Marie Garcins

Fondatrice des Religieuses de l'Ordre de Saint-Jérôme

Fête : 10 fevrier 15ᵉ siècle • vénérable

Résumé

Fondatrice des Religieuses de Saint-Jérôme à Tolède, Marie Garcins est une mystique célèbre pour ses visions et ses stigmates. Elle reçut les marques de la Passion de 1798 à 1813, faits authentifiés par des commissions médicales et ecclésiastiques. Ses visions ont inspiré l'ouvrage 'La Douloureuse Passion de Notre-Seigneur'.

Biographie

Xᵉ JOUR DE FÉVRIER

ANNIVERSAIRES ET COMMÉMORATIONS.

Jean-Philippe Avril, né à Plestin (Côtes-du-Nord), prêtre du diocèse de Saint-Brieuc; condamné à mort comme réfractaire. 1794.

Marguerite Gouanne, née à Amplepuis (Rhône) vers 1768, religieuse Hospitalière de la ville de Fours (Loire); refusa le serment de la constitution civile du clergé; expulsée de son hôpital; se retira en Beaujolais, au bourg des Sauvages (Rhône, arrondissement de Villefranche, canton de Tarare); arrêtée en ce lieu; amenée dans les prisons de Lyon à la fin d'octobre 1793; condamnée à mort par la commission révolutionnaire de cette ville; exécutée à l'âge de vingt-six ans. 1794.

Vincent Martin, né à Aix (Bouches-du-Rhône) vers 1744, prêtre; ne fit pas les serments révolutionnaires et se retira à Lyon; arrêté, condamné à mort comme réfractaire par la commission révolutionnaire de cette ville, à l'âge de cinquante ans. 1794.

Ce jour, deux cents personnes, tant hommes que femmes, parmi lesquelles on remarquait deux jeunes filles de haute noblesse, Marie et Catherine Da Verdier de la Sormière, furent massacrées au bois des Bons-Hommes, près d'Angers, sous prétexte qu'elles étaient aristocrates, c'est-à-dire catholiques. 1794.

Gabriel-Charles-Joseph Morel de la Motte, né dans la paroisse de Saint-Étienne de Rennes, le 6 octobre 1739, chanoine de l'église cathédrale de cette ville. Il partagea tous ses instants entre la prière, la direction des âmes dans le tribunal de la pénitence, la prédication de la parole de Dieu et le soin des pauvres. Il mourut en odeur de sainteté à l'âge de trente-deux ans. 1772.

Jean Germain, né à Cluny, évêque de Nevers (1430), puis de Châlon-sur-Saône (1436). Il fonda en 1450 la chapelle de Notre-Dame de Pitié dans son église cathédrale; après avoir consacré en 1448 l'église de la Madeleine de Tournus, il posa en 1452 la première pierre du couvent des Cordeliers de Châlon, et consacra le 5 novembre de la même année l'église paroissiale de Rolly, dédiée à Saint-Laurent. Il mourut au château de la Salle: les historiens donnent de grands éloges à sa prudence, à sa modération, à sa science et à sa piété. 1461.

La Révérende Mère Marie Garcins, née à Tolède (Nouvelle-Castille), fondatrice des Religieuses de l'Ordre de Saint-Jérôme. 1426.

Elle avait eu en 1798 une vision pendant laquelle Notre-Seigneur lui apparaît, déposant sur sa tête une couronne d'épines, et, depuis cette époque, elle éprouvait des douleurs au front et aux tempes. Il y avait, par intervalles, enjure et écoulement de sang: cependant elle ne faisait part à personne de son état. Après sa sortie du couvent elle eut plusieurs nouvelles visions à la suite desquelles les stigmates du crucifiement furent marqués sur sa poitrine: on y voyait une croix de laquelle sortait du sang. En 1813 elle tomba dangereusement malade, et c'est pendant cette maladie que s'achève la stigmatisation: ses pieds et ses mains avaient des marques semblables à celles de Notre-Seigneur. Elle n'avait mis personne dans la confidence du prodige lorsque, le 25 février 1813, une de ses anciennes compagnes du couvent le découvrit, et le bruit s'en répandit aussitôt au loin. Des médecins furent appelés pour constater son état, et, après l'avoir examinée avec le plus grand soin, ils reconnurent la réalité des stigmates. Une commission d'enquête, nommée par l'autorité ecclésiastique, fut du même avis, et rendit compte, dans les journaux de médecins, des phénomènes qu'elle avait observés. La malade fut ensuite visitée par un grand nombre de hauts personnages qui confirmèrent la vérité des faits allégués. Elle eut beaucoup à souffrir, non-seulement de la curiosité indiscrète d'une foule de visiteurs, mais aussi des soupçons et même des outrages auxquels elle fut en butte de la part des méchants. Sa patience ne se démentit jamais, et elle persévéra jusqu'à sa mort dans les vertus qui lui avaient mérité une faveur aussi rare dans les fastes de l'Église.

On a publié, d'après ses visions, un ouvrage que tout le monde connaît et qui a pour titre: *La Douleureuse Passion de Notre-Seigneur*. — Cf. *Dictionnaire hagiographique*, publié par l'abbé Migne; et *Année dominicaine*, tome IV, pages 113-116.

41 FÉVRIER.

Événements marquants

  • Fondation des Religieuses de l'Ordre de Saint-Jérôme
  • Vision de Notre-Seigneur en 1798 avec couronne d'épines
  • Apparition des stigmates du crucifiement sur la poitrine
  • Stigmatisation complète des pieds et des mains en 1813
  • Enquête médicale et ecclésiastique sur la réalité des stigmates

Miracles

  • Stigmatisation (mains, pieds, poitrine, front)
  • Visions de la Passion de Notre-Seigneur
  • Écoulements de sang miraculeux

Citations

La Douloureuse Passion de Notre-Seigneur

— Titre de l'ouvrage publié d'après ses visions