Saint Lidoire (Litoire)

Second archevêque de Tours et Confesseur

Fête : 4 fevrier 4ᵉ siècle • saint

Résumé

Second évêque de Tours au IVe siècle, saint Lidoire succéda à saint Gatien après une longue vacance du siège. Il développa l'Église de Touraine en bâtissant la première église intra-muros et en transformant la demeure d'un sénateur en basilique. Ses reliques, longtemps vénérées à Tours, furent détruites par les protestants en 1562.

Biographie

SAINT LIDOIRE OU LITOIRE,

SECOND ARCHEVÊQUE DE TOURS ET CONFESSEUR.

Après la mort de saint Gatien qui, comme nous le dirons au 18 décembre, fonda dans le 1er siècle l'Église de Tours, et la gouverna pendant cinquante ans, le siège demeura vacant pendant trente-sept ans après lesquels saint Lidoire, citoyen de la ville, fut ordonné second évêque de Tours.

Les travaux apostoliques de saint Gatien avaient été mal récompensés; mais saint Lidoire eut le bonheur d'être considéré comme prophète dans sa patrie; son zèle fut récompensé par d'éclatants succès, et il eut la consolation de bâtir la première église dans l'intérieur de la cité, lorsque le nombre des chrétiens se fut multiplié, et de transformer en basilique la maison d'un sénateur.

Le corps de saint Gatien avait été enterré dans le cimetière des pauvres, au lieu où une tradition respectable reconnaît son tombeau, presque en face du portail occidental de l'église actuelle de Notre-Dame la Riche. Ce cimetière devint bientôt un centre d'habitation, et saint Lidoire construisit dans le voisinage (rue Saint-Lidoire) une basilique qui porta son nom, et dont on voyait encore les fondements dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il y fut inhumé, la loi romaine, rigoureusement observée en Gaule, comme nous l'apprenons par le concile de Brague de l'an 563, défendant d'établir des sépultures dans l'intérieur de la cité.

Quelques années plus tard, saint Martin, qui avait une vénération particulière pour saint Gatien, le premier apôtre de la Touraine, releva son corps et le transféra dans la basilique de Saint-Lidoire, où, d'après le récit de Grégoire de Tours, il semble qu'il se trouvait encore au VIIe siècle.

Les invasions normandes paraissent avoir entraîné, pour les deux précieuses dépouilles de Gatien et de Lidoire, comme pour beaucoup d'autres reliques, des pérégrinations diverses. En 871, elles se trouvaient dans le monastère de Saint-Médard, bâti sur l'emplacement de l'ancien cimetière des chrétiens (école actuelle des Frères). Le 4 février 1374 elles furent transférées à l'église métropolitaine, où elles demeurèrent jusqu'en 1562, époque à laquelle elles furent brûlées par les protestants. La mémoire de cette translation du 4 février se célèbre encore de nos jours.

Tiré du Propre de Tours; et complété, pour ce qui est du culte et des reliques, avec l'Histoire de l'Église catholique en France, par Mgr Jager; et les Origines de l'Église de Tours, par M. l'abbé C. Chevalier.

Événements marquants

  • Élection comme second évêque de Tours après 37 ans de vacance du siège
  • Construction de la première église à l'intérieur de la cité de Tours
  • Transformation de la maison d'un sénateur en basilique
  • Construction d'une basilique près du cimetière des pauvres
  • Translation de ses reliques à l'église métropolitaine en 1374
  • Destruction de ses reliques par les protestants en 1562