Sainte Trojécie

Vierge et recluse

• sainte

Résumé

Originaire de Poitiers, Sainte Trojécie se consacra à Dieu dès son enfance et parcourut l'Aquitaine en pèlerinage. Elle finit ses jours à Rodez dans l'église Saint-Étienne après une vie d'austérités. Ses reliques, oubliées puis retrouvées miraculeusement en 1698, reposent désormais dans la cathédrale de Rodez.

Biographie

SAINTE TROJÉCIE, VIERGE ET RECLUSE A RODEZ.

Sainte Trojécie naquit à Poitiers : elle se consacra à Jésus-Christ dès son enfance, et se distingua par la pureté de sa vie angélique et par les rudes austérités d'une pénitence volontaire. Poussée par une inspiration divine, elle se voua à la visite des églises d'Aquitaine, et employa une partie de sa vie à ces pieux pèlerinages. Tous les lieux de son passage recueillirent le parfum de ses vertus et les exemples de sa pénitence.

Après avoir ainsi visité les plus célèbres églises de la province d'Aquitaine, elle arriva dans la cité des Ruthènes. Dieu avait marqué là le terme de sa carrière. Épuisée par ses longues austérités et affaiblie par son grand âge, sentant ses forces défaillir, elle se traîna, par un dernier effort, jusqu'à l'église de Saint-Étienne, et s'y endormit paisiblement du sommeil éternel. Cette église, devenue plus tard le prieuré Saint-Étienne du Mazel, était située sur le carrefour voisin de la Préfecture, qui porte encore le nom de Saint-Étienne : l'antique édifice y sert de halle à la boucherie, et s'appelle encore le Mazel.

Vers le déclin du jour, on trouva la Sainte prosternée sur la pierre où elle avait exhalé son âme et sa dernière prière.

Sous cette pierre, on creusa sa tombe, qui fut glorifiée par des miracles éclatants : pendant sa vie, la Bienheureuse en avait déjà opéré plusieurs : aussi fut-elle bientôt honorée d'un culte particulier.

Les malheurs des temps firent oublier plus tard le tombeau de cette Sainte illustre ; mais le ciel lui-même se réserva de réparer cet oubli et de couronner de gloire une vierge si humble et si pure.

L'an 1698, Philippe de Lusignan, évêque de Rodez, faisant sa visite à l'église de Saint-Étienne, eut connaissance, par on ne sait quelle soudaine inspiration, de la place où gisait le corps de la Sainte. On souleva la pierre, on fouilla la terre, et les reliques de sainte Trojécie furent trouvées au lieu même qu'avait indiqué le prélat : la tête de la vierge était renfermée dans une antique châsse d'ivoire.

L'évêque ordonna la translation de ces précieux restes dans l'église cathédrale. La cérémonie se fit au milieu d'un immense concours de peuple, avec l'assistance de tout le clergé et le déploiement de la pompe la plus solennelle. Des miracles s'opérèrent à cette occasion : les reliques furent portées à l'église cathédrale et placées dans une chapelle qu'on lui dédia et qui est encore sous son invocation.

Les Saints du Rouergue, par l'abbé L. Servières.

Événements marquants

  • Consécration à Jésus-Christ dès l'enfance à Poitiers
  • Pèlerinages dans les églises d'Aquitaine
  • Arrivée à Rodez (cité des Ruthènes)
  • Mort paisible dans l'église Saint-Étienne
  • Invention des reliques en 1698 par Philippe de Lusignan
  • Translation solennelle des reliques vers la cathédrale de Rodez

Miracles

  • Miracles éclatants opérés sur sa tombe après sa mort
  • Miracles opérés durant sa vie
  • Inspiration divine de l'évêque pour retrouver l'emplacement exact du corps
  • Miracles lors de la translation des reliques en 1698