Notre-Dame du Puy (Notre-Dame de France)
Mère du Sauveur
Résumé
Le sanctuaire de Notre-Dame du Puy trouve son origine dans des apparitions de la Vierge Marie sur le mont Anis à une veuve puis à une femme paralytique. L'église, dite 'angélique' car consacrée par les anges, devint un centre de pèlerinage majeur accueillant papes, rois et saints. Elle abritait une statue miraculeuse rapportée par saint Louis, détruite à la Révolution et remplacée depuis par une copie fidèle.
Biographie
NOTRE-DAME DU PUY ET NOTRE-DAME DE FRANCE.
Si l'on en croit des légendes d'une haute antiquité, une pieuse veuve, née près de Velaune, l'ancienne capitale du Velay, et convertie par saint Martial, souffrant depuis longtemps d'une fièvre rebelle à tous les remèdes, s'adressa à la Sainte Vierge, qui lui fit entendre que la santé lui serait rendue sur le mont Anis : on appelait ainsi le sommet d'un cône tronqué sur lequel est bâtie aujourd'hui l'église du Puy.
La malade, arrivée au lieu indiqué, se repose et s'endort sur une pierre carrée, en forme d'autel, qu'elle y trouve ; et, dans son sommeil, elle voit une troupe d'anges ; au milieu d'eux, une dame vêtue d'habits royaux, rayonnante de clarté. « Voilà », lui dit un des esprits célestes, « la Mère du Sauveur ; elle s'est choisie ce lieu pour son sanctuaire ; et afin que vous ne preniez pas ce que je vous dis pour un songe, vous êtes guérie ».
À ces mots, la vision disparaît, et la malade se réveille pleine de santé.
Saint Georges gouvernait alors l'église du Velay. Informé du fait, il gravit le mont Anis, aperçoit une partie du plateau couverte de neige, quoiqu'on fût alors au 11 juillet, époque des plus fortes chaleurs, et au milieu de cette neige un cerf qui, prenant sa course à son approche, trace par l'impression de ses pas l'enceinte d'une église. Le saint évêque entoure d'une haie d'épines l'enceinte marquée ; et saint Martial, qui évangélisait les contrées voisines, étant venu visiter à son tour le mont Anis, que la renommée signalait dès lors à l'attention publique, désigne la place de l'autel, et laisse pour relique à la future église un soulier de la Sainte Vierge, qu'il avait apporté de Rome.
Cependant, l'église demeura à l'état de projet jusqu'à l'épiscopat de saint Vosy, vers l'an 220. Alors une dame paralytique, du village de Ceyssac, s'étant fait porter sur la même pierre que la veuve de Velaune, et y ayant eu la même vision, entendu les mêmes paroles, et obtenu une guérison semblable, s'empressa d'en prévenir saint Vosy. Celui-ci, après trois jours de jeûnes et de prières, monte sur le rocher suivi de tout le peuple, et trouve l'enceinte formée par la haie encore couverte d'une neige épaisse. À cette vue, saisi d'un saint transport, il s'écria : « C'est ici la maison de Dieu et la porte du ciel », et il prend la résolution d'y transporter le siège épiscopal, qui était alors à Saint-Paulien. Il fallait pour cela le consentement du Pape ; il se rend à Rome, obtient l'autorisation nécessaire, et ramène avec lui Scrutaire, jeune romain de race sénatoriale, aussi habile dans l'architecture que pieux et modeste. On met aussitôt la main à l'œuvre : riches et pauvres, tous y prêtent leur concours. Là, on ne cherche pas l'art et l'ornamentation : c'est une parfaite unité de formes ; ce sont des moulures des plus ordinaires ; ce sont des mosaïques de pierres de différentes couleurs, formant des carrés et des losanges ; c'est enfin l'architecture de l'époque,
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solide, mais parfaitement simple. Aussi, dans sept ans, on termina l'abside et la première coupole, c'est-à-dire le rond-point qu'occupent aujourd'hui les stalles du chapitre et ce que l'on appelle la chambre angélique.
Cet édifice achevé, l'évêque et le jeune Scrutaire jugèrent à propos d'aller en rendre compte au Pape, et de lui demander la permission d'en faire la consécration solennelle. À peine avaient-ils fait un quart de lieues, que deux vieillards vêtus de blanc, portant chacun une cassette d'or, se présentent à eux, leur remettent des reliques qu'ils disent venir de Rome, les invitent à retourner, pieds nus, les porter à l'église du mont Anis, « dont la consécration », ajoutent-ils, « se fait en ce moment par le ministère des anges ».
Et aussitôt ils disparaissent. Le prélat et son compagnon, saisis de respect, ôtent leurs chaussures, reviennent avec les précieuses cassettes, et disent à ceux qu'ils rencontrent ce qui vient d'arriver. La nouvelle s'en répand partout avec la rapidité de l'éclair. Le peuple accourt, se joint à l'évêque, et une procession se forme, qui bientôt arrive au haut du mont Anis. Les portes de l'église s'ouvrent d'elles-mêmes, le sanctuaire apparaît éclairé d'une multitude de torches, et l'autel arrosé d'une huile dont le parfum embaume l'église entière. L'évêque, dans son ravissement, entonne le cantique d'actions de grâces, les assistants le poursuivent avec allégresse. La prière finie, on recueille plus de trois cents torches, dont deux se conservent encore dans le trésor de l'église, et, à dater de ce jour, la cathédrale du Puy est connue sous le beau nom d'église angélique, que lui ont conservé tous les siècles.
La renommée porta au loin la nouvelle de ces prodiges : on accourut au nouveau sanctuaire, et heureux de s'abriter à son ombre, plusieurs firent leur habitation dans le voisinage, jusqu'à former en peu de temps une petite ville, puis une cité plus grande, qui devint la capitale du Velay, comme elle était déjà le siège des évêques.
Quoique la plus grande splendeur de l'église du Puy jaillisse de la chambre angélique, dont l'érection a été si pleine de miracles, il est vrai de dire que la statue miraculeuse, qu'on y a vénérée pendant plusieurs siècles, a bien plus encore influé sur sa gloire. Cette image avait été apportée de la Terre-Sainte, en 1254, par saint Louis, qui vint exprès au Puy en faire hommage à la basilique de Marie. Elle était de bois dur, de sétim selon les uns, de chêne ou d'ébène selon les autres, et représentait la Sainte Vierge assise sur une espèce d'escabeau, tenant l'Enfant Jésus sur ses genoux. Des bandelettes fortement serrées à la façon des momies égyptiennes enveloppaient l'image du Fils et de la Mère, et ne laissaient apercevoir que leur visage.
Depuis cinq siècles, la glorieuse Vierge du mont Anis recevait les hommages des foules empressées, lorsqu'en 1793 elle fut arrachée de son sanctuaire par le fanatisme incrédule, traînée ignominieusement dans ces rues autrefois témoins de son triomphe, et brûlée sur la place du Martouret, parmi les clameurs insensées de quelques factieux, mais au milieu de la consternation de toute la partie saine d'une population éminemment catholique.
Heureusement que le règne de l'impiété ne dure jamais longtemps. Aussitôt après la Révolution, une nouvelle statue, copie fidèle de l'ancienne, remit sous les yeux les traits qu'avaient vénérés les siècles ; la piété des fidèles reprit son élan, et Marie reçut et reçoit encore tous les jours, sous sa nouvelle image, autant de témoignages de confiance et d'amour que sous l'ancienne, si chère à nos aïeux.
Cette statue n'était pas la seule richesse de l'église du Puy. La possession des reliques les plus insignes formait une de ses autres gloires. Elle en avait, vers la fin du siècle dernier, un nombre considérable, comme le prouve l'inventaire qu'on en a conservé ; et l'or, l'argent, les pierreries embellissaient les reliquaires où on les conservait. Mais en 93, l'impiété révolutionnaire livra aux flammes la plupart de ces reliques, et les reliquaires qui les renfermaient devinrent la proie de la cupidité. De tant de richesses, il ne reste plus de remarquable que deux reliques insignes de la vraie Croix ; l'une, avec son reliquaire, données par le pape Innocent III ; l'autre, provenant de l'abbaye de la Chaise-Dieu, à laquelle Clément VI l'avait envoyée. L'église du Puy possédait autrefois un fragment considérable de la couronne d'épines, dont saint Louis lui avait fait présent en 1239 ; mais ce fragment étant passé à l'église principale de Saint-Étienne en Forez, avec la lettre signée du pieux monarque, qui en établit l'authenticité, le cardinal de Bonald, lorsqu'il était évêque du Puy, sembla vouloir dédommager sa cathédrale de cette perte, et lui donna une faible parcelle de la sainte épine.
Toutes les conditions, depuis la plus haute jusqu'à la plus humble, semblent s'être donné rendez-vous à Notre-Dame du Puy, et cela à tous les âges de l'histoire, depuis la fondation de ce
sanctuaire. On y voit des papes et des rois, des princes et des grands seigneurs, des saints dont plusieurs sont canonisés, toutes les classes du peuple et de la société.
Les papes qui ont visité cette illustre basilique sont : Urbain II (1095), Gélase II (1110), Callixte II (1111), Innocent II (1130), Alexandre III (1162).
Les rois et les princes qui vinrent incliner leur front devant la madone du Puy sont : Charlemagne, Louis le Débonnaire, Charles le Chauve, Eudes, Robert, saint Louis et Marguerite de Provence, sa femme, Philippe III, Philippe IV, Charles VI, Charles VII, Louis XI, Charles VIII, François Ier; Raymond, comte de Toulouse, et Alphonse II d'Aragon : ces deux derniers mirent fin à leur longue inimitié en s'embrassant devant l'autel même. En 1062, Dermid, comte de Bigorre, vint lui faire hommage de son comté dans un diplôme célèbre, tout imprégné de l'esprit chrétien.
Mais ce n'étaient pas seulement les rois et les grands seigneurs qui visitaient l'église angélique. Les Saints, qui ont au plus haut degré l'instinct du bien, y venaient les premiers. Nous y voyons trois abbés de Cluny : saint Mayeul, qui guérit au Puy un aveugle, saint Odon et Pierre le Vénérable. Nous y voyons saint Robert, fondateur de la Chaise-Dieu ; saint Étienne, fondateur de l'Ordre de Grammont ; saint Eudes, abbé du Monastier ; saint Hugues de Grenoble, saint Dominique, saint Antoine de Padoue, sainte Colette, et surtout saint Vincent-Ferrier, qui y vint précédé de cent pénitents vêtus de sacs, marchant aux pieds, deux à deux, et qui, au défaut d'une église assez vaste pour contenir la multitude accourue de quinze à vingt lieues pour l'entendre, se fit dresser un amphithéâtre avec un autel dans l'immense prairie du Breuil, laquelle comprenait, outre la place de ce nom, tout le local qu'occupent la préfecture, le tribunal, le musée et la promenade. Là, pendant que le Saint se préparait à offrir le saint sacrifice, les pénitents se donnaient, devant la multitude étonnée, une rude discipline, en exhortant les pécheurs à imiter leur exemple ; puis, couverts de sang, ils montaient sur l'amphithéâtre à la suite d'une bannière où était peint le Sauveur flagellé. Durant la messe, qui était toujours chantée, Vincent achevait d'attendrir les cœurs en versant un torrent de larmes. Il prenait ensuite la parole, et foudroyait les vices avec la liberté d'un apôtre et l'ardeur d'une âme enflammée de l'amour de Dieu. Il prêcha ainsi pendant quinze jours consécutifs, sans que sa voix s'altérât ou même s'affaiblit, bien que son corps usé semblât près de la défaillance. Prodige plus grand encore, quoique, étant Espagnol, il ne sût guère le français, il se fit comprendre de tous, et les conversions furent innombrables.
Saint François Régis ne montra pas moins de dévotion envers la Vierge du mont Anis. Attaché par ses supérieurs à la mission du Puy, il puisait aux pieds de Marie la grâce de l'apostolat, et de là il se répandait dans les bourgs et les campagnes du Velay pour les évangéliser.
Comme ces saints personnages, la vénérable mère Agnès, ce prodige précoce de sainteté que Dieu combla de grâces si extraordinaires, faisait ses délices de l'église angélique ; elle y renouvela le vœu de virginité perpétuelle, et lorsqu'elle fut obligée de s'éloigner pour être supérieure du monastère de Langeac, au moins une fois le jour elle se mettait à genoux, la face tournée vers le Puy, pour offrir ses hommages comme autrefois à la Mère de Dieu. Enfin, M. Olier, cet homme de Dieu qui a fondé la compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, avait la plus tendre dévotion pour ce sanctuaire de Marie. En 1632, il voulut passer par le Puy pour se rendre à Viviers, où son devoir l'appelait ; et aussitôt arrivé, il monta à la cathédrale et y resta longtemps en oraison, s'offrant à Notre-Seigneur et à sa sainte Mère. En 1635, sentant sa fin approcher, il fit une seconde fois le pèlerinage du Puy, et voici comment il en rend compte lui-même : « Je suis dans un lieu », écrivait-il, « où je finirais ma vie avec joie, aux pieds de Notre-Dame du Puy, à laquelle je suis redevable de toute sorte de grâces ».
Ne pouvant demeurer toujours présent de corps dans cette église, il laissa près de l'image de Marie une statue d'argent, où il s'était fait représenter dans la posture d'un suppliant, incliné devant elle, avec une médaille d'or où était gravé le séminaire de Saint-Sulpice qu'il lui présentait, en la conjurant de le prendre sous sa protection.
Stimulées par tant de beaux exemples, les masses se pressaient devant la Vierge du mont Anis. On y accourait non-seulement de toutes les provinces de France, mais des royaumes étrangers, jusqu'à de la Grèce et de la Pologne. L'Espagne surtout y envoyait tant de pèlerins, qu'on bâtit à Toulouse un hospice pour les recevoir à leur passage. Nous venons, disaient-ils, honorer et prier Notre-Dame de France. Aux principales fêtes de l'année, racontent les chroniques, les routes frayées.
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ne suffisaient plus, l'on marchait à travers les champs voisins. Telle était même l'ardeur de la piété, qu'assez souvent, au plus fort de l'hiver, on faisait pieds nus la plus grande partie du chemin ; et dès qu'on apercevait de haut des montagnes voisines le sanctuaire vénéré, on tombait à genoux sur la neige, sur la glace, sur la pierre froide, et quelquefois même dans la boue, et l'on saluait Celle qu'on venait visiter avec tant de fatigues.
Tout concourait à encourager ces pèlerinages. La ville du Puy avait un hospice pour loger les pèlerins ; l'État, plus indulgent envers ceux que la maladie y surprenait, n'exigeait que la présence de deux témoins pour la validité de leur testament, tandis qu'ailleurs il en exigeait sept. Les tribunaux imposaient même quelquefois ce pèlerinage, comme peine expiatoire pour les délits.
Mais les souverains Pontifes y engageaient bien plus puissamment par leurs indulgences. Pie VI attacha une indulgence plénière à la visite de l'église, quelque jour de l'année que ce fût, pourvu qu'on y communiât ; et il y ajouta le privilège des stations romaines, de telle sorte qu'en allant prier aux sept autels désignés par l'Ordinaire, on gagnait les mêmes indulgences qu'en allant prier aux sept grandes églises de Rome. Outre toutes ces faveurs, le Saint-Siège en accorda une autre toute spéciale, dont ne jouit aucune autre église dans la chrétienté entière, savoir, la grâce d'un jubilé chaque fois que l'Annonciation coïncide avec le vendredi saint : concession bien ancienne, puisqu'en 1418, Elie de Lestrange, évêque du Puy, représentait au pape Martin V, dans le concile de Constance, que son église était en possession de ce jubilé depuis un temps immémorial, et que trois cardinaux présents confirmèrent cette assertion.
Le dernier jubilé du XVIIIe siècle fut celui de 1765 : on y compte quatre-vingt mille pèlerins, c'est-à-dire deux ou trois fois moins qu'à ceux qui l'avaient précédé.
Le jubilé qui suivit se fit longtemps attendre et ne tomba qu'en 1842 ; mais, chose admirable, après tant de bouleversements dans les idées et dans les choses, on y accourut comme autrefois, et il ne s'y trouva pas moins de cent cinquante mille pèlerins. Peu après, le Saint-Siège accorda à la chrétienté deux jubilés consécutifs ; et l'année 1853 ramenait un nouveau jubilé dans l'église angélique, on eût pu croire qu'il n'aurait plus pour les peuples le même intérêt ; mais c'eût été là une illusion. Jamais au contraire on ne vit un plus magnifique jubilé. Le froid était des plus rigoureux, les neiges couvraient toutes les montagnes, les voies publiques étaient interceptées ; n'importe, aucune difficulté n'arrête ; on se fraie une route à travers les glaces et les neiges, et près de trois cent mille pèlerins viennent gagner le jubilé. Il n'y a pas dans la ville où les loger : ils se retirent dans les églises et passent la nuit à prier Marie, à chanter ses louanges, et l'évêque, rendant compte de ces choses dans une lettre pastorale, peut dire : « Désormais on croira mieux ce que nous racontent des jubilés passés les anciens documents de notre église ; qu'ont admiré nos pères, que nous n'ayons admiré nous-mêmes ? Y eut-il, à aucune autre époque, un ébranlement plus général, une affluence plus nombreuse, un plus grand empressement ? Nous oserions presque dire : Y eut-il plus de signes d'une foi vive ?... plus de conversions dans tous les rangs de la société ? »
La gloire de Notre-Dame du Puy devait nécessairement rejaillir sur l'évêque et le chapitre qui tous les jours officiaient en présence de cette puissante reine et formaient comme sa cour. Aussi plusieurs souverains Pontifes, tels que Léon X en 1510, Pascal II en 1165, Eugène III en 1145, se plurent-ils à déclarer par des bulles expresses l'évêque du Puy soustrait à toute juridiction métropolitaine, suffragant du Saint-Siège, duquel il devait relever à jamais comme les primats et les patriarches, et voilà pourquoi nous voyons plusieurs évêques du Puy se faire sacrer à Rome ou ailleurs, de la main même du Pape.
A ce premier privilège, le Saint-Siège ajouta le *Pallium*, insigne honorifique donné d'abord par les souverains Pontifes à ceux qu'ils en jugeaient dignes, et plus tard réservé spécialement aux archevêques et aux primats. En 1040, le pape Léon IX écrivait à l'évêque du Puy, Étienne de Mercœur : « Nous accordons le *pallium* à votre fraternité, par respect pour la bienheureuse et glorieuse Vierge, Mère de Dieu, dont la mémoire est plus aimée et vénérée dans votre église que dans les autres sanctuaires qui lui sont dédiés ».
Les rois de France conférèrent de leur côté à l'évêque du Puy tous les privilèges en leur pouvoir : ils le constituèrent seigneur de la ville, et l'investirent de toute l'autorité qui se rattachait à ce titre.
La Révolution de 93 fit disparaître ces prérogatives, et le siège lui-même fut supprimé. Mais, dès que le concordat de 1802 eut rendu au Puy son évêque, le Saint-Siège le décora aussitôt du *pallium*, seul privilège qui lui est resté de son glorieux passé.
Événements marquants
- Apparition à une veuve de Velaune sur le mont Anis
- Guérison miraculeuse de la fièvre sur une pierre carrée
- Miracle de la neige et du cerf le 11 juillet
- Apparition à une dame paralytique de Ceyssac vers l'an 220
- Consécration angélique de l'église
- Don d'une statue par saint Louis en 1254
- Destruction de la statue originale par le feu en 1793
- Jubilés historiques (1418, 1765, 1842, 1853)
Miracles
- Guérison d'une fièvre rebelle
- Guérison d'une paralytique
- Chute de neige miraculeuse le 11 juillet
- Tracé de l'église par un cerf
- Consécration de l'église par des anges
- Huile parfumée et torches célestes
- Don des langues pour Saint Vincent-Ferrier
Citations
C'est ici la maison de Dieu et la porte du ciel
Je suis dans un lieu où je finirais ma vie avec joie, aux pieds de Notre-Dame du Puy