Saint Jonat

Abbé de Marchiennes

Fête : 1er aout 7ᵉ siècle • saint

Résumé

Disciple de saint Amand, Jonat fut le premier abbé du monastère de Marchiennes au VIIe siècle. Il dirigea avec sagesse la communauté religieuse ainsi que sainte Rictrude, et participa activement à l'évangélisation de la région. Il mourut vers la fin du siècle, laissant l'image d'un modèle de vertu et de douceur.

Biographie

SAINT JONAT,

ABBÉ DE MARCHIENNES, AU DIOCÈSE DE CAMBRAI (691 ou 693).

Lorsque saint Amand eut fondé (vers 643) le monastère de Marchiennes (Marchianæ, Ordre de Saint-Benoît) sur les terres que lui avait accordées saint Adalbaud, époux de sainte Rictrude, il y plaça, pour diriger les nouveaux religieux, l'un de ses disciples appelé Jonat, qui répondit parfaitement à sa confiance. On ne trouve rien dans les auteurs qui fasse connaître ses premières années : sa patrie, sa famille, son entrée en religion, tout est resté ignoré. Cette circonstance, qu'on rencontre dans la vie de presque tous les disciples de saint Amand, vient sans doute de ce que la plupart d'entre eux étaient des enfants étrangers et captifs, que le charitable missionnaire avait rachetés de l'esclavage, et fait élever dans quelque tranquille solitude.

Tous les auteurs se bornent à faire l'éloge de la sagesse et de la vertu de Jonat. Comme religieux, il était le modèle de ses frères ; comme abbé, il les dirigea avec une prudence qui fait son éloge comme celui de saint Amand qui l'avait formé. Quelques mots, qu'on rencontre dans des actes très-anciens, sembleraient supposer qu'il accompagna quelquefois le missionnaire dans ses courses apostoliques. « Ces deux hommes saints », y est-il dit, « brillant dans la maison du Seigneur comme des astres éclatants, chassaient devant eux les ténèbres profanées de l'idolâtrie et du péché. Par leurs exemples et leurs prières, ils eurent le bonheur d'introduire beaucoup d'âmes dans les cieux ».

Lorsque sainte Rictrude, après la mort de son époux, se retira au monastère de Marchiennes avec ses deux plus jeunes filles, saint Jonat fut encore chargé de leur direction et de celle des personnes qui vinrent auprès de la sainte veuve embrasser la vie religieuse. Les conseils de son expérience, la gravité de ses mœurs et la sainteté de sa conduite, exercèrent une très-heureuse influence dans le monastère, et dans toute la contrée, où son nom resta longtemps en vénération. Pour achever l'éloge de ce vénérable abbé, et suppléer, autant qu'il est possible, au silence des auteurs, rappelons encore ces paroles d'un ancien hagiographe : « Jonat était chaste de corps, humble d'esprit, d'un extérieur doux et pacifique, affable et aimable envers tous. Une grâce particulière brillait sur son front comme un reflet de ses vertus, et attirait invinciblement les cœurs à lui ».

Il mourut au monastère de Marchiennes le 1er août 691, ou, selon d'autres, 695. Son corps reposait dans l'église de l'abbaye.

Acta Sanctorum Belgii, traduction de M. l'abbé Destombas.

2 AOÛT.

Événements marquants

  • Rachat possible de l'esclavage par saint Amand
  • Formation religieuse par saint Amand
  • Nomination comme premier abbé de Marchiennes vers 643
  • Direction spirituelle de sainte Rictrude et de ses filles
  • Participation à des missions d'évangélisation avec saint Amand

Citations

Jonat était chaste de corps, humble d'esprit, d'un extérieur doux et pacifique, affable et aimable envers tous.

— Ancien hagiographe cité par l'abbé Destombas