Saint Aptone (Aphtone)
Évêque d'Angoulême
Résumé
Évêque d'Angoulême au VIe siècle, saint Aptone succéda à Lupicin. Il est célèbre pour avoir présidé à la réclusion solennelle de saint Cybard et pour avoir achevé et consacré la cathédrale reconstruite après l'occupation wisigothe. Il participa au Ve concile d'Orléans en 549 avant de s'éteindre en 566.
Biographie
SAINT APTONE OU APHTONE, ÉVÊQUE D'ANGOULÊME
Ils célébrèrent la dédicace de l'autel, et ils offrirent des holocaustes avec joie, et un sacrifice d'actions de grâces et de louanges.
I Macch., IV, 56.
Lorsque les Wisigoths ariens eurent conquis l'Aquitaine, ils voulurent faire de la ville d'Angoulême un des principaux boulevards de leur empire et de leur religion, afin qu'elle fût pour eux au Nord ce qu'était Carcassonne au Midi. C'est pourquoi, tandis qu'ils supportaient des évêques catholiques à Saintes et à Poitiers, se contentant de les persécuter en mille manières, ils chassèrent saint Bénigne, évêque d'Angoulême, et placèrent sur son siège un prélat arien. Bien plus, pour mieux accentuer dans la cité de Saint-Ausone, cette prise de possession de l'hérésie, ils réparèrent sa cathédrale à leur façon; c'est-à-dire, qu'en vrais barbares, ils durent la déformer, sous prétexte de l'embellir. Ils lui infligèrent en outre un second outrage, celui d'une nouvelle consécration. Ils changèrent même son ancien vocable de Saint-Pierre, nom sacré qui n'a jamais été du goût des hérétiques, en celui de Saint-Saturnin, patron de Toulouse, leur capitale. On eût dit qu'ils cherchaient ainsi à abriter sous les auspices du grand évêque martyr l'odieux de leur profane attentat, et à le rendre lui-même complice de leur schisme et de leur hérésie.
Ces jours de désolation durèrent près d'un demi-siècle, et ne finirent qu'avec la domination des Wisigoths. Clovis, après les avoir vaincus à Voulon, ou Vouillé, et leur avoir successivement enlevé Bordeaux et Toulouse, vint
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mettre le siège devant Angoulême dont il s'empara. Maître de cette ville, il s'empressa d'y réparer les désastres de l'hérésie. L'évêque arien fut donc banni, et il fit élire pour légitime successeur de saint Ausone, Lupicin, son chapelain. Il ordonna aussi que la cathédrale serait reconstruite à ses frais. Le renouvellement du titre de Saint-Pierre était de droit, et il lui fut dès lors rendu. C'était une restitution qui donnait satisfaction à la piété des catholiques, et qui témoignait également de la dévotion personnelle du roi envers le Prince des Apôtres. On sait en effet que Clovis, partant pour cette grande expédition contre les hérétiques du midi de la Gaule, avait fait vœu, sur le conseil de sainte Geneviève, de bâtir à Paris une grande église, en l'honneur des bienheureux apôtres saint Pierre et saint Paul.
La construction de la nouvelle église cathédrale d'Angoulême se commença donc dès l'année 508, et après la mort de Clovis, arrivée en 511, se continua sous ses successeurs, grâce aux démarches et aux pressantes sollicitations de l'évêque Lupicin. Cependant les travaux ne marchèrent que bien lentement, à cause des troubles de l'État, et peut-être aussi en raison du peu d'empressement qu'y apportèrent les princes français. Lupicin mourut vers la fin de l'année 541, sans avoir vu achever une œuvre qui avait à ses yeux un double prix, celui d'une restauration et celui d'un bienfait personnel. Il laissa une mémoire vénérée; et nous devons citer comme preuve de son zèle pour le maintien de la foi, des mœurs et de la discipline ecclésiastique, sa présence au premier concile d'Orléans, en 511, et au second, en 533. Empêché de se rendre, en 541, au troisième concile de cette même ville, il y envoya comme procureur, le prêtre Égérius.
Le successeur de Lupicin fut saint Aptone, ou Aphtone, dont nous écrivons la vie, mais au sujet duquel les historiens ne nous ont conservé que ces trois faits : la réclusion de saint Cybard, la consécration de la cathédrale d'Angoulême et l'assistance au cinquième concile d'Orléans. Nous allons les raconter, tout en déplorant qu'un épiscopat qui dut être fécond en de grandes choses, nous offre si peu à glaner dans le champ de l'histoire.
Nous avons fait connaître dans la vie de saint Cybard (1er juillet), les diverses circonstances qui déterminèrent cet illustre solitaire à se fixer
sous les murs d'Angoulême, dans une grotte que l'évêque Aptone lui avait montrée. Nous avons dit aussi avec quelle prudence et par quel examen préalable cet évêque s'assura des qualités, du caractère et de la vertu de celui qui aspirait à l'état si parfait d'une réclusion perpétuelle. Il ne nous reste ainsi qu'à faire connaître le cérémonial que l'Église avait prescrit pour glorifier et consacrer par la pompe des rites religieux ce suprême renoncement à la famille et au monde. Le jour donc et l'heure étant venus, où devait s'accomplir ce grand et irrévocable sacrifice, le clergé et le peuple se réunirent dans l'église cathédrale, et saint Cybard fut amené dans le sanctuaire, vêtu de la tunique grossière des anachorètes, les reins ceints d'une ceinture de cuir, et les épaules couvertes de l'antique melote, ou peau de brebis, que déjà portaient dans l'Ancien Testament les enfants des Prophètes. Après une humble et fervente prière, il se prosterna sur le pavé, pendant que l'évêque, revêtu de ses habits pontificaux, récita avec tout son clergé la grande litanie des Saints, appelant ainsi tout le ciel à s'unir à la terre pour cette solennelle consécration. Il célébra ensuite la messe comme pour un mort, le solitaire demeurant toujours étendu sur le pavé ; puis il dit sur lui huit oraisons, entremêlées de psaumes et d'antiennes. Voici la première et la dernière :
« Doux Seigneur, vous qui comprenez le gémissement d'un cœur contrit, avant qu'il le fasse entendre, faites, nous vous en prions, de votre serviteur, le temple de l'Esprit-Saint, afin qu'il mérite d'être couronné du bouclier de la bienveillance céleste. — O Dieu, vous qui êtes la bienheureuse espérance de vos fidèles et qui vous réserve de rassasier pleinement de vous-même, dans l'éternité, ceux qui vivent sur cette terre, gardez et protégez, nous vous en prions, votre serviteur que nous amenons en votre nom à la porte de sa tente, où il va demeurer comme suspendu dans l'attente de votre Fils, afin que, lorsque vous viendrez, il ait sa lampe allumée, et mérite de sortir de son étroite prison, pour être heureusement introduit dans l'immensité de la céleste Jérusalem. Nous vous en prions par le même Jésus-Christ, Notre-Seigneur, qui vit et règne avec vous en l'unité du Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Amen. »
Ces oraisons achevées, l'évêque avec son clergé, suivi d'une multitude de peuples, conduisit processionnellement le nouveau solitaire par les rudes sentiers qui menaient à la grotte, et au chant de ce beau psaume : *Qui habitent in adjutorio Altissimi* :
« Celui qui demeure dans l'asile du Très-Haut et qui repose sous l'ombre du Tout-Puissant, dira au Seigneur : Vous êtes mon espérance et mon appui ; vous êtes mon Dieu, et en vous je mets toute ma confiance. C'est pourquoi il vous délivrera des filets du chasseur et de la langue des méchants. Sa vérité vous servira de bouclier : et vous ne craindrez ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole durant le jour, ni les embûches que l'on prépare dans les ténèbres, ni les attaques du démon du Midi... Il ne vous arrivera aucun accident fâcheux, et les fléaux n'approcheront point de votre demeure, car le Seigneur a commandé à ses anges de vous garder dans toutes vos voies... Je serai avec lui, dit le Seigneur, dans ses jours d'affliction ; je l'en tirerai, et je l'en ferai sortir avec gloire. Je le comblerai de jours et d'années, et je lui ferai part du salut que je donne à mes Saints ».
Cependant ce chant sacré d'une poésie si belle et si appropriée à la circonstance avait conduit l'évêque, le clergé et saint Cybard au seuil de la grotte. L'évêque y pénétra seul avec un de ses prêtres, et il la bénit, en disant : « Bénissez, Seigneur, Dieu tout-puissant, ce lieu, afin que votre
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serviteur y ait toujours santé, pureté, force et victoire, charité, sainteté, mansuétude, douceur, docilité parfaite à la loi et complète obéissance au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Que votre bénédiction soit toujours sur ce lieu et sur celui qui va l'habiter : par vous, notre Dieu, qui vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. — Exaucez-nous, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, et envoyez du haut des cieux votre saint ange, pour garder, soutenir, protéger, visiter et défendre votre serviteur qui va habiter cette demeure ».
Cette bénédiction achevée, et après ces prières qui sont de la part de l'Église l'expression touchante de sa maternelle sollicitude, saint Aptone sortit de la grotte et y introduisit saint Cybard au chant du psaume *Exaudiat te Dominus* :
« Que le Seigneur vous exauce au jour de la tribulation ; que le nom du Dieu de Jacob vous protège ; qu'il vous envoie son secours du sein de son sanctuaire ; qu'il veille sur vous du haut de Sion ; qu'il se souvienne de vos sacrifices, et que vos holocaustes lui soient agréables ». Le chant de ce psaume fut suivi de celui de l'antienne *O clavis David*, « ô clef de David », la même que l'Église chante dans la dernière semaine de l'Avent, et qui empruntait à la circonstance présente une application toute personnelle. Cependant, tandis que le saint solitaire, au comble de ses vœux, arrosait le rocher de ses larmes de joie et de reconnaissance, des ouvriers, sur l'ordre du pontife, murèrent la porte de la cellule, et saint Aptone y apposa son sceau, pour marquer que cette porte ne devrait plus s'ouvrir que par permission de l'autorité épiscopale et dans de très-rares occasions. Enfin, comme dernier adieu à saint Cybard, il récita sur lui cette oraison : « O Dieu, la plus douce des consolations, consolez par vous-même votre serviteur qui s'abandonne à vous seul, afin que, rempli d'une sainte espérance, il mérite de reposer jour et nuit dans les bienheureux embrassements de votre Fils. Nous vous en prions par ce même Fils Jésus-Christ, Notre-Seigneur, qui vit et règne avec vous dans les siècles des siècles ». *Amen*, qu'il en soit ainsi, répondirent le clergé et le peuple, et tous se retirèrent en silence et profondément émus. C'est qu'en effet, comme l'observe Mgr Cousseau, auquel nous avons emprunté cette page liturgique, « il y avait matière à de profondes réflexions au sortir d'un pareil spectacle, et le peuple qui avait le bonheur d'y assister en retirait d'autres émotions et d'autres enseignements que ceux de nos théâtres et de nos cours d'assise ».
Nous avons dit, dans la vie de saint Cybard, qu'à des jours et des heures déterminés, il entretenait, par la petite fenêtre grillée de sa cellule, les nombreux fidèles qui venaient lui demander des conseils ou des consolations, et il n'est pas douteux que saint Aptone ne se soit souvent mêlé à cette pieuse multitude. Et de même, ce n'est pas être téméraire que d'assurer qu'il lui amenait les hôtes illustres qui, de temps à autre, visitaient sa ville épiscopale. C'est ainsi qu'un jour l'humble solitaire vit arriver à sa grotte, avec saint Aptone, deux des plus célèbres évêques de cette époque, saint Germain de Paris et saint Euphrone de Tours. Ils étaient envoyés par le roi Caribert pour présider à la consécration de la nouvelle cathédrale qui avait été construite par suite des généreuses intentions du grand roi, son aïeul, et qui venait enfin d'être achevée. Cette église, connue sous le nom d'église de Clovis, était la reproduction de la basilique, dite de Constantin, que Mgr Cousseau présume avoir elle-même succédé à une pre-
SAINT APTONE OU APHTONE, ÉVÊQUE D'ANGOULÊME.
mière église que saint Ausone aurait bâtie. Du reste, cette nouvelle cathédrale, comme la précédente, n'avait qu'une nef, mais plus allongée, et c'était la basilique ancienne dans toute sa simplicité. La cérémonie de sa consécration eut lieu vers l'an 560, et elle dut certainement attirer le concours et la présence de plusieurs autres évêques ; mais l'histoire ne nous les a point fait connaître, et elle ne nomme que saint Germain de Paris et saint Euphrone de Tours. Nous manquons également de tous détails sur le séjour que ces illustres prélats firent dans la ville, et sur les fruits de bénédiction que produisit leur parole et peut-être même leurs miracles.
Après leur départ, saint Aptone continua à briller sur le siège d'Angoulême de tout l'éclat des plus hautes vertus épiscopales ; mais l'ordre chronologique nous ramène au Ve concile d'Orléans. Ce concile avait été convoqué par Childebert, pour juger la cause de Marc, évêque d'Orléans, qui avait été accusé auprès de lui de plusieurs crimes. Ce concile s'ouvrit le 28 octobre 549, et fut un véritable concile national ; car on y compta sept archevêques, quarante-trois évêques et vingt-un représentants d'évêques absents. Les Pères examinèrent d'abord la cause de Marc, et comme toutes les accusations furent reconnues fausses et calomnieuses, ils le déclarèrent innocent et le rétablirent sur son siège ; néanmoins sa souscription ne se lit point dans les actes du concile, et peut-être, en effet, n'y assista-t-il pas. Mais il ne s'agissait point seulement de la cause personnelle de cet évêque : on avait appris, en France, les troubles que les Nestoriens et les Eutychéens excitaient de nouveau en Orient, et l'on craignait que le mal ne se communiquât aux Églises d'Occident. C'est ce qui donna lieu au premier canon qui anathématise les erreurs de Nestorius et d'Eutychès avec leurs auteurs et leurs sectateurs. Viennent ensuite vingt-trois autres canons qui concernent la discipline ecclésiastique et qui témoignent du zèle avec lequel l'Église a toujours veillé à l'exacte observation de ses règles. Le dix-neuvième, qui concerne les monastères de femmes, prouve que dès lors il existait deux sortes de communautés religieuses, savoir : les communautés cloîtrées et d'autres non cloîtrées, mais dont le vœu de chasteté n'était pas moins reconnu comme perpétuel. Pour les premières, les Pères du concile n'exigent qu'un noviciat d'un an, et pour les secondes ils le prolongent pendant trois ans. C'est qu'on jugeait, dit le Père de Longueval, que leur vertu devant être plus exposée, devait aussi être plus longtemps éprouvée. Au reste, peu de conciles ont offert une plus nombreuse réunion de saints évêques, car on n'en compte pas moins de dix-huit que l'Église a placés sur ses autels, et certes il est glo-
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rieux pour le diocèse d'Angoulême que saint Aptone ait siégé dans une si illustre assemblée. Il n'est pas douteux non plus qu'à son retour il n'ait fait exécuter les sages décrets qui avaient été promulgués à Orléans, et qu'il avait souscrits en ces termes : *Aptonius in Christi nomine episcopus ecclesiæ Ecolimensis subscripsi* : « Au nom de Jésus-Christ, moi, Aptone, évêque de l'Église d'Angoulême, ai souscrit ».
Cette présence de saint Aptone au Ve concile d'Orléans est d'ailleurs le dernier fait que l'histoire mentionne à son sujet. Elle ne nous apprend plus que la date de sa mort, et encore sans nous donner aucun détail sur ses derniers moments, et sans nous faire connaître les circonstances qui accompagnèrent une fin si précieuse devant le Seigneur. Saint Aptone mourut en l'année 566, et probablement le 26 octobre, puisque ce jour a toujours été celui de sa fête. Il eut pour successeur Mérère, qui assista, en 567, à la dédicace de l'église de Saint-Pierre de Nantes, avec les évêques de Tours, de Rennes, d'Angers et du Mans.
Dans la chapelle de l'évêché d'Angoulême, un vitrail représente saint Aptone en habits épiscopaux.
## CULTE ET RELIQUES.
Saint Aptone fut enterré dans l'église de Saint-Ausone, et son tombeau, voisin de celui du pontife martyr, devint bientôt de la part des fidèles l'objet d'une vénération presque égale. C'est ce qui suggéra même aux générations suivantes, dit Mgr Cousseau, l'idée que saint Ausone et saint Aptone étaient deux frères issus des mêmes parents. Leur fraternité était toute spirituelle ; elle leur valait au ciel la même gloire, et aujourd'hui encore sur la terre elle leur vaut les mêmes honneurs. Au reste, le plus ancien titre du nom de Saint donné à saint Aptone, est une charte de Charles le Chauve, de l'an 852, en faveur de l'abbaye de Saint-Cybard, et où est indiquée une porte de la ville d'Angoulême, sous le nom de Porte des saints Ausone et Aptone. Un second titre est un acte antérieur à l'an 1028, et par lequel Guillaume, deuxième du nom, Giberge sa femme et leurs trois enfants, Audoin, Geoffroy et Guillaume, cèdent à l'église des saints Ausone, Aptone et Césaire, le domaine seigneurial d'Alamans, situé sous la ville d'Angoulême, au-dessus de la rivière d'Anguienne. Les reliques de ces trois Saints reposaient en effet sous le maître-autel de la même église, mais renfermées dans deux châsses séparées. L'une, plus riche, contenait les reliques de saint Ausone, et l'autre celles de saint Aptone et de saint Césaire. Mgr Cousseau dit que ces dernières furent portées dans la procession solennelle qui eut lieu le 30 mars 1118 pour la translation du corps de saint Ausone, et le Père Papebrock mentionne dans ses notes sur les actes de saint Ausone, une translation particulière des reliques de saint Aptone, de saint Césaire, de saint Cybard et de sainte Calfagie. Cette translation se fit le 3 avril 1129, et par conséquent sous le pontificat de Girard, mais probablement en son absence, car ce fait n'est point relaté dans sa vie. Toutefois nous trouvons dans cette indication une preuve du culte qui était rendu à saint Aptone, conjointement avec celui que recevaient le saint reclus qu'il avait fixé près d'Angoulême, le pieux diacre de Saint-Ausone, qui était le confident et le distributeur de ses aumônes, et la vierge que le pontife-martyr avait la première consacrée au Seigneur. Mais toutes ces reliques si précieuses furent brûlées par les Calvinistes en l'année 1568, et il n'en reste plus aujourd'hui que de légers fragments.
C'était devant ces reliques qu'avant leur profanation, les évêques d'Angoulême venaient, lors de leur entrée solennelle, faire la veille sainte, et voici quel en était le cérémonial : Le nouvel évêque se présentait vers le soir à la porte de l'église abbatiale des religieuses bénédictines de Saint-Ausone, où il était reçu par l'abbesse à la tête de sa communauté. Une religieuse entonnait
- saint Aurélien d'Arles ; - saint Héryebius de Vienne, deuxième du nom ; - saint Nicot de Trèves ; - saint Désiderat de Bourges ; - saint Firmin d'Uzès ; - saint Agricole de Châlon-sur-Saône ; - saint Gal de Clermont ; - saint Éleuthère d'Anzerre ; - saint Tétrie de Langres ; - saint Nectaire d'Autun ; - saint Domitien de Tongres ; - saint Arège de Nevers ; - saint Lô de Coutances ; - saint Lubin de Chartres ; - saint Aubin d'Angers ; - saint Général de Laon, et saint Aptone d'Angoulême.
Événements marquants
- Succession de Lupicin sur le siège d'Angoulême
- Réclusion solennelle de saint Cybard dans sa grotte
- Participation au Ve concile d'Orléans en 549
- Consécration de la cathédrale d'Angoulême (église de Clovis) vers 560
- Rencontre avec saint Germain de Paris et saint Euphrone de Tours
Citations
Aptonius in Christi nomine episcopus ecclesiæ Ecolimensis subscripsi