Sainte Scholastique
Vierge
Résumé
Sœur de saint Benoît née à Norcia, Scholastique se consacra dès son enfance à la vie religieuse. Elle fonda le monastère de Plombariole et fut la première à suivre la règle bénédictine pour les femmes. Elle est célèbre pour avoir obtenu de Dieu un orage miraculeux afin de prolonger un entretien spirituel avec son frère peu avant sa mort en 543.
Biographie
SAINTE SCHOLASTIQUE, VIERGE
Un sage de l'antiquité, Cledros, a dit : « Que votre posture soit toujours telle que vous puissiez servir de modèle pour une belle statue ». L'on pourrait dire aux chrétiens avec bien plus de raison : « Que toutes vos paroles soient telles qu'on puisse les écrire, pour les relire à haute voix, au jugement dernier, devant le genre humain et devant les esprits célestes réunis ».
Sainte Scholastique avait coutume de dire : « Taisez-vous, ou parlez de Dieu ; car quelle chose en ce monde est digne qu'on en parle ? »
La grâce et la nature ont uni saint Benoît et sainte Scholastique : n'ayant eu qu'un même sein pour les porter et une même règle pour former leur vie, ils n'ont eu enfin qu'un même tombeau pour conserver leurs cendres ; on peut donc dire, même à la lettre, de ce frère et de cette sœur, que, s'étant aimés d'un parfait amour durant leur vie, la mort ne les a pu séparer.
Ils naquirent à Norcia, petite ville d'Italie, sur la Néra, qui sépare la Sabine de l'Ombrie ou du duché de Spolète. Petite par l'enceinte de ses murs, cette ville est célèbre pour avoir donné à la république de Rome plusieurs grands capitaines, et encore plus célèbre par la naissance de ces deux principaux fondateurs de l'état religieux.
Leur père se nommait Eutrope, et était de l'illustre et ancienne famille des Anicii, si louée par les écrivains ecclésiastiques et profanes : leur mère s'appelait Abondance, et était dame de la ville et du pays de Norcia. Notre Sainte reçut au baptême le beau nom de Scholastique (Écolière). Son père, qui demeura veuf après la naissance de ces deux enfants, en prit un soin d'autant plus grand qu'il l'avait vouée au service de Notre-Seigneur, et destinée à la vie monastique, à la manière de ce temps-là ; c'est du moins ce que semble dire saint Grégoire le Grand, le premier auteur de sa vie.
Scholastique fit de grands progrès en la vertu, et se rendit fidèle à correspondre aux grâces divines ; bien loin d'imiter les filles du siècle, qui commencent pour ainsi dire par ouvrir les yeux au luxe et aux vanités du monde, elle, au contraire, les ferma pour jamais à toutes sortes de plaisirs, et méprisa la beauté, les richesses et l'alliance des plus grands princes, ne méditant jour et nuit que sur les moyens de renoncer à toutes les choses de la terre, et de faire un divorce complet avec les enfants des hommes pour être l'épouse du Fils de Dieu. En effet, au lieu de s'attacher aux biens immenses dont son frère l'avait laissée unique héritière, elle résolut de l'imiter dans sa retraite.
Elle en parla à son père qui vivait encore, le suppliant avec larmes, et par toutes les affections de son cœur, de lui permettre d'entrer dans un monastère voisin de leur maison, afin d'y servir Dieu avec plus de pureté tous les jours de sa vie. Eutrope y condescendit facilement; car, quoiqu'il semblât demeurer veuf une seconde fois en perdant cette fille, néanmoins, se souvenant du vœu qu'il avait fait à Dieu à sa naissance, il ne put s'opposer à sa résolution.
Voilà donc Scholastique religieuse, et tout à fait entrée à l'école de Jésus; elle y donna bientôt de beaux exemples de vertu. L'abstinence, les veilles et le silence étaient ses pratiques ordinaires; la douceur et la débonnaireté semblaient lui être naturelles; la candeur et la naïveté de son âme se faisaient voir sur son visage avec tant d'éclat, que toutes les autres religieuses la regardaient comme un modèle de perfection; mais on peut dire que, de toutes les vertus, celle qui excellait le plus en elle c'était l'oraison, qu'elle possédait à un degré très-éminent.
Tandis que cette sainte Vierge s'appliquait ainsi à la pratique de la vertu, et y faisait tous les jours de nouveaux progrès, elle apprit que son frère saint Benoît avait passé de Sublac au Mont-Cassin, et y menait une vie apostolique, éclairant ces peuples idolâtres des splendeurs de l'Évangile, renversant les temples des faux dieux, et abolissant toutes les marques du paganisme; et, de plus, qu'il avait sous lui un grand nombre de disciples qu'il formait à la perfection, et gouvernait en qualité de père et d'abbé, leur ayant dressé une règle pour les entretenir tous dans l'uniformité d'une même observance; en un mot, qu'il excellait en la conduite des âmes. A cette nouvelle, elle résolut de l'aller trouver, et de se ranger elle-même sous sa discipline, afin de participer à ce nouvel esprit que Dieu répandait dans le monde par son ministère. Elle en obtint la permission de ses supérieures, et le consentement des autres religieuses, qui, touchées d'une inspiration céleste, n'osèrent s'opposer à ce dessein de Scholastique. En effet, Notre-Seigneur voulait, par elle, frayer le chemin aux reines, aux impératrices, aux princesses et à tant d'illustres filles qui, suivant son exemple, ont embrassé la règle de saint Benoît, dont elle a fait profession la première.
Pour mieux réussir dans son dessein, et pour s'approcher plus près de son frère, on croit qu'elle fit bâtir le monastère de Plombariole, distant d'une lieue et demie de celui du Mont-Cassin, quoiqu'il y ait quelques doutes là-dessus. Cette maison fut aussitôt peuplée de saintes filles, qui étaient attirées à ce nouveau genre de vie par l'agréable odeur des vertus de la Sainte. Elles vécurent sous la direction et la conduite du grand saint Benoît qui leur donna sa règle, à laquelle elles se soumirent de grand cœur, autant que la faiblesse du sexe put le leur permettre.
Parmi les belles instructions que sainte Scholastique leur donnait, l'une des plus importantes était de fuir la conversation du dehors, et même des personnes dévotes; elle croyait qu'il leur était beaucoup plus avantageux de demeurer en leur cellule que de rechercher ces entretiens, et qu'il était
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plus aisé de conserver l'esprit de recueillement, en conversant avec Dieu, qu'en traitant avec les créatures. Pour leur enseigner, par son exemple, ce qu'elle leur disait de vive voix, quoiqu'elle eût pu recevoir de grandes consolations en conférant souvent avec saint Benoît, elle se contentait néanmoins de lui parler une seule fois l'année, pour recevoir de sa bouche les instructions nécessaires, soit pour sa conduite particulière, soit pour le gouvernement de ses filles, qui la consultaient sur toutes leurs difficultés ; et, cette seule leçon, par an, d'un tel maître était suffisante pour une si sage écolière.
Le jour de l'entrevue, elle venait accompagnée de quelques-unes de ses religieuses, et le Saint s'y trouvait assisté de plusieurs de ses frères. Afin que ni l'un ni l'autre ne s'éloignât trop de son monastère, ils partageaient le chemin entre eux, et se réunissaient en une métairie de l'abbaye du Mont-Cassin au pied de la montagne, où on éleva une chapelle en mémoire de ces saintes visites. Ces conférences étaient d'autant plus désirées, qu'elles étaient moins fréquentes ; et comme elles étaient toujours profitables, sainte Scholastique ne manquait point d'en faire part à ses filles qui, par ce pieux commerce, vivaient avec beaucoup de perfection dans le monastère de Plombariole.
Enfin le temps arriva auquel il plut à Notre-Seigneur d'appeler à lui le frère et la sœur ; et comme ils en eurent tous deux révélation, ils voulurent se voir encore une fois sur la terre, afin de s'y entretenir des joies du paradis, dont ils espéraient bientôt une parfaite jouissance.
Cette dernière conférence se fit le 6 ou le 7 février ; au reste elle fut fort différente des autres : ils ne parlèrent plus des exercices de la pénitence et de la mortification, mais seulement de la gloire éternelle promise aux justes : cela les occupa la journée entière, qui leur parut même encore plus courte que les autres. A l'heure des Vêpres, ils donnèrent quelque aliment à leur corps, leur âme ayant été saintement rassasiée ; mais sainte Scholastique étant toujours impatiente d'entendre parler des délices du paradis, supplia très-instamment son frère de lui faire la grâce de continuer cet entretien, et de lui donner au moins une nuit pour traiter plus à loisir de cette vie bienheureuse. Cette demande parut si extraordinaire au Saint, qui était un modèle achevé de régularité et d'observance, qu'il la refusa aussitôt. Quoique ce fût sa sœur, et pour un si bon sujet, il répondit d'une façon assez sévère : « Que dites-vous, ma sœur ? ne voyez-vous pas qu'il m'est impossible de vous accorder ce que vous demandez ? » La Sainte, voyant la fermeté de son frère, ne lui répondit rien ; mais, s'adressant au céleste Époux, elle poussa des soupirs, et versa des larmes pour le prier de décider cette innocente querelle en faveur de qui il lui plairait. A l'heure même, le ciel versa des torrents d'eau : car, quoiqu'il fût serein et qu'il ne parût en l'air aucune nuée, il survint un si furieux orage de vent, de pluie, d'éclairs et de tonnerre, qu'il fut humainement impossible à saint Benoît de sortir de ce lieu. Le serviteur de Dieu, reconnaissant en cela un miracle évident, et considérant qu'au même instant que sa sainte sœur avait versé des larmes, la pluie du ciel était descendue sur la terre, fut obligé d'avouer, dans son cœur, que le Fils de Dieu aimait merveilleusement celle dont il avait exaucé si promptement les désirs, et aux soupirs de laquelle il avait paru si sensible. Il lui fit néanmoins quelque plainte ; mais la Sainte, de son côté, lui fit reproche de ce qu'il avait été si dur à lui accorder sa demande. « Mon frère », lui dit-elle avec sa douceur angélique, « je vous avais supplié de passer ici quelque temps ; mais, voyant que vous me l'avez refusé, je me suis adressée à mon
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Seigneur qui m'a exaucée, et qui a fait ce que vous voyez et ce que vous entendez ». Saint Benoît, connaissant à ces prodiges que c'était le bon plaisir de Dieu qu'il demeurât, reprit son discours sur l'excellence de la béatitude; c'était tout ce que la Sainte souhaitait: plus une pierre s'approche de son centre, plus elle descend avec vitesse et avec impétuosité; de même l'âme de sainte Scholastique se voyant sur le point d'être réunie à son Dieu, qui est le vrai centre des justes, prenait plus de plaisir à entendre parler de ce bonheur, qu'elle désirait avec tant de passion.
Le matin du jour suivant, l'orage ayant entièrement cessé, le Saint et la Sainte prirent congé l'un de l'autre et se retirèrent chacun en son monastère, pour y attendre la volonté de Dieu, dans une ferme espérance qu'ils se reverraient bientôt en l'autre vie: ce qui arriva en effet; car la violence de l'amour, pour me servir de l'expression de l'Épouse des Cantiques, ayant blessé le cœur de sainte Scholastique, lui fit exhaler sa belle âme sans aucune maladie, à quatre jours de là, vers le 10 février, l'an de Notre-Seigneur 543, et de son âge le soixante-troisième. Cette âme chérie de Dieu fut vue s'élevant au ciel sous la forme d'une colombe brillante, par son frère saint Benoît, qui priait alors à une fenêtre de sa cellule: cet endroit fut plus tard marqué par une chapelle. Le saint abbé fut si ravi de cette vision, qu'il se mit à chanter des hymnes et des cantiques à la louange de Jésus-Christ; puis il en donna avis à ses religieux, qu'il envoya pour lever le corps du monastère de Plombariole et le transporter dans le tombeau qu'il avait fait préparer pour lui, afin que, comme leurs âmes n'avaient eu qu'un même esprit et qu'une même volonté en cette vie, leurs corps n'eussent aussi qu'un même sépulcre après leur mort.
## RELIQUES DE SAINTE SCHOLASTIQUE.
Ces saintes reliques furent apportées en France plus de deux cents ans après, à l'occasion que je vais rapporter, et qui mérite d'être sue. L'an 583, les Lombards ravagèrent l'Italie et ruinèrent l'abbaye du Mont-Cassin, comme Dieu l'avait révélé longtemps auparavant à saint Benoît; son saint corps et celui de sa sœur furent ensevelis de nouveau sous les ruines de ce bel édifice. Mais, vers l'an 660, saint Monmole, premier abbé de Fleury, lisant l'endroit des Dialogues de saint Grégoire où il est parlé de cette révélation, et voyant qu'elle avait déjà eu son effet, fut touché de compassion de ce que les corps de ces deux Saints demeuraient ainsi sans honneur sous les débris du monastère. Comme les chrétiens français ont toujours été soigneux des reliques des Saints, lui-même, inspiré du ciel, envoya Aiguiffe, un de ses religieux, qui souffrit depuis le martyre, pour en rapporter le corps de leur saint Père. Celui-ci arriva au Mont-Cassin au moment où des Manceaux, excités par une semblable inspiration, y étaient allés à dessein d'y chercher le corps de sainte Scholastique. Les uns et les autres firent si bien leur devoir, qu'ayant trouvé les saints corps ils les enlevèrent et les apportèrent à Fleury, où il arriva une sainte dispute, parce que les religieux de ce monastère voulaient les retenir tous deux pour les mettre ensemble en un même sépulcre, et que les Manceaux voulaient avoir celui de sainte Scholastique. Enfin, il fut arrêté que ceux-ci auraient le corps de la Sainte, et que celui du Saint demeurerait à Fleury. Mais voici une nouvelle difficulté: saint Aiguiffe ayant mêlé tous les ossements dans une même caisse, l'on ne pouvait discerner quels étaient ceux du frère ou ceux de la sœur. On sépara donc les grands, que l'on s'imagina être ceux de saint Benoît, d'avec les plus petits, que l'on crut être ceux de la Sainte; et Dieu fit connaître la vérité par ce miracle: il arriva que l'on portait deux corps en terre, l'un d'un garçon et l'autre d'une fille, et, dans le doute, on approcha le corps de la fille des plus grands ossements, et il ne ressuscita point; mais il ressuscita aussitôt qu'il toucha les petits, et réciproquement celui du garçon, en touchant les petits, ne donna aucun signe de vie; au contraire, dès l'instant qu'on lui appliqua les grands, il ressuscita. En mémoire de ce miracle, on éleva une chapelle à une petite lieue de l'abbaye de Fleury, sous le titre de Sainte-Scholastique.
La vérité étant reconnue, le corps de la Sainte fut transporté en la ville du Mans, qui le reçut avec une joie incroyable et le déposa en grande pompe dans une église de Saint-Pierre, bâtie pour les Bénédictins, et qui était occupée, au XVIIe siècle, par des chanoines. En mémoire d'une faveur
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si particulière, tous les ans, le 11 juillet, les Manceaux font la fête de cette translation avec une procession générale par toute la ville : les rues sont tendues de tapisseries, jonchées de fleurs, et embellies de tableaux et d'autres marques de dévotion envers sainte Scholastique, leur chère patronne. Aussi en ont-ils éprouvé une assistance bien sensible en 1563 ; car les hérétiques ayant surpris la ville du Mans, brûlant et saccageant toutes les choses sacrées, jusqu'aux ossements des Saints, ne purent vider ceux de cette sainte Vierge ; mais la nuit même du 11 juillet, auquel on célèbre la fête de sa translation, ils furent saisis d'une telle terreur panique qu'ils s'enfuirent tous en désordre et en confusion, sans que personne courût après eux. Ils oublièrent jusqu'aux registres de leur consistoire, qui se trouvent maintenant à la bibliothèque publique du Mans. Cet événement accrut la dévotion du peuple envers sainte Scholastique. Le clergé fait une seconde procession générale en mémoire de ce signalé bienfait.
M. l'abbé Léon Chanson, professeur d'histoire ecclésiastique au séminaire du Mans, a eu la bonté de nous transmettre les vérifications que nous lui avions demandées au sujet de la translation des reliques de sainte Scholastique et de leur conservation :
Ici il y a une légère erreur : le corps de sainte Scholastique, apporté de l'abbaye de Fleury en la ville du Mans, en 660, fut déposé dans un monastère de vierges, que l'évêque saint Béraire Ier fit construire pour l'y recevoir... Les saintes reliques restèrent sous la garde de ces religieuses jusqu'à la fin du IXe siècle (874). A cette époque, les Normands, qui infestaient la contrée, brûlèrent le monastère bâti par saint Béraire. Le corps de sainte Scholastique fut sauvé du pillage et caché dans une maison particulière.
En 969, sous le pontificat de l'évêque Sigefroy, Hugues, premier comte héréditaire du Maine, fit bâtir, près de son palais, l'église de Saint-Pierre, pour y placer la précieuse relique. Hugues fit placer des chapelains en cette église ; plus tard elle fut érigée en collégiale royale. Les reliques de sainte Scholastique y restèrent jusqu'à la Révolution française. Elles ont échappé à la faveur des révolutionnaires et sont déposées dans une église paroissiale, dite de Saint-Benoît. La collégiale dite de Saint-Pierre n'existe plus depuis la Révolution.
La fête de la translation de sainte Scholastique est mentionnée dans tous les vieux livres liturgiques du Mans. Elle disparut du calendrier au XVIIIe siècle, à l'époque de la réformation du bréviaire et du missel (1748) ; elle a repris sa place au 11 juillet dans le Propre diocésain, approuvé le 2 mars 1855, par décret de la sacrée Congrégation des Rites.
La procession et la pompe décrite dans le passage à vérifier, n'a plus lieu au Mans, depuis la Révolution, quoique le culte de sainte Scholastique et de ses reliques soit encore très-populaire dans cette ville.
Ce qui est dit ensuite de la protection dont la ville du Mans éprouva les effets en 1562 est historique ; de même il est avéré qu'une partie des reliques de sainte Scholastique fut accordée à Charles le Chauve et à Richilde, son épouse. Celle-ci les fit porter à l'abbaye de Juvigny, diocèse de Verdun.
« Les reliques de sainte Scholastique sont encore à Juvigny-les-Bames, non à l'abbaye qui n'existe plus, mais à l'église paroissiale. L'abbaye de Saint-Pierre de Solesmes en a obtenu une notable partie en 1870.
« Il y avait aussi au Mans une confrérie de sainte Scholastique autorisée par plusieurs bulles des souverains Pontifes, dont les originaux sont encore à l'église de Saint-Benoît, du Mans ».
Le martyrologe romain, ceux de Bède, d'Umard, d'Adon et des Bénédictins en parlent honorablement. Le pape saint Grégoire en fait une ample mémoire au second livre de ses Dialogues, Saint Berthaire, martyr et abbé du Mont-Casals, a écrit une homélie à la louange de cette Sainte : elle se trouve au septième tome des œuvres du vénérable Bède.
Événements marquants
- Naissance à Norcia dans la famille des Anicii
- Consécration à Dieu dès l'enfance par son père
- Entrée dans un monastère près de la maison paternelle
- Fondation du monastère de Plombariole sous la règle de saint Benoît
- Dernière conférence spirituelle avec saint Benoît marquée par le miracle de la pluie
- Mort quatre jours après cette entrevue
- Vision de son âme sous forme de colombe par saint Benoît
Miracles
- Obtention d'une pluie torrentielle et d'un orage par la prière pour retenir saint Benoît
- Âme s'élevant au ciel sous la forme d'une colombe
- Discernement des ossements par la résurrection d'enfants au contact des reliques
- Protection de la ville du Mans contre les huguenots en 1563
Citations
Taisez-vous, ou parlez de Dieu ; car quelle chose en ce monde est digne qu'on en parle ?
Mon frère, je vous avais supplié de passer ici quelque temps ; mais, voyant que vous me l'avez refusé, je me suis adressée à mon Seigneur qui m'a exaucée.