Les Sept Bienheureux Frères Dormants

Martyrs à Éphèse

Fête : 27 juillet 3ᵉ siècle • saint

Résumé

Sous la persécution de Dèce, sept jeunes chrétiens d'Éphèse se cachent dans une grotte où ils sont emmurés. Ils s'y endorment d'un sommeil miraculeux durant près de deux siècles, pour se réveiller sous Théodose le Jeune. Ce prodige servit à confirmer la doctrine de la résurrection des corps face aux hérésies de l'époque.

Biographie

LES SEPT BIENHEUREUX FRÈRES DORMANTS,

MARTYRS À ÉPHÈSE, DANS L'ASIE-MINEURE

Dieu, ou qu'il fortifiat ses serviteurs, pour ne pas succomber sous le poids d'une tentation si terrible, ou qu'il la détournât de bonne heure de dessus leur tête. Leur zèle et leur dévotion les ayant découverts, ils furent présentés à l'empereur comme des chrétiens opiniâtres et désobéissants à ses ordres. Il fit tous ses efforts, par des promesses, des menaces et des discours artificieux, pour les obliger à se rendre à ses volontés; il ne pouvait se résoudre à perdre sept jeunes hommes de belle stature, et dont il espérait tirer de grands services dans ses armées; mais voyant que ses persuasions étaient inutiles, il les cassa de sa milice et leur fit ôter la ceinture de chevaliers, après quoi il les renvoya pour un temps chez eux, leur disant qu'il n'usait de cette indulgence en leur endroit, que par compassion pour leur jeunesse, et dans l'espoir que, devenant plus sages, ils auraient, dans la suite, plus d'égard pour ses commandements, et estimeraient davantage sa bienveillance et son amitié.

Ces illustres Martyrs ne se virent pas plus tôt hors des mains de l'empereur, qu'au lieu de se relâcher de leur première ferveur, ils se promirent de nouveau de demeurer fermes et inébranlables dans la fidélité qu'ils devaient à Jésus-Christ. Ils ne laissèrent pas, néanmoins, de délibérer entre eux sur la conduite qu'ils devaient tenir, et la conclusion fut qu'ils s'absenteraient pour un temps, afin de ne pas s'exposer sans nécessité aux violences et aux cruautés de leur persécuteur. Ils tirèrent donc ce qu'ils purent d'argent de leurs parents, et, en ayant distribué la plus grande partie aux pauvres, ils gardèrent le reste pour subvenir à leurs nécessités dans le lieu où ils se tiendraient à couvert. Ensuite ils sortirent de la ville, s'allèrent cacher dans une caverne, qui était sur une montagne voisine, que l'on nommait le Mont-Ochlon, où ils demeurèrent plusieurs jours, priant continuellement la divine Majesté de les remplir de l'esprit de force pour confesser généreusement son nom jusqu'à la mort. Mais comme cette grotte ne leur fournissait pas de quoi vivre, ils envoyaient de temps en temps le plus jeune d'entre eux à la ville, pour leur apporter des aliments. Il s'acquittait de cet office avec beaucoup d'adresse; car c'était un homme d'esprit, et qui avait beaucoup de prudence. Il se déguisait ordinairement en pauvre, et, néanmoins, il ne faisait point de voyage sans donner encore l'aumône aux autres pauvres, et sans apprendre des nouvelles de l'empereur et de la persécution des chrétiens.

Cependant ce prince, qui était allé en d'autres villes d'Asie, pour y faire ressentir sa cruauté aux serviteurs du vrai Dieu, revint à Éphèse et y ordonna un grand sacrifice, pour remercier ses idoles du succès de ses affaires et du bonheur de son retour. Il appela, à cette cérémonie sacrilège, les principaux de la ville, et commanda, entre autres, qu'on y fît venir les sept Confesseurs qu'il avait interrogés et relâchés à son premier voyage. On lui dit qu'ils n'étaient plus dans la ville, mais qu'ils s'étaient retirés secrètement, sans qu'on sût ce qu'ils étaient devenus. Il entra là-dessus dans une grande colère, et jura qu'il les trouverait, en quelque lieu qu'ils fussent, et qu'il leur ferait sentir ce que c'était de le mépriser. Le pieux économe des Saints apprit tout ce qui se passait; et s'étant sauvé adroitement, il s'en alla les retrouver, leur portant des vivres, avec la nouvelle des enquêtes qu'on allait faire sur leurs personnes et des tourments qui leur étaient préparés. Ce récit, bien loin de les abattre, enflamma davantage leur courage. Ils prirent paisiblement leur réfection, et, après avoir fait leur prière avec une ferveur extraordinaire, ils se couchèrent sur la terre et s'endormirent aussi tranquillement que s'ils n'eussent eu rien à craindre. Ce sommeil fut pour

VIES DES SAINTS. — TOME IX.

27 JUILLET.

eux un sommeil de mort. Ils décédèrent tous les sept avant le jour et sans se réveiller, et, Dieu ayant mis leurs âmes dans un lieu de repos, leurs corps demeurèrent sur la place dans le même état qu'ils étaient en s'endormant.

L'empereur ayant enfin appris où ils étaient, résolut, non sans un dessein particulier de la divine Providence, de les faire enfermer dans cette grotte, afin que le désespoir et la faim les y fît mourir, et qu'ils fussent ensevelis tout vivants dans ce sépulcre qu'ils s'étaient choisi eux-mêmes. L'entrée de la caverne fut donc bouchée de grosses pierres, et, afin que personne du dehors n'eût la hardiesse de les délivrer, on y mit son sceau avec celui de la ville. Mais Théodose et Barbe, deux officiers de sa chambre, qui étaient chrétiens, prirent le soin de faire graver, sur une plaque de plomb, les noms des saints Confesseurs, avec le temps et le genre de leur martyre, et, ayant mis cette plaque dans une boîte de cuivre, qu'ils scellèrent fort diligemment, ils trouvèrent moyen de la jeter dans la caverne, avant que la porte en fût tout à fait bouchée.

Nous allons maintenant admirer les voies de Dieu et la sage conduite de sa Providence, qui n'a jamais permis le mal que pour en tirer un plus grand bien, et qui fait des prodiges inouïs pour glorifier ses serviteurs et pour appuyer la foi et la doctrine de son Église. L'empereur Dèce étant mort, avec beaucoup d'autres qui lui succédèrent, la monarchie de l'univers tomba enfin, vers l'année 408, entre les mains de Théodose le Jeune, fils d'Arcadius et petit-fils de Théodose le Grand. Ce prince, étant très-religieux, fit tout ce qu'il put pour soutenir la gloire de la religion chrétienne et pour réprimer la fureur des hérétiques qui en voulaient corrompre l'innocence et la pureté. Cependant, outre le Nestorianisme, qu'il fit condamner au Concile général d'Éphèse, il s'éleva, vers la fin de son règne, une autre hérésie, celle des Sadducéens, qui, en niant la résurrection des morts, ruinait l'espérance des justes et détournait les fidèles de la pratique des bonnes œuvres. Ce prince en fut extrêmement affligé; mais Dieu le consola bientôt, en se servant de nos bienheureux martyrs pour confondre cette nouvelle hérésie et établir la vérité de la résurrection.

Il y avait dans Éphèse un seigneur nommé Adolius, qui était devenu possesseur de la montagne et de l'antre où ces Saints s'étaient endormis. Comme il avait un grand nombre de troupeaux, il résolut d'y faire bâtir une bergerie où on les pût mettre à couvert. Les ouvriers qu'il y envoya, cherchant des pierres de tous côtés, prirent celles qui bouchaient la porte de la caverne : de sorte qu'elle demeura ouverte, sans néanmoins que personne entrât dedans. Alors, la puissance divine répandit l'esprit de vie dans nos sept Dormants, et les ressuscita. Ils se levèrent aussitôt, et, après avoir fait leur prière à Dieu, selon leur louable coutume, ils se saluèrent l'un l'autre, sans aucun signe d'étonnement : aussi, il n'y avait nul changement en leurs personnes, et il ne paraissait rien qui leur pût faire connaître qu'ils avaient été morts durant tant d'années. Leurs habits n'étaient pas plus usés qu'avant leur assoupissement. Leurs corps étaient sans corruption ni altération. Leurs esprits se trouvaient dans le même état qu'autrefois; et, quoiqu'il y eût près de deux cents ans qu'ils eussent perdu le sentiment avec la vie, ils paraissaient comme s'ils s'étaient endormis la veille au soir, et qu'ils se fussent réveillés au matin à leur ordinaire. Enfin, ils étaient encore dans les mêmes soucis sur l'affaire de leur religion et sur la persécution de Dèce, dont ils attendaient toujours l'issue. Maximien, qui était le plus âgé, leur fit même une exhortation pour les engager à souffrir généreusement pour Jésus-Christ tous les tourments que le tyran leur prépa

LES SEPT BIENHEUREUX FRÈRES DORMANTS, MARTYRS.

rait, dans l'espérance de la récompense de la vie éternelle. Après quoi, il donna ordre à leur économe ordinaire de faire encore en cachette un voyage à la ville pour acheter du pain et pour apprendre ce qui se passait.

Le saint jeune homme partit de la caverne dès la pointe du jour, ne s'apercevant encore d'aucun changement; mais il fut bien surpris lorsque, le soleil étant levé, il vit à toutes les portes de la ville le signe salutaire de la sainte croix, planté avec beaucoup d'honneur et de gloire, et le monde qui la saluait, en passant, avec grand respect. Il ne savait s'il veillait ou s'il dormait, si c'était une vérité ou un fantôme. « Quoi donc ! » disait-il en lui-même, « hier ce signe était en horreur, et il n'y avait point de cave assez profonde pour le cacher, et aujourd'hui le voilà triomphant et glorieux, et personne n'appréhende de lui rendre publiquement de l'honneur. Comment le monde a-t-il pu changer si prodigieusement en une nuit, et comment a-t-on pu même travailler de si belles croix en si peu de temps ? » Tout ce qu'il rencontrait augmentait son admiration : car il voyait les édifices embellis, les places élargies, les habits et la manière de parler totalement changés, ce qu'il y avait auparavant dans Éphèse dans une disposition toute différente. Il lui vint donc en pensée qu'on l'avait peut-être transporté dans une autre ville, et il demanda effectivement comment on appelait celle où il était; on lui dit qu'elle s'appelait Éphèse, ce qui l'étonna encore davantage. Il résolut de prendre au plus tôt du pain et de s'en aller vers ses compagnons, pour leur faire part d'une nouveauté si surprenante. Mais, lorsqu'il voulut satisfaire le boulanger, la monnaie qu'il offrit en paiement parut si ancienne à ceux qui étaient présents, qu'ils se mirent dans l'esprit qu'il avait trouvé quelque trésor caché dans la terre. Cela fit qu'on le mena devant l'évêque et le magistrat, avec lesquels il fut obligé de s'expliquer.

Il était fort surpris de ne plus voir dans Éphèse ni temple profane, ni simulacre de faux dieux, ni aucun vestige de ce culte qu'on avait autrefois rendu à Diane, et d'y voir, au contraire, une église magnifique dédiée au vrai Dieu et un évêque honoré de tout le peuple; mais on ne l'était pas moins de l'entendre parler de l'empereur Dèce, de la persécution des chrétiens, du massacre des martyrs et de beaucoup d'autres événements qu'il assurait avoir vu la veille, quoiqu'il y eût près de deux cents ans que tout cela se fût passé. Dans cet étonnement mutuel, il dit au prélat et aux officiers que, pour être persuadés de ce qu'il leur disait, ils n'avaient qu'à venir avec lui, et qu'il leur montrerait ses six compagnons que la cruauté de cet empereur avait contraints de se cacher dans une grotte. Ils le suivirent volontiers, avec beaucoup de personnes, qui voulurent voir l'issue d'une rencontre si prodigieuse.

Lorsqu'ils furent sur la montagne, le saint Martyr leur montra la porte de la caverne. L'évêque y entra le premier, et rencontra d'abord entre deux pierres le petit coffre de cuivre dont nous avons déjà parlé. Il y trouva des plaques de plomb où la persécution et le martyre des sept Confesseurs étaient écrits, il les lut en présence de toute la compagnie, qui s'écria d'étonnement que Dieu était admirable en ses œuvres et qu'il lui fallait donner une infinité de louanges. Ensuite ils s'avancèrent tous plus avant dans la caverne, où ils aperçurent les six bienheureux avec un visage lumineux et tout éclatant de gloire. Il n'y eut personne de la compagnie qui ne se prosternât contre terre pour honorer des hommes si extraordinaires et si favorisés du ciel; nous ne doutons point même que chacun ne s'empresseât pour leur baiser les pieds et les mains. Maximien, le plus âgé, expliqua bien au long ce qui s'était passé à leur égard sous l'empereur Dèce, et l'état

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où était l’Église en ce temps; voyant que les choses étaient si merveilleusement changées durant leur sommeil, il en rendit mille louanges à Dieu. On donna au plus tôt avis à l’empereur de ce qui se passait; il vint lui-même à Éphèse, il entra dans la caverne d’où les serviteurs de Dieu n’avaient pas voulu sortir; il les vénéra, dit saint Grégoire de Tours, le visage collé contre terre, et les entretint avec beaucoup de consolation. Et ces bienheureux, à qui Dieu avait fait connaître son dessein sur leur résurrection, prenant la parole, lui dirent : « Auguste prince, ce n’est pas sans sujet que Dieu nous a conservés si longtemps sans corruption et qu’il nous a rendu la vie : c’est pour confondre des hérétiques qui se sont élevés dans votre empire, lesquels ont assez d’impiété pour nier la résurrection des morts, afin d’arracher du cœur des chrétiens la foi qui opère par l’espérance et la charité. Apprenez donc, par notre résurrection, qu’il n’est rien de plus vrai que ce que dit l’apôtre saint Paul, que tous, tant que nous sommes, nous paraîtrons en corps et en âme à la fin des siècles devant le tribunal de Jésus-Christ, pour y être jugés de tout le bien et de tout le mal que nous aurons fait. Et gardez-vous bien de vous laisser surprendre par les fausses raisons de ces imposteurs ». L’empereur écouta ce discours avec bien de la joie, et rendit grâces à Dieu de sa miséricorde.

Ensuite les sept Martyrs ayant pris congé de la compagnie et fait leur prière à Dieu, reprirent leur première posture et s’endormirent de nouveau en Notre-Seigneur, pour régner éternellement avec lui dans le ciel. Théodose, après leur décès, voulant leur donner des marques de sa magnificence royale, commanda qu’on leur fît à chacun un sépulcre d’or; mais, la nuit suivante, ils lui apparurent et le prièrent de ne point faire cette dépense et de les laisser dans leur caverne. Ce prince, recevant cette vision comme un ordre du ciel, révoqua celui qu’il avait donné : et les Saints demeurèrent dans le lieu qu’ils avaient si longtemps sanctifié par leur présence, couverts seulement de petits voiles de soie ou de linge. Saint Grégoire de Tours et Métaphraste disent qu’ils y étaient encore de leur temps. La caverne où leurs corps furent trouvés devint célèbre par la dévotion des fidèles. On la montre encore aux voyageurs qui vont dans le Levant.

Il y a deux manières d’expliquer ce miracle : la première est qu’ils s’endormirent d’un véritable sommeil, et sans mourir, et qu’après deux siècles ils se réveillèrent. La deuxième, qu’ils moururent, et que, leurs corps étant demeurés sans corruption, ils ressuscitèrent : ce qui fit appeler leur mort un sommeil, et qu’on leur donne le nom de Dormants. Baronius, dans ses Notes sur le martyrologe, cite pour la première, parmi les Grecs, Métaphraste, Nicéphore, Calixte et Cédrénus, et parmi les Latins saint Grégoire de Tours et Sigebert. Mais ces auteurs sont pour la seconde. Quoi qu’il en soit, il n’y a rien, dans ce que nous avons rapporté, qui ne soit au pouvoir de Dieu, et les difficultés que l’on peut proposer pour le combattre sont aisées à résoudre. Surtout, il est constant qu’il y a eu sept martyrs qui ont, de toute antiquité, été appelés *Septem dormientes*; ce n’a pas été sans motif. Ce prodige n’était pas plus difficile à constater qu’un autre : il faut récuser partout ailleurs le témoignage de Grégoire de Tours et de Métaphraste, si on ne l’admet pas ici, où ils ne sont démentis par aucun historien antérieur ou contemporain.

Les martyrologes latins font mémoire en ce jour, 27 juillet, de ces sept Martyrs; les Grecs, dans leur ménologie, au 4 août et au 22 octobre, qui sont le jour où ils furent enfermés dans la caverne, et celui où ils furent trouvés depuis.

On voit à Rome, dans le *Musæum Victorium*, une pierre qui ressemble assez à une pierre précieuse. On a gravé au dessus un groupe de figures qui représentent les sept Dormants, chacun avec son nom. Jean et Constantin ont deux massues près d'eux; il y en a une pleine de nœuds près de Maximilien. Malchus et Martinien ont deux haches à leurs côtés; Sérapion, une torche enflammée; et Denis, un grand clou. On a voulu représenter les différents genres de supplices qu'on leur fit souffrir. Les sept martyrs paraissent fort jeunes, ce qui s'accorde avec plusieurs anciens monuments où ils sont appelés *enfants*.

Tiré de saint Grégoire de Tours et de Siméon Métaphraste. — Cf. *Acta Sanctorum* et l'ouvrage imprimé à Rome en 1741, in-4°, sous le titre de *Dissertatio de sanctis septem Dormientibus*.

Événements marquants

  • Refus de sacrifier aux idoles sous l'empereur Dèce
  • Distribution des biens aux pauvres et fuite dans une caverne du Mont-Ochlon
  • Emmurement vivant dans la grotte par ordre de l'empereur
  • Sommeil miraculeux de près de deux cents ans
  • Réveil sous le règne de Théodose le Jeune pour confondre l'hérésie des Sadducéens
  • Reconnaissance officielle par l'évêque et l'empereur avant de s'endormir définitivement

Miracles

  • Sommeil de deux cents ans sans corruption des corps ni usure des vêtements
  • Résurrection/Réveil miraculeux

Citations

Auguste prince, ce n’est pas sans sujet que Dieu nous a conservés si longtemps sans corruption et qu’il nous a rendu la vie : c’est pour confondre des hérétiques

— Discours des Martyrs à l'empereur Théodose

Date de fête

27 juillet

Époque

3ᵉ siècle

Décès

IIIe siècle (sous Dèce) et réveil au Ve siècle (vers 408) (martyre)

Catégories

Invoqué(e) pour

preuve de la résurrection des morts

Autres formes du nom

  • Septem dormientes (la)
  • Enfants (fr)

Prénoms dérivés

Maximien, Malchus, Martinien, Denis, Jean, Constantin, Sérapion