Sainte Paschasie

Vierge et Martyre

2ᵉ siècle • sainte

Résumé

Vierge dijonnaise du IIe siècle, Paschasie accueillit saint Bénigne et devint sa collaboratrice active. Après le martyre de l'apôtre, elle fut condamnée au feu pour sa foi chrétienne. Ses reliques, longtemps vénérées à Dijon et Flavigny, reposent aux côtés de saint Bénigne.

Biographie

SAINTE PASCHASIE, VIERGE ET MARTYRE (vers 180).

En arrivant à Dijon, saint Bénigne fut reçu par une vierge nommée Paschasie, la parente ou l'amie de sainte Léonilla de Langres. C'était une âme généreuse, qui embrassa la vérité avec ardeur et lui fit l'hommage de sa vie. Instruite et baptisée par le saint apôtre, elle devint, malgré son grand âge, sa coopératrice très-active dans la propagation de l'Évangile.

Elle habitait une maison ou villa en dehors de l'enceinte fortifiée, à l'endroit où s'élève l'église de Saint-Jean ; c'est là que saint Bénigne établit le centre de sa mission, et que Notre-Seigneur a été offert pour la première fois, sans doute, à Dijon, sous les voiles eucharistiques.

Le zèle de Paschasie à parler de Jésus-Christ, ses nombreuses démarches auprès de ses compatriotes et son dévouement à l'étranger qui prêchait un Dieu nouveau, éveillèrent la vigilance des païens, et à peine saint Bénigne avait-il couronné son apostolat par le martyre, qu'elle était dénoncée comme rebelle aux lois et jetée en prison. Accusée devant les juges de mépriser les dieux et les édits de l'empire en adorant le Crucifié, elle s'en fit gloire ; menacée du dernier supplice si elle s'opiniâtrait, elle se rit des idoles et confessa hautement le mystère adorable d'un seul Dieu en trois personnes, et le nom très-saint de Jésus-Christ, notre unique Sauveur.

Les magistrats, humiliés et irrités tout ensemble, la condamnèrent à périr par le feu et la livrèrent aux bourreaux.

Des mains amies recueillirent en secret les ossements que les flammes épargnèrent, et les ensevelirent avec honneur ; d'autres bâtirent plus tard une chapelle sur son tombeau : il est probable que ce fut dans le lieu où se voit l'église désolée de Saint-Philibert.

Un jour, raconte Grégoire de Tours, que les ouvriers travaillaient à la basilique de Saint-Bénigne, ils virent sortir de l'église de Sainte-Paschasie une femme d'un air vénérable et auguste, vêtue de noir et la tête éclatante de blancheur. Allons, courage, mes amis, dit-elle aux travailleurs, achevez votre œuvre, dressez vos machines, et que la construction s'élève ; du reste, avec un tel architecte, la besogne ne peut qu'aller vite. Car, si vos yeux pouvaient s'ouvrir, vous verriez saint Bénigne lui-même diriger vos travaux. À ces mots, elle rentra dans la basilique, d'où elle était sortie, et nul ne la revit depuis.

Au IXᵉ siècle, un ancien vitrail retraçait « avec assez d'élégance, la scène de son martyre ».

Quand cette basilique fut ruinée, on transféra les reliques de sainte Paschasie dans la crypte de Saint-Bénigne, et on les plaça à la droite du glorieux apôtre, la fille auprès de son père. Au XIᵉ siècle, saint Guillaume dédia l'un des autels de l'église souterraine à la sainte martyre et à toutes les vierges. Quelque temps auparavant, la « moitié du très-saint corps de cette bienheureuse avait été apportée dans l'église abbatiale de Flavigny par les soins de Fulchérius, abbé de Saint-Bénigne de Dijon et de Saint-Pierre de Flavigny. Son chef, enchâssé dans un magnifique reliquaire, enrichit jusqu'à ces derniers temps le trésor de Saint-Bénigne.

Saint Grégoire de Tours : De la gloire des martyrs, et Sainte de Dijon, par M. Duplus.

## SAINT ÉPICTÈTE, ÉVÊQUE (203).

Epictète était évêque d'Assure, en Afrique. Il y a des lettres de saint Cyprien qui lui sont adressées. Il souffrit avec ses compagnons sous l'empereur Dèce. Nous apprenons, par le témoignage de saint Cyprien, qu'il était doué d'une très-grande mansuétude.

## SAINT PIERRE DE SÉBASTE, ÉVÊQUE (392).

Saint Pierre, évêque de Sébaste, était non-seulement frère de Basile le Grand, mais aussi de saint Grégoire de Nysase ; il était fils de saint Basile l'oncien et de sainte Emmélie, et petit-fils de sainte Macrine l'ancienne. Il fut d'abord moine sous la conduite de saint Basile, dans un monastère fondé par leur mère ; il se vit placé à la tête du monastère quand saint Basile fut nommé évêque. 362. Il donna des preuves d'une ardente charité dans une famine qui ravagea le Pont et la Cappadace. On le vit plus tard, élevé sur le siège de Sébaste, lutter avec courage contre les Ariens qui désolaient son diocèse. Il fut du nombre de ceux qui, au concile général de Constantinople, condamnèrent les Macédoniens qui niaient la divinité du Saint-Esprit. Sa mort arriva vers 392.

## SAINTE MARCIENNE, MARTYRE (IVᵉ siècle).

Sainte Marcienne était née à Ressecour ; mais c'est à Césarée, capitale de la Mauritanie, qu'elle souffrit le martyre, pendant la dixième persécution qui sévit en Afrique sous les successeurs de Dioclétien, et ne finit qu'à la mort de Sévère, tué en 399. Ayant brisé une statue de Diane sur la place publique de la ville, elle fut livrée jusqu'à trois fois à des gladiateurs pour être déshonorée ; mais Dieu, veillant sur son épouse, il ne lui fut fait aucun mal. Ces hommes brutaux, contenus par une force invisible, respectèrent la vierge, comme les lions avaient respecté Daniel. Il y en eut même un qui se convertit à Jésus-Christ. Tertullien fait allusion à ces faits, lorsque, dans son apologétique, il adresse aux Gentils ces paroles : « Tout récemment, lorsque vous avez exposé une chrétienne à la brutalité d'un gladiateur, plutôt qu'à la veracité d'un lion, vous avez confessé par là que, parmi nous, une atteinte à la pudeur est réputée pire que toute peine et toute mort. Mais vous n'avez rien gagné. Toutes vos eructes les plus recherchées se tournent en attraits pour nous ». Sainte Marcienne acheva son martyre dans l'amphithéâtre : un lion la respecta, mais blessée par un taureau, la dent d'un léopard l'acheva ; aussi la représente-t-on entourée de ces divers animaux.

## SAINT MARCELLIN, ÉVÊQUE D'ANCONE (VIᵉ siècle).

Il était infirme et se fit transporter au-devant du feu. On possède encore son Bréviaire, ou du moins le possédait-on en 1643, époque à laquelle Ferrari édita son *Catalogue des Saints d'Italie*. Ce bréviaire a gardé les traces de l'incendie, car, dit la légende, le démon fit tous ses efforts pour envelopper le Saint dans le tourbillon des flammes : celles-ci le respectèrent, mais endommagèrent son livre, comme pour laisser un témoignage de la protection de Dieu. Cette vénérable relique a servi, depuis, à éteindre d'autres incendies et à guérir par son contact plusieurs malades. Saint Marcellin fut enseveli dans l'église de Saint-Cyriaque.

Cf. *Acta Sanct., janv., tome I*, p. 390 ; Ferrari, *Op. cit.* ; Cornaro, *Hagiologium Italicum* : ce dernier ouvrage renferme sept cents vies de plus que le Catalogue de Ferrari.

MARTYROLOGES. 235

Événements marquants

  • Réception de saint Bénigne à Dijon
  • Baptême par saint Bénigne
  • Établissement du centre de mission dans sa villa
  • Dénonciation et emprisonnement après le martyre de saint Bénigne
  • Condamnation au feu par les magistrats

Miracles

  • Apparition posthume aux ouvriers de la basilique Saint-Bénigne pour les encourager

Citations

Allons, courage, mes amis, achevez votre œuvre, dressez vos machines, et que la construction s'élève ; du reste, avec un tel architecte, la besogne ne peut qu'aller vite.

— Grégoire de Tours