Le Bienheureux Amédée IX, Duc de Savoie

Duc de Savoie

Fête : 30 mars 15ᵉ siècle • bienheureux

Résumé

Duc de Savoie au XVe siècle, Amédée IX se distingua par sa piété profonde et sa charité immense envers les pauvres, surnommant son État le 'paradis des pauvres'. Malgré une santé fragile marquée par l'épilepsie, il gouverna avec sagesse, justice et douceur. Il mourut à 37 ans, laissant une réputation de sainteté confirmée par de nombreux miracles.

Biographie

LE BIENHEUREUX AMÉDÉE IX, DUC DE SAVOIE

Bienheureux l'homme qui médite la loi du Seigneur : tout ce qu'il entreprendra, prospérera.

Office du Bienheureux.

Amédée IX, troisième duc de Savoie, était fils de Louis Ier et d'Anne de Chypre, et petit-fils du célèbre Amédée VIII, en faveur duquel le comté de Savoie avait été érigé en duché, l'an 1414, par l'empereur Sigismond. Amédée VIII s'étant démis de son gouvernement pour prendre l'habit et mener la vie d'ermite, avait été élu antipape par les schismatiques de Bâle, sous

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le nom de Félix V (1439), après la déposition d'Eugène IV : ils l'opposèrent à Nicolas V ; en 1449, il renonça volontairement à la tiare pour faire cesser un schisme scandaleux. Il retourna au couvent de Ripaille et y passa le reste de ses jours. Son petit-fils, dont nous parlons, naquit à Thonon le 1er février, l'an de grâce 1435, et à peine vit-il le jour, qu'il fut cause de la paix entre la France et la Savoie, par le mariage qui fut arrêté entre lui et Yolande, fille de Charles VII, roi de France.

On ne peut assez louer les belles et excellentes qualités qui parurent en lui dès sa jeunesse ; elles furent extrêmement aidées et soutenues par la bonne éducation que lui donnèrent le duc et la duchesse royale, sa mère. Il n'y avait rien de mieux fait que son corps ; son visage avait toutes les grâces que l'on peut souhaiter dans un prince ; la majesté était jointe en lui à la douceur et à l'affabilité, et son historien ne fait point de difficulté de dire qu'on l'eût pris pour un ange, si les maladies par lesquelles Dieu le visita n'eussent fait voir qu'il était un homme. Les perfections de son esprit étaient encore plus rares que celles de son corps : il avait beaucoup de prudence et de discrétion ; il était franc, ouvert et plein de bonté ; il n'avait point d'autre inclination que de faire du bien à tout le monde ; il commença dès ses plus tendres années à être pieux et dévot ; il entendait tous les jours la messe ; il n'entreprenait rien qu'après la prière ; il méditait assidûment les mystères de la Passion de Notre-Seigneur ; il se confessait souvent, et son esprit était tout en Dieu.

Comme il était fort docile, on n'eut pas de peine à le former à tous les exercices de la paix et de la guerre, dont l'héritier d'un grand État devait être instruit. Quand il fut en âge, Charles VII d'un côté, et le duc son père de l'autre, pensèrent au mariage qui avait été arrêté dès sa naissance. Il épousa donc, l'an 1451, Yolande de France, fille aînée du roi Charles VII et sœur de Louis XI, et les volontés de ces deux personnes se trouvèrent si parfaitement uniformes, que l'union de leur cœur ne fut pas moindre que celle de leur corps. Les princes Charles, Philibert, Bernard, Jean-Charles, Jean-Louis et Claude Galéas, et les princesses Anne et Louise, furent les illustres fruits d'un si heureux mariage ; mais la plupart moururent fort jeunes et ne survécurent guère à leur père.

Notre prince, après cette alliance, se retira dans la Bresse, que le duc Louis, son père, lui avait donnée pour son apanage et l'entretien de sa maison, et il s'y plaisait d'autant plus, qu'étant éloigné de la cour et hors de l'embarras des affaires de l'État, il y vivait plus tranquillement, et avait plus de commodité de pratiquer ses exercices de dévotion. La mort de son père étant arrivée en l'année 1465, il prit possession de la Savoie et du Piémont, reçut le serment de fidélité de tous ses sujets, et convoqua les États des provinces d'en-deçà et d'au-delà des monts, à Chambéry, où il donna audience aux ambassadeurs de Louis XI, son beau-frère, et à ceux de Philippe, duc de Bourgogne.

Ses premiers soins, après avoir été reconnu duc, tendirent à ce que Dieu fût bien servi, et que la religion fleurît dans toutes les terres de son obéissance ; tous les matins il entrait dans sa chapelle, où il entendait la messe et faisait dévotement ses prières ; ensuite, il se rendait à la chambre de son conseil, où l'on pouvait admirer sa sagesse. Il était si zélé pour la justice, qu'il ne souffrait rien qui lui fût contraire, sans une punition très-rigoureuse. Jamais il ne voulut vendre les charges de judicature, jamais il n'en donna aucune par faveur et sans s'être assuré de la capacité et de la vertu de celui à qui il la conférait. Il ne souffrait point à sa cour d'impies, de

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libertins, de jureurs et de blasphémateurs, et s'il eût su que quelqu'un de ses officiers eût proféré un blasphème, quand ce fût le plus brave de ses capitaines, et que tous les princes de la terre eussent intercédé pour lui, il ne l'eût pas retenu une heure à son service. Son exemple eut tant de pouvoir, que le duc de Milan, à son imitation, imposa une amende à tous ses courtisans qui se laisseraient aller à ce crime, et l'on en orna une chapelle, appelée pour cela la Chapelle des blasphèmes. Lorsqu'un pauvre plaidait contre un riche, il inclinait toujours du côté du pauvre, et se faisait comme son protecteur et son avocat, autant que la justice le lui pouvait permettre. Il était d'ailleurs, pour me servir des termes de Job, l'œil des aveugles, le pied des boiteux, le père des orphelins et le protecteur de tous les malheureux, ce qui fit que ce même duc lui dit un jour en riant : « En vérité, mon frère, votre Savoie, à l'égard de nos provinces, est la terre des Antipodes, car partout ailleurs, il fait meilleur d'être riche que d'être pauvre : mais ici les gueux sont en faveur, et les riches dans le rebut ». Mais le vertueux prince lui fit sur-le-champ cette réponse pleine d'esprit : « Aussi, mon frère », lui dit-il, « les pauvres sont-ils mes mortes-payes ? et mes vieux gendarmes : et je les regarde comme la plus sûre garde de mes États ; car mes autres soldats me gardent seulement contre les hommes, mais pour eux, ils me gardent contre les hommes, contre les démons, contre le péché et contre tous mes ennemis ». La Savoie fut appelée sous son règne le paradis des pauvres.

Cette affection pour les pauvres faisait qu'il n'en renvoyait jamais aucun sans lui faire l'aumône, et il la voulait faire ordinairement de ses propres mains, et portait pour cela une bourse pleine de pièces d'argent ; s'il arrivait que le nombre des pauvres fût si grand que sa bourse devint vide, il ne faisait point de difficulté de donner, pour leur soulagement, ce qu'il avait sur lui. Un ambassadeur se vanta un jour que son maître se plaisait beaucoup à la chasse, et qu'il avait des meutes de chiens pour toute sorte de vénerie. « Et moi », repartit le saint Duc, « je veux vous faire voir quelles sont mes meutes et mes chiens de chasse ». Quelque temps après, il prit cet ambassadeur, et l'ayant mené sur son perron, il lui fit voir des tables environnées de pauvres, à qui il faisait donner à manger, et lui dit : « Voilà mes meutes et mes chiens de chasse : car c'est par le moyen de ces pauvres que je vais à la chasse de la vertu et du royaume des cieux ». L'ambassadeur répondit : « Oui, mais il y a des pauvres hypocrites, des pauvres paresseux et des pauvres vicieux ». Amédée reprit : « Je ne voudrais pas juger les pauvres trop sévèrement, de peur que Dieu, s'il en agissait de même envers nous, n'eût sujet de nous retirer ses bienfaits ». Une autre fois, il reçut la visite du duc de Milan, dont nous venons de parler ; ce prince traînait à sa suite une meute nombreuse. Amédée voulut lui faire comprendre, sans le lui dire, qu'il y a des occupations plus raisonnables et plus chrétiennes que la compagnie des chiens. Il arrangea donc les choses de manière que, pendant le séjour de son hôte à la cour avec des chiens, lui, Amédée, se trouvait toujours entouré d'une troupe de pauvres. Voilà mes plus fidèles serviteurs et mes meilleurs courtisans, disait le saint duc, en les montrant. On raconte aussi qu'il brisa le collier de son Ordre pour le donner aux mendiants.

Sa libéralité s'étendit aussi sur les églises : il en répara quelques-unes à ses dépens, il en dégagea d'autres de leurs dettes, il donna des ornements très-précieux à l'église de Saint-Eusèbe de Verceil. Il fit bâtir des hôpitaux pour les pauvres et pour les malades ; et dans un voyage qu'il fit à Rome, pour visiter les tombeaux des saints Apôtres, il y eut peu d'églises qui ne se

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ressentissent de ses bienfaits. Cependant, bien loin de ruiner ses finances et son État, comme le craignaient ceux qui n'avaient pas les yeux assez éclairés, il régla si sagement toute sa dépense, que, sans créer de nouveaux impôts et sans contracter de dettes, il eut de quoi marier richement ses trois dernières sœurs, et de quoi donner des appointements raisonnables à ses frères pour les entretenir selon leur qualité ; et, de plus, il dégagea quelques fonds que ses ancêtres avaient engagés, et laissa encore de l'argent dans son épargne, qu'il avait trouvée totalement épuisée. Le mot de l'Évangile sera éternellement vrai : « Cherchez d'abord le royaume des cieux et les biens de la terre vous seront donnés par surcroît ».

Tous ces exercices extérieurs ne l'occupaient pas si fort, qu'il ne se retirât souvent dans le secret de son cabinet pour y contempler les vérités éternelles et y savourer les délices du ciel, et c'était un temps où il n'était pas permis de l'interrompre. Son austérité était grande pour sa condition, sa complexion et ses maladies ; il mangeait fort peu, et, pour couvrir d'un prétexte la rigueur de ses jeûnes, il faisait croire qu'ils lui étaient nécessaires pour sa santé. J'ai déjà dit qu'il approchait souvent des sacrements : il voulait que son confesseur, au lieu de lui pardonner ses défauts, les lui découvrit entièrement.

Au reste, avec toute cette dévotion, il ne laissait pas d'être courageux et magnifique, et d'en donner des marques dans les occasions. En une diète qui fut tenue de son temps à Mantoue, après la perte de Constantinople, pour délibérer sur la guerre contre les Turcs, ce fut lui qui parla avec le plus de générosité. Il offrit ce qu'il avait de biens et de troupes, et sa personne même pour aller repousser cet ennemi commun du nom de Jésus-Christ, et il voulut sur l'heure être enrôlé parmi les confédérés : mais cette sainte ligue n'eut pas lieu. Il ne témoigna pas moins de courage lorsque Jacques, bâtard du roi de Chypre et évêque de Nicosie, ayant quitté la mitre et la crosse, se saisit de ce royaume, au préjudice de Charlotte, fille légitime du même roi, qui avait épousé Louis de Savoie, frère de notre Bienheureux. Considérant qu'il y allait de l'intérêt de son frère, et en même temps de celui de la religion, parce que cet usurpateur avait prêté serment de fidélité au sultan d'Égypte, il voulait absolument lui aller faire la guerre en personne, si le malheur des affaires des chrétiens n'eût rendu l'entreprise impossible. S'il a entretenu la paix avec ses voisins, ce n'a pas été faute de bravoure, mais par l'amour qu'il portait à son peuple, à qui la guerre ne pouvait être que très-préjudiciable, et par une sainte horreur qu'il avait de répandre le sang chrétien. Sa magnificence paraissait aussi dans le nombre de ses officiers et dans l'éclat de toute sa cour, qui était l'une des plus belles qui fût en Europe. Il la fit surtout paraître dans le voyage qu'il fit en France, vers le roi Louis XI, où il n'épargna rien pour rendre son train considérable. Et le roi, de son côté, le reçut avec tout l'honneur possible ; et, pour lui témoigner plus d'amitié, il voulut qu'il tînt sa place à la cérémonie du feu de la Saint-Jean, à Paris, et qu'il l'allumât, ce que les rois avaient alors coutume de faire ; et, en cette occasion, il fit des guérisons miraculeuses de malades et de boiteux : on vit ainsi qu'il ne méritait pas moins cet honneur comme saint, que comme duc de Savoie et beau-frère du roi.

Ce qui relevait souverainement son mérite, c'était sa douceur et sa bienveillance envers ses ennemis et ceux qui lui voulaient du mal. Il avait de grands sujets de mécontentement contre les Sforces, ducs de Milan ; Galéas, fils de François, ayant reçu en Dauphiné les nouvelles de la mort de son

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père, pour aller prendre plus promptement possession de ses États, voulut passer incognito par la Savoie : mais il fut découvert et arrêté à Novalaise, au bas du Mont-Cenis, par l'abbé de Case-Neuve et par le seigneur d'Arbent. Le saint Duc l'ayant appris, bien loin de profiter de cet avantage, fit traiter splendidement Galéas et le fit conduire avec honneur dans ses États de Milan ; et, comme cet ingrat lui fit ensuite la guerre, il en arrêta le cours, et le rendit son ami en lui donnant sa sœur Bonne en mariage. Il n'usa pas d'une moindre douceur à l'égard de Jean, duc de Bourbon, et de Guillaume, marquis de Montferrat, qui voulaient entreprendre sur ses terres ; car, après s'être mis hors d'état de les craindre, il en agit avec eux d'une manière si obligeante, qu'ils ne purent s'empêcher de préférer la paix à la guerre.

Pour ses frères, qui remuèrent plusieurs fois contre lui, c'est une merveille que de voir la patience avec laquelle il souffrit leurs révoltes, qui n'étaient néanmoins fondées que sur des mécontentements imaginaires, que l'ambition, la jalousie et l'emportement de la jeunesse leur inspiraient ; et on l'accuserait même d'un peu d'excès, si l'on ne considérait qu'il faut beaucoup donner à l'amour de son sang et à l'amitié fraternelle ; d'ailleurs, notre saint Duc espérait les ramener dans la suite, et il l'eût fait sans doute après leurs dernières attaques, si sa vie eût duré plus longtemps.

Mais, ô profondeur des jugements de Dieu ! ce sage Prince, digne d'une santé perpétuelle, fut toute sa vie sujet au mal caduc ; et ce fut là le vrai théâtre où toutes ses vertus parurent avec éclat : car, lorsque, revenant à lui, il voyait tous ses gens fondre en larmes, à demi désespérés, et la duchesse, son épouse, presque morte de douleur, il les consolait lui-même, disant que cette maladie était une des plus grandes faveurs que Dieu lui eût faite. Telle était la résignation de ce saint Duc, et son mal ne l'empêchait pas d'administrer très-bien les affaires de son État, pas plus que le même mal n'empêcha Hercule de dompter tous les monstres de la terre ; ni César, de se rendre maître du monde ; ni Platon, d'être le divin philosophe ; ni beaucoup d'autres grands hommes, de faire des actions fort éclatantes.

Enfin, il plut à la divine Bonté de délivrer son serviteur des misères de cette vie, et de couronner ses mérites par un heureux décès. Il connut que l'heure en était proche par une grande maladie qui lui survint à la trente-septième année de son âge : le ciel prédit assez ce malheur au peuple de Savoie et de Piémont ; car l'espace de quatre jours de suite, un feu parut dans les nues, lequel, ayant cru continuellement en clarté, s'évapora et disparut tout à coup, au grand étonnement de tout le monde. La première chose que fit le saint Duc, fut d'avertir sa cour que sa mort n'était pas éloignée ; ensuite, il ordonna que son corps fût inhumé au bas des degrés du maître-autel de Saint-Eusèbe de Verceil, comme le lieu de l'Église le plus foulé des fidèles. Il déclara la duchesse régente de ses États, lui recommandant l'éducation de ses enfants : et il donna sa bénédiction à ceux-ci, à condition qu'ils vivraient dans la crainte de Dieu et dans le respect envers leur mère, sans quoi il leur dit qu'il ne les reconnaîtrait pas pour ses enfants ; puis il exhorta les seigneurs de sa cour à garder en tout la justice, et à aimer les pauvres, leur promettant par ce moyen la paix et une grande prospérité. Après avoir ainsi parlé, il reçut solennellement tous les Sacrements de l'Église, mais avec tant de tendresse et de consolation, qu'on eût dit qu'il jouissait déjà des délices du paradis.

Enfin, le crucifix à la main, les larmes aux yeux, la contrition dans le cœur et tout transporté en Dieu,

il rendit son bienheureux esprit entre ses mains l'an 1472, le 30 mars.

Sa gloire fut manifestée par un nouveau prodige : un cercle lumineux parut auprès du soleil ; il représentait un homme assis sur un trône, et s'étant en apparence approché de la terre, il s'en retournait au ciel ; ce qui fut vu par l'évêque de Turin, en une procession générale qu'il avait ordonnée pour la santé du saint Duc, et par plus de trente mille personnes qui le suivaient nu-pieds et vêtues de blanc. Son corps fut enterré dans l'église de Saint-Eusèbe, à Verceil, sous les marches du maître-autel. On était si persuadé de sa sainteté, que les évêques qui assistaient à ses funérailles délibérèrent longtemps s'ils diraient la messe des morts ; mais enfin l'archevêque de Turin dit la messe de la sainte Vierge, et l'évêque de Verceil celle du Saint-Esprit.

Son bonheur fut encore déclaré par un grand nombre de miracles qui se firent à son sépulcre ; aussi fut-il en peu de temps environné d'une infinité de pieds, de mains, de têtes et de corps de cire donnés en ex-voto. Sur le récit qui lui en fut fait, Galéas, duc de Milan, dont nous avons déjà parlé plusieurs fois, ayant dit par raillerie à Bonne, sa femme, sœur du défunt, que son frère, le duc, était devenu marchand de cire, il devint tout à coup immobile sur son siège, et ne put être délivré de ce mal, qu'en reconnaissant sa faute et en demandant pardon à notre Bienheureux.

Ces miracles et d'autres encore, affirmés par saint François de Sales, au pape Paul V, déterminèrent Innocent XI à permettre le culte du bienheureux Amédée dans toute l'étendue du duché de Savoie.

On a souvent peint saint Amédée avec un cartouche portant ces mots, qui sont comme son testament politique laissé à ses fils : « Soyez justes ; aimez les pauvres et le Seigneur accordera la paix à vos États ». Il est spécialement honoré à Verceil, dans la Savoie, et à Nantua (Ain). Cette dernière ville faisait autrefois partie du duché de Savoie, ainsi que toute la Bresse et le Bugey.

Sa vie a été écrite en italien par François Mulet, chanoine régulier de Saint-Jean de Latran, et depuis, en latin, par le cardinal Bellarozio, et en français, par le Père Etienne Binet, de la Compagnie de Jésus. Samuel Guichenon en a fait aussi un abrégé chronologique dans l'Histoire généalogique de la maison de Savoie.

Événements marquants

  • Naissance à Thonon le 1er février 1435
  • Mariage avec Yolande de France en 1451
  • Retraite en Bresse comme apanage
  • Accession au trône de Savoie et du Piémont en 1465
  • Voyage à Rome pour visiter les tombeaux des Apôtres
  • Voyage en France auprès de Louis XI
  • Mort à l'âge de 37 ans à Verceil

Miracles

  • Guérisons de malades et de boiteux lors du feu de la Saint-Jean à Paris
  • Apparition d'un feu dans les nues pendant quatre jours avant sa mort
  • Cercle lumineux représentant un homme sur un trône vu par 30 000 personnes à sa mort
  • Paralysie punitive de Galéas de Milan après une moquerie

Citations

Les pauvres sont mes mortes-payes et mes vieux gendarmes : et je les regarde comme la plus sûre garde de mes États.

— Réponse au duc de Milan

Soyez justes ; aimez les pauvres et le Seigneur accordera la paix à vos États.

— Testament politique

Date de fête

30 mars

Époque

15ᵉ siècle

Décès

30 mars 1472 (naturelle)

Catégories

Invoqué(e) pour

protection des pauvres, justice sociale, mal caduc (épilepsie)

Autres formes du nom

  • Amédée IX de Savoie (fr)

Prénoms dérivés

Amédée

Famille

  • Louis Ier (père)
  • Anne de Chypre (mère)
  • Amédée VIII (Félix V) (grand-père)
  • Yolande de France (épouse)
  • Charles VII (beau-père)
  • Louis XI (beau-frère)
  • Charles (fils)
  • Philibert (fils)
  • Bernard (fils)
  • Jean-Charles (fils)
  • Jean-Louis (fils)
  • Claude Galéas (fils)
  • Anne (fille)
  • Louise (fille)
  • Louis de Savoie (frère)
  • Bonne (sœur)