Saint Vinebaud

Abbé de Saint-Loup

Fête : 6 avril 6ᵉ siècle • saint

Résumé

D'origine romaine, Vinebaud fut d'abord ermite à Bossensy avant de devenir abbé de Saint-Loup à Troyes en 583. Homme de charité et de miracle, il intervint avec succès auprès du roi Clotaire pour faire libérer saint Leu de Sens et de nombreux prisonniers. Il mourut en 623, laissant une réputation de sainteté liée notamment à une fontaine miraculeuse.

Biographie

SAINT VINEBAUD, ABBÉ DE SAINT-LOUP, À TROYES.

L'orphelinat actuel de Saint-Martin-ès-Aires, à Troyes, était, au temps de saint Loup, un simple oratoire, dédié à Notre-Dame, où le grand évêque de Troyes rassemblait fréquemment ses disciples pour leur parler de Dieu et les former à la piété. Après sa mort, il prit le nom de Basilique de Saint-Loup, des reliques du Saint qui y reposèrent jusqu'en 891. Mais durant cet intervalle, il s'était formé en ce lieu même une communauté qui prit le nom d'Abbaye de Saint-Loup, et fut dirigée, après Ansérie, par saint Vinebaud.

Saint Vinebaud, dont la famille était d'origine romaine, vint au monde vers la fin du VIe siècle.

Après avoir reçu la prêtrise, il se sentit porté aux exercices de la vie solitaire, et il ne tarda pas à suivre cet attrait. Il y avait alors à Saint-Pierre-de-Bossensy, petit village à vingt kilomètres de Nugent, un oratoire élevé, dit-on, par saint Potentien en l'honneur de l'apôtre saint Pierre. Ce lieu parut à Vinebaud propre à son dessein ; il s'y retira dans une étroite cellule, et y vécut en ermite.

Le Pontife l'accueillit avec de grandes démonstrations d'amitié et lui proposa de rester avec lui pour assister son Église par ses prières et ses services. Malgré son désir de retourner à sa cellule, Vinebaud ne put résister aux instances de Callomagne ; mais il demanda et obtint de passer ses jours dans le monastère de Saint-Loup (aujourd'hui orphelinat de Saint-Martin-ès-Aires). Peu de temps après, l'an 583, l'abbé de ce monastère, Ansérie, étant mort, les religieux suppléèrent l'évêque, après avoir mis Vinebaud à leur tête ; le peuple lui-même sollicitait pour lui cette dignité. Après reconnut dans ces vœux unanimes l'ordre secret du ciel, et il bénit Vinebaud comme abbé de Saint-Loup.

Quoique notre Saint chérît la solitude qu'il regardait comme la vocation où Dieu se communiqua plus volontiers à ceux qui le cherchent, il ne faisait pourtant pas difficulté d'en sortir quand la charité l'exigeait. Il en donna la preuve vers l'an 614. Saint Leu, évêque de Sens, avait été exilé par le roi Clotaire, sur des rapports calomnieux. Ragnégisile, archevêque de cette église et le même qui monta sur le siège de Troyes en 631, connaissant le mérite de Vinebaud et l'influence qu'il pourrait avoir sur le roi, vint le trouver et le supplia de plaider la cause du prélat innocent. Vinebaud, touché de ses paroles et de ses larmes, se rendit à la cour du roi, qui était alors aux environs de Rouen.

Son voyage ne fut qu'une suite non interrompue de miracles.

Il parvint jusqu'au roi et lui demanda de la part de Dieu et du peuple de Sens, le rétablissement du Pontife exilé. Non-seulement son désir fut favorablement accueilli, mais il obtint encore l'élargissement d'un grand nombre de prisonniers. Il fut chargé d'annoncer à saint Leu cette excellente nouvelle. L'entrevue des deux serviteurs de Dieu fut si touchante que les assistants ne purent retenir leurs larmes. Ils prirent ensemble le chemin de la cour, et saint Leu, présenté par saint Vinebaud, parut devant le roi. La vue du prélat, pâle et amaigri, impressionna vivement Clotaire qui se jeta à genoux, lui demanda pardon, le fit dîner à sa table avec le saint Abbé et le renvoya à son Église, après l'avoir comblé de présents.

Après une longue carrière, saint Vinebaud échangera cette vie de misères contre le séjour des bienheureux, le 6 avril de l'an 623.

Son corps fut enterré dans son abbaye de Saint-Loup (Saint-Martin-ès-Aires), d'où il fut enlevé l'an 891 avec celui du saint Évêque de Troyes, par la crainte des Normands, qui en effet ruinèrent ce monastère.

6 AVRIL.

Quand on n'eut plus à redouter la fureur de ces barbares, les religieux bâtirent dans l'intérieur de la ville une nouvelle église sous le vocable de Saint-Loup (c'est maintenant la bibliothèque publique), avec des Chanoines qui, vers 1135, se firent réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin, pour la desservir. On y déposa les reliques de saint Vinebaud et de saint Loup.

Quand les religieux transportèrent à l'abbaye de Saint-Loup le corps de saint Vinebaud, ils bâtirent sur l'emplacement de la Basilique de Saint-Loup, une chapelle qu'ils dédièrent à saint Martin de Tours; ils y laissèrent un bras du saint Abbé, afin qu'il reçût aussi les hommages des fidèles, au lieu même où il avait exercé les fonctions abbatiales. Les fureurs sacrilèges de la Révolution ont tout anéanti. Il ne reste plus qu'une partie du crâne conservée à la Cathédrale et un ossément peu considérable à Saint-Aventin-sous-Verrières.

Le souvenir de saint Vinebaud était aussi vivant à Saint-Pierre de Bosseney. La solitude qu'il y avait sanctifiée devint un prieuré de religieux de Saint-Loup, qui y célébraient l'office canonial. L'église en fut brûlée plus tard et il n'en resta pas trace; alors le prieuré fut réuni à l'abbaye de Saint-Loup de Troyes. Seule une chapelle que l'on voit encore rappelle cet ancien prieuré et le nom de saint Vinebaud; elle est située près d'une fontaine dont les eaux claires et limpides passent pour guérir de la fièvre.

La fête de saint Vinebaud se célèbre le 6 avril dans les paroisses dont il est le patron : Bernon, Magnicourt, etc.

*Delar, Saints de Troyes.*

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## SAINT GENNARD, ABBÉ DE FLAY (720).

Le Vexin, qui donna le jour à saint Ansbert, archevêque de Rouen, vit aussi naître Gennard : mais ces deux nobles seigneurs n'avaient pas seulement la même patrie, ils avaient encore la même foi, la même piété, les mêmes inclinations.

Habile dans la science de la religion et dans la connaissance des lettres profanes, Gennard fut un des hommes les plus distingués de la cour de Clotaire III. Là se forma entre lui et le chancelier Ansbert cette étroite amitié que la mort elle-même fut impuissante à rompre. Appelés l'un et l'autre à vivre loin du monde, souvent ils se communiquaient leur résolution de quitter la cour, pour la vie paisible du cloître. Au moment marqué par la grâce, ils échangèrent le service des rois de la terre contre celui du Roi du ciel, et entrèrent ensemble à l'abbaye de Fontenelle, fondée et gouvernée par saint Wandrille. Gennard et Ansbert marchèrent d'un pas égal dans le sentier de la perfection évangélique, et bientôt saint Ouen les jugea dignes d'être élevés en même temps à la prêtrise. Basée sur l'amour et la pratique des mêmes vertus, l'amitié qui les unissait croissait de jour en jour avec elles; aussi, lorsque saint Ansbert fut élu archevêque de Rouen, voulut-il que son ami l'aidât à porter le fardeau de l'épiscopat.

Le saint Pontife trouva dans Gennard un précieux auxiliaire qui partagea sa sollicitude et ses travaux. Leurs communs et persévérants efforts tendirent à glorifier le nom de Jésus-Christ et à procurer le salut des âmes rachetées de son sang. Le nom de Gennard, comme celui d'Ansbert, est attaché à deux événements d'une grande importance pour le diocèse où ils ont eu lieu : la tenue du premier concile de Rouen, en l'année 662, et la canonisation solennelle de saint Ouen.

La constance des amitiés humaines fléchit bien souvent sous les coups de l'adversité : celle de Gennard ne connut pas de défaillance. Ayant suivi Ansbert dans sa prospérité, il le suivit dans sa disgrâce. Durant plusieurs années, il partagea son injuste exil dans le monastère de Hautmont. Jusqu'à la mort du Pontife, il resta à ses côtés, mêlant aux douces consolations de la religion le baume d'une amitié qui ne s'était jamais démentie. Après avoir reçu son dernier soupir, il déposa son corps dans le cercueil en versant d'abondantes larmes, et accompagna ses vénérées dépouilles dans la translation qui en fut faite à l'abbaye de Fontenelle. En traversant le diocèse de Beauvais, ce convoi d'un Saint conduit par un autre Saint attira de toutes parts sur son passage un immense concours de fidèles. Après avoir rendu les derniers devoirs à Ansbert, le Bienheureux rentra dans sa cellule, résolu d'y passer le reste de ses jours; mais Dieu, pour l'édification et la gloire du diocèse de Beauvais, l'appela au gouvernement de l'abbaye de Flay. Depuis longtemps, les religieux de ce monastère connaissaient le savoir, l'expérience et les vertus de Gennard; persuadés que personne ne pouvait, mieux que lui, poursuivre et consolider l'œuvre de saint Germer, dont le successeur venait de mourir, ils l'élurent d'une voix unanime pour leur abbé.

SAINT PRUDENCE, ÉVÊQUE DE TROYES EN CHAMPAGNE. 257

La nouvelle de cette élection affligea le cœur de Gennard; il préférait l'obéissance au commandement, et n'avait d'autre ambition que de vivre à côté du tombeau de son ami, dans les rangs des plus humbles serviteurs de Dieu. Il céda pourtant aux vives instances des religieux de Flay, comptant que la main du seigneur et le souvenir des exemples de Germer l'aideraient à remplir dignement un emploi dont il n'avait pas convoité les honneurs.

Gennard marcha constamment sur les traces du fondateur de son monastère; il imita si fidèlement ses vertus, qu'on le désignait sous le nom de second Germer. Ses veilles, ses travaux, ses jeûnes, ses mortifications, prêchaient à tous la nécessité de la pénitence. Ses réprimandes, toujours aussi justes que paternelles, touchaient les cœurs de ceux qui en étaient l'objet. Il usait d'une généreuse hospitalité envers les étrangers, et montrait une charité sans bornes pour les pauvres, dans lesquels il pensait secourir la personne même du Sauveur.

Le Bienheureux était convaincu que la prospérité des maisons religieuses dépend de leur attention à conserver l'esprit qui a présidé à leur établissement. Il ne se borna donc pas à prendre Germer pour modèle de ses actions; il voulut que toute la communauté s'inspirât de ses pensées, et vécût de sa vie. Il fit écrire l'histoire du Saint, afin que, même après sa mort, ce tendre père parlât encore à ses enfants bien-aimés. Il rehaussa son culte par les honneurs dont il environna son tombeau illustré par plusieurs miracles.

Il y avait vingt ans que la pieuse famille de saint Germer servait le Seigneur, sous la douce autorité de Gennard, lorsque Bénigne, exilé du monastère de Fontenelle, vint demander un refuge à notre Saint, qui était son ami et son parent. Gennard l'accueillit avec bonté, et bientôt, sentant ses forces s'affaiblir, il se déchargea sur lui du gouvernement de sa communauté. Dès ce jour, libre de tout soin, il ne songea plus qu'à se préparer, dans le silence et la retraite, au compte qu'il allait rendre à Dieu. Il entra dans la béatitude éternelle le 6 avril de l'an 720. Avant de mourir, il avait ordonné à ses religieux de l'inhumer dans l'abbaye de Fontenelle, à côté de saint Ansbert.

Déjà, dans la première moitié du IXe siècle, on rendait un culte public à saint Gennard. Quelques-unes de ses reliques furent transférées, le 3 septembre 944, dans la célèbre abbaye de Blandinberg. Le monastère de Wissembourg, en Alsace, avait aussi pour le Saint une grande vénération; mais son culte était cher surtout aux monastères de Fontenelle et de Saint-Germer qu'il avait édifiés de ses vertus. En l'année 1680, l'abbaye de Saint-Germer obtint des religieux de Fontenelle une partie des reliques de son bienheureux Abbé.

Vie des Saints de Benanois, par M. l'abbé Sabatier. — Voir en outre la vie de saint Ansbert, au 9 février, et celle de saint Germer au 24 septembre.

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## SAINT PRUDENCE, ÉVÊQUE DE TROYES EN CHAMPAGNE (861).

Prudence, né en Espagne, passa en France pour se soustraire à la fureur des Musulmans, et changea alors son nom de Galindo en celui de Prudence. On ne sait rien de ses premières années, si ce n'est qu'il fut obligé de servir dans les gardes de nos rois, ce qui autoriserait assez l'opinion qui le dit de la même famille que Galindo, deuxième comte d'Aragon. Une lettre de lui écrite à son frère, évêque en Espagne, nous apprend qu'il essuya de cruels revers de fortune. Il passa plusieurs années à la cour des rois de France, et c'est là sans doute qu'il reçut son éducation.

Son rare mérite le fit élever, en 840 ou 845, sur le siège épiscopal de Troyes. Il fut un des plus savants prélats de l'église de France, et il était consulté de toutes parts comme un oracle. Nous apprenons par son sermon sur sainte Maure, vierge, qu'il prêchait souvent, qu'il vaquait avec assiduité à toutes les fonctions de l'épiscopat, et qu'il administrait encore les sacrements de Pénitence, de l'Eucharistie et de l'Extrême-Onction.

Ce fut vers le même temps que Gotescalc, qui avait fait profession dans l'abbaye d'Orbais, au diocèse de Soissons, commença à dogmatiser sur la prédestination. Ce moine vagabond enseignait que Dieu avait prédestiné les réprouvés au péché et à l'enfer, de sorte qu'il n'était point en leur pouvoir d'éviter ni l'un ni l'autre. Nottingue, évêque de Bresse ou de Vérone, fit connaître ses erreurs à Raban Maur, archevêque de Mayence, qui jouissait alors d'une grande réputation de vertu et de savoir. Celui-ci, après avoir examiné Gotescalc dans un concile tenu à Mayence en 848,

VIES DES SAINTS. — TOME IV. 17

6 AVRIL.

condamna ses blasphèmes, et l'envoya au célèbre Hincmar, archevêque de Reims. Hincmar, avec Wenilon de Sens et plusieurs autres évêques, examina de nouveau la doctrine du moine d'Orbais, dans un synode qui se tint, en 849, à Quercy-sur-Oise, au diocèse de Soissons. Gotesecle, n'ayant point voulu se soumettre, fut condamné, dégradé de la prêtrise et emprisonné dans l'abbaye de Hautvilliers, au diocèse de Reims. Saint Prudence, que l'on consulta, crut qu'il ne fallait point le priver de la communion laïque ; mais Hincmar, voyant qu'il persistait toujours dans son opiniâtreté, l'excommunia quelque temps après.

Quelques personnes soupçonnèrent Hincmar d'avoir donné dans l'erreur des semi-pélagiens sur la nécessité de la grâce ; et Ratramne de Corbie écrivit contre lui. Saint Prudence prit la plume pour éclaircir un point que la vivacité des disputes avait embrouillé. Il établit solidement la doctrine catholique, en montrant : 1° que l'homme est libre et que Jésus-Christ est mort pour le salut de tous les hommes ; 2° qu'on ne peut rien sans la grâce et que Jésus-Christ a offert sa mort d'une manière spéciale pour le salut des élus.

Malheureusement l'esprit de dispute entretint les préjugés. On ne s'entendait point de part ni d'autre, quoiqu'on professât la même foi. Loup, abbé de Ferrières, en Gâtinois, Amolon, archevêque de Lyon, et saint Remi, son successeur, écrivirent contre Raban et Hincmar, malgré l'horreur qu'ils avaient pour les blasphèmes des prédestinationnistes. Amolon même et son Église, qui semblent avoir excusé Gotescale dans les commencements, parce qu'ils ne le connaissaient pas bien, rejetèrent toujours les erreurs que l'on condamnait en lui. On doit admettre en effet la prédestination des élus comme un article de foi, mais on doit rejeter en même temps comme une hérésie monstrueuse toute grâce qui détruirait le libre arbitre. Quant à saint Remi de Lyon et à saint Prudence, jamais ils ne prirent la défense de Gotescale.

En 853, Hincmar et plusieurs autres évêques publièrent, dans un second synode, tenu à Quercy, quatre articles, où ils établissaient que l'homme est libre et que Jésus-Christ est mort pour le salut de tous les hommes. Saint Prudence souscrivit ces quatre articles, comme nous l'apprenons de Hincmar et de l'annaliste de saint Bertin. L'église de Lyon fut alarmée de la doctrine qui y était contenue, la croyant incompatible avec la nécessité de la grâce. C'est ce qui fit que, en 853, le concile de Valence, où présidait saint Remi de Lyon, publia six canons, dans lesquels il exposait de la manière la plus précise la doctrine de la nécessité de la grâce et de la prédestination des élus. Saint Prudence obtint du pape Nicolas Ier, en 859, la confirmation de ces canons ; il fit même plus, car dans la crainte où il était qu'on n'abusât, en faveur du pélagianisme, des articles de Quercy qu'il avait lui-même approuvés, il écrivit pour réfuter le mauvais sens qu'on aurait pu leur donner et pour établir solidement la croyance de l'Église sur la grâce de Jésus-Christ. Cette précaution était d'autant plus nécessaire que quelques-uns, à l'occasion des disputes, renouvelaient les erreurs condamnées dans Pélage.

Vers le même temps, Jean Scot, dit Erigène, fameux sophiste, publia un ouvrage sur la prédestination contre Gotescale. Il y enseignait ouvertement le semi-pélagianisme et plusieurs autres erreurs. Woulton, archevêque de Sens, en ayant extrait dix-neuf articles, les envoya à saint Prudence, qui réfuta solidement l'ouvrage de Scot.

Le zèle que le saint Évêque de Troyes avait toujours montré pour le maintien de la discipline et pour l'abolition des abus lui attira une vénération singulière. Ce fut ce qui le fit nommer, conjointement avec Loup de Ferrières, pour travailler à la réforme de tous les monastères de France. Il s'acquitta de cette importante commission avec autant de vigueur que de sagesse. Il mourut le

l'authenticité. Il appuyait ce qu'il disait sur la conduite que saint Martin avait tenue en pareils cas et sur le décret du pape Gélase. Quant aux prétendus miracles de quelques femmes qui tombaient en convulsion et qui souffraient en présence de ces reliques, il disait qu'il fallait les rejeter et les mépriser. Les vrais miracles, ajoute-t-il, rendent souvent la santé aux malades, mais ils ne l'ôtent jamais, non plus que l'usage de la raison, etc. Bibl. Patr., t. xiv, p. 329 ; Op. Agobardi., t. II, append., p. 135. Voir Migne Patrolog., t. cxvi.

6 AVRIL.

6 avril 861. On trouve son nom dans les martyrologes de France. De l'année 1100 à l'année 1652, saint Prudence a eu un office de neuf leçons dans les livres liturgiques du diocèse de Troyes : de 1652 à 1867 les leçons ont été réduites à trois. On célèbre encore aujourd'hui sa fête le 6 avril.

En 1648, le corps de saint Prudence se trouvait encore parmi les nombreuses autres reliques que possédait la cathédrale de Troyes.

Il est représenté, à la cathédrale de Troyes, dans un vitrail de la galerie du sanctuaire (deuxième tribune, quatrième ogive) ; il est sur un fond rouge ouvré, tenant une crosse d'or et un livre.

Voir Dom Cellier, t. xii ; *Hist. littér. de la France*, t. IV ; les *Vies de saint Prudence de Troyes et de sainte Moore*, Troyes, 1735 ; Nicolas Antonio, *Bibl. Hispanica vatus*, l. vi. cap. 1, no. 259 ad 279. Ce dernier ouvrage a été publié à Rome, en 1696, par les soins du cardinal d'Aguirre.

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Événements marquants

  • Naissance vers la fin du VIe siècle dans une famille d'origine romaine
  • Retraite en ermite à Saint-Pierre-de-Bossensy
  • Élection comme abbé de Saint-Loup en 583
  • Ambassade auprès du roi Clotaire en 614 pour plaider la cause de saint Leu
  • Libération de nombreux prisonniers par son intercession
  • Décès le 6 avril 623

Miracles

  • Suite ininterrompue de miracles durant son voyage vers la cour du roi
  • Fontaine de Bosseney guérissant de la fièvre