Le Bienheureux Simon de Roxas
Confesseur de la Reine d'Espagne
Résumé
Religieux trinitaire espagnol né à Valladolid, Simon de Roxas fut le confesseur de la reine Élisabeth et le précepteur des fils de Philippe II. Marqué par une profonde dévotion mariale, il se distingua par son humilité et son dévouement héroïque auprès des pauvres et des malades lors d'une épidémie à Madrid. Il mourut en 1624 et fut béatifié en 1776.
Biographie
LE BIENHEUREUX SIMON DE ROXAS,
DE L'ORDRE DE LA TRÈS-SAINTE TRINITÉ DE LA RÉDEMPTION DES CAPTIFS (1624).
Simon naquit à Valladolid en 1552. Ses parents, Grégoire Ruiz et Constance de Roxas, qui étaient de fervents chrétiens, le formèrent de bonne heure à la piété. Ils s'efforcèrent de lui inspirer un tendre amour pour la sainte Vierge, et cet amour a toujours brillé en lui d'un éclat particulier jusqu'à la fin de sa vie. Simon était jeune encore quand il entra dans l'Ordre de la Trinité pour la Rédemption des captifs ; il s'y livra avec ardeur à l'étude de la théologie et fit dans les sciences des rapides progrès. Il avait un moyen précieux et toujours efficace d'éclairer son intelligence : quand il rencontrait quelque difficulté, il en demandait la solution à la prière.
Notre jeune profès occupa successivement toutes les charges de son Ordre et les remplit avec prudence et discrétion, à la satisfaction générale. Sur sa réputation, la reine d'Espagne, Élisabeth, épouse de Philippe II, le choisit pour son confesseur. En acceptant cette charge, Simon ne renonça à aucun de ses travaux ; il continua d'annoncer la parole de Dieu, et, pour honorer d'une façon toute particulière la sainte Vierge, il établit une Confrérie dont les membres s'obligeaient à faire chaque jour en son honneur quelque pratique de dévotion. Sa réputation ne fit que grandir avec les années, et Philippe II, partant pour prendre possession du trône de Portugal, lui confia ses deux fils, don Carlos et don Ferdinand. Les honneurs n'affaiblirent en rien l'humilité du serviteur de Dieu. Il exerçait le saint ministère autant que le lui permettaient les offices qu'il avait à remplir et consacrait à la prière et à la méditation tout le temps qu'il pouvait dérober à ses occupations.
Une maladie épidémique s'étant déclarée, le bienheureux Simon se dévoua tout entier au service de ceux que frappait le fléau. Il répondit au roi qui lui défendait de visiter les hôpitaux et les prisons dans la crainte qu'il n'apportât la contagion dans le palais : « J'aime mieux le service
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des pauvres que celui de la cour ». Son Ordre lui dut l'établissement d'un nouveau monastère à Madrid. Averti de sa fin prochaine, il l'annonça à ses religieux, et, après avoir célébré la sainte messe avec une dévotion extraordinaire, il expira la nuit suivante, à l'âge de soixante-douze ans (28 septembre 1624). Tous les Ordres religieux de Madrid assistèrent à ses funérailles et célébrèrent pour lui un service solennel dans les églises de leurs monastères. Le procès de canonisation commença peu de temps après son décès; plus de cent témoins furent entendus et déposèrent des vertus ou des miracles du serviteur de Dieu. Le pape Clément XIII l'inscrivit au catalogue des Bienheureux, le 13 mai 1776.
Tiré du Supplément de Charles Butler, par M. l'abbé Tresvaux
Événements marquants
- Naissance à Valladolid en 1552
- Entrée dans l'Ordre de la Trinité pour la Rédemption des captifs
- Confesseur de la reine Élisabeth, épouse de Philippe II
- Précepteur des infants don Carlos et don Ferdinand
- Dévouement auprès des malades lors d'une épidémie
- Fondation d'un monastère à Madrid
- Béatification par Clément XIII le 13 mai 1776
Miracles
- Plus de cent témoins ont déposé sur ses vertus ou miracles lors du procès de canonisation
Citations
J'aime mieux le service des pauvres que celui de la cour