Saint Poppon (Abbé de Stavelot)

Abbé de Stavelot

Fête : 25 janvier 11ᵉ siècle • saint

Résumé

Né en Flandre en 978, Poppon abandonna la carrière des armes après des pèlerinages en Terre Sainte et à Rome pour devenir moine. Grand réformateur monastique sous l'influence de l'abbé Richard de Verdun, il dirigea plusieurs abbayes dont Stavelot et Malmédy. Il mourut en 1048 après une vie de miracles, de diplomatie entre souverains et d'austérité.

Biographie

SAINT POPPON, ABBÉ DE STAVELOT,

ET LA BIENHEUREUSE ADELWISE, SA MÈRE

978-1048. — Papes : Benoît VII; Damase II. — Comtes de Flandre : Baudouin IV; Baudouin V.

Le pain du mensonge est d'abord doux à l'homme, mais après, sa bouche sera remplie de gravier. Prov. XX, 17.

Poppon, fils de sainte Adelwise, naquit en Flandre en 978, au septième mois de sa conception; son père, Tizekins, périt cinq semaines après, dans une bataille au pays de Hasbains ou Haspengaw, dans le Brabant, sur les confins du Liégeois, où les comtes de Flandre et de Hainaut se faisaient la guerre. Sa mère, quoique fort jeune, consacra dès lors sa viduité à Dieu, et fit son unique affaire de l'éducation de son fils. Elle lui inspira des sentiments de piété si solides, qu'il les conserva intacts au milieu de la carrière des armes, qu'il embrassa d'abord. Les mauvais exemples de ses camarades, le blasphème, la débauche, la rapine, finirent par lui rendre leur société insupportable. Il quitta donc l'épée et entreprit le pénible voyage de Jérusalem en esprit de pénitence. Il visita d'abord le Saint-Sépulcre et les autres lieux consacrés par le séjour de Jésus sur la terre; il en rapporta de précieuses reliques dont il enrichit le pèlerinage de Notre-Dame-de-Deynse. Il alla ensuite à Rome, afin de rendre aussi ses devoirs au tombeau des Apôtres, menant avec les compagnons de son voyage la vie la plus austère. À son retour, il ne céda point aux instances du comte de Flandre, Baudouin, surnommé Belle-Barbe, qui voulant le retenir à sa cour et se l'attacher, lui proposait la main d'une personne très-riche; il fut d'abord sur le point d'accepter, mais l'Esprit-Saint qu'il consulta dans toute la sincérité de son cœur lui inspira d'autres sentiments qui le firent renoncer au mariage et à tous les autres liens du siècle. Animé par les exemples et par les exhortations du bienheureux Eilbert, son ami (frère de Gérard, évêque de Cambrai), qui fut depuis abbé de Marillac, il se dépouilla des marques du vieil homme pour prendre l'habit religieux. Il apprit les lettres et étudia l'Écriture sainte et les constitutions monastiques sous le même Eilbert. L'abbé du monastère de Saint-Thierry, près de Reims, entre les mains duquel il fit ses vœux, le mit au service des pauvres dans l'hôpital de son monastère. Il exerça cette charge avec tant de charité, qu'il put bien dire comme Job: « L'étranger, pendant la nuit, n'est pas resté sans refuge; mes portes ont toujours été ouvertes au voyageur... »; ou bien encore: « Je n'ai jamais mangé seul mon pain, je l'ai toujours partagé avec l'orphelin ». Parmi ceux à qui il prodiguait les plus tendres soins de l'hospitalité, se trouva un jour un homme couvert d'une lèpre tellement hideuse, que son aspect n'offrait presque plus rien d'un homme. Ce fut à Poppon un motif de le recevoir avec plus d'affection que les autres. Le voyant mal vêtu, il craignit que le froid de la nuit ne le fît trop souffrir, et lui donna pour se réchauffer sa propre couverture. Le lendemain, le lépreux se présenta complètement guéri à son bienfaiteur, qui fut bien étonné et interdit à la vue de ce miracle, et le conjura de n'en point parler.

Cependant Richard, ayant connu la vertu et le mérite de Poppon, l'obtint, non sans peine, de l'abbé de Saint-Thierry, et l'emmena dans son abbaye de Sainte-Vanne à Verdun. Notre Saint ne tarda pas à s'y distinguer. D'après ses pieux avis, sa mère prit le voile, vint aussi à Verdun, où elle vécut recluse jusqu'à sa mort dans une cellule proche de l'église de Saint-Vanne ; elle se fit une grande réputation par sa sainteté et ses miracles.

Le comte de Flandre, ayant chassé de l'abbaye de Saint-Vaast d'Arras l'abbé Folrad, homme scandaleux, que ses crimes et son impiété avaient fait excommunier, obligea Richard de prendre le gouvernement de ce monastère pour y rétablir la discipline. Richard emmena avec lui Poppon à Arras, et le nomma procureur de Saint-Vaast. Il s'acquitta de cette charge avec un succès merveilleux, faisant rentrer tous les biens de l'abbaye, aliénés par les désordres de la guerre et par ceux de Folrad. Les usurpateurs essayèrent de se venger ; mais Dieu le préserva visiblement de leurs embûches. Dans un voyage qu'il fit à la cour de l'empereur saint Henri, il profita de l'occasion pour obtenir de ce prince l'abolition des spectacles où des hommes combattaient contre des ours.

Après avoir heureusement rétabli le temporel de Saint-Vaast, Poppon fut envoyé à Saint-Vanne, où l'abbé, pour exercer son obéissance et son humilité, le réduisit aux offices les plus bas de la maison ; puis, voyant que ces nouveaux emplois le comblaient de joie, il crut inutile de l'éprouver plus longtemps, et l'établit procureur de Saint-Vanne. Il le fit ensuite élire supérieur ou prévôt de l'abbaye de Wasloy ou Saint-Maurice, dans le diocèse de Verdun. La discipline n'était pas moins en ruine dans ce monastère que les bâtiments. Poppon rétablit l'un et l'autre, et en ayant tout renouvelé, il donna au monastère le nom de Beaulieu, qui lui est toujours demeuré depuis.

Dans un second voyage qu'il fit vers l'empereur Henri, s'étant arrêté dans un lieu charmant pour y prendre quelque nourriture, à peine fut-il assis sur l'herbe, qu'il vit un loup s'enfoncer dans des halliers, emportant un berger. Non moins étonné qu'affligé, ses entrailles s'émurent de compassion ; il invoque le Seigneur, et, plein de confiance en sa bonté, il proteste qu'il ne prendra aucune nourriture avant d'avoir fait rendre à cette bête féroce sa victime. Il met aussitôt à sa poursuite ses compagnons, que guident les traces de sang, à travers un endroit fourré et marécageux ; ils trouvent le berger sans vie, le rapportent à Poppon, qui le ressuscite par ses prières, et le fait manger avec lui. Le berger conserva toujours sur son cou les traces de la gueule du loup ; beaucoup de personnes le virent, et c'est sur la foi de leurs paroles, dit l'historien de notre Saint, que je raconte ce miracle, pour prouver la sainteté de Poppon. — C'est, dit-on, en mémoire de ce miracle que la ville de Stavelot mit le loup dans ses armes.

Cependant l'empereur Henri, de plus en plus charmé de ses vertus, employa toute son autorité pour le faire élire à la place de Bertrand, abbé de Stavelot, au diocèse de Liège, qui venait de mourir. L'abbé Richard s'y opposa de toutes ses forces, disant qu'il avait besoin de Poppon pour maintenir la discipline des monastères qui étaient sous sa direction. L'empereur fit alors intervenir saint Héribert, archevêque de Cologne, et saint

SAINT POPPOIN, ABBÉ DE STAVELOT. 614

Walbodon, évêque de Liège : Richard dut céder. Poppon se vit donc chargé de la direction de deux grosses abbayes ; car celle de Malmédy ou Malmundar était jointe depuis longtemps à celle de Stavelot ; toutes deux avaient été fondées à une lieue l'une de l'autre, dans les Ardennes, par saint Rémacle, leur premier abbé, qui fut ensuite évêque de Maëstricht. Deux ans après (1022), l'abbaye de Saint-Maximin de Trèves étant venue à vaquer par la démission de l'abbé Hiérichon, qui avait entrepris le voyage de la Terre-Sainte, l'empereur voulut que Poppon en prît le gouvernement, car il ne connaissait personne plus capable de faire revenir l'esprit de Dieu dans ces maisons. On ne saurait dire combien de travaux il eut à supporter, combien d'obstacles à surmonter, combien de persécutions à souffrir pour réformer ces trois abbayes. Dieu le soutint, le défendit partout d'une façon miraculeuse, lui et les bons religieux qu'il avait amenés de Saint-Vanne pour l'aider. À Stavelot, des assassins, chargés de cette mission par les rebelles, entrèrent dans le chœur l'épée à la main, et se précipitèrent sur les religieux pour les égorger : des boucliers invisibles les protégèrent. À Saint-Maximin, on employa contre Poppon les maléfices et le poison. Le Saint prenait sans défiance la nourriture et le breuvage et n'en éprouvait aucun mal. Les fatigues seules purent le rendre malade : comme tous ses enfants s'alarmaient sur sa santé, parce qu'ils l'aimaient comme un père, Dieu lui fit savoir dans une vision qu'il vivrait encore vingt ans. Il les employa à réconcilier les princes, à instruire les prélats, à réformer les abbayes, et assurer ainsi la paix et la prospérité de l'Église. Il existait entre Conrad, successeur de l'empereur Henri, et Henri, successeur du roi de France, Robert, un différend qui aurait pu s'aggraver et troubler le monde : Poppon, qui avait la confiance de ces deux princes, les réconcilia. Tout le monde eût voulu voir un prêtre aussi remarquable, revêtu du caractère épiscopal ; Conrad fut donc l'interprète de l'opinion générale, en le pressant d'accepter l'évêché de Strasbourg. Poppon, dans un excès d'humilité malentendue, eut recours à ce que nous ne pouvons nous empêcher d'appeler un mensonge pour motiver son refus, tant il est vrai que les plus saints sont toujours hommes ; il fit croire à l'empereur que sa naissance avait un caractère *occulx*, prévu par les canons, qui ne permettaient pas dans ce cas d'être promu à l'épiscopat. Conrad ayant reconnu la fausseté de ce qu'il lui avait dit, lui en fit de justes reproches. Il ne fut pas pour cela moins édifié de l'intention qu'il avait eue, et il le chargea de réformer encore plusieurs monastères. Baudouin, comte de Flandre, souhaita aussi qu'il fût abbé de Saint-Vaast d'Arras, après la mort de l'abbé Jean. Notre Saint résista d'abord et finit par accepter. Il fut reçu avec de grandes démonstrations de joie par les moines qui le connaissaient et l'aimaient depuis longtemps. Il lui fut donc facile de faire fleurir la discipline monastique dans cette maison. Il en confia bientôt le gouvernement à Emmelin, parce qu'il savait que la fin de sa vie approchait, et se rendit au monastère de Marchiennes, dont il était aussi chargé. C'est là que ses fatigues, ses austérités et la vieillesse le firent tomber dans une maladie mortelle. Il se fit administrer les derniers sacrements par Everheilm, abbé de Hautmont, qui le fut depuis de Blandenberg à Gand, et qui composa l'histoire de sa vie. Le Saint fit ensuite étendre à terre son cilice, y descendit pieds nus, et, s'y prosternant, il commença lui-même l'antienne : « Saints, venez à mon secours ; anges, venez à ma rencontre ». Il récita ensuite les litanies des agonisants, auxquelles répondaient les assistants, puis, après diverses recommandations qu'il fit à ses enfants, il dit : « Seigneur, si je suis véritablement converti, donnez-m'en une marque en m'appelant à vous le jour de la Conversion de saint Paul, qui sera demain ». Il fut exaucé, et mourut le 25 janvier de l'an 1048, âgé de 70 ans.

On représente ordinairement saint Poppon avec sa sainte mère Adelwise. Le miracle du loup et la guérison du lépreux ont aussi pu fournir des motifs aux peintres.

Saint Poppon est, avec saint Rémacle, patron de Stavelot.

## RELIQUES ET CULTE.

Son corps fut transporté au monastère de Stavelot, où il avait choisi sa sépulture. Il répandait une agréable odeur, comme si son âme, avant de quitter le corps, lui eût laissé le parfum de ses vertus. On l'enterra avec ses habits sacerdotaux, tel qu'il était quand il célébrait les saints mystères, et l'on mit sur sa poitrine un calice et une lettre que son maître, l'abbé Richard, lui avait autrefois écrite sur la charité. Il se fit un grand nombre de miracles à son tombeau. On lui rend un culte public depuis que le Saint-Siège a fait introduire son nom dans le martyrologe par le cardinal Baronius. Son corps, élevé de terre, l'an 1624, par Ferdinand de Bavière, archevêque de Cologne, qui était aussi évêque de Liège et abbé de Stavelot, fut mis dans une chasse d'argent, couverte d'or et de pierreries, et exposé deux ans après à la vénération des peuples qui y accoururent de toutes parts, à la suite d'une nouvelle translation et de l'établissement d'une confrérie en son honneur.

L'histoire de cette vie ne se trouvait point dans le recueil du Père Giry : nous l'avons composée sur Everheilm, reproduite purement et intégralement par Bellandus, t. III, p. 251 et suiv., nouv. éd. Nous nous sommes aussi beaucoup servi de Balliet et des documents qu'a bien voulu nous fournir M. Van Drival, chanoine et directeur du grand séminaire d'Avras.

## SAINT ANANIE,

## L'UN DES SOIXANTE-DOUZE DISCIPLES; MAÎTRE DE L'APÔTRE SAINT PAUL; ÉVÊQUE DE DAMAS ET D'ÉLEUTHÉROPOLIS (70).

Ananie, suivant le sentiment des Pères et la tradition de l'Église orientale, était l'un des soixante-douze disciples de Notre-Seigneur. « Il fut élu, élevé au sacerdoce », dit saint Clément de Rome, « par Jésus-Christ même, notre Dieu et notre grand Pontife ». — C'était un homme saint, d'une grande vertu, d'une conduite irrépréhensible, et à qui tous les Juifs eux-mêmes, quoique ses ennemis, rendaient un excellent témoignage. Saint Augustin dit qu'il était prêtre, et que saint Paul lui fut envoyé afin qu'il reçût de sa main le sacrement dont le Fils de Dieu a laissé la dispensation au sacerdoce de son Église.

Il demeurait à Damas dans une maison particulière. La tradition rapporte que cette maison, qu'habitait Ananie, et où le corps de ce Saint fut enseveli, fut changée en église. — On montre aussi à Damas la fontaine où Ananie baptisa saint Paul.

Les livres sacrés des Grecs et le martyrologe romain disent que, après avoir prêché l'Évangile à Damas, à Eleuthéropolis, deux villes dont il fut l'évêque, et après avoir annoncé la parole divine dans plusieurs autres lieux, il fut meurtri et déchiré de nerfs de bœuf, sous le juge Licinius ou Lucilius ; et qu'enfin, accablé de pierres, il consomma son martyre à Bethaguare d'Eleuthéropolis, en Palestine, l'an 70 de Jésus-Christ.

Bellandus dit que son chef fut transporté de Rome à Prague, en Bohême.

Les Grecs font sa fête le 1er jour d'octobre ; les Latins la joignent avec celle de la Conversion

SAINT BRETANNION.

de saint Paul, le 25 janvier : ce jour-là, les fidèles se rendaient à Damas pour prier au tombeau de saint Anonie.

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## SAINTS JUVENTIN ET MAXIMIN, MARTYRS (363).

La fête de ces deux saints martyrs se célébrait dans l'église d'Antioche, le lendemain de celle de saint Babylas, comme on le voit dans l'homélie que saint Jean Chrysostome prononça le jour de cette même fête. C'étaient deux soldats romains, officiers dans la compagnie des gardes de l'empereur Julien l'Apostat. Il leur arriva un jour étant à table de parler assez hautement des violences qu'on exerçait contre les chrétiens. Julien, informé de leurs propos, les fit venir. Quand ils furent en sa présence, le César voulut les obliger à se rétracter et à sacrifier aux idoles. Les deux Saints ayant refusé, il confisqua leurs biens, les condamna à être battus cruellement, puis les envoya en prison, où ils furent décapités quelques jours après (363). Les chrétiens dérobèrent les corps des martyrs pour les enterrer ; un magnifique tombeau fut élevé sur leurs restes saints après la mort de Julien, qui arriva six mois après, jour pour jour. Théodore raconte leur martyre, dans son *Histoire*, liv. III, chap. 14 ; on y lit ces paroles vers la fin : « Pleine de vénération pour ces courageux athlètes de la piété, Antiocho les a disposés dans un magnifique tombeau, et jusqu'à ce jour, elle honore leur mémoire par une fête publique annuelle ». Nécéspore en parle aussi, liv. II, chap. 12.

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## SAINT BRETANNION (380).

### ÉVÊQUE DE TOMES : DANS LA PETITE SCYTHIE.

Voyager et persécuter, voyager pour persécuter, ces mots résument toute la vie de l'empereur Valens. Il visitait lui-même les évêques de son vaste empire pour les détacher du catholicisme et les précipiter dans l'arianisme. Il alla donc aussi à Tomes solliciter saint Bretannion d'entrer dans sa communion. Il se rendit d'abord à l'église, et là il se trouva en présence d'une grande multitude, qui s'y était rendue pour voir le prince et sa cour. Bretannion profita de la circonstance pour faire valoir l'autorité du concile de Nicée, qui avait déclaré Jésus-Christ, Dieu et Fils de Dieu.

Comme Valens insistait auprès de l'évêque, celui-ci sortit publiquement de l'église cathédrale pour se rendre dans une autre. Ce coup d'éclat irrita tellement l'empereur, qu'il eut recours à la violence pour venger l'affront fait à l'arianisme dans sa personne. Ordre fut donné de saisir l'évêque et de le jeter en exil. Mais la nation des Scythes, qui n'avait qu'un seul évêque, celui de Tomes, et qui était fortement attachée à saint Bretannion, ne put supporter son absence sans se plaindre. L'empereur fut d'autant plus effrayé de communiquer que les Scythes étaient le seul rempart de l'empire contre les barbares. Il préféra, chose étonnante dans un sectaire, l'intérêt de l'État à celui des Ariens, et permit à l'évêque de retourner au milieu de son troupeau. Saint Bretannion, que sa fermeté a immortalisé, émigra vers le Seigneur l'an 360.

1. Maintenant on y descend par un escalier qui assise ou dix-huit marches. « J'ai eu », dit Mgr Mialle, « le bonheur d'y célébrer la sainte messe ; quelque ce fût de grand matin, la chapelle, l'escalier et une partie de la rue étaient pleins de monde ». (Mgr Mialle, *Les Soirés Lieux*, t. IV, p. 479.)

2. La *Scythie*. — Il y avait la grande et la petite Scythie. La grande comprenait tous les pays orientaux et septentrionaux étrangers à la civillité, le groupe et romaine. Elle se divisait en Scythie au delà et Scythie au delà de l'Imadie, et s'étendait du Danube aux Indes. Les Scythes descendaient de Magog, fils de Jayhet. Les Sarmates occupèrent de cette contreune partie à laquelle ils donnèrent leur nom. Les Goths à leur tour fondèrent leur empire dans sa partie occidentale. Enfin, grossia par des hordes fugitives de l'Asie, les Scythes d'Orient assaillirent, sous le nom de Ilens, l'empire des Goths (376) et préparèrent ainsi la grande invasion barbare. Le nom de Scythie disparaît de l'histoire au viro siècle où les races Avars, Slave et Bulgare, occupèrent le pays. Les Osrailens ou Finnois, les Tartares et les Turcs étaient de la race des Scythes.

*Petite-Scythie*. — C'était une province romaine du diocèse civil de Thrace, entre le Pont-Euxin ou Mer Noire et le Danube. Elle formait au N.-E. la frontière de l'empire et avait pour chef-îles Tomes, dont saint Bretannion était évêque.

Événements marquants

  • Naissance en Flandre en 978
  • Carrière des armes initiale
  • Pèlerinage à Jérusalem et à Rome
  • Entrée en religion à l'abbaye de Saint-Thierry près de Reims
  • Réforme des abbayes de Saint-Vanne, Saint-Vaast, Beaulieu, Stavelot, Malmédy et Saint-Maximin
  • Refus de l'évêché de Strasbourg par humilité
  • Réconciliation des princes Conrad et Henri

Miracles

  • Guérison instantanée d'un lépreux à qui il avait donné sa couverture
  • Résurrection d'un berger emporté par un loup
  • Protection invisible contre des assassins dans le chœur de Stavelot
  • Immunité contre le poison à Saint-Maximin
  • Vision prédisant qu'il vivrait encore vingt ans

Citations

L'étranger, pendant la nuit, n'est pas resté sans refuge; mes portes ont toujours été ouvertes au voyageur...

— Job (cité par Poppon)

Seigneur, si je suis véritablement converti, donnez-m'en une marque en m'appelant à vous le jour de la Conversion de saint Paul, qui sera demain

— Dernières paroles de Poppon