Saint Cyrille d'Alexandrie
Patriarche d'Alexandrie, Docteur de l'Église
Résumé
Patriarche d'Alexandrie au Ve siècle, Cyrille fut le grand défenseur du dogme de la maternité divine contre Nestorius au Concile d'Éphèse. Malgré des débuts marqués par des tensions politiques et religieuses à Alexandrie, il s'illustra par son immense œuvre théologique et son attachement à la tradition des Pères. Il est reconnu comme Docteur de l'Église pour ses écrits sur l'Incarnation et la Trinité.
Biographie
SAINT CYRILLE, PATRIARCHE D'ALEXANDRIE,
DOCTEUR DE L'ÉGLISE
Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît à vous-même : Si la main de Dieu ne vous atteint pas dès ce monde, pour avoir touché à la prunelle de son œil, le châtiment est réservé à vos enfants, à vos proches, à ceux qui vous sont plus chers que vous-même.
Alexandrie d'Égypte et Constantinople se disputent la gloire d'avoir vu naître celui que le concile de Chalcédoine devait appeler plus tard l'avocat de la foi orthodoxe et sans tache.
Nourri dès l'enfance dans l'étude des livres sacrés sous les yeux de son oncle Théophile, le fameux patriarche d'Alexandrie qui se montra l'ennemi constant de saint Chrysostome, Cyrille y joignit ensuite celle de la tradition, et il fut toujours si attaché à la doctrine des anciens Pères, qu'il n'enseignait rien que d'après eux, ainsi qu'il nous l'apprend lui-même. Ses livres contre Julien l'Apostat font voir qu'il avait aussi une grande connaissance des auteurs profanes.
Mais à un certain point de vue l'éducation du cœur n'avait pas été aussi bonne que celle de l'esprit. Son oncle lui avait inspiré tous ses préjugés, toute sa haine contre saint Jean Chrysostome. Dieu qui n'épargne point la verge à ses saints permit précisément que Cyrille fût, comme saint Chrysostome, toute sa vie en butte aux plus atroces calomnies.
L'élection qui, après la mort de Théophile, le porta sur le siège d'Alexandrie, fut très orageuse : une fois élu, il persista dans le schisme de son oncle que Rome avait excommunié à cause de sa coupable fureur contre saint Jean Chrysostome. Les calamités et les désastres ne manquèrent pas au jeune patriarche. La capitale de l'Égypte semblait un foyer d'émeutes et de séditions auxquelles son nom et sa personne étaient injustement mêlés.
Au commencement de son épiscopat, des mesures rigoureuses furent prises par le pouvoir politique contre les Juifs et les Novatiens, et les uns et les autres furent expulsés d'Alexandrie. On accusa saint Cyrille d'avoir poussé à cette mesure, tandis qu'en vérité les excès seuls de ces sectaires en furent la cause.
D'abord en ce qui concerne les Juifs, les édits proclamés contre eux à cette époque prouvent que leur animosité contre les chrétiens se portait à d'incroyables fureurs. Un jour, toute la multitude étant réunie à l'amphithéâtre, pour prévenir les collisions entre Israélites et chrétiens, le gouverneur Oreste fit lire une ordonnance de police. Quelques familiers de l'évêque étaient là et parmi eux Hiérax, professeur de grammaire. Aussitôt que les Juifs l'aperçurent, ils se mirent à crier qu'il venait à l'amphithéâtre pour exciter une sédition. Leurs vociférations durèrent longtemps et rien ne pouvait les apaiser. Le gouverneur fit appréhender Hiérax que l'on flagella publiquement sur la scène. Il se vengeait ainsi de saint Cyrille à qui il en voulait. A cette nouvelle l'évêque manda les principaux d'entre les Juifs et leur signifia d'avoir à cesser de molester les chrétiens. Cette attitude énergique de saint Cyrille ne fit que redoubler la colère des enfants d'Israël. Une conspiration s'ourdit entre eux, dans le but d'organiser un massacre général des chrétiens. Les conjurés choisirent pour signe de ralliement un anneau d'écorce verte de palmier que chacun d'eux devait porter au doigt. Une nuit donc, à un signal donné, le cri au feu ! se fit entendre dans toutes les rues de la ville. C'était, disait-on, la grande église d'Alexandrie qu'avait atteint l'incendie. Les chrétiens, sortant de leurs maisons, se précipitaient de ce côté. Mais les Juifs, embusqués au passage, égorgeaient tous ceux qui ne portaient pas l'anneau d'écorce verte. Au lever de l'aurore on constata un horrible massacre. Les auteurs du guet-apens furent bientôt découverts. Les chrétiens coururent aux synagogues qu'ils renversèrent. Quelques Israélites furent tués et les autres chassés de la ville. Le gouverneur civil se montra vivement irrité de cet acte d'omnipotence de la part des chrétiens. Il en adressa ses plaintes à l'empereur. Saint Cyrille écrivit de son côté, et la chancellerie de Constantinople donna tort aux Juifs qui ne rentrèrent pas dans Alexandrie. Ce n'est pas tout : l'historien Socrate lui-même, celui qui a tant calomnié saint Cyrille, nous apprend que dans la petite ville d'Inmestar, située entre Antioche et Chalcis, les Juifs crucifièrent, en plein théâtre, un enfant chrétien et le firent mourir dans les tortures. Une loi de Théodose le Jeune fut édictée à l'occasion de cet horrible attentat. A toutes les grandes solennités hébraïques, les fils d'Israël se donnaient le barbare plaisir de brûler triomphalement l'image réverée de la croix où Jésus-Christ avait été immolé par leurs aïeux. A cette époque, ils essayaient simultanément sur tous les points de l'empire un de ces mouvements insurrectionnels dont la conjuration d'Alexandrie n'était qu'un épisode. Le début de l'épiscopat de saint Cyrille fut aussi marqué par la fermeture des églises que les Novatiens possédaient dans sa ville épiscopale. Ce fut encore un sujet d'accusations passionnées contre lui : et pourtant l'on agissait en vertu d'une prescription du pouvoir impérial qui était portée depuis longtemps.
Reste une troisième accusation dont on chargea la mémoire de saint Cyrille, je veux dire le meurtre d'Hypatia.
Hypatia était une jeune fille d'Alexandrie dont le génie supérieur s'était élevé au-dessus de tous les sages de son temps. Elle avait succédé au célèbre Plotin dans la chaire de philosophie platonicienne. Sans se restreindre aux limites exclusives d'une école, elle avait étudié à fond les divers systèmes philosophiques de l'antiquité et les expliquait à ses auditeurs. De tous les points du monde on accourait à ses leçons. La prudence et la gravité d'Hypatia étaient égales à sa modestie. Les hommes d'État avaient recours à ses lumières ; elle pouvait sans inconvénient professer un cours public, car sa haute vertu et le respect général formaient comme un rempart autour d'elle. Le gouverneur Oreste l'appelait à ses conseils. Sa mort fut résolue par quelques hommes du peuple sans qu'on ait jamais éclairé le motif vrai de ce drame. Ce fut la corporation des Parabolani, — association formée pour le transport des malades et des pestiférés au grand hôpital d'Alexandrie — qui se chargea de l'exécution de ce complot sinistre. Ils épièrent le moment favorable, et un jour que Hypatia rentrait chez elle, les Parabolani arrêtèrent son char, la saisirent elle-même et la traînèrent jusqu'au portique d'une église appelée le Kæsarion. Après l'avoir dépouillée de ses vêtements, ils lui arrachèrent les membres les uns après les autres et allèrent la brûler. Comme le gouverneur de la ville, Oreste, était mortellement brouillé avec saint Cyrille, on prétendit que Hypatia avait empêché par son influence la réconciliation entre l'un et l'autre : les ennemis de l'évêque l'accusèrent d'avoir trempé dans cette sanglante exécution populaire. Mais l'autorité impériale de Constantinople déchargea complètement l'évêque d'Alexandrie de toutes les accusations portées contre lui, inspirées par les passions politiques, et pour cela, il fallait qu'il fût innocent deux fois plutôt qu'une, car on sait que de tout temps l'autorité temporelle n'a pas été tendre envers l'autorité spirituelle. Nous avons encore aujourd'hui le rescrit de Théodose le Jeune relatif au meurtre d'Hypatia. Des mesures rigoureuses furent prises contre les auteurs de cet attentat ; la société des anciens Parabolani fut dissoute, et la société des nouveaux placés sous la direction exclusive du patriarche d'Alexandrie.
La vérité a triomphé des calomnies intéressées que le judaïsme, le paganisme et l'hérésie ont accumulé à l'envi contre un grand et saint évêque. Les contemporains nous ont transmis le témoignage non suspect de leur estime et de leur admiration pour lui. Ils aimaient à le comparer à saint Athanase dont il faisait revivre l'éloquence, l'énergie et la sainteté ; auquel, chose digne de remarque, il ressemblait au physique par sa petite taille, sa démarche modeste et son air d'imposante majesté. Pendant trente-deux ans d'épiscopat, sa vie ne cessa d'être un modèle de foi et de piété.
Saint Cyrille eut à combattre les derniers restes du paganisme en Égypte. Ses armes, quoi qu'on en ait dit, n'étaient point de celles qui tuent les corps. Il n'employa dans cette lutte que la prière et l'intercession des saints. Voici le témoignage d'un chroniqueur contemporain : « A deux stades de Canope, se trouve une petite bourgade nommée Manutha. Les païens s'y étaient réfugiés comme dans un dernier asile. Le démon et ses mauvais anges avaient là une forteresse au cœur de l'Égypte. Les efforts du patriarche Théophile avaient échoué contre les païens de Manutha. Le bienheureux Cyrille se préoccupa vivement de cette situation. Un jour que dans sa prière il demandait à Dieu avec larmes de lui inspirer les meilleurs moyens de triompher d'une si longue résistance, un ange lui apparut et lui dit : Porte dans ce village des reliques du martyr Cyrus et de l'évangéliste Marc. — Le bienheureux évêque suivit le conseil céleste. Le 28 juin 414, la translation solennelle des reliques eut lieu à Manutha, et fut accompagnée de nombreux miracles. A partir de ce jour, la petite bourgade fut tout entière convertie au christianisme, et la clémence de Jésus-Christ Notre-Seigneur continue à y opérer des merveilles par l'intercession des saints martyrs ».
Jean Moschus, dans les Vies des Pères, nous a conservé un trait de la vie de saint Cyrille qui nous révèle à la fois sa douceur, sa prudence et son humilité. « Un vieil anachorète, habitant une solitude voisine d'Alexandrie, sur les bords du Nil, s'était, je ne sais trop comment, persuadé que le patriarche Melchisédech était fils de Dieu. L'évêque Cyrille, de bienheureuse mémoire, en fut informé. L'erreur du solitaire tenait à la simplicité de son esprit, mais n'altérait en rien la sainteté de sa vie, et le vénérable vieillard continuait à être l'objet des faveurs divines. Des grâces signalées étaient chaque jour obtenues par son intercession. Cyrille trouva moyen de le corriger de son erreur sans humilier son caractère. Il lui députa un de ses prêtres, chargé d'un message ainsi conçu : Mon père (abba), je suis dans une certaine perplexité d'esprit. D'un côté il me semble que Melchisédech a été fils de Dieu ; de l'autre, des raisons non moins plausibles me détermineraient à penser qu'il ne fut qu'un homme revêtu de la dignité de prêtre du Très-Haut. J'hésite entre ces deux sentiments. Je vous conjure de consulter à ce sujet le Seigneur dans votre prière, et de m'apprendre ce qui vous aura été révélé. — Le vieillard répondit à l'envoyé : Je ferai ce que le saint évêque me demande, et dans trois jours je pourrai, j'espère, donner une réponse. — Il s'enferma dans sa cellule et passa tout ce temps en oraison. Le troisième jour, Cyrille vint en personne à la cellule du vénérable solitaire, qui lui dit en le voyant : Melchisédech n'était qu'un homme. — Comment le savez-vous, mon père ? demanda l'évêque. — Le vieillard répondit : Le Seigneur, dans une vision, a fait passer sous mes yeux tous les patriarches depuis Adam jusqu'à Melchisédech. L'ange qui me montrait ce dernier l'a désigné en disant : Celui-ci est Melchisédech. Il ne saurait donc y avoir de doute, Melchisédech fut un homme, ainsi que tous les autres patriarches. — Depuis lors, pour réparer l'erreur qu'il avait autrefois enseignée, il ne manquait jamais de la rétracter en présence de la foule qui assiégeait constamment sa cellule, et le bienheureux évêque remerciait Dieu dans son cœur.
Cependant six ans s'étaient écoulés depuis que saint Cyrille avait succédé à son oncle, et les relations entre lui et le Pape restaient toujours interrompues. Tout ce qu'il y avait de saints hommes en Orient gémissait profondément de cette scission et hâtait par ses vœux le moment de la réconciliation.
Ce moment si ardemment désiré arriva enfin.
Le point contesté, on s'en souvient, était l'inscription du nom de saint Jean Chrysostome sur les diptyques sacrés. En se refusant si longtemps aux vœux de l'Église romaine, Cyrille paya son tribut à l'humaine faiblesse qui, même dans les natures les plus élevées, est sujette à de lourdes méprises. En tout cas, nous ne devons pas oublier que la mère de Cyrille était la sœur de Théophile : le sang pouvait égarer sa charité. En repoussant la mémoire de Jean, il croyait protéger celle de son oncle. Habitué dès l'enfance à l'honorer comme un maître, à l'aimer comme un père, l'affection respectueuse qu'il lui portait l'empêchait de soupçonner les passions de l'homme dans le zèle du pontife. Jeune encore, il avait assisté à l'assemblée dite du Chêne, où les assertions de tant d'évêques avaient dû le frapper et l'impressionner contre le pasteur de Byzance, faussement représenté à ses yeux comme un hérétique, comme un homme ivre de lui-même, dont l'orgueil foulait aux pieds les canons et le respect dû à ses frères, et il ne pouvait se persuader qu'un prélat réprouvé par son oncle pût être autre chose qu'un grand coupable.
Il fallut donc à la vérité bien du temps pour traverser cette couche épaisse de préventions. Mais Dieu eut pitié d'une âme noble et pure et lui ouvrit les yeux. On raconte que Cyrille eut une vision dans laquelle il lui sembla voir Jean qui, suivi d'un nombreux cortège de saints et lançant des regards indignés, s'apprêtait à le chasser de l'Église, tandis que la Mère de Jésus-Christ, envers laquelle saint Cyrille nourrissait la plus tendre vénération, intercéda pour lui et demanda son pardon. Cyrille médita cette vision et se reprocha de s'être scandalisé au sujet de saint Chrysostome.
L'ardente imagination des Orientaux a donné un caractère surnaturel à une conversion qui paraît s'être accomplie sans intervention miraculeuse. Mais on aime à voir sous cette allégorie de la vision, l'action des Saints partout présente dans les événements décisifs de la vie des hommes et des peuples. Ce fut un Saint en effet qui convertit cet autre Saint.
En ce temps-là, le monastère de Peluse, situé sur une montagne voisine d'Alexandrie, avait pour abbé le célèbre prêtre Isidore. On dit qu'il avait été disciple de saint Chrysostome, et il l'appelait volontiers l'œil de l'Église. Or, non-seulement saint Cyrille partageait la vénération unanime de ses contemporains pour l'illustre cénobite Isidore, mais encore il lui avait confié la conduite de son âme. Dans l'affaire de Chrysostome, l'obstination de Cyrille scandalisait Isidore. Il finit par lui adresser une lettre aussi touchante que hardie, dans laquelle il lui disait : « Si je suis ton père, comme tu le dis, je dois craindre d'attirer sur moi le supplice d'Héli, si terriblement châtié pour avoir négligé la correction de ses enfants... Fais cesser ces querelles, afin que je ne sois pas condamné, et que Dieu ne prononce pas contre moi un jugement effroyable. Ne cherche pas plus longtemps la vengeance d'une injure particulière et domestique... Ne la fais pas peser sur l'Église toujours vivante, etc... »
Cyrille se sentit vaincu : la vérité reprit son empire sur cette âme droite et pure. Il n'avait d'ailleurs aucun autre moyen d'obtenir la communion si désirée de l'Église romaine. Ayant donc assemblé les évêques de son patriarcat, il inscrivit solennellement le nom de Chrysostome dans les diptyques, et, à ce prix, rentra en grâce avec le Saint-Siège (419).
Mais, l'affaire capitale de la vie de saint Cyrille, ce fut la lutte contre Nestorius. Nestorius, moine et prêtre d'Antioche, avait tout ce qu'il faut pour en imposer au peuple, qui se laisse toujours prendre aux apparences. Il menait une vie retirée, avait un extérieur pénitent et mortifié, et joignait à quelques connaissances une grande facilité à s'exprimer ; mais il cachait sous ces dehors une profonde hypocrisie, un orgueil insupportable, un esprit faux et entêté de ses propres idées, qu'il préférait à la doctrine des anciens Pères. Le siège de Constantinople étant devenu vacant, il y fut élevé en 428. Il commença son épiscopat par persécuter avec une espèce de fureur les Ariens, les Macédoniens, les Manichéens, les Quartodécimans, et il finit par les chasser de son diocèse. Il se trompa, s'il voulut s'attirer par une telle conduite la réputation de pasteur zélé : le vrai zèle ne donne point dans les extrémités. Au reste, dans le temps que Nestorius persécutait avec tant de violence les hérétiques dont nous venons de parler, il niait, avec les Pélagiens, la nécessité de la grâce, quoiqu'il reconnût, avec l'Église, l'existence du péché originel. On le vit même communiquer avec Célestius et Julien, ces deux principaux défenseurs de Pélage, et cela après que les papes Innocent et Zozime les eurent condamnés, et que l'empereur Honorius les eut chassés de l'Occident. Il ne s'en tint pas là ; il osa prêcher et faire prêcher publiquement qu'il y a deux personnes en Jésus-Christ, celle de Dieu et celle de l'homme ; que le Verbe ne s'est point uni hypostatiquement à la nature humaine ; qu'il ne l'a prise que comme un temple où il habite, et que par conséquent la sainte Vierge n'est point Mère de Dieu, mais seulement mère de l'homme ou du Christ. A la vérité il consentit dans la suite à donner à la sainte Vierge la qualité de Mère de Dieu ; mais ce n'était que dans un sens impropre qui détruisait toujours la vérité de l'Incarnation. Ces nouveautés impies excitèrent l'indignation des fidèles. Les prêtres attachés à la sainte doctrine, entre autres saint Procle et Eusèbe, depuis évêque de Dorilée, réclamèrent en faveur de la foi, et représentèrent vivement à Nestorius l'horrible scandale qu'il causait dans l'Église. Ils eurent la douleur de le voir mépriser leurs remontrances ; alors ils ne balancèrent plus et se séparèrent de la communion de leur archevêque.
Cependant saint Cyrille reçut les homélies de Nestorius, et la lecture qu'il en fit lui prouva de plus en plus que cet hérésiarque était coupable de toutes les erreurs dont on l'accusait. Il lui en écrivit pour tâcher de le ramener à la vérité par les voies de la douceur ; mais Nestorius, qui n'aimait point à être contredit, fut vivement piqué de cette lettre, et il y répondit avec la dernière hauteur. Cette affaire ayant été portée à Rome, le pape Célestin y convoqua un concile pour examiner la nouvelle doctrine. Tous les Pères s'étant écriés que Nestorius était hérésiarque, on prononça contre lui une sentence d'excommunication et de déposition ; on l'envoya à saint Cyrille, en le chargeant de la faire exécuter, si dans l'espace de dix jours à compter de celui de la signification, Nestorius ne rétractait publiquement ses erreurs. Notre Saint, pour dernière monition, lui écrivit une nouvelle lettre, à la fin de laquelle étaient douze anathématismes ou articles que l'archevêque de Constantinople devait souscrire, s'il voulait être reconnu pour orthodoxe : mais celui-ci refusa d'obéir, et se montra plus opiniâtre que jamais. Ce fut cette opiniâtreté qui donna lieu à la convocation du troisième concile général, dont l'ouverture se fit à Éphèse en 431. Il s'y trouva deux cents évêques, et saint Cyrille y présida au nom du pape Célestin. Nestorius refusa d'y comparaître, quoiqu'il fût dans la ville. Sa doctrine, qu'on examina dans la première session, y fut condamnée, et après trois citations juridiques, on prononça contre lui une sentence de déposition, dont on informa l'empereur.
Six jours après arrivèrent Jean d'Antioche et quatorze évêques d'Orient : ils ne s'étaient pas rendus plus tôt à Éphèse, parce qu'ils favorisaient secrètement la personne de Nestorius, croyant qu'on lui imputait des erreurs qu'il n'enseignait pas. Au lieu donc de se joindre aux Pères du concile, ils excommunièrent saint Cyrille et ceux qui tenaient son parti. On réclama des deux côtés la protection de l'empereur, qui donna ordre d'arrêter saint Cyrille et Nestorius : mais le premier, quoique innocent, fut plus maltraité que le second ; peu s'en fallut même qu'il ne fût exilé, tant son ennemi avait de crédit à la cour. Heureusement l'arrivée des évêques Arcade et Projecte, et du prêtre Philippe, tous trois légats du pape saint Célestin, fit prendre aux affaires un tour plus favorable pour saint Cyrille. Ces légats, pleinement instruits de ce qui s'était fait, approuvèrent la conduite de notre Saint, déclarèrent nulle la sentence prononcée contre lui, et confirmèrent la condamnation de Nestorius. Enfin la vérité ayant repris ses droits, saint Cyrille fut rétabli. Les évêques schismatiques se réconcilièrent avec lui en 433, souscrivirent à la condamnation de Nestorius, et donnèrent une confession de foi claire et orthodoxe. Quant à Nestorius, il se retira dans le monastère d'Antioche où il avait été élevé. Jean, patriarche de cette ville, l'en fit chasser quelque temps après par l'empereur Théodose, parce qu'il ne cessait de dogmatiser et de répandre ses erreurs. Cet hérésiarque fut relégué à Oasis, dans les déserts de la Haute-Égypte, où il mourut sans avoir rétracté sa doctrine impie. Le nestorianisme survécut à son auteur, et il subsiste encore aujourd'hui dans l'Orient.
On ne saurait assez louer la conduite de saint Cyrille dans l'affaire de Nestorius. Il employa d'abord les voies de douceur pour gagner cet hérésiarque; mais il s'arma d'un zèle intrépide lorsqu'il le vit opiniâtrement attaché à ses erreurs. En vain la cabale lui suscita des persécutions; il les regarda comme des épreuves que Dieu lui envoyait, et il eut volontiers répandu son sang pour la défense de la foi catholique. Sa présence n'étant plus nécessaire à Éphèse, il reprit la route d'Alexandrie, où il arriva le 30 octobre 431. Il s'appliqua le reste de sa vie, avec autant de soin que de ferveur, à remplir les devoirs de l'épiscopat, à conserver dans toute sa pureté le précieux trésor de la foi, à rétablir et à cimenter la paix que l'hérésie avait troublée pendant plusieurs années. Il mourut le 28 juin 444. Le pape saint Célestin avait conçu pour lui la plus haute estime. Il lui donnait les titres de généreux défenseur de l'Église et de la foi, de docteur catholique, et d'homme vraiment apostolique. Les Grecs l'honorent le 18 janvier et le 9 juin. Le martyrologe romain fait mémoire de lui le 28 janvier.
On voit, par les ouvrages de saint Cyrille, qu'il avait une grande dévotion envers le mystère de l'Incarnation. Il n'en avait pas moins pour la divine Eucharistie; de là ce zèle avec lequel il insiste si souvent sur les effets que cet auguste Sacrement produit dans ceux qui le reçoivent dignement. « Il guérit », dit-il, « les maladies spirituelles de nos âmes; il nous fortifie contre les tentations; il amortit les ardeurs de la concupiscence, il nous incorpore à Jésus-Christ ». Le saint docteur honorait encore la sainte Vierge d'une manière toute particulière. Rien de plus énergique que ce qu'il dit de ses glorieuses prérogatives. Mais écoutons-le parler lui-même. « Je vous salue, Marie, Mère de Dieu, trésor vénérable de tout l'univers, lampe qui ne s'éteint point, brillante couronne de la virginité, sceptre de la bonne doctrine... Je vous salue, vous qui, dans votre sein virginal, avez renfermé l'immense et l'incompréhensible; vous par qui la Sainte Trinité est glorifiée et adorée, vous par qui la croix précieuse du Sauveur est exaltée par toute la terre; vous par qui le ciel triomphe, les anges se réjouissent, les démons sont mis en fuite, le tentateur est vaincu, la créature coupable est élevée jusqu'au ciel, la connaissance de la vérité est établie sur les ruines de l'idolâtrie; vous par qui les fidèles obtiennent le baptême, et sont oints de l'huile de joie; par qui toutes les églises du monde ont été fondées, et les nations amenées à la pénitence; vous enfin par qui le Fils unique de Dieu, qui est la lumière du monde, a éclairé ceux qui étaient assis dans les ombres de la mort... Est-il un homme qui puisse louer dignement l'incomparable Marie ? »
On a dit que saint Cyrille était allé se former à la piété à Jérusalem et qu'il avait été moine du Mont-Carmel. Nous devons reconnaître que les preuves positives font défaut : mais on aimerait à le penser d'un si grand serviteur de Marie.
A l'époque où l'Iconoclaste Léon l'Isaurien déclara la guerre aux images des Saints et à leurs ossements, deux religieuses fuyant l'Orient apportèrent à Rome un grand nombre de reliques et entre autres quelques fragments de celles de saint Cyrille : ils furent recueillis à Sainte-Marie du Champ-de-Mars.
On représente saint Cyrille assis et bénissant : au-dessus de lui dans les airs est une vierge tenant un enfant Jésus sur son sein : cela rappelle le dogme de la maternité divine et de l'Incarnation dont il se montra l'intrépide champion ; on le voit encore avec un livre sur une page duquel est écrit en grec : *Mère de Dieu*, et avec une plume prêt à écrire. Cette plume est l'attribut caractéristique des écrivains ecclésiastiques.
Cf. Darros, *Histoire de l'Église*, t. xii et xiii ; les Œuvres de saint Jean Chrysostome, traduction française, précédée de la vie du Saint, par M. Martin d'Agde, t. IV, p. 501 et suiv., éd. de Bar, 1869 ; D. Cellier, t. viii, éd. Vivès ; A.A. SS., t. iii, p. 459 et suiv., éd. Palmé ; Godescard et les autres hagiographes.
[ANNEXE: NOTICE SUR LES ÉCRITS DE SAINT CYRILLE.]
Les ouvrages qui nous restent de saint Cyrille sont :
1° Le traité de l'Adoration en esprit et en vérité, divisé en dix livres. C'est une explication allégorique et morale de passages détachés du Pentateuque. Saint Cyrille ne s'est point astreint à l'ordre que Moïse a suivi dans sa narration.
2° Les treize livres appelés *Glaphyres*, c'est-à-dire profonds ou élégants, renferment une explication allégorique des histoires rapportées avec plus d'étendue dans le Pentateuque. Le saint docteur a choisi celles qui avaient un rapport plus visible à Jésus-Christ et à son Église.
3° Les Commentaires sur Isaïe et sur les douze petits Prophètes. On y trouve une explication de la lettre et du sens spirituel.
4° Le Commentaire sur l'Évangile de saint Jean. Il était divisé en douze livres, dont dix seulement sont entiers. Nous n'avons que des fragments du septième et du huitième. Les livres V, VI, VII et VIII manquaient autrefois, Jesse Clichou les suppléa dans l'ancienne édition latine, d'après les écrits des autres Pères. Il s'est trouvé des auteurs qui ont cité ces suppléments comme étant de saint Cyrille. Ils ne seraient point tombés dans cette faute, s'ils avaient lu la préface qui les précède. Jean Aubert a donné le texte grec de ces quatre livres d'après les manuscrits. Pour revenir au commentaire de notre Saint, il y explique le sens littéral et spirituel de l'Écriture, et y réfute les Manichéens et les Eunoméens ; il y enseigne aussi, de la manière la plus formelle, la doctrine de la transsubstantiation.
5° Le livre intitulé : *Le Trésor*, à cause du grand nombre de vérités et de principes qu'il renferme, est divisé en trente-cinq titres ou sections. Saint Cyrille y renverse le système impie des Ariens et prouve la divinité de Jésus-Christ par l'Écriture ; il se sert aussi de la même autorité pour établir la divinité du Saint-Esprit, dans les titres 33, 34 et 35.
6° Le livre sur la sainte et consubstantielle Trinité fut composé à la prière de Némésia et d'Hermias. Ce sont sept discours en forme de dialogue, tous destinés à prouver la consubstantialité du Verbe. A ces dialogues, le saint docteur en ajouta deux autres sur l'Incarnation, se proposant pour but principal de combattre les erreurs de Nestorius, qui toutefois n'était pas nommé, parce qu'apparemment son hérésie n'avait pas encore été condamnée. A la suite de ces dialogues sont des *scolies* ou éclaircissements sur l'Incarnation, avec un petit traité sur le même sujet. Il y est prouvé que la Sainte Vierge est véritablement Mère de Dieu, puisque Jésus-Christ est tout à la fois et Fils de Dieu et fils de l'homme.
7° Les trois Traités sur la Foi. — Saint Cyrille les composa à Éphèse. Il marque dans le premier, adressé à l'empereur Théodose, les différentes hérésies qui s'étaient élevées jusqu'alors sur l'Incarnation, celle de Manès, de Cérinthe, de Photin, d'Apollinaire et de Nestorius ; puis il les réfute l'une après l'autre ; il s'applique surtout à combattre les erreurs du dernier. Il adressa le second traité aux princesses Pulchérie, Arcadie et Marine, sœurs de l'empereur, qui toutes trois s'étaient consacrées au service de Dieu. La foi catholique y est prouvée contre Nestorius. Le troisième traité détruit les objections des hérétiques.
8° Les cinq Livres contre Nestorius renferment la réfutation des blasphèmes contenus dans les homélies de cet hérétique. Il n'est cependant nommé nulle part, ce qui fait croire qu'il n'avait point encore été condamné. Le style de cet ouvrage est plus clair et plus châtié que celui des autres écrits polémiques de saint Cyrille.
9° Les deux *Anathématismes* contre la doctrine de Nestorius. Ils ne contiennent rien que d'orthodoxe, et furent lus au concile d'Éphèse. Quelques personnes qui les entendaient mal, ou qui prenaient le parti de Nestorius, les attaquèrent comme favorisant la doctrine des Apollinaristes et comme contraires à la distinction des deux natures en Jésus-Christ. Tel fut, entre autres, Jean d'Antioche, qui engagea André de Samosate et Théodoret de Cyr à les réfuter. Saint Cyrille en donna une explication fort claire, qui satisfait les Pères du concile d'Éphèse.
10° Le saint docteur donna ensuite deux Apologies des mêmes *Anathématismes* ; l'une contre André de Samosate, et l'autre contre Théodoret de Cyr. Il se justifia, dans une troisième apologie adressée à l'empereur, des calomnies répandues contre son catholicisme.
11° Le Livre contre les Anthropomorphites. Quelques moines d'Égypte, fort grossiers et fort ignorants, auxquels on avait dit de se représenter Dieu sous une forme sensible, et cela pour leur faciliter la pratique de sa divine présence, s'imaginèrent à la fin qu'il avait un corps comme les hommes, d'où leur vint le nom d'Anthropomorphites ; ils se fondaient sur ce qu'il est dit que l'homme a été créé à l'image de Dieu. Une erreur aussi absurde et aussi monstrueuse fut condamnée dès sa naissance par Théophile. Le livre dont nous parlons est précédé d'une lettre à Calosyrios d'Arsinoé. Saint Cyrille convient que l'homme est fait à l'image de Dieu, mais il montre en même temps que cette ressemblance ne peut tomber sur le corps, Dieu étant un esprit qui n'a point de forme sensible. Ainsi, dit ce Père, être fait à l'image de Dieu, c'est être doué de raison et capable de vertu. Il réfute, dans la même lettre, d'autres moines aussi peu éclairés que les premiers, lesquels s'imaginaient que l'Eucharistie perdait sa consécration quand elle était gardée jusqu'au lendemain. Il répondit dans un autre ouvrage à vingt-sept questions dogmatiques, qui lui avaient été proposées par les Anthropomorphites.
12° Les dix Livres contre Julien l'Apostat. Julien, aidé de Maxime et de quelques autres philosophes païens, avait composé un ouvrage divisé en trois livres contre nos saints Évangiles. Quoiqu'il ne contînt rien autre chose que les objections de Celse, déjà solidement réfutées par Origène et par Eusèbe, il ne laissa pas de faire impression sur les esprits faibles. Ce fut pour arrêter le mal que saint Cyrille écrivit les dix livres dont nous parlons. Il les dédia à Théodose, ce qui donne lieu de croire qu'il avait regagné les bonnes grâces de ce prince. Il les envoya aussi à Jean d'Antioche, comme une preuve de la sincérité de sa réconciliation. Dans le premier livre, le saint docteur prouve la vérité du récit de Moïse touchant la création ; dans le second, il fait le parallèle du récit de Moïse touchant la création, et des extravagances débitées par Pythagore, Thalès, Platon, etc., pour lesquels Julien avait une admiration ridicule. Le troisième livre est employé à défendre la vérité de l'histoire du serpent qui séduisit Ève, et de la chute d'Adam, histoire qui est bien moins incroyable que tout ce qu'Hésiode a écrit de l'origine de ses prétendus dieux. Le but du quatrième est d'établir la Providence et de montrer qu'il est indigne de Dieu d'avoir besoin de divinités subalternes pour le gouvernement de l'univers. L'utilité des préceptes du décalogue, l'incompatibilité de la jalousie, de la colère et des autres passions avec la nature divine, et l'unité du Dieu des chrétiens, sont le sujet du cinquième livre. Dans le sixième, saint Cyrille oppose les vertus des prophètes et des autres saints aux vices honteux dont les anciens philosophes n'ont pas rougi de se souiller ; il justifie ensuite la coutume qu'avaient les chrétiens de marquer leurs fronts et leurs maisons du signe de la croix, et montre que la cessation des oracles a pour époque la venue en ce monde de Jésus-Christ, dont la puissance a détruit la tyrannie du démon. Il prouve, dans le septième livre, que les plus célèbres héros du paganisme ont été fort inférieurs en vertu aux héros du christianisme. Le huitième et le neuvième livre font voir que Jésus-Christ a été prédit par les prophètes, et que les deux Testaments ne diffèrent point quant à la substance. Enfin, saint Cyrille prouve, dans le dernier livre, que saint Jean et les autres évangélistes rendent témoignage à la divinité de Jésus-Christ ; il marque ensuite la différence qu'il y a entre l'adoration proprement dite, qui n'est due qu'à Dieu, et le culte que nous rendons aux martyrs.
13° Les Homélies sur la Pâque. Il avait été réglé, dans le concile de Nicée, que l'évêque d'Alexandrie, ville où florissait l'étude des mathématiques et de l'astronomie, examinerait avec soin quel jour il faudrait célébrer la Pâque, et qu'il l'annoncerait aux évêques voisins, nommément à celui de Rome, afin que ce dernier pût en instruire toutes les églises d'Occident. Il paraît que saint Cyrille fut fort exact à s'acquitter de la commission attachée à son siège. Possevin avait vu les épîtres ou homélies de ce Père, sur la Pâque, dans la bibliothèque du Vatican. Il n'y en a que vingt-neuf d'imprimées. Saint Cyrille marque dans chacune le commencement du Carême, le lundi, le samedi de la semaine sainte, et le dimanche de Pâques. Toutes ces homélies renferment encore d'excellentes instructions sur divers points de la morale.
14° Plusieurs Lettres. Elles ont toutes pour objet les affaires de l'Église, ou la défense des dogmes catholiques. Les conciles généraux d'Éphèse et de Chalcédoine ont adopté la seconde à Nestorius, et celle qui est adressée aux Orientaux. On trouve la sixième parmi les canons de l'église grecque, etc.
Ce n'est ni l'élégance, ni le choix des pensées, ni la politesse du style qui font le mérite des écrits de saint Cyrille, mais la justesse et la précision avec lesquelles le saint docteur explique les vérités de la foi et surtout le mystère de l'incarnation. On estime particulièrement le Trésor, ainsi que les livres contre Nestorius et contre Julien l'Apostat.
Les anciennes traductions latines de saint Cyrille fourmillent de fautes. Jean Aubert, chanoine de Laon, publia les œuvres de ce Père en grec et en latin, à Paris, en 1638. Il y a six tomes in-folio qui font ordinairement sept volumes. Le P. Lupus et Baluze ont donné depuis quelques lettres du saint docteur qui n'avaient été connues ni de Jean Aubert ni du P. Labbe.
L'édition la plus complète des Œuvres de saint Cyrille est celle qu'on trouve dans la Patrologie grecque de M. Migne, du tome LXVIII au tome LXXVII.
Événements marquants
- Élection au siège d'Alexandrie après la mort de Théophile
- Expulsion des Juifs et des Novatiens d'Alexandrie
- Réconciliation avec le Saint-Siège et inscription de saint Jean Chrysostome aux diptyques (419)
- Lutte contre l'hérésie de Nestorius
- Présidence du Concile d'Éphèse au nom du pape Célestin (431)
- Conversion de la bourgade de Manutha par les reliques de saint Cyrus et saint Marc
Miracles
- Vision de la Vierge Marie intercédant pour lui auprès de saint Jean Chrysostome
- Conversion de Manutha suite à la translation de reliques ordonnée par un ange
- Guérison spirituelle de l'anachorète sur l'erreur de Melchisédech
Citations
Je vous salue, Marie, Mère de Dieu, trésor vénérable de tout l'univers, lampe qui ne s'éteint point, brillante couronne de la virginité.