Bienheureuse Catherine Thomas

Religieuse Augustine

Fête : 5 avril 16ᵉ siècle • bienheureuse

Résumé

Orpheline de Majorque maltraitée par son oncle, Catherine Thomas fut une bergère pieuse avant d'entrer chez les Augustines de Palma à seize ans. Reconnue pour sa patience angélique face aux épreuves et sa grande humilité, elle refusa la charge d'abbesse. Elle mourut en odeur de sainteté en 1574 et fut béatifiée par Pie VI.

Biographie

LA BIENHEUREUSE CATHERINE THOMAS,

RELIGIEUSE AUGUSTINE (1574).

Cette Bienheureuse naquit à Valdemuz, petit village de l'île Majorque, le 13 avril 1533. Orpheline de bonne heure, elle fut élevée par un oncle maternel qui se conduisit de la manière la plus odieuse à son égard, l'accablant de travail et de mauvais traitements. Chargée de la garde des troupeaux, elle trouvait le temps et les moyens de se livrer à son attrait pour la piété : ses mains élevèrent, sous un olivier, un autel rustique où elle déposait des fleurs et ses prières.

Son oncle voulut un jour s'assurer par lui-même de la manière dont elle s'acquittait de ses fonctions de bergère : il la trouva à genoux sous l'olivier et tellement absorbée dans la contemplation, que la jeune fille ne s'aperçut pas de sa présence. Cet homme brutal la frappa cruellement d'une verge qu'il tenait à la main et l'accable de reproches : sans se troubler, Catherine le conduit vers les troupeaux et le convainc par ses propres yeux qu'ils sont dans le meilleur état.

À partir de ce moment, on tourna sa dévotion en ridicule, on la traita d'hypocrite, on alla jusqu'à lui défendre de fréquenter l'église et les sacrements. Autorisés par leur maître, les domestiques se permettaient de la censurer et même de la maltraiter : mais, toujours calme, toujours d'une angélique patience, elle redoublait de soumission envers les uns, de prévenance envers les autres.

Enfin, à seize ans elle quitta la maison de son oncle et entra chez les Chanoinesses régulières de Saint-Augustin, à Palma. Bientôt ces religieuses connurent le trésor qu'elles possédaient et témoignèrent à Catherine toute l'affection, toute l'estime qu'elle leur inspirait. Cependant, comme si Notre-Seigneur n'eût pas voulu que sa servante oubliât ses peines d'autrefois, il permit qu'une sœur s'emportât, un jour, jusqu'à lui dire qu'elle serait toujours à charge à la communauté : les infirmités, en effet, étaient venues visiter Catherine de bonne heure. Loin de témoigner la moindre peine d'un pareil reproche, la sainte religieuse remercia sa compagne et lui promit de faire des efforts pour se rendre plus utile à l'avenir.

Sa réputation de sainteté se répandit au loin, et l'on vit souvent des personnes très-respectables venir la consulter. Ses compagnes, pénétrées d'admiration pour ses vertus, l'élurent supérieure de leur maison; mais Catherine fit tant d'instances auprès de l'évêque diocésain, que celui-ci donna ordre d'élire une autre abbesse.

Quoique d'un âge peu avancé, cette âme privilégiée soupirait après un monde meilleur. Dieu exauça ses vœux et l'appela à lui le 5 avril 1574. Elle avait quarante et un ans.

Plusieurs miracles ayant prouvé sa sainteté, Pie VI l'inscrivit au nombre des Bienheureuses en 1792.

Diverses hagiographies modernes.

MARTYROLOGES. 123

Événements marquants

  • Naissance à Valdemuz le 13 avril 1533
  • Orpheline élevée par un oncle maltraitant
  • Garde des troupeaux et vie de prière sous un olivier
  • Entrée chez les Chanoinesses régulières de Saint-Augustin à Palma à 16 ans
  • Refus de la charge d'abbesse par humilité
  • Béatification par Pie VI en 1792

Miracles

  • Plusieurs miracles non détaillés ayant prouvé sa sainteté pour la béatification

Date de fête

5 avril

Époque

16ᵉ siècle

Décès

5 avril 1574 (naturelle)

Catégories

Prénoms dérivés

Catherine

Famille

  • Inconnu (oncle maternel)