Saint Cyrille de Césarée
Enfant et Martyr
Résumé
Jeune enfant de Césarée en Cappadoce, Cyrille fut chassé par son père païen pour sa foi chrétienne. Malgré les menaces du gouverneur et l'épreuve du feu, il resta inébranlable, désirant rejoindre Dieu plutôt que de retrouver ses biens terrestres. Il mourut martyr par le glaive au IIIe siècle.
Biographie
SAINT CYRILLE, ENFANT, MARTYR À CÉSARÉE, EN CAPPADOCE
(IXe siècle).
Le père de Cyrille était plongé dans les superstitions du paganisme. Voyant que son fils, qui avait été instruit secrètement de la religion chrétienne, refusait d'adorer les idoles, il le chassa de sa maison, et lui fit souffrir toutes sortes de mauvais traitements.
Le gouverneur de Césarée, informé de ce qui se passait, voulut qu'on lui amenât le jeune Cyrille. Il ne put contenir sa colère, lorsqu'il l'entendit confesser le nom de Jésus-Christ. Il dissimula pourtant, et tâcha de le gagner par la voie des caresses. « Détestez le nom de votre Christ », lui disait-il, « et je vous promets de vous pardonner votre faute, de vous réconcilier avec votre père, et de vous assurer la possession de ses biens. »
« Je me réjouis », répondit Cyrille, « des reproches que vous me faites. Je serai reçu auprès de Dieu, et je m'y trouverai infiniment mieux qu'avec mon père. Je serai volontiers pauvre sur la terre, afin de posséder des richesses éternelles dans un autre monde. Je ne crains point la mort, parce qu'elle me procurera une vie meilleure que celle-ci. »
Lorsqu'il eut ainsi parlé, on le lia comme pour le mener au supplice; mais le juge donna des ordres secrets pour que les exécuteurs se contentassent de lui faire peur.
La vue d'un grand feu dans lequel on le menaça de le jeter, n'ayant pu ébranler sa constance, on le ramena devant le juge. « Mon fils », lui dit celui-ci, « vous avez vu le feu et le glaive qui doivent vous donner la mort; soyez sage enfin, et ne courez pas à une perte inévitable. »
« Vous m'avez fait un tort réel », répondit Cyrille, « lorsque vous m'avez rappelé. Je ne crains ni le feu, ni le glaive; je brûle du désir d'aller à mon Dieu. Hâtez-vous de me mettre à mort, afin que j'aie le bonheur de le voir plus tôt. »
« Pourquoi pleurez-vous ? » ajouta-t-il en adressant la parole aux assistants qui fondaient en larmes, « vous devriez au contraire montrer beaucoup de joie; mais vous ignorez quelle est mon espérance, et vous ne connaissez point le royaume où je vais entrer. »
Ce fut dans ces beaux sentiments qu'il mourut. On croit qu'il termina sa vie par le glaive, sous le règne de Déce ou de Valérien. On lit son nom dans le martyrologe attribué à saint Jérôme, et dans celui de Florus.
Voyez ses Actes sincères, publiés par Ruinart et par Heuschénius. Il paraît qu'ils furent écrits par saint Firmilien, évêque de Césarée.
Événements marquants
- Instruction secrète dans la religion chrétienne
- Expulsion de la maison paternelle pour refus d'adorer les idoles
- Arrestation et interrogatoire par le gouverneur de Césarée
- Refus des promesses de richesses et de réconciliation
- Épreuve du feu simulée pour l'effrayer
- Martyre par le glaive
Citations
Je serai volontiers pauvre sur la terre, afin de posséder des richesses éternelles dans un autre monde.
Je ne crains ni le feu, ni le glaive; je brûle du désir d'aller à mon Dieu.