Vénérable Louis de Blois (Blosius)
Abbé du monastère bénédictin de Liessies
Résumé
Ancien page de Charles-Quint, Louis de Blois renonça à la vie de cour à quatorze ans pour entrer à l'abbaye de Liessies. Devenu abbé, il réforma son monastère et composa de nombreux traités de spiritualité mystique qui connurent un immense succès. Il est resté célèbre pour son humilité, refusant les plus hautes dignités ecclésiastiques pour se consacrer à la prière et aux pauvres.
Biographie
LE VÉNÉRABLE LOUIS DE BLOIS
ABBÉ DU MONASTÈRE BÉNÉDICTIN DE LIESSIES
Une continuelle pratique d’aspirations ou d’oraisons jaculatoires est le moyen le plus sûr de parvenir promptement et facilement à la perfection, à la science de la théologie mystique et à l’union avec Dieu.
Louis de Blois, Exercices spirituels, ch. v.
À l’époque où le schisme et l’hérésie faisaient le plus de ravages dans l’Église de Jésus-Christ, vivait en Belgique un homme d’une sainteté éminente, qui, après avoir passé ses premières années à la cour de Charles-Quint dans une parfaite innocence, alla s’ensevelir, jeune encore, dans l’abbaye de Liessies. C’est le vénérable Louis de Blois, devenu depuis abbé de ce monastère. Il était fils d’Adrien de Blois, seigneur de Jumigny, qui tirait son origine des seigneurs de Châtillon et des comtes de Blois. Sa mère, Catherine de Barbançon, noble dame de Don-Stienne, près de Beaumont en Hainaut, lui donna naissance dans ce même château, au mois d’octobre 1506. Il reçut, comme ses cinq frères et ses trois sœurs, une excellente éducation, et se fit remarquer dès ses premières années par une grande douceur de caractère. L’innocence de sa conduite et sa piété faisaient penser à beaucoup de personnes qu’il deviendrait dans la suite un grand serviteur de Dieu. Envoyé à la cour en qualité de page du jeune archiduc Charles, depuis Charles-Quint, Louis de Blois sut y conserver toute l’intégrité de sa vertu. Il y brilla aussi par ses qualités chevaleresques et ces dons aimables de la nature qui lui attachaient les cœurs. Le jeune archiduc, en particulier, lui voua une amitié qui ne fit que croître avec les années. Ses parents, qui fondaient sur lui de grandes espérances, étaient flattés des témoignages qu’ils recevaient de la conduite de leur fils. Ils formaient déjà pour lui de brillants projets d’avenir, quand un accident providentiel vint donner une nouvelle direction aux pensées du jeune courtisan. Un jour, Louis de Blois reçut une blessure à la tête, pour laquelle il dut supporter une opération douloureuse. Le chirurgien lui ayant demandé quelle forme il désirait que l’on donnât à l’incision qu’il fallait faire dans les chairs : « la croix de Bourgogne », répondit aussitôt le jeune chevalier. Cette parole fit impression sur les personnes qui se trouvaient près de lui : Louis lui-même ne put s’empêcher de la remarquer, comme si cette réponse, dans laquelle la vanité avait sa part, eût révélé un secret dessein du ciel. Quoi qu’il en soit, il est certain qu’un changement étonnant s’opéra alors dans ses sentiments et ses pensées. Son âme, encore pure et innocente, commença à comprendre toute la vanité des choses du siècle et le bonheur que l’on goûte à y renoncer pour Dieu. Ces réflexions salutaires épurant de plus en plus ce que le contact du siècle avait pu laisser d’idées mondaines dans son esprit, Louis de Blois prit bientôt la résolution de quitter la cour, et, avec la permission de ses parents, de se retirer au monastère de Liessies. Il n’avait encore que quatorze ans quand il prit cette courageuse détermination. Sa fidélité à la grâce fut promptement récompensée par des faveurs spéciales du ciel. Aussi le vit-on, en peu de temps, faire de rapides progrès dans la vertu. Chacun admirait sa ferveur dans l’accomplissement des devoirs de la vie religieuse, et l’air de bonheur et de paix intime qui brillait dans ses yeux. L’abbé de Liessies, qui avait reçu son nouveau disciple comme un ange envoyé du ciel, ne douta point que sa communauté ne retirât un jour de précieux avantages de sa présence. Il le confia d’une manière toute spéciale à Dom Jean Meurisse, maître des novices, qui le fit avancer à grands pas dans les voies de la perfection. Le noviciat terminé, Louis de Blois fut envoyé à Louvain pour y faire de solides études, qui le missent en état de rendre d’importants services à l’Église. Il rencontra dans l’université de cette ville les professeurs les plus distingués, et suivit avec succès sous leur conduite les cours de philosophie et de théologie. Le latin, le grec, l’hébreu lui devinrent également familiers, et il approfondit les ouvrages des plus habiles docteurs et les écrits des saints Pères. La piété du jeune religieux le mit constamment en garde contre cette sécheresse du cœur, cette curiosité inquiète et ce désir immodéré de savoir, qui deviennent si souvent un écueil pour les meilleurs esprits. Louis de Blois l’évita en s’appliquant avec soin à la prière et à d’autres exercices spirituels, qui entretenaient et développaient de plus en plus en lui l’esprit de Jésus-Christ.
L’abbé de Liessies suivait toujours par la pensée le jeune disciple envoyé à Louvain, et sur lequel il recevait les témoignages les plus flatteurs. Sentant que les infirmités de l’âge ne lui permettraient bientôt plus de remplir toutes les fonctions de sa charge, il songea à demander un coadjuteur. Les dispositions de ses religieux en faveur de Louis de Blois lui étaient tellement connues, qu’il ne craignit pas de le leur proposer. Tous, même les plus âgés, donnèrent leur voix au jeune religieux, que la noblesse de sa naissance, sa science et plus encore sa vertu rendaient le plus capable de diriger la communauté dans ces temps difficiles. L’humble disciple, en apprenant cette nouvelle à Louvain, en fut comme abattu. Dom Meurisse jugea même nécessaire de lui écrire une lettre pour le consoler et l’encourager, en lui montrant tout le bien qu’il pourrait faire dans la charge qu’on lui imposait. Louis de Blois resta deux ans encore à Louvain pour se perfectionner dans les sciences ecclésiastiques ; mais à la mort du vénérable abbé Grippe, arrivée le 2 mars 1530, les religieux le prièrent de se transporter au milieu d’eux. Ils renouvelèrent alors en sa présence l’élection qu’ils avaient déjà faite ; et quelques mois plus tard, le vénérable Louis de Blois ayant été ordonné prêtre, toute la communauté assista à sa première messe et à la bénédiction abbatiale qu’il reçut le lendemain, 13 novembre 1530.
La sainteté du nouvel abbé se produisit bientôt aux yeux de ses frères, qui ne cessaient d’admirer l’assemblage de tant de vertus et de qualités réunies en sa personne. Cette disposition favorable l’encouragea dans le dessein qu’il avait conçu d’établir une réforme, en retranchant certains abus que la faiblesse de quelques abbés, ses prédécesseurs, et surtout les guerres continuelles de cette époque avaient occasionnés. Ces guerres forçant souvent les religieux d’aller chercher un refuge en d’autres contrées, il était impossible que la discipline n’en souffrît pas beaucoup. En ce moment même la guerre éclatait de nouveau entre François Ier et Charles-Quint; mais cette fois, la Providence permit qu’elle contribuât à seconder les projets du sage abbé de Liessies. En effet, s’étant retiré à Ath avec trois religieux disposés à embrasser la réforme, il vit bientôt accourir de Mons, où ils s’étaient retirés, les autres religieux fugitifs. Tous demandaient à suivre, dans sa rigueur primitive, la règle de saint Benoît, moyennant quelques modifications qui leur paraissaient nécessaires. Louis de Blois, voulant d’une part rendre à la communauté de Liessies sa régularité première, et craignant d’un autre côté d’exiger plus qu’il ne pourrait obtenir, demanda avec instance au Seigneur qu’il daignât l’éclairer de ses lumières. Il consulta aussi des personnes sages et remplies de l’esprit de Dieu, qui lui répondirent qu’il serait mieux de prendre pour sa réforme un milieu convenable, laissant à la ferveur particulière certaines charges plus pénibles. Le digne abbé, toujours disposé à suivre le jugement des autres plutôt que le sien propre, se rendit à cet avis. Peu de temps après, il rentrait, plein de joie, à Liessies avec ses religieux, qui reprirent les exercices de leur institut avec une nouvelle ardeur. Ce fut pour augmenter encore cette bonne disposition, qu’il composa alors des traités spirituels, remplis de l’esprit de Dieu et d’une onction si douce qu’il est impossible, en les lisant, de ne pas se sentir touché et excité à faire les plus généreux sacrifices.
Le premier de ces ouvrages a pour titre : *Le Miroir des Religieux*. Sous le nom d’abbé Dacrien, c’est-à-dire, qui pleure, qui gémit, l’auteur déplore le malheur d’un religieux tiède et négligent dans l’accomplissement des devoirs de son état; en même temps il indique les vertus et les dispositions intérieures qui rendent un religieux digne de sa vocation. Le second ouvrage est intitulé : *Règle de la Vie Spirituelle*. Le vénérable Louis de Blois y donne les conseils les plus sages pour surmonter les différentes tentations, pour marcher saintement dans les voies de Dieu, et s’unir étroitement à lui par les exercices de la vie spirituelle. Ses autres principaux ouvrages portent les titres suivants : *Le Conclave*; — *la Récréation et la Retraite sacrée de l’Âme fidèle*; — *l’Institution et la Perle spirituelle*; — *le Manuel des Petits*; — *la Règle de celui qui est encore novice dans les voies de l’esprit*; — *la Consolation des pusillanimes*; — *le Collyre des hérétiques et le Flambeau pour les éclairer*. On trouve de plus, parmi les œuvres du vénérable Louis de Blois, des méditations, des affections et des prières, dans lesquelles respire la plus suave piété. On pourra en juger par cette seule citation, tirée du préambule des statuts qu’il donna à sa communauté, et dans lequel il cherche à montrer les avantages de la vie monastique. « Heureux », s’écrie-t-il, « ceux à qui Jésus parle au cœur, et à qui il dit : Venez, sortons, allons dans un lieu désert! Heureux ceux que le Seigneur transporte de la vaste mer du monde, du milieu de ses innombrables écueils, au port de la vie religieuse! Là, la vie est paisible et sans dangers; là abonde la paix, la tranquillité et la joie de l’Esprit-Saint; là, sans aucune sollicitude des choses passagères, des hommes servent librement, le jour et la nuit, le roi immortel des siècles. Une seule pensée les occupe, celle de plaire à Dieu par une fidèle obéissance à ses volontés, par une douce assiduité aux prières saintes, par l’exercice des pieuses lectures et l’effusion des larmes dans lesquelles l’âme se purifie. Tout est piété, tout est suavité dans une communauté de religieux qui vivent selon leurs règles. On y respire le parfum délicieux de toutes les vertus : les roses de la charité y brillent de leur éclat empourpré, les lis de la chasteté lèvent vers le ciel leur tête d’une blancheur éblouissante, et les violettes, symboles de l’humilité, y fleurissent et répandent leurs suaves odeurs. Là point de tumulte, point de confusion ; loin de cette douce et aimable solitude, les querelles et les dissensions ; là encore chaque jour de courageux athlètes luttent dans l’arène du combat spirituel et remportent la victoire sur leurs ennemis. Les anges du ciel volent avec rapidité pour être les témoins de cette lutte, et pour fortifier les soldats de Jésus-Christ. Heureux donc ceux qui, fuyant les tempêtes du siècle, se sont retirés dans le port sûr et agréable de la vie religieuse, parce que, après avoir passé le reste de leurs jours dans la joie du Saint-Esprit, uniquement occupés du service de Dieu, ils recevront à la mort l’inestimable récompense du royaume céleste et en jouiront éternellement ».
Il y avait encore quelque chose de plus touchant et de plus persuasif que les paroles et les écrits du vénérable Louis de Blois, c’était l’exemple de ses vertus et la fidélité avec laquelle il accomplissait jusqu’aux moindres observances de la règle. Il présidait à tous les exercices de la communauté, et inspirait par sa présence les sentiments de la dévotion. La méditation faisait ses délices, et durant la prière, il était tellement absorbé en Dieu, qu’il semblait que son âme eût pénétré dans les cieux. Attentif à profiter de toutes les circonstances et de tous les moyens pour s’avancer dans la perfection et s’entretenir dans l’esprit de foi, le vénérable abbé se rendit auprès des premiers Pères de la Compagnie de Jésus à Louvain, pour faire, sous leur conduite, les exercices spirituels de saint Ignace. Il voua à ces religieux une affection sincère et un entier dévouement ; aussi non-seulement il les honorait de son amitié et favorisait leurs projets, mais encore il prenait leur défense auprès des grands et dans les conseils des princes. On conserva longtemps à Louvain une lettre qu’il écrivit à cette époque, et dans laquelle il réfutait victorieusement et énergiquement les nombreux ennemis que rencontrait déjà la Compagnie à son origine. Cet attachement du vénérable Louis de Blois pour les Pères Jésuites, il le communiqua à ses religieux, qui conservèrent toujours avec l’Ordre de saint Ignace les relations d’une sainte et touchante confraternité. Il y a surtout une circonstance qui, dans un ouvrage de cette nature, doit être signalée, c’est que l’abbaye de Liessies fut, un peu plus tard, comme le berceau de l’œuvre importante des Bollandistes. C’est, en effet, dans sa magnifique et riche bibliothèque que les pères Rosweyde et Bolland commencèrent les travaux qui devaient donner naissance à cet ouvrage vraiment admirable. De toutes les abbayes du nord de la France, celle de Liessies était la plus riche en passionnaires, en vies manuscrites des Saints, et en toutes sortes d’ouvrages précieux. Elle devait surtout ces trésors littéraires à Louis de Blois, qui cherchait, par tous les moyens en son pouvoir, à développer la piété dans le cœur de ses disciples. Non content d’avoir recueilli les actes d’un grand nombre de Saints, il se procura aussi beaucoup de leurs précieuses reliques, et fit construire une magnifique chapelle pour les y conserver religieusement.
Charles-Quint n’avait jamais oublié sur le trône impérial le jeune page qui avait grandi sous ses yeux, lorsqu’il n’était encore qu’archiduc d’Autriche. Toute sa vie il conserva pour lui une respectueuse estime et une bienveillance particulière, qui se manifestèrent en beaucoup de circonstances. Quand l’évêché de Cambrai fut vacant par la mort de Robert de Croï, il voulut y faire nommer l’abbé de Liessies ; mais Louis de Blois fit tant d’instances, qu’il fallut renoncer à ce projet. On éleva alors à cette dignité Maximilien de Berghes, qui était lié avec lui d’une étroite amitié. Plus tard, l’empereur, pour donner au digne abbé une nouvelle preuve de sa bienveillance, lui offrit la direction de la célèbre abbaye de Saint-Martin de Tournai ; mais il refusa de nouveau, et se rendit même à Bruxelles auprès de Charles-Quint, « pour lui demander de vivre et de mourir dans l’abbaye de Liessies ». Il continua d’y vivre en effet dans l’accomplissement de tous les devoirs de son saint état. Témoin des désordres et des sacrilèges impiétés que commettaient partout les calvinistes des Pays-Bas, il ne cessait de gémir devant le Seigneur sur ces excès. En même temps qu’il composait des ouvrages dans lesquels il réfutait leurs erreurs, il travaillait à ramener dans le bercail les brebis qui s’en étaient égarées. On cite, entre autres personnes ainsi retirées de l’hérésie par ses soins, une noble dame, sa parente, à qui il adressa une lettre forte et touchante que l’on trouve dans ses œuvres. Le biographe du vénérable abbé rapporte aussi qu’un puissant seigneur ayant été condamné par Marie, gouvernante des Pays-Bas, et sœur de Charles-Quint, à une honorable prison dans le monastère de Liessies, il fut tellement touché des discours de Louis de Blois, et surtout de sa conduite, qu’il abjura ses erreurs, et devint dès ce jour un fervent catholique. L’abbé, heureux déjà d’avoir rendu la foi à cet illustre personnage, voulut encore lui rendre la liberté. Il la demanda à la gouvernante, qui non-seulement accueillit sa demande, mais laissa au prisonnier ses biens et ses dignités, que, d’après les lois de l’empire, il méritait de perdre. L’abbaye de Liessies était ainsi devenue comme un lieu où s’accomplissaient toutes les œuvres saintes. La charité spirituelle s’y exerçait de mille manières, la charité corporelle n’y était pas moins chère à tous les cœurs, et le nom de Père des Pauvres, donné dans tout le pays au vénérable Louis de Blois, dit assez avec quelle largesse il répandait ses aumônes dans le sein des malheureux. « Qu’il n’y ait point de cupidité », disait-il, « dans des hommes consacrés à Dieu, car il est reconnu qu’elle a renversé la discipline dans beaucoup de communautés ; qu’il n’y ait point non plus de sordide et dure ténacité, mais que les aumônes se fassent avec charité, selon les facultés du monastère ». La conduite du digne abbé répondait à ces paroles, tellement que le monastère de Liessies était appelé partout l’Asile des Pauvres.
LE VÉNÉRABLE LOUIS DE BLOIS.
« Mes fils bien-aimés », dit quelque part dans un de ses ouvrages le vénérable Louis de Blois, « vous qui avez embrassé le joug si doux du Seigneur, je vous prie, souvenez-vous de votre vocation ; fuyez l’iniquité, méprisez la vanité. Considérez le monde attentivement ; il croît et décroît : rien n’y est stable ; comme la poussière que disperse le vent, ainsi s’évanouit le monde et sa concupiscence. Considérez que la vie présente n’est qu’une vapeur qui se dissipe promptement, que toute chair est comme l’herbe et que sa gloire disparaît bientôt ». Ces paroles sorties de la bouche d’un puissant du monde, que la grâce avait touché et éclairé, produiront sur nos cœurs une profonde impression. Elles nous disent assez que tous les biens terrestres ne doivent jamais nous faire perdre de vue les biens plus précieux de l’éternité ; que nous devons user simplement des premiers, mais que ces derniers doivent être l’objet de nos plus ardents désirs.
De Stand, 7 jan. ; Lad., *Bimeli opera*, résumée par M. l’abbé Deschamps.
Événements marquants
- Naissance au château de Don-Stienne en octobre 1506
- Page à la cour de l'archiduc Charles (Charles-Quint)
- Blessure à la tête et décision de vie religieuse à 14 ans
- Entrée à l'abbaye de Liessies
- Études de philosophie et théologie à Louvain
- Élection comme coadjuteur puis abbé de Liessies en 1530
- Réforme de l'abbaye de Liessies
- Refus de l'évêché de Cambrai et de l'abbaye de Saint-Martin de Tournai
Miracles
- Conversion d'un puissant seigneur hérétique prisonnier à Liessies
Citations
La croix de Bourgogne
Heureux ceux que le Seigneur transporte de la vaste mer du monde... au port de la vie religieuse !