Bienheureux Frère Gilles

Troisième compagnon de saint François d'Assise

Fête : 23 avril 13ᵉ siècle • bienheureux

Résumé

Bourgeois d'Assise devenu l'un des premiers compagnons de saint François en 1209, Gilles se distingua par sa simplicité, son travail manuel et ses nombreux pèlerinages. Grand contemplatif sujet à de fréquentes extases, il vécut dans une humilité profonde et un silence rigoureux jusqu'à sa mort à Pérouse en 1272.

Biographie

LE BIENHEUREUX FRÈRE GILLES,

TROISIÈME COMPAGNON DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE

Celui qui ne veut pas travailler, ne doit pas manger. II Thess., III, 10.

Ce serviteur de Dieu, l'un des premiers disciples de saint François, était un bourgeois d'Assise, qui n'avait point fait d'études et qui se montrait d'une merveilleuse simplicité. L'exemple de Bernard Quintavalle et de Pierre de Catane, tous deux ses compatriotes et ses amis, qui venaient de se joindre à saint François pour imiter son genre de vie, le détermina, l'an 1209, à entrer dans l'institut naissant. Il ignorait le lieu où le Saint se trouvait alors ; en sortant de la ville, trois chemins se présentèrent devant lui ; s'adressant à Dieu, il lui dit : « Seigneur, je vous prie, si je dois persévérer dans cette sainte vocation, de conduire mes pas vers votre serviteur ». Le chemin qu'il prit le conduisit dans une forêt, où il rencontra le Saint qui priait. Celui-ci, le voyant se jeter à ses pieds et lui demander d'être admis dans sa société, connut par une lumière surnaturelle que cette démarche venait de Dieu, et accueillit sa demande. Se présentant ensuite à Bernard et à Pierre, il leur dit : « Voici un bon frère que Dieu nous a envoyé ». Comme ils retournaient

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à Assise pour donner l'habit à Gilles, ils rencontrèrent une pauvre femme qui leur demanda l'aumône. Alors François dit à son nouveau disciple : « Mon frère, donnons-lui, pour l'amour de Dieu, le manteau que vous portez ». Gilles, l'ayant fait, vit cette aumône s'élever jusqu'au ciel. La joie toute céleste dont il fut comblé lui fit comprendre dès lors quelles étaient les délices de l'obéissance aveugle et du dépouillement de toutes les choses de la terre.

Quelque temps après qu'il eut été instruit par saint François de toutes les règles et de la manière de vivre conformément à l'Institut, il eut un grand désir d'aller visiter par dévotion les lieux les plus saints. Saint François, qui connaissait la droiture de ses intentions, et le bien qu'il était capable de faire partout où il passerait dans son voyage, lui en donna la permission. Il se mit donc en chemin, revêtu de son pauvre habit, étant nu-pieds, sans argent et sans aucune provision. Il se rendit d'abord à Saint-Jacques de Compostelle, en Galice ; il vivait des aumônes qu'on voulait lui faire. Un jour, il rencontra un pauvre qui n'avait pas de quoi se couvrir : Gilles coupa une partie de son manteau pour la lui donner, de sorte qu'il fut lui-même, pendant vingt jours, exposé aux injures de l'air et à la risée de ceux qui le voyaient passer ainsi vêtu.

Il entreprit de la même manière le pèlerinage de la Terre-Sainte ; le plus souvent, il s'arrêtait de temps en temps, travaillant au gré de ceux qui lui donnaient du pain, afin de le gagner par son travail. Un jour, épuisé par les fatigues du voyage et par la faim, il tomba, et la Providence lui envoya un doux sommeil. En se réveillant, il trouva, près de sa tête, comme Élie, un pain mystérieux, qu'il mangea en rendant à Dieu de grandes actions de grâces.

Il partageait avec les autres pauvres ce qu'on lui donnait, et il refusait de recevoir plus qu'il n'avait mérité par son travail. Quelqu'un ayant voulu lui donner plus qu'aux autres ouvriers, avec lesquels il avait travaillé, il répondit que sa qualité de religieux exigeait plutôt qu'il acceptât moins que plus. Il ne reculait point devant les travaux les plus pénibles, comme porter au loin du bois ou de l'eau, moissonner le blé durant toutes les longues et brûlantes journées de l'été ; il réglait néanmoins son temps de façon à s'acquitter, comme dans le cloître, de ses devoirs de religieux.

Le cardinal-évêque de Tusculum, qui l'avait pris en amitié et qui se plaisait à sa conversation, le pria de demeurer dans sa maison et d'accepter de lui les choses nécessaires ; mais le Bienheureux refusa de recevoir gratuitement la moindre chose ; alors le cardinal lui proposa de venir manger à sa table ce qu'il gagnait par son travail. Le Bienheureux y consentit. Un jour que la pluie avait empêché Gilles de vaquer à son ouvrage ordinaire, le cardinal, tout joyeux, lui dit : « Frère Gilles, il faudra bien que vous viviez aujourd'hui de nos aumônes ». Gilles sortit sans rien dire, et, allant trouver le cuisinier, il lui demanda pourquoi sa cuisine était si malpropre. — « C'est », répondit-il, « que je n'ai personne pour la nettoyer ». Gilles l'appropria pour deux pains qu'il alla manger à la table du cardinal, sans toucher à aucun des plats.

Gilles se retira, avec un compagnon de pénitence, sur une montagne, pour y passer quarante jours dans la prière et l'austérité ; ils se fixèrent dans une chapelle dédiée à saint Laurent et depuis longtemps abandonnée : ils ne devaient en sortir que pour aller recueillir les aumônes nécessaires à leur subsistance ; mais à peine y furent-ils arrivés, que la neige tomba en abondance et leur ferma le sentier qu'ils avaient gravi. Ils seraient morts de faim

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si Dieu, qu'ils imploraient avec confiance, n'avait révélé leur état à un pieux habitant du voisinage; celui-ci, qui connaissait tous les accès de la montagne, se fraya un passage jusqu'aux solitaires, leur apportant de quoi réparer leurs forces. Ils purent vivre ainsi quarante jours, sans sortir de leur retraite, grâce aux libéralités des populations d'alentour, qui, en récompense, reçurent de grandes grâces, par les prières et les exhortations des deux ermites: beaucoup même entrèrent dans l'Ordre de Saint-François, les autres vécurent chrétiennement.

L'humilité de Gilles paraîtra bizarre à ceux qui ne connaissent pas tous les secrets de cette vertu. Il cherchait tous les moyens de se rendre vil, abject. Un jour, il se dépouilla de l'habit religieux, puis, s'étant mis dans l'état où étaient à cette époque les criminels qu'on conduisait à la mort, la corde au cou, il se fit traîner devant les autres religieux, en se déclarant indigne de porter leur saint habit; il disait que celui-là était heureux qui ne cherchait pas à jouir auprès des hommes de plus d'estime qu'il n'en jouissait auprès de Dieu. Il avait encore pour maxime qu'il faut, pour avoir la paix entière de l'âme, savoir se mettre au-dessous de tous les hommes.

Cet esprit si détaché de toute chose créée, était sans cesse en relation avec Dieu, qui se communiquait à lui de la façon la plus merveilleuse. Ses extases étaient longues et fréquentes: on évitait, quand on avait avec lui des entretiens spirituels, d'aborder certains sujets, comme la gloire et le bonheur des élus; car aussitôt on perdait, pour ainsi dire, la présence du Saint; il demeurait ravi des heures entières, sans entendre et sans répondre. C'est ce qui arriva quand le pape Grégoire X, désirant le voir, l'eut fait venir devant lui; à peine lui eut-il parlé, que le saint religieux fut ravi en Dieu et resta immobile, les yeux fixés au ciel. Le souverain Pontife fut souvent témoin de ce beau spectacle, car il aimait beaucoup Gilles, et avait une grande confiance en ses prières. Un jour il l'obligea de lui donner des conseils sur sa charge de vicaire de Jésus-Christ; le Saint répondit qu'il devait avoir continuellement les deux yeux ouverts: le droit, pour contempler sans cesse les choses célestes et éternelles, qui doivent être la règle de toutes nos actions; le gauche, pour mettre ordre aux choses présentes et temporelles, qui étaient commises à ses soins et à sa vigilance.

Les enfants mêmes savaient que le nom de Paradis le transportait loin de ce monde et couraient après lui en criant: « Paradis ! paradis ! » et cela suffisait pour lui causer des ravissements. Un jour qu'il s'entretenait avec saint Bonaventure sur l'amour de Dieu, Gilles regarda son ignorance comme un obstacle à cet amour; le saint Docteur lui répondit: Quand Dieu n'accorderait à un homme d'autres talents que celui de l'aimer, cela suffirait. — Quoi! un ignorant peut aimer Dieu aussi bien qu'un savant! — Bien plus, une bonne femme peut aimer Dieu plus qu'un docteur en théologie. Le Bienheureux sort aussitôt par le jardin et se met à crier: Écoutez, hommes simples, écoutez, bonnes femmes, vous pouvez aimer Dieu plus que le frère Bonaventure. Il tomba ensuite dans une extase qui dura trois heures.

Saint Louis, roi de France, voulut aussi voir ce saint religieux, dont la réputation était européenne. On dit qu'étant parti par mer pour la Terre-Sainte, il débarqua secrètement en Italie et y passa quelque temps, déguisé en pèlerin, pour visiter les sanctuaires les plus vénérés. Il vint donc à Pérouse, et se présenta au monastère des Frères Mineurs. Il demanda à parler à frère Gilles, qui descendit aussitôt de sa cellule, ayant connu par révélation

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quel était celui qui le demandait; sitôt qu'il parut, le roi et lui s'agenouillèrent en terre; ils s'embrassèrent très-étroitement, se donnant des témoignages de bienveillance avec une aussi grande tendresse que s'il y eût eu longtemps qu'ils se fussent connus très-familièrement. Après être ainsi demeurés unis l'un et l'autre, à genoux, dans un profond silence, ils se séparèrent sans se dire aucune parole extérieurement. Le supérieur du monastère, ayant appris dans la suite que ce pèlerin était le roi de France, voulut faire une grande réprimande à frère Gilles de n'avoir pas dit quelques mots d'édification au roi très-chrétien, qui était venu exprès. Mais ce grand contemplatif contenta bientôt son supérieur, en lui disant que le roi et lui s'étaient parlé cœur à cœur, autant qu'ils pouvaient le souhaiter; que Dieu leur avait fait connaître intérieurement, dans ce silence, le fond de leurs âmes, et qu'ils s'étaient plus dit de choses que s'ils se fussent parlé d'une autre manière.

Personne n'observa jamais le silence plus exactement que lui. Il disait qu'on ne pouvait conserver les grâces qu'on recevait du ciel qu'en fuyant le commerce des hommes. Le Frère, qui fut vingt ans son compagnon et comme son disciple, a assuré qu'il ne l'avait jamais entendu proférer une seule parole oiseuse. Il n'y avait point de plus grandes délices pour lui que d'être seul dans sa cellule, où on le trouvait continuellement en oraison.

Les démons, ne pouvant souffrir les progrès extraordinaires que ce bon serviteur de Dieu faisait de jour en jour dans la vertu, lui livrèrent de grands combats. Un jour, qu'il priait dans sa cellule, un de ces malins esprits lui apparut subitement sous une figure si épouvantable, que le Saint en perdit la parole pour quelque temps; mais, ayant élevé son cœur à Dieu pour en obtenir du secours, il reprit son calme et son état ordinaires. Une autre fois, dans l'église de Saint-Apollinaire, à Spolète, le démon vint se jeter avec une extrême furie sur lui, et le tint fortement oppressé comme pour l'étouffer, jusqu'à ce que Gilles, s'étant traîné jusqu'au bénitier et ayant fait le signe de la croix sur lui avec l'eau bénite, fut délivré. Cette persécution du démon lui dura jusqu'à la fin de sa vie; mais frère Gilles y était si accoutumé, que, quoiqu'il en souffrît beaucoup, il ne s'en étonnait plus; c'est pour cela qu'il donnait à tout le monde tant d'horreur du vice et du péché, qui nous met sous les chaînes et la tyrannie d'un ennemi si impitoyable et si contraire à notre bonheur.

Quoique ce généreux soldat de Jésus-Christ ne cessât jamais d'être tourmenté, il savait toujours mettre son âme dans la joie, sachant que rien n'est plus propre à déjouer les ruses diaboliques. Il disait d'ordinaire qu'il ne fallait pas plus s'étonner des assauts que le démon nous livrait pour nous perdre, que d'un chien qui venait à nous pour nous mordre; et que, comme on ne se délivrait de l'importunité du chien qui aboie et qui veut mordre, qu'en lui donnant quelque coup, il fallait aussi, dans nos tentations, combattre le démon, en le méprisant et lui opposant quelque sainte pratique du christianisme, ou quelque sentence de l'Écriture, qui sont les armes avec lesquelles on doit le combattre.

Les grandes austérités, les veilles continuelles du saint pénitent lui occasionnèrent plusieurs infirmités; il fut affligé dans sa vieillesse de grandes douleurs de tête et d'estomac, et ensuite d'une fièvre fort aiguë, accompagnée d'une toux très-incommode; de sorte qu'il ne pouvait plus prendre d'aliments, ni reposer. Les habitants de Pérouse, apprenant sa maladie, et craignant qu'il ne leur fût enlevé après sa mort, envoyèrent des hommes armés pour le garder. À la fin, ne pouvant se soutenir, Gilles fut

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obligé de se mettre sur un lit; il y reçut tous les sacrements de l’Église dans de grands sentiments de piété; et enfin, sans qu’il donnât aucun signe de mort, fermant doucement la bouche et les yeux, il rendit sa belle âme à son Dieu, pour aller jouir à jamais de la gloire que ses vertus héroïques, et surtout sa simplicité et son humilité lui avaient méritée. Ce fut l’an de grâce 1272, après avoir vécu cinquante-deux ans en religion. Son corps fut placé dans un fort beau sépulcre de marbre, que les habitants de la ville lui firent élever. Son histoire dit qu’on eut révélation après sa mort de la gloire dont il jouissait dans le ciel. Un religieux dominicain mourut le même jour que frère Gilles. Pendant sa maladie, il avait promis à un autre frère prêcheur de lui dire quel serait son sort; et Dieu permit qu’il lui apparût pour accomplir sa promesse. — Eh bien! qu’est-il advenu de vous? demanda son ami avec anxiété. — Je suis heureux, répondit le dominicain; car je suis mort le même jour qu’un saint frère mineur nommé Gilles, auquel Notre-Seigneur, en récompense de sa grande sainteté, accorda la faveur d’introduire avec lui au paradis toutes les âmes qui se trouvaient alors en Purgatoire. J’étais du nombre de ceux qui souffraient dans ce lieu d’expiation; mais j’en fus délivré par les mérites de ce saint frère.

Saint Bonaventure disait que tous ceux qui invoquaient ce serviteur de Dieu, pour des choses qui regardaient l’affaire de leur salut, étaient exaucés.

Il s’est fait une infinité de miracles pendant sa vie et après sa mort, par son intercession. Il y a eu peu de maladies qu’il n’ait guéries. On a recueilli ses maximes avec d’autant plus de respect qu’il ne parlait jamais sans nécessité, et qu’il était sans cesse en communication avec Dieu. En voici quelques-unes: il conseillait à ceux qui voulaient assurer leur salut et la paix de leur âme: 1° d’être toujours disposés à supporter les misères et les adversités de la vie; 2° de s’humilier d’autant plus qu’ils reçoivent plus d’humiliations de la part des autres; 3° d’avoir la plus grande estime pour les biens éternels, quoiqu’on ne les voie pas.

« Heureux est celui », disait-il, « qui a beaucoup de charité pour tout le monde, et qui ne désire pas néanmoins que l’on en ait pour lui; heureux est celui qui rend de grands services à son prochain, et qui ne se met pas en peine d’en recevoir des autres ». Il disait encore: « Il vaut mieux supporter une grande injure sans murmurer, que de donner à manger à un grand nombre de pauvres, ou de jeûner très-austèrement ».

Deux religieux de son Ordre se plaignant à lui de ce qu’ils avaient été chassés de leur pays par l’empereur Frédéric, il les reprit sévèrement, disant qu’ils devaient plutôt remercier Dieu et prier pour le prince de ce qu’il leur avait donné par là occasion d’observer leur règle, qui les obligeait à n’avoir aucun pays ni aucune terre.

Il disait qu’un de ses grands étonnements était de voir avec quelle assiduité et avec quel empressement on travaillait pour la vie du corps, sans se mettre du tout en peine d’entretenir la vie spirituelle de l’âme. Il comparait ceux qui s’empressent avec tant d’activité à acquérir des biens temporels, à une taupe qui n’a point de plus grande occupation que de fouiller continuellement dans la terre, et qui cherche toujours à y entrer et à s’y enfoncer quand elle en est dehors, regardant la terre comme le lieu de sa demeure et de son repos; c’est, disait-il, la vraie figure des mondains et des avares qui ne peuvent vivre, s’ils ne travaillent à se plonger dans les biens de ce monde.

Parlant encore de ceux qui ont trop d’empressement pour conserver des biens, pour pourvoir à l’avenir, il disait qu’il était fort du sentiment de son

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bienheureux père saint François, lequel estimait beaucoup plus les oiseaux que les fourmis, parce que les fourmis avaient trop soin de faire des provisions pour l'hiver, et que les oiseaux, au contraire, ne préparaient rien pour le lendemain, se contentant de chercher à chaque moment les choses dont ils avaient besoin pour se nourrir. Il disait que les biens de la terre étaient de telle nature, que ceux qui en avaient la moindre part étaient ceux qui étaient les mieux partagés.

Un jour qu'on lui demandait pourquoi il avait tant de peine à aller visiter les séculiers; qui le désiraient pour leur parler de Dieu: « Je suis bien aise », répondit-il, « de faire plaisir à mon prochain, mais non pas au préjudice de mon âme ». Il ajouta que Notre-Seigneur avait dit: « Que celui qui laisserait père, mère, frères, sœurs, parents et amis pour l'amour de lui, recevrait le centuple en ce monde et la vie éternelle en l'autre ». Il assurait que, pour devenir bien savant, il fallait devenir bien humble; et qu'un chrétien peut se contenter de savoir bien vivre, sans s'occuper à d'autres sciences. « La plus haute de toutes les sciences », dit-il une autre fois, « c'est de craindre Dieu et de l'aimer ».

Pie VI a autorisé son culte pour l'Ordre de Saint-François et la ville de Pérouse.

On a recueilli de frère Gilles des révélations, des prophéties et des maximes spirituelles: on peut les lire dans les Acta Sanctorum au 23 avril.

Événements marquants

  • Entrée dans l'ordre franciscain en 1209
  • Pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle
  • Pèlerinage en Terre-Sainte
  • Retraite de quarante jours sur une montagne à la chapelle Saint-Laurent
  • Rencontre silencieuse avec Saint Louis à Pérouse
  • Mort après 52 ans de vie religieuse

Miracles

  • Apparition d'un pain mystérieux pendant son voyage en Terre-Sainte
  • Extase de trois heures après avoir parlé de l'amour de Dieu
  • Révélation intérieure lors de sa rencontre avec Saint Louis
  • Délivrance des âmes du Purgatoire le jour de sa mort

Citations

Celui qui ne veut pas travailler, ne doit pas manger.

— II Thess., III, 10 (cité en exergue)

Une bonne femme peut aimer Dieu plus qu'un docteur en théologie.

— Dialogue avec saint Bonaventure

La plus haute de toutes les sciences, c'est de craindre Dieu et de l'aimer.

— Maximes de frère Gilles