Saint Albert de Liège

Évêque de Liège et Martyr

Fête : 22 novembre 12ᵉ siècle • saint

Résumé

Fils du comte de Louvain, Albert fut élu évêque de Liège mais se heurta à l'opposition de l'empereur Henri VI. Après avoir été confirmé par le pape Célestin III à Rome et nommé cardinal, il fut lâchement assassiné à Reims en 1192 par des émissaires impériaux. Ses reliques reposent aujourd'hui entre Liège et Louvain.

Biographie

SAINT ALBERT, ÉVÊQUE DE LIÈGE ET MARTYR (1192).

Albert naquit à Louvain, ville de Belgique (Brabant), au milieu du XIIIe siècle; il était fils de Godefroy III, comte de Louvain, et de Marguerite de Limbourg. Son frère, Henri Ier, était duc de Lorraine et de Brabant. Aussi pieux que noble, dès son enfance il craignait Dieu, qu'il choisit pour la part de son héritage en entrant parmi les clercs de la cathédrale de Liège. Comme il brillait par la pureté de ses mœurs et la sainteté de sa vie, il fut élevé d'abord à la dignité d'archidiacre. Sa simplicité, son ingénuité, sa douceur, sa mansuétude, son angélique pureté et sa grande charité envers le prochain ayant attiré sur lui tous les regards, après la mort de l'évêque Radulphe, la voix publique le désigna hautement pour lui succéder.

Cependant Dieu lui montra combien il lui faudrait souffrir pour son nom. Son élection était légitime; toutefois Baudouin, comte de Hainaut et de Namur, entreprit de la casser; il entra dans Liège à main armée, dans le dessein d'introniser un de ses parents dans la chaire de cette Église. Albert n'avait pas l'appui de Henri VI, empereur d'Allemagne; ce prince simoniaque avait adjugé l'épiscopat à Lothaire de Harstad. Albert eut recours au Pontife romain. Il sortit de Liège sous un déguisement pour n'être pas arrêté par ses ennemis, et, après un voyage des plus périlleux, parvint à Rome, où il fut reçu par le pape Célestin III. Le Pontife, ayant mûrement examiné l'affaire selon la règle canonique, prononça qu'Albert avait été légitimement désigné évêque de Liège, et, pour récompenser ses éminentes vertus, il le nomma cardinal. À son retour de Rome, il fut sacré par l'archevêque de Reims. Cependant, par amour de la paix, il demeura dans cette ville en attendant qu'il plût à Dieu de mettre un terme aux entreprises des méchants. Pendant qu'il vivait paisiblement dans cet asile, des misérables, gagnés et soudoyés par l'empereur, se rendirent à Reims, feignant de fuir aussi la vengeance du prince. Ne soupçonnant pas leur perfidie, Albert les admit dans son logement comme des compagnons d'infortune, victimes comme lui de l'injustice de Henri, et partagea avec eux ses faibles ressources. Un jour, ils l'attirèrent hors de la ville sous un prétexte spécieux, et le massacrèrent le 21 novembre 1192. Son corps fut déposé dans le sépulcre des archevêques de Reims; en 1612, l'archiduc Albert le transféra de Reims à Bruxelles. Il en fit présent au couvent des Carmélites qu'il venait de fonder, et le porta lui-même sur ses épaules, accompagné du nonce apostolique et d'un grand nombre de prélats et de seigneurs. Ces précieuses reliques furent transportées, en 1783, au couvent des Carmélites de Saint-Denis, près de Paris, et reportées à Bruxelles sept ans après. En 1822, elles furent partagées, avec l'autorisation de Pie VII (décret du 11 septembre 1821), entre la cathédrale de Liège et Saint-Pierre de Louvain.

On le représente percé d'une épée ou poignard.

Propre de Reims.

22 NOVEMBRE.

Événements marquants

  • Entrée parmi les clercs de la cathédrale de Liège
  • Élévation à la dignité d'archidiacre
  • Élection comme évêque de Liège après la mort de Radulphe
  • Voyage périlleux à Rome sous déguisement pour rencontrer le Pape
  • Nomination comme cardinal par Célestin III
  • Sacre par l'archevêque de Reims
  • Assassinat par des hommes soudoyés par l'empereur Henri VI

Date de fête

22 novembre

Époque

12ᵉ siècle

Décès

21 novembre 1192 (martyre)

Catégories

Attributs iconographiques

Patron(ne) de

Autres formes du nom

  • Albert de Louvain (fr)

Prénoms dérivés

Albert

Famille

  • Godefroy III (père)
  • Marguerite de Limbourg (mère)
  • Henri Ier (frère)