Saint Antonin de Pamiers
Martyr
Résumé
Prêtre et missionnaire du IIe siècle originaire de Frédélas (Pamiers), saint Antonin évangélisa le Rouergue et l'Aquitaine après avoir été ordonné à Rome. Connu pour ses miracles à Noble-Val et sa résistance aux supplices à Toulouse, il mourut martyr décapité sur les bords de l'Ariège. Ses reliques furent miraculeusement transportées par une nacelle guidée par des aigles.
Biographie
SAINT ANTONIN DE PAMIERS, MARTYR
IIe siècle.
Irritez les martyrs : ils ont triomphé des tyrans par leur modération et leur patience ; vous aussi, triomphez de la tyrannie de vos passions par les mêmes armes. Saint Éphrem.
Une tradition constante et appuyée sur des monuments authentiques a été conservée à Pamiers, dans le Rouergue, et en Espagne (à Palencia ou Palence), relativement à saint Antonin ; et cette tradition affirme que ce Saint appartient à la Gaule Narbonnaise et qu'il a souffert le martyre dans la ville de Frédélas, qui prit plus tard le nom de Pamiers (Ariège).
Les nombreux auteurs qui ont parlé de saint Antonin sont loin d'être d'accord ; plusieurs l'ont confondu avec saint Antonin d'Apamée, en Syrie ; et les Bollandistes eux-mêmes n'ont pas voulu trancher cette question. Mais l'opinion de Baronius doit être seule suivie.
Saint Antonin naquit à Frédélas (ville des lacs froids), dans la seconde moitié du premier siècle. Il était fils du roi de ce pays, ou du moins de race royale, et il fut élevé dans les principes de la religion chrétienne qui déjà commençait à faire son apparition dans les Gaules. Après avoir passé quelques années dans la solitude pour s'y exercer à la vertu, il vint à Rome afin d'y vénérer les tombeaux des saints Apôtres et de voir le successeur de Pierre. Saint Clément occupait alors le siège apostolique ; à peine eut-il connu cet étranger qu'il lui accorda une grande affection, et, averti intérieurement que ce jeune homme était un vase d'élection, il lui imposa les mains et l'ordonna prêtre malgré ses résistances. Antonin, revêtu du caractère sacerdotal, commença à prêcher l'Évangile dans quelques villes d'Italie, et sa prédication fut appuyée par des miracles. Il ne tarda pas à revenir dans les Gaules, et nous le trouvons dans le groupe de missionnaires partis de Rome avec saint Denys l'Aréopagite. L'Aquitaine devait être le théâtre de ses travaux ; mais le lieu où son apostolat porta le plus de fruits fut la vallée de Noble-Val, extrême frontière du Rouergue, aujourd'hui Saint-Antonin. Il y convertit le prince Festus, auquel il donna le baptême, et après lui il baptisa une grande multitude de peuple ; sa parole eut tant de succès, qu'il aima toujours Noble-Val d'un amour de prédilection.
Dieu lui donna la vertu des miracles. Un jour que les habitants de ce pays manquaient d'eau et souffraient les tourments horribles de la soif, il frappa la terre avec son bâton et ouvrit une source qui les désaltéra et dont les eaux conservèrent la propriété de guérir les malades.
Cependant l'apostolat de saint Antonin devait se montrer ailleurs. Le Saint connut par une vision qu'il devait porter plus loin la parole évangélique, et il se sépara de son peuple en lui annonçant prophétiquement qu'il ne reviendrait pas en vie, mais seulement après sa mort. Il quitte aussitôt Noble-Val et vient à Toulouse. Ici la légende offre un grand intérêt, mais les historiens transportent notre Saint à quelques siècles plus tard ; il serait difficile cependant de révoquer en doute les faits suivants qui se rapportent à son apostolat et qui ont été peints au XIVe siècle dans la chapelle qui porte son nom, aux Jacobins de Toulouse. (Cette chapelle bâtie en 1342, par le dominicain Grenier, évêque de Pamiers, est un véritable poème en l'honneur du saint martyr.)
Arrivé à Toulouse, Antonin annonce librement la parole de Dieu, mais il est bientôt arrêté et jeté dans une prison, où les anges viennent le visiter ; son apostolat continue même sous les verrous : il convertit et baptise ses geôliers. Plus tard, il est plongé dans une chaudière d'eau bouillante, d'où il sort sans avoir senti de mal. Il continue ses prédications, convertit une multitude de païens et rend la vie à un enfant étouffé dans la foule. Les persécuteurs s'en rendent encore maîtres, et ils le précipitent dans la Garonne, une meule de moulin au cou ; mais la meule surnage et le soutient au-dessus de l'eau ; une chapelle en son honneur fut bâtie plus tard en cet endroit, et le nom du martyr, quoique défiguré, n'a pas encore disparu, (c'est le quai Tounis.)
Mais Toulouse ne devait pas garder longtemps saint Antonin. Il revient bientôt dans la ville de Frédélas, où il était né, et il annonce à ses compatriotes la vérité du saint Évangile. Aussitôt les prêtres des idoles entrent en fureur contre lui ; ils se saisissent de sa personne et le traînent jusqu'aux rives de l'Ariège. Là, un soldat lève son épée sur lui et coupe le martyr en deux à partir de l'épaule, de telle sorte que la tête et le bras droit tombent d'un côté, et le corps et le bras gauche tombent de l'autre ; enfin, ses restes sont jetés au milieu du fleuve. Les fidèles ne tardèrent pas à recueillir son corps pour le garder honorablement. Les eaux, dit la légende, se retirèrent devant eux et leur laissèrent la place pour passer dans le lit du fleuve. Ce martyre eut lieu probablement sous le règne de l'empereur Antonin le Pieux (138-161).
Des anges et des aigles, tels sont les attributs assez communs de saint Antonin : nous dirons tout à l'heure pourquoi. On le représente aussi faisant jaillir une source avec son bâton. Quelques images le peignent avec une massue ou des bâtons : il paraît plus probable cependant, comme nous l'avons écrit, que le saint martyr périt par le glaive.
## CULTE ET RELIQUES.
Le tombeau de saint Antonin devint bientôt célèbre ; mais toutes les reliques ne restèrent pas à Pamiers.
Les anges mirent à part la tête et le bras gauche ; une nacelle se présenta d'elle-même pour les recevoir et deux aigles aussi blancs que la neige vinrent la pousser de leurs ailes. La barque descendit l'Ariège, entra dans la Garonne, passa à Toulouse et vint à l'embouchure du Tarn. Ici elle remonta le courant du Tarn, celui de l'Aveyron et arriva enfin à Noble-Val, où la population reçut avec enthousiasme les reliques de son apôtre. Festus prend ce précieux dépôt et le place dans sa maison, qui devient une église en l'honneur du Saint. La mémoire de cette translation miraculeuse se retrouve dans une foule de monuments, à Pamiers, à Toulouse et à Saint-Antonin.
L'épaule et le bras droit du martyr furent portés à Palencia, en Espagne, on ne sait trop à quelle époque ; le reste du corps demeura à Pamiers. Au XVIe siècle, les protestants brûlèrent les reliques de Pamiers et de Saint-Antonin ; dans cette dernière ville le feu brûla celui qui les avait poussées du pied dans le bûcher, sur la place qui a retenu le nom de *Place du feu*. Palencia a conservé celles qu'elle possède depuis de longs siècles.
Le 1er octobre 1872, Mgr Legain, évêque de Montauban, assisté de Mgr Bourret, évêque de Rodez, a consacré à Saint-Antonin une nouvelle église bâtie en l'honneur du saint Patron de la ville, sur l'emplacement même de l'ancienne. Le soir du même jour, une relique, *venue de Palencia*, fut portée solennellement dans une procession immense de toute la ville. Un magnifique pavillon avait été dressé sur la Place du feu ; la relique portée par des prêtres s'arrêta là, et le clergé, en réparation de l'injure commise il y a trois siècles, chanta l'antienne et l'oraison du Saint.
Nous devons cette notice à l'obligeance du R. P. Carlos, missionnaire du Calvaire, à Toulouse. — Cf. *Saint Antonin, martyr à Pamiers*, par M. l'abbé Valacière. Montauban, 1872.
## SAINT JUST, ARCHEVÊQUE DE LYON
2 SEPTEMBRE.
Just fit à son école de si grands progrès dans la piété et dans l'étude des saintes Lettres, que Claude, le successeur de ce bienheureux prélat, l'attacha à son Église en lui conférant la dignité de diacre. Peu de temps après, son mérite lui attirant de plus en plus l'estime et l'admiration de tout le monde, il fut placé, après la mort de Vérissime, vers 350, sur le siège épiscopal de Lyon, malgré toutes les oppositions qu'il y put apporter. Chacun applaudit à cette élection, et il ne trompa point l'attente des gens de bien. Il gouverna son peuple avec tant de piété, de modestie et de douceur, qu'on le regardait comme un ange descendu du ciel. Son zèle le rendit la terreur des démons et des impies. Sa miséricorde le fit nommer le Père des pauvres, et personne n'était privé de ses soins, parce que sa charité était universelle. Nous trouvons dans l'Histoire ecclésiastique qu'il assista à deux Conciles : premièrement, au Concile de Valence en l'année 374 ; secondement, à celui d'Aquilée, en l'année 381. Celui-ci fut tenu pour fermer la bouche aux impostures des Ariens. Deux évêques de ce parti, Pallade et Secondien, appuyés du crédit de Justine, femme de Valentinien l'Ancien, demandaient un Concile général, pour revoir ce qui avait déjà été tant de fois arrêté et défini. Saint Ambroise s'y opposa, et consentit seulement à l'assemblée d'un Concile provincial. Néanmoins, Gratien laissa à d'autres évêques la liberté d'y assister. Ceux des Gaules y furent mandés ; mais, ne voulant pas quitter leurs sièges, ils se contentèrent d'y envoyer un député. Saint Just fut choisi pour un emploi de cette importance. Il se rendit à Aquilée et fut un des trente-deux évêques qui composèrent ce Concile. Saint Ambroise en fit l'ouverture et notre Saint l'aida merveilleusement à confondre ces deux évêques hérétiques. Ce saint Docteur, s'étant adressé à lui en ces termes : « Qu'est-ce que dit aussi monseigneur saint Just ? » il déclara, au nom de tous les évêques des Gaules, dont il était légat, que celui qui ne confessait pas le Fils de Dieu coéternel à son Père, devait être anathème. Ensuite il opina pour faire destituer Pallade de l'épiscopat et du sacerdoce, comme un blasphémateur qui suivait les erreurs impies d'Arius : ce qui fut suivi des autres évêques. Il sortit ensuite de cette assemblée avec la gloire d'avoir soutenu généreusement les intérêts du Fils de Dieu et de s'être dignement acquitté de l'emploi que nos évêques lui avaient donné.
Mais lorsqu'on devait espérer qu'il répandrait avec plus de plénitude les influences de sa doctrine et de son zèle sur toutes les Gaules, un accident imprévu lui fit concevoir le dessein de se retirer et d'aller passer le reste de ses jours dans la solitude. Un homme furieux massacra, dans un accès de frénésie, plusieurs personnes dans les rues de Lyon ; on voulut se saisir de sa personne ; mais le bon sens lui revenant quelques moments après, il eut assez d'adresse pour se sauver dans l'église et s'y enfermer. La révérence du lieu arrêta quelque temps le peuple et l'empêcha de passer outre ; mais la sédition s'étant augmentée, on en vint jusqu'à menacer notre saint évêque, qui soutenait l'immunité de cet asile, de briser ou de brûler les portes, s'il ne le faisait sortir. Il leur représenta, avec sa douceur et son zèle ordinaires, le grand crime qu'ils commettraient en violant la sainteté du temple de Dieu. Un magistrat arriva sur ces entrefaites, et, croyant apaiser le tumulte par son adresse, il s'adressa à l'évêque, le pria de lui livrer cet homme pour le conduire en prison, et lui donna sa parole que, dès que le trouble serait apaisé et la populace dispersée, il le lui ramènerait pour en faire lui-même justice comme il le jugerait convenable : ce qu'il lui jura devant les saints autels. L'homme de Dieu ajouta foi à son serment et lui livra ce malheureux ; mais à peine fut-il sorti de l'église, que le peuple l'arracha des mains de ce magistrat, le traîna par les rues, et le fit mourir d'une manière très-cruelle. Ce coup perça vivement le cœur de saint Just : il ne voulut point écouter les excuses de sa bonne foi et de sa bonne intention; il ne se regarda plus que comme l'homicide de son ouaille, et, sans accuser le magistrat ni condamner le peuple, il se déclara lui-même indigne de l'épiscopat. Aussi ne songea-t-il plus qu'à la retraite. Il alla à Tournon, lieu de sa naissance, où il fut visité par ses plus grands amis, qui s'efforcèrent de le retenir et de le détourner de son dessein ; mais ce fut inutilement ; sa résolution était prise, et il ne fut pas possible de la lui faire changer. Quelque soin que l'on prit pour l'empêcher de fuir, il s'échappa la nuit avec un jeune lecteur de son Église, nommé Viateur. Il prit le chemin d'Arles, puis celui de Marseille, où il s'embarqua pour l'Égypte. Le voyage se fit heureusement, et les matelots furent exempts de toutes sortes de dangers, par le mérite et les prières du serviteur de Dieu.
A peine eut-il pris terre, qu'il se retira dans les déserts, en la compagnie des saints anachorètes qui peuplaient alors ces solitudes. Il ne leur déclara point son nom ni sa dignité, et s'estima trop heureux d'être admis au nombre de leurs moindres novices, avec son lecteur qui était son intime ami. Il vécut là plusieurs années, dans une profonde humilité, une parfaite obéissance et un grand mépris de lui-même. Mais Dieu, qui relève les humbles d'autant plus qu'ils s'abaissent, permit qu'un pèlerin lyonnais se fit religieux dans le monastère où était notre Saint. Il le reconnut et se prosterna à ses pieds, le priant de lui donner sa bénédiction. Tous les frères, étonnés de cette action, lui en demandèrent le sujet. Il leur dit qu'il reconnaissait son pasteur, le grand Just, évêque de Lyon. Ce fut là un coup bien sensible à l'humilité du saint prélat : il eut plus de confusion de voir sa vertu trahie, que ces saints religieux n'en eurent de ne l'avoir pas connu et de l'avoir traité comme un homme du commun. Ils s'excusèrent auprès de lui du peu de respect qu'ils lui avaient porté, n'ayant pas le bonheur de le connaître ; mais il les conjura de ne le pas chasser de leur compagnie, qui lui était aussi agréable que celle des anges. Il continua d'y vivre dans les exercices de simple religieux et dans la même perfection qu'auparavant, se contentant de prier sans cesse pour ses ouailles, qui étaient toujours présentes à son esprit. Quelques années se passèrent depuis cet incident, jusqu'à ce que Dieu toucha le cœur du bienheureux Antiochus, prêtre de l'Église de Lyon, et depuis un des successeurs de saint Just, du désir de le voir. Il s'embarqua pour ce sujet, et notre Saint en ayant eu révélation, annonça cette nouvelle à saint Viateur, son cher disciple, jusqu'à lui marquer distinctement tous les lieux par où il passait. Lorsque ce saint prêtre fut arrivé, il baigna de ses larmes le visage de son évêque. « Soyez le bien-venu », lui dit le prélat : « la fin de ma vie approche, et Dieu vous a envoyé pour me rendre les devoirs de la sépulture ». Antiochus fut très-affligé de cette prophétie ; Viateur le fut encore davantage. Il en témoigna sa douleur à son maître, mais il le consola par une autre prédiction : « Ne vous affligez pas, mon fils », lui dit-il, « de me voir partir de ce monde ; vous me suivrez bientôt au bonheur d'une vie qui ne finira jamais ». En effet, saint Just expira le 2 septembre 390, et son disciple le suivit un mois après.
Comme il quitta son siège épiscopal afin de se retirer dans la solitude, on lui met parfois le bourdon à la main, pour exprimer son espèce de fuite.
2 SEPTEMBRE.
[ANNEXE: CULTE ET RELIQUES.]
Les Lyonnais, ayant appris la mort de leur saint pasteur, envoyèrent quelques-uns d'entre eux en Égypte pour aller chercher son corps et le rapporter à Lyon où on l'inhuma dans l'église des Machabées; là s'éleva depuis une collégiale sous le nom de Saint-Just, qui, dès le Ve siècle, était déjà fort célèbre. Le tombeau de ce grand évêque de Lyon devint l'objet de la vénération des peuples. On s'y rendait de toutes parts chaque année pour sa fête, et saint Sidoine Apollinaire, qui y avait assisté, raconte qu'on marchait en procession avant le jour, et qu'il y avait une si grande affluence de peuple, hommes, femmes, enfants et vieillards, que, quelque vastes que fussent l'église et ses portiques, ils ne pouvaient la contenir. Un nombre infini de cierges étaient allumés, et à l'office des vigiles, c'est-à-dire de Matines, les psaumes étaient chantés alternativement à deux chœurs par les moines, les clercs et les fidèles.
À l'issue de cet office, on se retirait jusqu'à l'heure de Tierce, à laquelle on se rassemblait pour la messe; car, selon l'ancienne discipline de l'Église, on devait célébrer la messe à la troisième heure du jour, c'est-à-dire à neuf heures du matin. Au XVIe siècle, l'église fut dévastée par les Huguenots, et les reliques profanées.
Il est nommé en ce jour dans le martyrologe romain, ainsi que dans ceux de Bède, d'Adon et d'Usnard. Il était autrefois honoré en Angleterre, et il y a encore un village de son nom dans la province de Cornouailles. L'Église de Lyon célébrait aussi autrefois quatre fêtes en l'honneur de saint Just :
1° son ordination ou son sacre le 14 juillet; 2° sa mort le 2 septembre; 3° la translation de ses reliques d'Égypte à Lyon le 14 octobre; 4° enfin le jour de la dédicace de l'église qui porte son nom le 5 août.
Acta Sanctorum; Histoire littéraire de la France, par Dom Rivet; Godescard; De Sainte-Marthe et le P. Le Cénote.
Événements marquants
- Naissance à Frédélas de race royale
- Retraite dans la solitude
- Voyage à Rome et ordination sacerdotale par saint Clément
- Mission en Aquitaine avec saint Denys l'Aréopagite
- Apostolat et miracles à Noble-Val
- Prédication et supplices à Toulouse (chaudière d'eau bouillante, meule au cou)
- Martyre par le glaive sur les rives de l'Ariège
Miracles
- Source jaillissant de terre après un coup de bâton pour désaltérer le peuple
- Sort indemne d'une chaudière d'eau bouillante
- Surnage sur la Garonne malgré une meule de moulin au cou
- Résurrection d'un enfant étouffé dans la foule
- Retrait des eaux du fleuve pour recueillir son corps
- Nacelle guidée par deux aigles blancs transportant ses reliques
Citations
Irritez les martyrs : ils ont triomphé des tyrans par leur modération et leur patience ; vous aussi, triomphez de la tyrannie de vos passions par les mêmes armes.