Bienheureux Théodoric (Thierry)

Abbé de Saint-Hubert

Fête : 24 aout 11ᵉ siècle • bienheureux

Résumé

Né en 1067 dans le Hainaut, Thierry fut un moine exemplaire formé à Lobbes avant de devenir écolâtre à Fulde. Élu abbé de Saint-Hubert en 1087, il y restaura la discipline monastique et se distingua par sa piété, effectuant sept pèlerinages à Rome. Il mourut saintement la même année, laissant le souvenir d'un grand réformateur et bâtisseur d'églises dans le diocèse de Liège.

Biographie

LE BIENHEUREUX THÉODORIC OU THIERRY,

ABBE DE SAINT-HUBERT, DANS LE LUXEMBOURG BELGE (1087).

Thierry naquit en 1067, près de Thuin, ville du Hainaut. Gouzo, son père, s'opposa longtemps au désir de sa vertueuse épouse qui voulait consacrer son fils au Seigneur; mais enfin il céda. Ses parents le confièrent alors à leur fille Ansolade, qui, déjà depuis son enfance, vivait dans la piété au couvent de Manbeuge (Malbodium, Nord), afin qu'elle l'instruisît dans la religion. Il reçut près d'elle les premiers éléments de la piété, et, quelque temps après, il alla compléter son éducation religieuse chez les moines de Lobbes, où il fit de si grands progrès dans les sciences et

les voies de la sanctification que, étant encore enfant, il fut nommé, par l'archevêque de Cambrai, lecteur et acolyte, et admis au sous-diaconat à l'âge de dix-sept ans. A dix-neuf ans, il prononça ses vœux de religion, et reçut successivement les autres Ordres.

Ses vertus venaient de l'élever à la fonction d'écolâtre à l'abbaye de Fulde (Hesse-Cassel), lorsque la mort surprit Adélard, abbé de Saint-Hubert (Andaginum S. Petri, dans le Luxembourg belge). Thierry fut élu pour lui succéder : seul, il semblait capable d'y rétablir la discipline monastique que l'excès de bonté et d'indulgence d'Adélard avait fait tomber en décadence. Sa vertu triompha en effet de la mauvaise volonté des moines, et l'abbaye recouvra sa première splendeur.

La piété extraordinaire de Théodoric lui acquit l'estime de ses contemporains : un riche seigneur lui fit don de l'église de Saint-Sulpice, dans la métairie de Piros, où il plaça des moines du couvent de Saint-Hubert. Le diocèse de Liège lui fut redevable de l'édification et de la réparation d'un grand nombre d'églises et de chapelles. Sa profonde dévotion pour les saints Apôtres lui fit faire sept fois le pèlerinage de Rome.

Usé par les années et les infirmités, et sentant approcher l'heure de sa délivrance, Thierry fit venir près de lui tous les frères de la communauté, et, revêtu des insignes de sa dignité, il leur demanda pardon à tous et les exhorta à rester fidèlement dans la voie de la piété. Puis il s'affaissa et rendit doucement son âme à Dieu. C'était le 24 août 1087.

Henri, évêque de Liège, célébra ses funérailles, et, le 27 août, inhuma le corps du Bienheureux dans le couvent de Saint-Hubert, devant l'autel de la sainte Vierge.

Acta Sanctorum, 24 août. — Cf. Cautionateurs de Godeseard ; Mabillon, Acta Sanctorum ord. S. Benedicti ; et la Chronique de l'abbaye de Saint-Hubert, traduite par de Robautz, Bruxelles, 1847.

Événements marquants

  • Naissance près de Thuin en 1067
  • Éducation au couvent de Maubeuge puis à l'abbaye de Lobbes
  • Nommé lecteur, acolyte et sous-diacre à 17 ans
  • Profession des vœux de religion à 19 ans
  • Écolâtre à l'abbaye de Fulde
  • Élection comme abbé de Saint-Hubert pour rétablir la discipline
  • Sept pèlerinages à Rome
  • Inhumation le 27 août 1087

Date de fête

24 aout

Époque

11ᵉ siècle

Décès

24 août 1087 (naturelle)

Catégories

Attributs iconographiques

Autres formes du nom

  • Thierry (fr)
  • Theodoricus (la)

Prénoms dérivés

Théodoric, Thierry

Famille

  • Gouzo (père)
  • Ansolade (sœur)