Saint Germer de Vardes
Premier abbé de Flay
Résumé
Noble franc et conseiller des rois Dagobert Ier et Clovis II, Germer quitta la cour pour la vie monastique après avoir fondé une famille. Premier abbé de Flay (Saint-Germer-de-Fly), il mena une vie d'austérité marquée par la fondation de monastères et une retraite érémitique. Ses reliques, transportées à Beauvais pour fuir les Normands, furent invoquées contre le mal des ardents.
Biographie
SAINT GERMER DE VARDES,
PREMIER ABBÉ DE FLAY, AUJOURD'HUI SAINT-GERMER, AU DIOCÈSE DE BEAUVAIS
miers ans. À cette époque, le clergé seul possédait assez de vertu et de science pour bien exercer le saint et religieux ministère de l'éducation. Le prêtre, à la campagne, et l'évêque, dans la ville de sa résidence, réunissaient autour d'eux une nombreuse jeunesse qu'ils élevaient pour l'Église et pour l'État. Les premières de ces écoles se nommaient rurales ou presbytériennes, et les secondes épiscopales ou cathédrales. Parmi ces dernières, les écoles de Poitiers, d'Autun, de Trèves, de Tours et de Bordeaux, ont joué d'une grande célébrité. Beauvais avait aussi la sienne, renommée par la sagesse et l'habileté de ses maîtres : Germer y fut envoyé par sa famille.
Doué des plus heureuses dispositions pour les lettres, le jeune Franc fit de rapides progrès dans les sciences profanes, et surtout dans la connaissance de la religion et des divines Écritures. Comme les Livres Saints étaient l'objet de ses continuelles méditations, en peu de temps il les sut presque entièrement par cœur. Puisant ainsi à chaque instant à la source de la perfection et des bonnes œuvres, il devint le modèle de ses condisciples par la régularité de sa conduite. Sa prudence et la maturité de son jugement leur faisaient souvent rechercher ses conseils ; ses jeûnes, ses veilles, ses mortifications leur apprenaient à se mettre en garde contre les assauts réunis du démon et d'une nature corrompue par le péché.
Germer passa, sans faiblir, par l'épreuve des richesses, si dangereuse pour un jeune homme. Devenu maître d'une grande fortune par la mort de ses parents, loin de la faire servir à la vanité ou aux plaisirs, il l'échangea contre les incorruptibles trésors du ciel. De ses mains libérales les indigents reçurent d'abondantes aumônes, les églises pauvres tous les objets nécessaires au culte, et les clercs nécessiteux des soulagements dans leurs besoins. Les malheureux sans asile trouvèrent toujours à son foyer une bienveillante hospitalité.
Appelé auprès de Dagobert Ier (604-638), plus encore par ses mérites que par la noblesse de sa naissance, Germer gagna bientôt la confiance et l'amitié de ce prince. Dans les conseils, il fit admirer sa sagesse et sa prudence ; au milieu des périls de la guerre, il montra un courage à toute épreuve. Le séjour de la cour et des camps ne refroidit en rien sa piété : elle se trouva encore affermie par l'étroite amitié qu'il contracta, au palais, avec saint Ouen et saint Éloi. Ces trois vertueux personnages, unis dans les mêmes sentiments de fidélité à Dieu et à leur souverain, travaillèrent d'un commun accord au bien de la religion et du royaume. Comme le roi craignait que la piété de Germer ne le portât à quitter le monde et à se retirer dans un monastère, il résolut de l'engager dans une alliance digne de ses vertus et de son rang. Secondé par les proches parents du Saint, il réussit à lui persuader d'épouser Domane ou Domaine, native de La Roche-Guyon, petite ville du département de Seine-et-Oise, située à trois lieues de Mantes.
La mort de Dagobert ne changea rien à la haute position de Germer, qui gagna aussi la confiance du nouveau roi Clovis II (638-656). Le crédit dont il jouit auprès de ce prince ne suffit cependant pas pour le fixer irrévocablement à la cour : l'exemple de saint Ouen et de saint Éloi, qui s'étaient consacrés à Dieu, réveilla le désir qu'il nourrissait depuis longtemps de quitter le monde. Les trois enfants nés de sa sainte union avec Domane ne furent point un obstacle à son dessein : l'une de ses filles, déjà mûre pour le ciel et digne de l'Époux des Vierges, mourut au moment où elle allait recevoir un époux mortel ; l'autre se consacra à Dieu dans un cloître ; son jeune fils, Amalbert, menait une vie pure et angélique ; son épouse elle-même soupirait après le moment où elle pourrait, libre de tout
VIES DES SAINTS. — TOME XI.
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soin terrestre, ne plus s'occuper que des intérêts de son âme. Mais ses désirs rencontrèrent une vive opposition à la cour : Clovis II ne consentit pas à se priver de ses conseils. Ne pouvant donc encore se vouer à l'état religieux, Germer voulut du moins participer aux mérites de ceux qui l'avaient embrassé, par la fondation d'un monastère sur son domaine de l'Isle, peu éloigné du château de Vardes. Il y joignit une église en l'honneur de saint Pierre et de saint Paul, la dota de biens fonds, l'enrichit de précieuses reliques, et lui donna pour chef un pieux abbé nommé Porchaire. Lorsque son âme était fatiguée du souci des affaires temporelles, il venait lui rendre, dans cet asile, sa fraîcheur et sa force. De Vardes, il visita quelquefois le Beauvaisis, où sa présence fut toujours signalée par de généreuses largesses.
Les séjours répétés de Germer au monastère de Vardes augmentèrent son aversion pour le monde et son désir de la vie solitaire et cachée. Bientôt le roi se fit un scrupule de contrarier plus longtemps la sainte vocation du serviteur de Dieu. Il lui permit enfin de quitter la cour, et Germer alla retrouver, à Rouen, saint Ouen, son ancien ami, tandis que Domane, son épouse, se retirait à Gasny, auprès du tombeau de saint Nicaise.
Afin de travailler plus librement à l'acquisition des trésors célestes, Germer transmit à son fils Amalbert la propriété de ses biens, quitta l'habit séculier et entra au monastère de Pentale ou Pentalion (Pantalum, Pentale). Comme ses vertus et le généreux sacrifice qu'il venait de faire pouvaient lui tenir lieu de noviciat, saint Ouen l'admit de suite à la profession religieuse. À la manière dont le Bienheureux accomplit ses nouveaux devoirs, on eût dit qu'il s'était formé, pendant plusieurs années, à la vie du cloître. Mort à sa propre volonté et à ses passions, il obéissait avec ponctualité aux moindres prescriptions de la Règle, et exerçait un souverain empire sur ses sens. Aussi, lorsque l'abbé du monastère eut rendu son âme à Dieu, les religieux de Pentale s'empressèrent de se mettre sous sa conduite, espérant trouver en lui, avec la sagesse d'un guide éclairé et prudent, la tendre sollicitude d'un père.
Leur attente ne fut pas trompée. Germer eut surtout à cœur de les conduire à la perfection par la force de ses exemples, plus que par celle de ses discours. Il marchait le premier dans la voie qu'il les exhortait à suivre ; il ne les engageait à pratiquer que ce qu'il pratiquait lui-même, et ne leur imposait aucun fardeau dont il ne portât la plus lourde part. Son abstinence était fort rigoureuse ; un seul repas, le soir, avec du pain de matelot et un peu de légumes, suffisait à réparer ses forces ; de l'eau salée lui servait de boisson.
Malheureusement, comme l'ivraie se trouve trop souvent mêlée au bon grain, quelques faux frères, qui voulaient goûter dans le cloître les délices du monde, vinrent porter le trouble et la désolation au sein de la communauté de Pentale. Ces misérables, voyant dans la vie humble et mortifiée de Germer la condamnation de leur relâchement, ajoutèrent à l'oubli de l'esprit de leur état, le crime d'une infâme tentative contre les jours du Saint. Ils cachèrent sous les couvertures de son lit un couteau, la pointe en haut, de telle sorte que Germer ne pût, en se couchant, éviter de se faire une blessure mortelle. Mais, le pieux abbé, contre sa coutume, et inspiré sans doute de l'Esprit de Dieu, sonda son lit avant d'y monter, et découvrit
le piège perfide qui lui était tendu. Sur-le-champ, la reconnaissance le porta à se rendre à l'église où il remercia Dieu, en versant des larmes, d'avoir étendu sur lui sa main protectrice. Ce jour-là même, il réunit ses religieux, et, sans parler du danger qu'il venait de courir, il leur fit connaître la résolution qu'il avait prise de quitter ses fonctions. Ce fut en vain que la communauté se jeta à ses pieds, le conjurant de revenir sur sa résolution : il déposa son autorité et se retira dans une grotte voisine que les prières de Samson avaient autrefois délivrée d'un énorme serpent. Là, il se livra à une vie austère et mortifiée, offrant tous les jours le divin sacrifice, qu'il n'achevait jamais sans verser une grande abondance de larmes. Pendant cinq ans et trois mois, il mena dans sa grotte la vie pénitente des premiers anachorètes, travaillant à l'expiation de ses fautes, priant pour les pêcheurs et appelant au mépris du monde et à la crainte des jugements de Dieu les nombreux pèlerins qui venaient le visiter. L'illustre solitaire comptait ne sortir de son étroit réduit que lorsque Dieu l'appellerait à recevoir la couronne des élus, mais une épreuve bien amère lui était réservée. Un jour, un messager vint lui apporter la nouvelle que son fils Amalbert était mort. Ce saint jeune homme, en revenant de Gascogne avec le roi, avait été subitement atteint d'une grave maladie ; bientôt il expira, au grand regret du souverain, des princes et des grands, mais à la grande joie des anges qui ouvrirent leurs saintes phalanges pour le recevoir. À cette nouvelle, la foi du chrétien vainquit dans Germer la tendresse du père ; il s'écria : « Ô mon Dieu, vous avez été miséricordieux envers moi, en daignant recevoir mon fils dans votre gloire » ; puis il alla au-devant du convoi d'Amalbert, auquel assistaient le roi et les grands de la cour. Il rencontra le funèbre cortège sur le territoire du diocèse de Beauvais, conduisit le corps de son fils au monastère de l'Isle, et resta auprès de ce cher et précieux dépôt.
Redevenu par la mort d'Amalbert maître de sa fortune, Germer résolut de la consacrer au Dieu qui devait la lui rendre en trésors éternels et incorruptibles. Afin de lui donner la destination la plus utile à la gloire de la religion et au salut des âmes, il eut recours aux conseils de saint Ouen. Ce prélat vint trouver le Bienheureux au monastère de l'Isle, où ils arrêtèrent ensemble le projet de construire une vaste abbaye. Comme après trois jours, consacrés à la prière et au jeûne, ils cherchaient un emplacement dans les bois et les bruyères du Bray, un lieu portant le nom de Flay attira leurs regards. « Un nuage », dit un ancien légendaire, « planait au-dessus de cette solitude, et la couvrait d'un voile mystérieux. Ayant fait quelques pas, ils entendirent distinctement une voix qui, du sein du nuage, disait : « Ce sol a été béni et sanctifié depuis quarante ans en faveur de Germer, qui doit le peupler d'une multitude de religieux ; sa communauté sera prospère, tant que les saintes règles y seront observées ». Ils écoutaient encore, lorsque le nuage se dissipa. Il en tomba en même temps une rosée qui humecta les contours de cette plaine, et décrivit autour d'elle une ligne géométrique. Saint Ouen prit une baguette, mesura la surface du terrain, exhorta son ami à poursuivre l'exécution d'une œuvre si visiblement agréable à Dieu, et reprit le chemin de son diocèse.
Fixé désormais sur le choix du lieu où il devait bâtir son monastère, Germer se mit aussitôt à l'œuvre. Il jeta d'abord les fondations d'une église en l'honneur de la sainte Trinité, de la sainte Vierge, de saint Jean et de saint Pierre, et lui abandonna tous les biens qu'il possédait. Autour de cette église, il éleva successivement les bâtiments de l'abbaye et d'autres
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édifices destinés aux métiers qui devaient être exercés dans l'intérieur de cet établissement : il voulait ainsi affranchir les religieux de la nécessité de se répandre au dehors, et les soustraire aux dangers inséparables du commerce du monde. Les travaux furent exécutés avec une grande rapidité, et, en peu de temps, le désert de Flay se trouva transformé en une abbaye florissante. Germer, qui en fut le premier abbé, donna à sa communauté la Règle de Saint-Benoît, sous laquelle, chaque jour, de nouveaux disciples venaient s'efforcer d'imiter les vertus de leur bienheureux fondateur.
Après avoir consacré trois ans et demi à la consolidation de l'œuvre qu'il venait de fonder, Germer fut ravi à la vénération et à l'amour de ses religieux. Il mourut le 24 septembre, vers l'an 658, dans sa cinquantième année, et fut inhumé dans l'église de son monastère. Le Saint a laissé dans ces contrées une mémoire toujours bénie. Le Beauvaisis n'a oublié ni ses vertus ni ses bienfaits. Si Germer s'en est éloigné pour quelque temps, il a voulu lui donner son dernier soupir et ses dernières bénédictions. Le deuil que sa mort causa aux religieux de Flay fut adouci par les miracles qui la suivirent : s'ils avaient perdu un père, ils avaient gagné un puissant protecteur au ciel.
On représente saint Germer en compagnie de sainte Domane, sa femme, et de saint Amalbert, leur fils.
## CULTE ET RELIQUES. — ABBAYE DE FLAY.
Les reliques de saint Germer restèrent deux cents ans environ dans l'église du monastère de Flay, qu'elles illustrèrent de plusieurs miracles. Près du tombeau qui les renfermait, des aveugles, des boiteux, des sourds, et d'autres malades reçurent leur guérison. Elles en disparurent à l'époque de l'invasion des Normands. Les chanoines, qui avaient alors succédé aux religieux, les emportèrent avec eux en se retirant à Beauvais, et les placèrent dans une des plus hautes tours de la ville. Toutefois, la communauté de Flay n'était point dissoute : elle se pressa autour des restes bénis de son illustre Fondateur, et continua de célébrer en ce lieu l'office divin, suivant les prescriptions de sa Règle. Après la mort des religieux, les prêtres chargés du même devoir mirent une coupable négligence à s'en acquitter, le corps de saint Germer fut, sur l'ordre du clergé de la cathédrale, transporté dans l'église de Saint-Pierre et déposé dans une chasse plus digne du bienheureux Confesseur.
Du haut du ciel saint Germer veilla sur la ville qui avait accueilli ses reliques avec une si pieuse vénération. Souvent, il fit descendre des pluies bienfaisantes sur ses champs désolés par la sécheresse, et rappela ses malades à la santé. Les habitants de Beauvais lui attribuèrent aussi la faveur d'avoir échappé au fléau connu sous le nom de mal des ardents ou feu sacré : ils furent épargnés, tandis que les peuples des Gaules, décimés par cette redoutable peste, allaient, de sanctuaire en sanctuaire, demander des secours contre ses atteintes. Ils le durent, sans doute, à ce que, dès l'approche du fléau, ils avaient adressé de ferventes supplications au Saint et porté solennellement ses reliques autour de la ville, tant au dedans qu'au dehors de ses murailles.
Cette protection visible détermina quelques-uns des pontifes de Beauvais à rendre de nouveaux honneurs au Bienheureux. Outre sa fête du 24 septembre, ils commencèrent à en célébrer une autre le 20 mai, pour laquelle Jean de Nointel, légat du Saint-Siège, institua des prières d'actions de grâces. En l'année 1132, Pierre de Dammartin, évêque de Beauvais, déposa les reliques du Saint dans une chasse élégante et riche, construite avec les dons accordés par la pieuse libéralité des chrétiens. Régnier, chanoine de la cathédrale, vendit une partie de sa vaisselle et en consacra le prix à la construction de cette chasse. Cette translation eut lieu, avec celle de plusieurs autres Saints, en présence de Gosselin de Vierzi, évêque de Soissons, d'Eudes, abbé de Saint-Germer, d'un grand nombre d'abbés et d'ecclésiastiques du diocèse de Beauvais et des contrées voisines. Eudes obtint en ce jour une relique de saint Germer et la transporta solennellement à son monastère, accompagné de ses religieux et d'une multitude de fidèles. Cette translation fut signalée par plusieurs guérisons miraculeuses.
Les précieuses reliques de saint Germer ont été détruites, avec beaucoup d'autres monuments du respect et de la piété de nos pères, par les Vandales de 1793. Mais, si l'impiété a pu les faire disparaître, elle n'a point anéanti la dévotion et la confiance des Beauvaisiens envers leur puissant et glorieux Patron.
SAINT GÉRARD SAGREDO DE VENISE, ÉVÊQUE ET MARTYR. 357
Pour ce qui est de l'abbaye de Flay, elle éprouva de grands désastres sous Charles-Martel (714-741), et, au milieu du IXe siècle, de la part des Normands. Au gouvernement des religieux, on y vit succéder celui des chefs militaires et des chanoines (831). Sa ruine totale fut consommée en 906 ; à cette époque, une nouvelle bande de Normands, conduite par Rollon, la détruisit de fond en comble. Les revenus de ses propriétés, qui avaient été accordés à l'évêché de Beauvais dès la première invasion des barbares, y restèrent réunis jusqu'au XIVe siècle. En 1836, Drogon, un des plus illustres pontifes de Beauvais, la releva enfin de ses ruines, lui donna le nom de Saint-Germer, et y établit des religieux de Saint-Maur des Fossés. Le rétablissement de l'abbaye causa une vive joie aux habitants de cette contrée. « Ils croyaient revoir », dit M. Delettre, « les beaux jours de la religion ; et l'exemple, si nouveau pour eux, d'une vie exclusivement consacrée à Dieu leur inspirait le courage de mieux remplir leurs devoirs de chrétiens. D'éclatantes conversions ne tardèrent pas à s'opérer, et des personnes accoutumées jusque-là aux délices du siècle, renoncèrent à tout et sollicitèrent comme une grâce la permission de se construire une cellule en dehors des murs du monastère, pour se vouer au service de la communauté, se contentant d'un habit grossier et de nourritures qui leur venaient de l'intérieur du couvent. La mère de Guibert, abbé de Nugent ; la sœur de Suger, abbé de Saint-Denis ; l'épouse de Guillaume, seigneur d'Hénouville ; celle de Gérard, seigneur d'Hanxole, et grand nombre d'autres dames de qualité renoncèrent au monde, et se revêtirent de l'habit de sœurs converses, pour vivre dans la retraite, à l'ombre des murs de la nouvelle abbaye. Au XVIe siècle, les Anglais d'abord, les Bourguignons ensuite, lui portèrent de nouveaux coups. À tous ces maux succéda la commende suivie de près par l'hérésie de Calvin. Enfin, en 1643, Augustin Potier lui rendit son antique réputation de vertu et de science, en l'incorporant à la Congrégation de Saint-Maur. Cette réforme eut lieu sous le célèbre abbé François Tiercelin de Bresse, protonotaire du Saint-Siège. Ce même abbé y organisa, en 1686, un collège pour l'éducation gratuite des gentilshommes pauvres. Il mit ses propres appartements à leur disposition. D'autres enfants y étaient également admis.
Nous avons emprunté cette biographie, à la Vie des Saints du diocèse de Beauvais, par M. l'abbé Sabatier.
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Événements marquants
- Éducation aux écoles épiscopales de Beauvais
- Conseiller des rois Dagobert Ier et Clovis II
- Mariage avec Domane de La Roche-Guyon
- Fondation du monastère de l'Isle
- Entrée au monastère de Pentale et élection comme abbé
- Retraite de cinq ans dans une grotte après une tentative d'assassinat
- Fondation de l'abbaye de Flay sur les conseils de saint Ouen
Miracles
- Découverte divinement inspirée d'un couteau caché dans son lit
- Nuage mystérieux et voix céleste désignant l'emplacement de l'abbaye de Flay
- Rosée traçant les limites du futur monastère
- Guérisons multiples auprès de son tombeau
Citations
Ô mon Dieu, vous avez été miséricordieux envers moi, en daignant recevoir mon fils dans votre gloire