Saint Frédéric d'Utrecht

Évêque d'Utrecht et Martyr

Fête : 18 juillet 9ᵉ siècle • saint

Résumé

Petit-fils du roi Radbod, Frédéric devint évêque d'Utrecht au IXe siècle. Grand réformateur et évangélisateur de la Frise, il lutta contre l'immoralité et les hérésies. Il mourut martyr en 838, assassiné sur ordre présumé de l'impératrice Judith après avoir dénoncé ses scandales.

Biographie

SAINT FRÉDÉRIC, ÉVÊQUE D'UTRECHT, MARTYR

Cuncta sancti Evangelii præcepta crucem spirant, et ut crux post Christian portetur, incitant.

Tous les préceptes de l'Évangile respirent la croix, et ils invitent les hommes à la porter à la suite du Sauveur.

S. Petr. Dam., Opusc. 25, c. 2.

Saint Frédéric descendait d'une famille distinguée parmi les Frisons : on lit même dans sa vie qu'il était petit-fils de Radbod, qui gouvernait la Frise, en qualité de roi, avant que les Francs en eussent fait la conquête. Son enfance fut tout angélique : les jeux de cet âge n'avaient aucun charme pour lui ; il fréquentait les églises et remplissait sa mémoire des instructions et des louanges de Dieu, qu'il y entendait ; il fuyait les mauvaises compagnies, et ne prenait plaisir qu'à converser avec les personnes de piété. Les premières teintures des lettres lui furent données par des religieux à qui sa mère le recommanda. Ensuite il fut mis, par révélation divine, sous la conduite de saint Ricfrid, évêque d'Utrecht, qui en prit un soin tout particulier, d'autant plus que Dieu lui fit connaître qu'il l'avait destiné pour gouverner son église après lui. Le saint jeune homme répondit admirablement à l'affection de ce digne prélat. Il ne sépara jamais l'étude de la vertu de celle des sciences. On le voyait toujours extrêmement fervent dans les exercices de dévotion, et, tout petit qu'il était, il avait un si grand zèle pour la maison de Dieu, que, lorsqu'il trouvait quelqu'un qui parlait ou riait dans l'église, il lui en faisait sur-le-champ une réprimande vigoureuse et salutaire. Il prenait aussi le soin d'instruire ceux qui devaient recevoir le baptême, afin que, lorsqu'ils diraient : « Je crois », ils ne fussent pas dans l'ignorance des mystères qu'ils feraient profession de croire. À mesure qu'il avançait en âge, il étendit plus loin sa charité, nous voulons dire, sur les

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enfants, sur les pauvres, sur les pécheurs endurcis et sur toutes sortes de fidèles, dont il entreprenait l'instruction avec un zèle et un courage infatigables.

De si grandes qualités engagèrent l'évêque à l'avancer par degrés dans les saints Ordres. Lorsqu'il fut sous-diacre, il commença à affliger son corps par toutes sortes d'austérités : il jeûnait et veillait assidûment, se refusait les soulagements les plus nécessaires et donnait presque tout son revenu aux pauvres ; le mensonge et la médisance ne sortaient jamais de sa bouche, il n'offendait personne et tâchait, au contraire, de faire du bien à tout le monde ; enfin, sachant que, par son Ordre, il était engagé à porter les vases sacrés, il avait continuellement devant les yeux ces paroles du prophète Isaïe : *Mundamini, qui fertis vasa Domini* ; « Soyez purs, vous qui portez les vases du Seigneur » ; et il se conservait dans une grande pureté de corps et d'esprit, qui lui donnait lieu de participer souvent au Sacrement du corps et du sang de Jésus-Christ. L'Ordre du diaconat lui servit encore d'aiguillon pour l'animer à une vertu plus parfaite. Il réunissait toutes les conditions que saint Paul demande dans un clerc qui est honoré de cette dignité. Il veillait tellement sur lui-même, qu'il ne lui échappait presque aucune faute, et d'ailleurs il était un modèle d'humilité, de douceur, de patience, de chasteté, de tempérance, de miséricorde envers ceux qui étaient dans l'affliction, et d'amour pour Jésus-Christ dont il était le ministre. Ricfrid, réalisant en cela le désir de tous les fidèles, promut Frédéric au sacerdoce ; ensuite il le fit la seconde personne de son clergé et lui confia les plus grandes affaires de son diocèse. Il n'eut pas sujet de s'en repentir : il trouva toujours en lui un dispensateur fidèle et un homme irréprochable dans ses mœurs et dans sa conduite.

Cependant, ce digne ecclésiastique avait beaucoup résisté à ses ordinations, et il avait fallu faire une nouvelle violence à son humilité pour l'élever au-dessus des autres prêtres. Il apporta encore bien plus d'opposition, lorsqu'après la mort de Ricfrid, le clergé et le peuple protestèrent tous d'une voix qu'ils ne voulaient point d'autre évêque que Frédéric. D'ailleurs, l'empereur Louis le Débonnaire, informé des mérites de ce saint prêtre, écrivit à l'Église d'Utrecht qu'elle lui serait agréable en l'élisant pour son évêque. Ainsi tous ceux qui étaient intéressés à son élection s'accordaient : Frédéric seul s'y opposa. Il ne négligea rien pour prouver qu'il était incapable d'une telle charge. Mais on lui répondit qu'on l'avait élu parce qu'on le connaissait très-bien, et qu'il devait se soumettre en cela aux dispositions de la divine Providence. Notre Saint gémit profondément à cette réponse, et le poids de la charge pastorale, dont on ne peut éviter de rendre compte au jugement de Dieu, l'effrayant de plus en plus, il conjura encore ceux qui l'avaient élu, les larmes aux yeux et avec toutes sortes d'instances, de penser à un autre qu'à lui. « Pourquoi », disait-il, « voulez-vous que je vous conduise, moi qui ne sais pas me conduire moi-même ? Pourquoi voulez-vous que je sois évêque, moi qui n'ai aucune des qualités que saint Paul demande dans un évêque ? Il veut qu'il soit irrépréhensible, et moi je suis digne de toutes sortes de corrections et de châtiments. Il veut qu'il ait beaucoup de sagesse et de discrétion, et vous ne trouverez en moi que de l'imprudence. Il veut qu'il sache bien gouverner sa maison, et je suis obligé d'avouer que ma conscience et mon âme ont toujours été mal gouvernées ». Durant ces contestations, l'empereur écrivit une seconde fois à Utrecht, pour le faire venir à la cour avec les plus anciens de la ville. Le serviteur de Dieu crut que c'était là une occasion favorable pour se dé-

livrer de la charge épiscopale : il conjura donc l'empereur de prendre son parti contre l'Église d'Utrecht. Mais Louis le Débonnaire se rendit inflexible à ses prières et à ses larmes, et le fit sacrer évêque en sa présence. Pour lui donner plus de témoignages de son amour, il invita tout ce qu'il y avait d'évêques et d'ecclésiastiques à la cour, et voulut qu'on passât cette journée dans la joie.

Avant de congédier notre Saint, il lui recommanda de travailler à délivrer son diocèse des derniers restes du paganisme, et l'île Walacrie ou Walcheren, à l'embouchure du Rhin, des mœurs dissolues qui y régnaient. Le saint évêque promit d'exécuter fidèlement les vœux de l'empereur et se rendit à son Église, où il fut reçu avec de grandes démonstrations de joie et des honneurs extraordinaires.

Il n'y eut presque point de changement dans sa conduite : plus il se voyait élevé au-dessus des autres, plus il s'abaissait aux pieds de tout le monde. Son revenu étant augmenté, il augmenta aussi ses aumônes et sa libéralité envers les misérables : il visitait les malades, revêtait les nus, recevait les pèlerins, délivrait les prisonniers et les captifs, et se rendait affable et serviable à tous ceux qui imploraient son secours. Ses plus grandes délices étaient de veiller aux pieds des autels et de prier. Il prêchait assidûment son peuple, et ses prédications furent si efficaces, qu'elles déracinèrent entièrement l'idolâtrie. On le voyait toujours dans une tranquillité et une possession de lui-même si merveilleuses, qu'il semblait que toutes les passions fussent mortes en lui. Sa vigilance pour les affaires spirituelles ne l'empêcha pas de s'appliquer aussi aux temporelles. Il fit rétablir les murs de sa cathédrale et de la maison épiscopale. Il fit aussi réparer les maisons des chanoines, afin qu'étant logés commodément, rien ne les empêchât de vaquer à la célébration des offices et des saints mystères, et qu'ils pussent étudier et prier chez eux avec plus de repos.

Lorsqu'il eut travaillé si utilement dans Utrecht, il entreprit la visite de son diocèse ; il commença par l'île Walacrie, où régnait la plus grande immoralité. L'inceste y était commun : ceux qui en étaient coupables se liguèrent contre Frédéric et le menacèrent des dernières extrémités s'il les inquiétait dans leurs désordres. Mais l'Apôtre tint ferme : il assembla les principaux de l'île, leur exposa la mission que l'empereur lui avait confiée et les chargea d'annoncer aux rebelles que, s'ils persévéraient dans cette violation scandaleuse de la morale chrétienne, ils répondraient de leur conduite à l'empereur. Ils se soumirent, effrayés par ses menaces, touchés par ses exhortations, et surtout par la grâce que le Saint demandait à Dieu dans des veilles et des jeûnes prolongés. Il les fit renoncer à ces unions illégitimes et leur imposa une salutaire pénitence. Puis, ayant laissé en ce lieu quelques prêtres zélés pour confirmer ce qu'il avait établi et empêcher que le mal ne vînt à renaître, il continua le cours de ses visites, instruisant partout les fidèles, prêchant la parole de Dieu, corrigeant les abus qui s'étaient glissés dans les paroisses ou qui n'en avaient pu être arrachés, réparant les églises ruinées, convertissant les pêcheurs et le reste des idolâtres, et s'acquittant parfaitement de tous les devoirs d'un vrai pasteur.

Peu de temps après, Dieu lui envoya un homme incomparable pour l'aider dans les fonctions de sa charge : ce fut saint Odulphe, grand prédicateur, et un des plus zélés missionnaires qui fût alors dans l'Église. Ce saint personnage reposant une nuit sur son lit, un ange lui apparut dans son sommeil, et lui dit : « Levez-vous, serviteur de Dieu, et allez-vous-en à Utrecht pour y assister l'évêque Frédéric dans la prédication de l'Évangile ».

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Il se leva aussitôt, et, laissant sa maison et tout ce qu'il avait à Orschot, il se rendit, après un voyage de trois jours, au lieu que l'ange lui avait désigné. Saint Frédéric fut averti, de son côté, du secours que la divine Providence lui envoyait, et, en ayant averti son peuple, il alla au-devant de lui avec son clergé et le reçut comme un ange venu du ciel. Il le logea ensuite fort honorablement, lui donnant un bel appartement avec un jardin. Aussi, il en reçut de grandes assistances, et ses sermons firent des fruits si merveilleux dans la ville, que le saint évêque et ses clercs le regardaient comme le maître de la piété et le père de tous les serviteurs de Dieu.

En ce même temps, saint Frédéric apprit que les Frisons s'étaient tellement laissé tromper par l'artifice de quelques séducteurs, qu'ils avaient de très-mauvais sentiments sur le mystère ineffable de la sainte Trinité, les uns suivant les erreurs de Sabellius, et les autres celles d'Arius. Il en fut extrêmement affligé, et, ne pouvant souffrir la perte de leurs âmes, il partit aussitôt pour aller dissiper leurs ténèbres. L'obstination de ces malheureux fut si grande, qu'il ne put d'abord rien obtenir sur leurs esprits : les uns fuyaient ses sermons ; les autres n'y assistaient que de corps ; ceux-ci ne les écoutaient que pour y contredire ; ceux-là, enfin, se faisaient un front d'airain et un cœur de bronze contre toutes ses remontrances. Dans cette conjoncture, ne sachant presque plus que faire, il eut l'inspiration d'envoyer chercher saint Odulphe, qu'il avait laissé à Utrecht. Ce saint partit aussitôt pour l'aller rejoindre, dans l'espérance d'endurer le martyre ; et, l'ayant joint à Staveren, ville de Frise, il s'offrit à lui pour travailler au salut de ces pauvres âmes. Ils parcoururent donc ensemble toutes les villes, les bourgs et les villages de cette province, et leurs travaux furent alors si efficaces, qu'ils changèrent les loups en agneaux et les firent rentrer dans le sein de la religion catholique. Notre Saint composa à cette occasion un petit symbole, à la manière de celui de saint Athanase, où tout le mystère de la Trinité était expliqué, et il l'envoya aux curés de son diocèse pour l'apprendre à leurs paroissiens. Il fit aussi sur le même mystère une collecte qu'il ordonna de réciter le matin, à midi et au soir. Enfin, pour confirmer ce qu'il avait si saintement établi, il laissa saint Odulphe à Staveren, lui donna le soin des peuples de la Frise, et revint chargé de mérites et de gloire dans la ville d'Utrecht.

Mais cette ville fut bientôt privée du bonheur de sa conduite ; car, peu d'années après, deux assassins vinrent exprès à Utrecht, armés de poignards, pour le massacrer. Ils le demandèrent lorsqu'il était à l'église et se disposait à dire la messe. Dieu lui ayant fait connaître leur dessein, il fit réponse qu'il leur parlerait après la messe. Il la célébra donc avec une dévotion merveilleuse, et monta même en chaire à l'évangile ; là il prédit sa mort en termes couverts, ne voulant ni la cacher entièrement, ni en donner une connaissance distincte qui aurait mis le trouble dans l'auditoire. Sa messe étant achevée, il congédia tout le monde, excepté un chapelain, avec lequel il se retira dans la chapelle de saint Jean-Baptiste, où il avait fait faire son tombeau. Là, il versa beaucoup de larmes pour le nombre infini de péchés dont le monde était rempli ; il s'y offrit en sacrifice à Dieu avec de très-instantes prières ; puis, ayant ordonné à son chapelain de s'éloigner de quelques pas, il y fit entrer ces meurtriers, qui disaient avoir des affaires très-importantes à lui communiquer. S'étant approchés, ils lui donnèrent plusieurs coups de poignard. Les blessures ne le firent point crier, ni appeler à son secours : il fit, au contraire, un acte de charité, dont il est bien difficile de trouver un autre exemple dans l'histoire des Saints. Non-seule-

ment il avertit ces impies de se retirer au plus tôt, de peur d'être saisis; mais il eut encore la force et l'adresse de presser ses plaies avec ses mains, afin qu'elles ne parussent point, jusqu'à ce qu'ils eussent le temps de se sauver. Son chapelain étant rentré dans la chapelle, il cacha encore son mal, et le pria d'aller voir dessus le mur si ces messagers avaient passé le Rhin; enfin, à son retour, étant déjà demi mort et presque sans parole, il fut obligé de lui avouer qu'il était blessé. Les cris du chapelain attirèrent aussitôt toute la ville à l'église. Saint Odulphe y vint avec tout le clergé. On ne peut exprimer la douleur dont ils furent pénétrés pour la perte d'un si bon pasteur; il se fit mettre tout vivant dans son sépulcre, pour y rendre son dernier soupir: tandis qu'on chantait les psaumes de l'office des morts, qu'il commença lui-même, en disant *Placebo Domino*, il rendit saintement son âme entre les mains de celui dont il avait si généreusement défendu la loi et la doctrine. Sa mort arriva en 838.

L'histoire de ce saint évêque, rapportée par Surius et par Molanus, et dont le manuscrit se garde dans les archives de l'église d'Utrecht, dit que ces assassins avaient été envoyés par l'impératrice Judith, seconde femme de Louis le Débonnaire; elle avait, dit-on, conçu une haine mortelle contre Frédéric, parce qu'il l'avait reprise de ses scandales et de ses intrigues, qui bouleversèrent l'État et causèrent de si grands malheurs à Louis le Débonnaire. De Vence est aussi de ce sentiment, et dit que l'assassinat de Frédéric fut une des causes qui rendit Judith plus odieuse aux évêques et aux grands du royaume. Baronius assure la même chose en ses Notes sur le martyrologe romain; mais, en l'année 838 de ses Annales, il est d'une opinion contraire et croit que ce crime a été supposé à Judith par les ennemis de Louis le Débonnaire et par les partisans de ses enfants du premier lit. Quoi qu'il en soit, il est certain que notre Saint mourut pour la défense de la justice et de la loi de Dieu, et qu'il mérite justement le nom de Martyr, comme l'Église le lui donne en son martyrologe, et comme les grands miracles qui se sont faits par les mérites de son intercession en rendent un évident témoignage.

En 1362, son chef, ayant été séparé du reste du corps, fut mis dans une chasse d'argent doré pour être exposé à la vénération des fidèles. La même histoire de sa vie rapporte un châtiment terrible: le clerc de l'église où reposaient les reliques de notre Saint étant un débauché et un voleur, vendait les dons que l'on offrait aux autels et ne laissait pas de coucher toutes les nuits dans ce temple. Saint Frédéric lui apparut deux fois et l'avertit de se corriger et de ne plus avoir la témérité de coucher dans un lieu si saint; mais comme ce sacrilège traita ces apparitions de purs songes et ne laissa pas de s'enivrer comme auparavant et d'aller ensuite coucher dans son lit ordinaire, un matin on le trouva mort, et son corps avec son lit déjà tout brûlants d'un feu de soufre. Depuis ce temps-là, personne n'osa plus coucher dans ce temple vénérable.

On le peint percé de deux épées; ou bien deux meurtriers le frappent, et ses entrailles s'échappent par la plaie.

Acta Sanctorum. — Cf. Ribadeneira, Godescard, Balthét.

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Événements marquants

  • Éducation par des religieux et sous la conduite de saint Ricfrid
  • Promotion au sacerdoce et nomination comme second du diocèse d'Utrecht
  • Élection forcée au siège épiscopal d'Utrecht sous l'impulsion de Louis le Débonnaire
  • Mission d'évangélisation et lutte contre l'immoralité dans l'île de Walcheren
  • Lutte contre les hérésies sabelliennes et ariennes chez les Frisons avec saint Odulphe
  • Rédaction d'un symbole sur la Sainte Trinité
  • Assassinat par deux meurtriers dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste après la messe

Miracles

  • Révélation divine à saint Ricfrid sur sa succession
  • Apparition d'un ange à saint Odulphe pour l'envoyer aider Frédéric
  • Châtiment divin par le feu d'un clerc sacrilège près de ses reliques

Citations

Mundamini, qui fertis vasa Domini

— Isaïe (cité par le saint)

Pourquoi voulez-vous que je vous conduise, moi qui ne sais pas me conduire moi-même ?

— Paroles de Frédéric lors de son élection