Notre-Dame de Beaune (Vierge de Bon Secours)

Patronne et gloire de la cité

10ᵉ siècle • sainte

Résumé

Vénérée à Beaune depuis le Xe siècle, cette Vierge Noire en bois est célèbre pour ses nombreux miracles, notamment en 1290 et lors des épidémies de choléra du XIXe siècle. Elle est représentée sur les armoiries de la ville tenant une grappe de raisin. Son sanctuaire, l'Insigne Collégiale Notre-Dame, demeure un centre de dévotion majeur du diocèse de Dijon.

Biographie

NOTRE-DAME DE BEAUNE, AU DIOCÈSE DE DIJON.

L'église Notre-Dame de Beaune, fille et héritière de Saint-Baudèle, la paroisse primitive, bâtie mais non pas achevée en 976, a été décorée par le pape Sixte IV du titre et des prérogatives d'Insigne Collégiale. À son chevet s'ouvre la plus grande des nombreuses chapelles qui rayonnent autour de ses nefs. C'était naguère la plus vénérable : sous sa voûte austère reposait l'image de la Vierge de Bon Secours, patronne et gloire de la cité. Cette image, en bois noir, taillée par une main inhabile, représente la sainte Vierge assise avec l'Enfant-Dieu sur ses genoux.

Là, chaque jour, les fidèles se pressaient pour implorer la protection de la Reine du ciel, et la Reine du ciel y versait en abondance ses grâces et ses faveurs. Un légendaire du XIIIe siècle, écrit par Pierre de Marcilly, doyen du Chapitre de la collégiale, docteur en théologie et censeur, contient le récit de vingt-quatre miracles opérés durant la seule année 1290. Ce sont, la plupart, des guérisons de paralysie ou de contractions incurables, et presque toutes ont eu lieu le samedi.

Ce n'était pas seulement de Beaune et des environs que les malades accouraient aux pieds de Notre-Dame : l'un des miracles du légendaire est en faveur d'une pauvre femme venue du fond de la Lorraine.

On apportait aussi sur l'autel de la Vierge-Noire les enfants mort-nés afin qu'ils puissent revenir à la vie et recevoir le saint Baptême; les malades retenus dans leurs lits demandaient les ornements qui entouraient la sainte image, afin de les toucher et d'être guéris; et, en reconnaissance des grâces obtenues, plusieurs faisaient de riches offrandes : des étoffes précieuses, des couronnes d'or, des anneaux rehaussés de pierreries.

Le temps n'a pas affaibli la piété des Beaunois : l'image, sauvée pendant la Révolution par une pieuse institutrice, est maintenant placée dans le transept, à la droite de l'autel majeur, et là, comme autrefois, on lui répète le cri d'amour et d'espérance : Marie, mater gratiæ.

En 1832, Beaune, menacée du choléra, eut recours à son auguste patronne, et fut délivrée du fléau. En reconnaissance, les fidèles élevèrent un nouvel autel à Marie et firent graver sur le marbre, en lettres d'or, le témoignage de cette insigne faveur. De même, en 1854, la cité se pressa aux pieds de sa « sauvegarde », porta en procession son image vénérée et échappa au danger. « Honneur de la cité et du monde, orbis et urbis honor », elle est représentée sur les armoiries de la ville, debout et le front nimbé d'or, portant son fils sur son bras gauche, et tenant dans sa main droite une branche de vigne avec un raisin.

Extrait de la Vie des Saints du diocèse de Dijon, par l'abbé Duplus.

Événements marquants

  • Construction de l'église en 976
  • Rédaction d'un légendaire par Pierre de Marcilly au XIIIe siècle
  • Vingt-quatre miracles opérés en 1290
  • Sauvetage de l'image pendant la Révolution par une institutrice
  • Délivrance du choléra en 1832
  • Protection de la cité en 1854

Miracles

  • Vingt-quatre miracles de guérison en 1290
  • Retour à la vie d'enfants mort-nés pour le baptême
  • Cessation du choléra en 1832
  • Protection de la ville en 1854

Citations

Marie, mater gratiæ

— Tradition liturgique locale

Orbis et urbis honor

— Armoiries de la ville de Beaune

Époque

10ᵉ siècle

Patron(ne) de

Invoqué(e) pour

guérison de paralysie, contractions incurables, enfants mort-nés (baptême), choléra, protection de la cité

Autres formes du nom

  • Vierge de Bon Secours (fr)
  • Vierge-Noire (fr)
  • Sauvegarde (fr)

Famille

  • Enfant-Dieu (fils)