Saint Béraire Ier
Évêque du Mans et Confesseur
Résumé
Évêque du Mans au VIIe siècle originaire d'Aquitaine, saint Béraire est célèbre pour avoir organisé le transfert des reliques de sainte Scholastique depuis le Mont-Cassin. Il fonda plusieurs monastères et gouverna son diocèse avec prospérité pendant plus de vingt-six ans. Il mourut près de Bordeaux avant d'être ramené au Mans pour y être honoré par de nombreux miracles.
Biographie
SAINT BÉRAIRE Ier,
ÉVÊQUE DU MANS ET CONFESSEUR (670).
Saint Béraire (Berrarius, Berecharius), successeur de saint Hadouin dans la chaire épiscopale du Mans, vit le jour dans l'Aquitaine. Ses parents, issus d'un côté de l'un des plus illustres chefs des bandes franques, et de l'autre côté d'une famille sénatoriale de l'ancienne Gaule, lui transmirent une origine qui lui donnait le droit d'aspirer à ce qu'il y a de plus grand. Elle pour gouverner l'église du Mans, à une époque de paix pour le pays, il fit luire sur son troupeau des jours de prospérité.
À cette époque, la cité du Mans fut enrichie d'un nouveau sanctuaire. Vers le commencement de son épiscopat, et durant une nuit passée dans de pieuses veilles, saint Béraire eut une vision dans laquelle on lui ordonna d'envoyer en Italie, au pays de Bénévent, sur le Mont-Cossin, des serviteurs de Dieu d'une sainteté de vie éprouvée, afin d'y découvrir et d'en rapporter les reliques de la vierge sainte Scholastique, sœur de saint Benoît. Depuis que le monastère fondé par le patriarche des moines d'Occident avait été renversé par les Lombards, le corps de saint Benoît et celui de sa sœur étaient demeurés ensevelis et cachés sous les ruines. Béraire, se hâtant d'obéir à l'ordre du ciel, fit choix de quelques moines vertueux, leur donna les instructions nécessaires, et ils se mirent en route pour l'Italie. Pendant ce temps, Béraire construisait un monastère pour des vierges, afin d'y déposer les reliques précieuses qu'il attendait. Ce monastère était sous les remparts de la ville, entre le midi et le couchant.
La mission des moines manceaux eut un plein succès, et ils revinrent bientôt avec le trésor qu'ils étaient allés chercher ; à leur approche de la ville, tout le clergé et le peuple, Béraire en tête, accoururent au-devant de ce gage souhaité de la protection divine ; chacun s'empressait auprès de la chasse et sollicitait l'honneur de la porter. On déploya, pour la réception de cette nouvelle patronne, tout l'appareil du plus beau triomphe ; les croix, les fuminières, l'encens et les flambeaux en grand nombre entouraient les restes sacrés, et l'on entendit continuellement le chant des hymnes, des psaumes et des antiennes, jusqu'au moment où le saint évêque déposa le sacré dépôt derrière l'autel de la basilique qu'il avait déjà consacrée.
Une dame fort riche, nommée Lopa, touchée du zèle que Béraire mettait à élever son monastère de Sainte-Scholastique, voulut l'imiter en fondant aussi une retraite pour des religieuses. Elle possédait un domaine sur les bords de la rivière de l'Hulane, du côté du Sonnois, nommé Thusiferus (Tuffi), et elle le destina pour cette fondation. On construisit d'abord une église qui fut dédiée à la sainte Vierge, et un cloître spacieux où l'on vit bientôt se réunir des servantes de Dieu, en grand nombre, pour y vivre sous la Règle de Saint-Benoît. Non contente d'avoir donné sa fortune à Dieu, la pieuse Lopa voulut aussi lui consacrer entièrement les jours de sa viduité, et Béraire la mit à la tête du nouveau monastère. Sous la cendre de cette abbesse, la vertu fleurit dans cette sainte solitude ; aussi vit-on bientôt jusqu'à cent vierges venir s'y consacrer sous la coule bénédictine.
Saint Béraire mourut dans le domaine de Baneth (Baneth), au territoire de Bordeaux, où il était un, après vingt-six ans, quatre mois et quatre jours d'épiscopat. Son corps fut transporté au Mans, avec tous les honneurs convenables, et déposé par les prêtres de son église et par ses disciples dans la basilique du monastère de Saint-Martin de Pontfieu. Ce monastère avait reçu de grandes marques d'affection du saint prélat, qui en avait augmenté les bâtiments et renouvelé la basilique où il choisit son tombeau. Bientôt ce lieu devint le théâtre de sa gloire par les nombreux miracles qu'il ne cessa d'y opérer, en faveur de tous ceux qui vinrent y implorer son secours.
Extrait de l'Histoire de l'Église du Mans, par le R. P. Dom Pont P. Iin.
SAINT ANDRÉ DE CRÈTE, MARTYR À CONSTANTINOPLE. 439
Événements marquants
- Élection à l'épiscopat du Mans comme successeur de saint Hadouin
- Vision nocturne ordonnant de quérir les reliques de sainte Scholastique
- Envoi de moines au Mont-Cassin en Italie
- Fondation d'un monastère de vierges sous les remparts du Mans
- Translation solennelle des reliques de sainte Scholastique
- Consécration de Lopa comme abbesse du monastère de Tuffi
- Mort après 26 ans, 4 mois et 4 jours d'épiscopat
Miracles
- Vision céleste indiquant l'emplacement des reliques de sainte Scholastique
- Nombreux miracles posthumes sur son tombeau à Saint-Martin de Pontfieu