Saint Benoît de Macerac

Abbé

Fête : 22 octobre 9ᵉ siècle • saint

Résumé

Originaire de Patras en Grèce, Benoît fuit les troubles de son pays pour s'installer près de Nantes au IXe siècle. Accueilli par l'évêque Alain, il fonde une communauté à Macerac où il mène une vie d'humilité et de prière. Ses reliques, transférées à Redon, furent profanées durant la Révolution française.

Biographie

SAINT BENOÎT DE MACERAC, ABBÉ,

AU DIOCÈSE DE NANTES (845).

La Grèce fut la patrie de saint Benoît, et Patras, capitale de l'Achaïe, la ville où il vit le jour. Il est très-probable que les troubles civils auxquels était alors exposé son pays, et le désir de vivre ici-bas inconnu, furent les causes qui le déterminèrent à quitter le lieu de sa naissance et à chercher une contrée étrangère, où il put se cacher aux hommes et s'occuper de Dieu seul.

Il paraît qu'il fit son voyage par mer, et qu'ayant remonté la Loire, il vint débarquer au port de Nantes avec sa sœur, nommée Avenia, et neuf compagnons, qui partageaient ses désirs de retraite. Alain, évêque de cette ville, les accueillit avec bonté, plaça Avenia dans un monastère de vierges, et ayant recommandé Benoît à la bienveillance du comte de Nantes, celui-ci donna à Benoît et à ses compagnons un lieu nommé Macerac, situé au continent de la petite rivière du Dou et de la Vilaine.

C'est là que cette âme généreuse, travaillant sans relâche à mériter la bienheureuse éternité, passa des jours pleins aux yeux du Seigneur et amassa des trésors pour le ciel. On donne à Benoît le titre d'abbé, ce qui suppose qu'il forma une communauté avec les compagnons de sa retraite, et qu'il en fut le supérieur. Il est difficile de savoir s'il embrassa une Règle déjà connue dans l'Église, telle que celle de Saint-Colomban ou de Saint-Benoît, ou bien s'il suivit un institut particulier. L'obscurité profonde dans laquelle ce saint homme se cacha par humilité nous empêche de connaître le détail de ses actions. Se contentant de plaire à son divin maître, il ne chercha pas à vivre dans la mémoire des hommes.

On croit qu'il mourut le 1er octobre 845. Il fut inhumé dans son ermitage, qui est devenu ensuite l'église de Macerac; et son tombeau, qui n'a pas été respecté pendant la Révolution, subsiste encore. Son corps fut transporté dans l'église de l'abbaye de Redon, où il a été conservé jusqu'en l'année 1793, époque à laquelle des impies le profanèrent et le détruisirent. Cette translation, qui eut lieu le 22 octobre, a été cause que la fête de saint Benoît se célèbre ce jour. Ce n'est que depuis 1790 qu'elle a été établie dans le diocèse de Nantes, par M. de La Laurence, qui en était alors évêque.

Extrait des Saints de Bretagne, par Dom Lubineau.

Événements marquants

  • Naissance à Patras en Grèce
  • Départ de Grèce pour fuir les troubles civils
  • Arrivée par mer au port de Nantes avec sa sœur et neuf compagnons
  • Installation à Macerac sur un terrain donné par le comte de Nantes
  • Fondation d'une communauté religieuse à Macerac
  • Mort en 845 et inhumation dans son ermitage