Saint Jean-Marc (Disciple des Apôtres)

Disciple des Apôtres, Cousin et Compagnon de Saint Barnabé

Fête : 27 septembre 1ᵉʳ siècle • saint

Résumé

Disciple du Ier siècle et cousin de saint Barnabé, Jean-Marc accompagna les apôtres dans leurs premières missions. Après une séparation temporaire qui causa un différend entre Paul et Barnabé, il devint un auxiliaire précieux pour saint Paul durant sa captivité à Rome. La tradition grecque le considère comme évêque de Byblis en Phénicie.

Biographie

SAINT JEAN-MARC, DISCIPLE DES APÔTRES,

COUSIN ET COMPAGNON DE SAINT BARNABÉ.

1er siècle.

*Perfectio disciplorum, gaudium et corona magistri est.*

*La perfection des disciples est la joie et la couronne du maître.* *Saint Ambroise.*

Ce n'est pas une petite consolation pour les enfants de l'Église que de revoir, au moins par le récit de l'histoire, le premier esprit des anciens chrétiens : c'est dans ce sentiment que nous donnons l'abrégé de la vie du saint disciple appelé Jean-Marc, que quelques auteurs ont pris mal à propos pour saint Marc l'Évangéliste. Celui dont nous écrivons la vie était fils de Marie, qui avait une maison dans la ville de Jérusalem, où l'on croit que les fidèles s'assemblaient en liberté, après l'ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ et la descente du Saint-Esprit, pour y faire sans crainte tous les exercices du Christianisme naissant. Nous apprenons au moins des Actes des Apôtres que plusieurs fidèles étaient retirés chez elle pendant la nuit que saint Pierre fut délivré de la prison par un ange, et l'on peut conjecturer que c'était leur coutume de se retirer chez cette sainte femme, puisque l'Apôtre s'y achemina sans hésiter et sans s'informer où les chrétiens étaient assemblés.

Saint Jérôme nous assure que saint Marc était disciple de saint Barnabé. Peu de jours après la délivrance de saint Pierre, saint Paul et saint Barnabé, qui étaient venus de la ville d'Antioche à Jérusalem pour distribuer les aumônes qu'ils avaient reçues des fidèles de Syrie aux pauvres qui étaient dans la Judée, engagèrent le saint disciple Jean-Marc à venir avec eux lorsqu'ils furent prêts de s'en retourner. Quelque temps après, ayant été déclarés apôtres des Gentils, et ayant été envoyés en cette qualité par le Saint-Esprit pour annoncer l'Évangile aux nations éloignées, ils partirent dès la même année pour aller s'acquitter de cette sainte mission dans l'île de Chypre.

Le bienheureux Marc les accompagna, et il leur rendit service partout, soit dans les fonctions de leur apostolat, soit même dans leurs besoins corporels. Mais nous apprenons de l'Histoire des Actes des Apôtres, que lorsqu'ils furent sortis de Paphos pour aller dans l'Asie-Mineure, et qu'ils furent arrivés à Perge, dans la province de Pamphylie, il se sépara d'eux pour retourner à Jérusalem pour des raisons que l'histoire ne marque point ; saint Paul, néanmoins, n'approuva point la conduite de ce disciple en cette occasion, et il en fit connaître ses sentiments six ans après, lorsque saint Barnabé et lui se préparèrent à faire un autre voyage en Asie, pour voir en quel état étaient alors les nouvelles Églises dans les villes où ils étaient venus prêcher l'Évangile.

Saint Barnabé était bien d'avis de mener avec eux le bienheureux Jean-Marc dans ce voyage ; mais saint Paul n'y consentit pas, disant qu'il n'était

27 SEPTEMBRE.

pas convenable de s'associer un homme qui s'était séparé d'eux, sans qu'il parût y avoir de nécessité, lorsqu'ils étaient en Pamphylie, et qui n'avait point eu assez de courage pour les accompagner dans leur ministère. Il y eut donc entre eux une contestation qui fut cause qu'ils se séparèrent l'un de l'autre. Saint Chrysostome nous fait bien remarquer à ce sujet que la sévérité de saint Paul et la douceur de saint Barnabé étaient également nécessaires à Jean-Marc, et que l'une et l'autre furent d'une grande utilité au disciple ; que la fermeté du premier lui fit ouvrir les yeux sur la grandeur de sa faute, lui en découvrit les suites fâcheuses et le fit rentrer en lui-même ; et que la tendresse du second l'empêcha de tomber dans le découragement et lui fit concevoir une grande confiance en lui, pour profiter de ses avis et de ses instructions et s'attacher à sa personne.

En effet, saint Paul s'étant séparé de saint Barnabé, ce dernier prit avec lui Jean-Marc et se l'associa dans son voyage de Chypre ; c'est peut-être pour cette seule raison que saint Jérôme donne à celui dont nous parlons la qualité de disciple de saint Barnabé. Depuis ce temps, il paraît que saint Barnabé l'engagea de nouveau à accompagner saint Paul, et que, par cette réunion avec saint Paul, Jean-Marc répara la faute qu'il avait pu faire en le quittant ; car il y a tout lieu de croire que c'est de lui que saint Paul fait les recommandations à Philémon et aux Colossiens : il l'appelle Marc, cousin de Barnabé, dans l'Épître qu'il écrit aux Colossiens. Il le met du petit nombre des Juifs convertis qui l'assistaient à Rome dans ses liens : ce qui fait connaître qu'il était auprès de lui dans cette ville pendant les années 62 et 63. Écrivant aux Colossiens, il les prie de bien recevoir Marc s'il allait chez eux, et leur parle de quelques commissions que saint Barnabé et lui leur avaient données pour quelque chose qui le regardait. Il paraît, en effet, que Jean-Marc, après l'élargissement de saint Paul, fit un voyage en Asie ; il y était au moins deux ans après, lorsque saint Paul écrivit de sa dernière prison la seconde épître à Timothée, qui était alors en Asie ; il le priait de l'amener à Rome avec lui, disant qu'il lui était utile pour le ministère de l'Évangile.

Nous ne pouvons guère savoir plus de choses de ce bienheureux disciple ; ce que l'on en a de plus certain se tire des endroits de l'Écriture que l'on a marqués ici. On l'a voulu confondre avec plusieurs autres du même nom qui ont été recommandables ; mais, comme il n'y a rien de bien convaincant en ce que l'on en rapporte, il est plus convenable d'en demeurer à ce que l'on en croit plus communément. Les Grecs n'ont rien su au moins de sa mort et de sa sépulture dans la ville d'Éphèse, puisque, supposant qu'il fut évêque de Byblis (aujourd'hui Djebel), en Phénicie, entre Béryte et Tripoli, ils y marquent aussi sa sépulture et son culte. Ils lui donnent le titre d'apôtre et honorent sa mémoire le 27 septembre. Ils sont suivis en cela par les Latins, qui semblent n'en avoir plus particulièrement parlé que depuis qu'on a inséré son nom dans le martyrologe romain.

Tillement: Acta Sanctorum; Baillet. — Cf. Histoire des soixante-douze disciples, par M. l'abbé Naimre.

Événements marquants

  • Hébergement des fidèles chez sa mère Marie à Jérusalem
  • Départ de Jérusalem avec Paul et Barnabé pour Antioche
  • Mission à Chypre avec Paul et Barnabé
  • Séparation à Perge en Pamphylie pour retourner à Jérusalem
  • Contestation entre Paul et Barnabé à son sujet
  • Voyage à Chypre avec Barnabé
  • Assistance de saint Paul prisonnier à Rome (62-63)
  • Épiscopat supposé à Byblis en Phénicie

Citations

Perfectio disciplorum, gaudium et corona magistri est.

— Saint Ambroise

Date de fête

27 septembre

Époque

1ᵉʳ siècle

Décès

Ier siècle (naturelle)

Catégories

Patron(ne) de

Autres formes du nom

  • Jean-Marc (fr)
  • Marc (fr)

Prénoms dérivés

Jean-Marc, Marc

Famille

  • Marie (mère)
  • Saint Barnabé (cousin)