main à l'endroit où la patène était tombée, et aussitôt elle remonta du fond des eaux et se mit dans sa main, au grand étonnement de
tous ceux qui étaient dans le vaisseau. Cette patène avec le calice ont été conservés au monastère de Saint-Vandrille, jusqu'en l'année 1621 ; ils furent alors dérobés par un sacrilège que l'on ne peut assez déplorer. Dès qu'ils furent arrivés en Frise, Wulfran s'adressa à Radbod, duc du pays, et lui fit voir, par de forts raisonnements, que les dieux des Gentils n'étaient que des illusions, mais que le vrai Dieu est une essence incompréhensible et invisible aux yeux des hommes, toute-puissante et éternelle, qui a créé le ciel et la terre et tout ce qui est au monde, qui le régit par sa divine Providence, et qui viendra un jour juger tous les hommes. Il fut reçu favorablement de ce prince, qui, quoique idolâtre, donna à ces nouveaux missionnaires une entière liberté de prêcher à son peuple les mystères de la religion chrétienne, et de baptiser ceux qui voudraient se convertir à la foi de Jésus-Christ.
Le peuple, dont la conscience était laissée libre par le souverain, reçut ces saints prédicateurs beaucoup plus favorablement qu'on ne l'eût osé espérer de ces esprits sauvages ; ils écoutèrent volontiers Wulfran, et plusieurs embrassèrent la religion chrétienne et se firent baptiser. Le fils du duc fut même un de ceux qui se firent chrétiens : ce qui servit à en gagner beaucoup d'autres. Les miracles que faisait le Saint ne contribuèrent pas peu à établir la foi dans l'esprit de ces barbares : car ce fut par leur moyen qu'il triompha de la perfidie de ceux qu'il ne pouvait convaincre par ses raisonnements.
Les Frisons pratiquaient une horrible superstition : c'était de faire de cruels sacrifices de sang humain aux démons ; et, afin de prévenir la jalousie des pères, on tirait au sort pour savoir qui des enfants devait être immolé. Or, il arriva un jour qu'un pauvre enfant, nommé Ovon, étant conduit à cette cruelle boucherie en présence du duc, le saint Prélat, touché d'un sentiment de charité, supplia ce prince d'empêcher qu'une créature faite à l'image de Dieu, servit de sacrifice exécrable aux esprits infernaux. Radbod s'en excusa sur la loi du pays, et dit que le sort étant tombé sur cet enfant, on ne pouvait lui faire grâce, et qu'il fallait, de nécessité, qu'il subit la rigueur du sacrifice ; le peuple disait la même chose : on ajoutait cependant que Wulfran était libre de le sauver par la puissance de son Dieu. Cette victime malheureuse fut attachée à un gibet, et étranglée en présence de plusieurs chrétiens et d'un grand nombre de païens. Alors Wulfran n'ayant pu apporter de remède à ce mal, demanda à Dieu, que, pour la gloire de son nom, il rendît la vie à cet enfant, afin que, par cette merveille, le peuple fût obligé de quitter son erreur, d'adorer ses grandeurs et de reconnaître sa toute-puissance. Deux heures après l'exécution, les cordes qui tenaient encore l'enfant suspendu se rompirent, et le Saint s'en était aperçu, courut aussitôt à lui, et lui commanda, au nom de Jésus-Christ, de se lever en parfaite santé. À l'heure même l'enfant se leva sur ses pieds ; et, par ce miracle, il recouvra la vie temporelle et en même temps la vie spirituelle : ce qui fut cause de la conversion d'un grand nombre de Frisons, qui, se rendant à cette merveille, embrassèrent notre sainte foi. Deux autres enfants furent aussi délivrés d'un semblable supplice par les prières de notre Saint. Quelque horrible que fût ce spectacle, l'antiquité de cette loi avait fait une telle impression dans l'esprit de ces peuples, qu'elle ne put être entièrement abolie, ni par la force du raisonnement, ni par la vertu des miracles. Ces barbares ne se contentaient pas d'une seule espèce de mort pour satisfaire à leurs superstitions : ils en faisaient passer quelques-uns par le tranchant du fer, d'autres par divers supplices très-cruels, et ils en jetaient une partie
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Dans la mer, afin que tous les éléments servissent à leurs détestables sacrifices. Une femme veuve avait deux enfants, dont l'un était âgé de cinq ans, et l'autre de sept ; il arriva que le sort tomba sur ces pauvres innocents, de sorte que, par la rigueur de la loi, ils devaient périr dans l'eau. Le prince étant inflexible à toutes les prières du saint Prélat, ces malheureuses victimes furent arrachées des bras de leur mère et exposées entre deux eaux, dans un lieu enfoncé, afin qu'ils fussent emportés par le reflux de la mer. Les assistants considéraient sans pitié ces petits enfants se débattre contre les flots de cet élément ; mais, dans la réjouissance générale de ce peuple brutal, le saint Prélat répandait des larmes et priait la divine Bonté d'avoir égard à l'innocence de ces créatures. Alors les eaux se séparèrent en deux et, environnant ces deux pauvres petits, elles leur servirent de murailles à la vue de tout le monde ; les chrétiens louèrent la toute-puissance de Dieu, et les païens, confus, grincèrent les dents de rage ; pour Wulfran, tout transporté de joie, et se confiant en la miséricorde de son Dieu, à l'exemple du prince des Apôtres, il marcha sur les eaux et alla prendre ces enfants qui se tenaient par la main, comme pour se secourir l'un l'autre, et les amena à terre devant tout le peuple, dont une grande partie reconnut la vérité de la foi et fut régénérée par l'eau du saint baptême. Le prince même se déclara enfin vaincu, et son opiniâtreté cédant à l'évidence du miracle, il demanda à être chrétien ; mais lorsque tout fut prêt pour la cérémonie de son baptême, et lorsqu'il avait déjà un pied dans les eaux salutaires, le démon le fit changer de volonté, par une raison aussi faible que ridicule ; il s'avisa de demander au saint Évêque en quel lieu il y avait plus de ses prédécesseurs et de nobles de son royaume ; ou dans le paradis qu'il lui promettait par la grâce du Baptême ou en enfer : « Ne vous trompez pas », lui répondit Wulfran, « il est constant que tous ceux qui sont décédés sans baptême, sont damnés pour jamais, et brûleront dans des flammes éternelles, et que ceux à qui Dieu fait la grâce de recevoir ce Sacrement, peuvent jouir au ciel d'une joie qui n'aura point de fin ». Ce misérable prince, sur cette réponse, retira son pied du baptistère, disant qu'il ne voulait pas se priver de la compagnie de ses ancêtres, qui étaient en si grand nombre, pour vivre au ciel avec si peu de pauvres chrétiens, et qu'ainsi il voulait mourir en la religion de ses aïeux. Le saint Prélat, transporté d'un saint zèle, lui repartit : « Malheureux que vous êtes ! est-ce ainsi que vous vous laissez abuser par la ruse de votre ennemi, et que vous prenez plaisir à vous précipiter dans les peines et les supplices éternels ? » Cette obstination du prince n'empêcha pas plusieurs Frisons de se convertir et de croire en Jésus-Christ. Cependant, les miracles qu'il avait vus, combattant incessamment la pureté de son cœur et lui faisant sentir de grandes contradictions en lui-même, il envoya des ambassadeurs à saint Willibrod, surnommé Clément, qui avait été sacré archevêque des Frisons, par le pape Sergius, l'an 696, à la requête de Pépin, maire du palais, afin de le confronter avec Wulfran, et de voir si leur doctrine s'accordait. Mais Dieu ne lui donna plus que trois jours : et, tandis qu'il résistait ainsi à la vérité, il le retira du monde avant l'arrivée de saint Willibrod, et permit, en punition de ses crimes, qu'il n'eût pas le bonheur de recevoir la grâce du saint Baptême qu'il avait refusée.
Cependant, comme à la suite de tant de merveilles, la religion chrétienne commençait à jeter de profondes racines parmi les Frisons, le saint Prélat retourna à Fontenelle, au monastère de Saint-Vandrille, pour passer le reste de ses jours dans la solitude, sous un habit religieux. Et comme il
s'était distingué par la sainteté de ses exemples, durant l'exercice de sa charge, de même ayant changé de condition, il s'employa entièrement à la perfection religieuse et devint un grand modèle de vertu dans ce célèbre monastère. Il fit encore plusieurs fois le voyage de Frise; mais dans le dernier, qui arriva vers l'an 719 ou 720, ayant eu révélation de sa mort, il revint en France, et tomba malade dès qu'il fut rentré dans son monastère.
Avant de mourir, il fit venir tous les religieux dans l'église, pour se recommander à leurs prières; et, leur ayant donné sa bénédiction, il s'en retourna en sa cellule, auprès d'une église de Saint-Étienne, qu'il avait fait bâtir. Il y reçut le saint Viatique, et sept jours après il décéda, comme il lui avait été prédit de la part de Dieu; ce qui arriva, selon la Grande Chronique de Fontenelle, le 20 mars de l'an de Notre-Seigneur 720.
On peint parfois saint Wulfran au moment où il se prépare à baptiser le duc Radbod; — on lui attribue aussi la corde, pour avoir ressuscité un pendu; — on le voit jetant une sonde du haut d'un navire pour ravoir la patène de son calice tombée à la mer : c'est pourquoi il est, dans ce cas, représenté disant la messe sur son vaisseau, et près de lui le clerc tient la patène ou la laisse échapper par-dessus bord.
## RELIQUES DE SAINT WULFRAN.
Il fut inhumé dans l'église de Saint-Paul, auprès du tombeau de saint Vandrille, à main droite. Neuf ans après, saint Bain, évêque de Théronanne, alors cinquième abbé de Fontenelle, fit lever son corps de terre; il fut trouvé entier, avec tous ses habits. On le transporta en l'église de Saint-Pierre, où il a reposé jusqu'en l'an 838, époque à laquelle, pour éviter la fureur des Danois, on le transféra, avec les corps de plusieurs autres Saints, au monastère de Blandigny, près de Gand. Enfin, après avoir demeuré plusieurs années dans ce lieu, il fut apporté, l'an 1058, en l'église de Notre-Dame d'Abbeville, laquelle, dans la suite des temps, a pris le nom de Saint-Wulfran. Guillaume, comte de Pontbien, y fonda en son honneur des prébendes pour les chanoines qui la desservaient.
Néanmoins, il y a des auteurs qui tiennent que le corps de ce saint Prélat demeura toujours à Fontenelle, et qu'il fut transporté de là à Abbeville, l'an 1027.
Ces précieuses reliques sont enfermées dans une riche chasse d'argent, que l'on porte tous les ans en une procession solennelle, avec son saint chef, qui se conserve séparément. On garde aussi, dans un reliquaire particulier, un ossément de son bras, duquel on ôta deux morceaux en 1635 : l'un pour le donner au roi très-chrétien Louis XIII, qui l'avait demandé avec instance, et l'autre pour le donner au chapitre de Sens, qui souhaitait avec ardeur d'avoir quelques reliques de son saint archevêque; et ce fut encore pour contenter la dévotion de ces chanoines que, cinq ans après, ceux d'Abbeville leur envoyèrent une vertèbre du même Saint.
L'an 1062, le 21 mai, François Faure, évêque d'Amiens, faisant sa visite à Abbeville, procéda, à la requête des chanoines de Saint-Wulfran et des magistrats de la ville, à l'ouverture de la chasse du Saint, ce qui n'avait point été fait depuis 1205, et par une merveille qui causa une allégresse admirable dans le cœur de tous les assistants, ses ossements sacrés furent trouvés entiers, solides et parfaitement beaux.
Il s'est fait plusieurs miracles en faveur de ceux qui ont honoré ses précieuses reliques, et il continuait à s'en faire du temps du P. Giry. Toute la Picardie connaissait, en 1685, la guérison miraculeuse d'une fille de Monchy, baron de Vismes, l'un des principaux de la province. Cette jeune fille, étant en pension au monastère de Bertenceurt, tomba en paralysie, et le mal fut si grand, qu'elle pouvait à peine se remuer et parler. Il y avait plusieurs mois qu'elle était en cet état, lorsqu'elle se fit mener devant la chasse de notre Saint pour y faire ses dévotions. Chose admirable ! Elle n'est pas plus tôt accomplie son vœu qu'elle se trouva parfaitement guérie et retourna au monastère avec un usage parfait de ses pieds et de sa langue; elle y était encore religieuse et jouissait de la même santé lorsque le P. Giry racontait ce miracle. On pouvait rappeler quantité d'autres miracles, mais la brièveté de ce recueil ne le permet pas. Abbeville a eu le bonheur de conserver, pendant la Révolution française, ces saintes reliques, qu'elle possède encore aujourd'hui.
Au-dessus de la boiserie du chœur de Saint-Wulfran (d'Abbeville), on voyait autrefois une tapisserie de haute lice de quatre pieds de haut environ, sur quatre-vingts pieds de large, en plusieurs pièces réunies, représentant la vie et les miracles du Patron de cette Église, et formant
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ainsi vingt-cinq tableaux plus ou moins grands. À en juger par le costume des personnages qui portaient presque tous des robes à longues manches pendantes, par l'ordre d'architecture et le style des vers qu'on lisait au-dessus de chaque tableau, cette tapisserie paraissait être du temps de Charles VII ou de Louis XI. Elle garnissait le pourtour du chœur. Les plus petits tableaux ne contenaient que deux vers ; les grands en contenaient quatre et six ; mais toujours écrits deux à deux. Les voici par ordre :
Tableau 1. — Et primement saint Wifran dès l'enfance Prise des lettres cognoissance.
2. — Après qu'atteint eut l'âge et sens, Fust fait archevêque de Sens.
3. — De la sacrée hostie divine, De la mer rebut sa platine.
4. — Annonçant la parole de Dieu, Par ley fut prêché en maint lieu.
5. — Le fils Hadhod, duc des Frisons, Baptisé et ses gents homs.
6. — En priant cil qui pitié recort, Salva un enfant de mort.
7. — On loy donna par ses paroles Deux enfants sortis des écotox ; Lequels mis en mer par sort, Délivra du dangier de mort ; Et les ostant de peine amère, Il les ramena à leur mère.
8. — Pour mériter gloire éternelle, Vint le Saint vivre à Fontenelle.
9. — Là, Regnault le paralitique Guarit, qui fut œuvre authentique.
10. — Ses jours fins en ce saint lieu, Prêchant la parole de Dieu.
11. — Et Sens vint grâce à Dieu rendre, Et voir le corps saint sans attendre.
12. — En Ponthieu monnoie on forgeoit. L'un des forgeurs fraude faisoit, Bon poids léal ne juste comte, Ne rendoit de l'argent du comte ; Lequel en ce lieu éprouvé, Par serment fut laron trouvé.
13. — Cette femme fut chy guarie Du grand mal d'hydropisie.
14. — Ung pèlerin, par réclamer Saint Wifran, fit cesser en mer L'orage quant gens retournaient De Jérusalem où n'avoient Été, car le Soudan maudit A tous l'entrée défendit.
SAINT CUTHBERT, ÉVÊQUE DE LINDISFARNE. 547
Événements marquants
- Naissance à Milly en Gâtinais
- Service à la cour des rois Clotaire III et Thierry III
- Élection comme archevêque de Sens
- Abdication du siège de Sens en 695 pour la mission
- Mission d'évangélisation en Frise
- Retraite au monastère de Fontenelle (Saint-Vandrille)
- Mort au monastère en 720
Miracles
- Remontée miraculeuse d'une patène tombée en mer
- Résurrection de l'enfant Ovon après sa pendaison
- Sauvetage de deux enfants des flots en marchant sur la mer
- Guérison de Regnault le paralytique
- Cessation d'un orage en mer
Citations
Il est constant que tous ceux qui sont décédés sans baptême, sont damnés pour jamais, et brûleront dans des flammes éternelles.