Saint Maurice et ses compagnons
Patron des militaires
Résumé
Chef de la légion thébaine sous l'empereur Maximien, Maurice et ses soldats refusèrent de persécuter leurs frères chrétiens et de sacrifier aux idoles à Agaune. Après deux décimations, la légion entière fut massacrée, témoignant de sa foi jusqu'à la mort. Leur culte, centré en Valais, s'est répandu dans toute la chrétienté.
Biographie
SAINT MAURICE, PATRON DES MILITAIRES,
ET SES COMPAGNONS, MARTYRS À AGAUNE (SAINT-MAURICE), EN VALAIS
22 SEPTEMBRE.
Non loin ; fatigué de la route, il s'était arrêté à Octodurum, aujourd'hui Martigny, à l'entrée de l'Entremont, sur la Dranse. Quand on vint lui annoncer dans cette ville qu'une légion rebelle à ses ordres avait suspendu sa marche et s'était arrêtée à Tarnade, appelé depuis Agaune, et enfin Saint-Maurice en Valais, il s'emporta tout à coup à un violent accès de fureur. Mais avant de continuer notre récit, nous croyons utile de donner ici une exacte description des lieux.
L'endroit où ils étaient est à soixante milles environ de la ville de Genève, mais à quatorze milles seulement du commencement de son lac, le lac Léman, qui traverse le Rhône. Ce lieu est situé dans une vallée, entre les chaînes des Alpes qui s'étendent jusque-là. Pour y arriver, le passage est difficile par des sentiers escarpés et étroits ; car le Rhône, dans son cours impétueux, laisse à peine au pied de la montagne un chemin sur sa rive pour le voyageur. Mais quand une fois, malgré tous ces obstacles, on a franchi les gorges étroites de tous ces défilés, tout à coup on voit s'ouvrir une vaste plaine que les Alpes environnent de leurs roches sauvages. C'est dans ce lieu que la sainte légion s'était arrêtée.
En apprenant qu'elle refusait d'obéir, Maximien, tout bouillant de colère, comme nous l'avons dit, ordonna qu'elle fût décimée. Il espérait que les autres, sous le coup de la terreur, céderaient plus facilement aux volontés de leur maître. C'est pourquoi, aussitôt après cette première exécution, il renouvela ses ordres pour contraindre ceux qui restaient à poursuivre les chrétiens. Dès que ce nouvel arrêt eut été signifié aux Thébains, et qu'ils eurent appris qu'on voulait les forcer à exercer des persécutions sacrilèges, un grand tumulte s'éleva dans le camp ; tous criaient que jamais ils ne se prêteraient à ce ministère impie ; qu'ils avaient et auraient toujours en abomination les idoles et leur culte infâme ; que toujours ils demeureraient fidèles à leur religion sainte et divine ; enfin qu'ils n'adoraient que le Dieu unique et éternel, résolus de tout souffrir plutôt que de trahir la foi chrétienne. Instruit de cette réponse, Maximien, plus cruel dans ses emportements qu'une bête sauvage, reprend les instincts de sa fureur ; il ordonne qu'on les décime pour la seconde fois et que l'on contraigne ceux qui restent à se plier à la loi qu'ils ont méprisée. Cet ordre sanguinaire fut donc porté au camp pour la seconde fois ; aussitôt on jeta le sort, et l'on frappa le dixième des restes de la légion. Cependant les autres soldats que le glaive avait épargnés, s'exhortaient mutuellement à persévérer dans leur généreuse résolution.
Leur foi trouvait un puissant aiguillon dans le courage de saint Maurice que la tradition nomme leur chef, de saint Exupère, intendant du camp, et de Candide, le prévôt des soldats. Maurice les exhortait tous et excitait leur foi, en leur montrant l'exemple des martyrs leurs compagnons d'armes ; il leur faisait ambitionner à tous l'honneur de mourir, s'il le fallait, pour le respect des lois divines et de leur serment au Christ ; ils devaient suivre, leur disait-il, les frères qui venaient de les précéder au ciel. Ainsi s'enflamma dans ces bienheureux guerriers une glorieuse passion pour le martyre. Animés donc par leurs chefs, ils envoyèrent une députation à Maximien, qu'agitaient encore les accès d'une fureur insensée. Leur réponse, pleine à la fois de piété et de courage, était ainsi conçue :
« Empereur, nous sommes vos soldats, mais en même temps, et nous nous faisons gloire de le confesser hautement, nous sommes les serviteurs de Dieu. À vous nous devons le service militaire ; à lui l'hommage d'une vie innocente. De vous nous recevons la solde de nos travaux et de nos
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fatigues ; de lui nous tenons le bienfait de la vie. C'est pourquoi nous ne pouvons, ô empereur, vous obéir jusqu'à renier le Dieu créateur de toutes choses, notre maître et notre créateur, qui est aussi le vôtre, que vous le vouliez ou que vous ne le vouliez pas. Ne nous réduisez pas à la triste obligation de l'offenser, et vous nous trouverez comme nous l'avons toujours été, prêts à suivre tous vos ordres. Autrement, sachez que nous lui obéirons plutôt qu'à vous. Nous vous offrons nos bras contre l'ennemi que vous voudrez frapper, quel qu'il soit, mais nous tenons que c'est un crime de les tremper dans le sang des innocents. Ces mains savent combattre contre des ennemis et contre des impies ; elles ne savent point égorger des amis de Dieu et des frères. Nous n'avons pas oublié que c'est pour protéger nos concitoyens, et non pour les frapper, que nous avons pris les armes. Toujours nous avons combattu pour la justice, pour la piété, pour le salut des innocents. Jusqu'ici, au milieu des dangers que nous avons affrontés, nous n'avons pas ambitionné d'autre récompense. Nous avons combattu, par respect pour la foi que nous vous avons promise ; mais comment pourrions-nous la garder, si nous refusions à notre Dieu celle que nous lui avons donnée ? Nos premiers serments, c'est à Dieu que nous les avons faits ; et ce n'est qu'en second lieu que nous vous avons juré de vous être fidèles. Ne comptez pas sur notre fidélité à ces seconds serments, si nous venions à violer les premiers. Ce sont des chrétiens que vous ordonnez de rechercher pour les punir ; mais nous sommes chrétiens, nous, et nous voici ; vos vœux sont satisfaits, et vous n'avez plus besoin d'en chercher d'autres ; vous avez en nous des hommes qui confessent Dieu le Père, l'auteur de toutes choses, et qui croient en Jésus-Christ son Fils comme en un Dieu. Nous avons vu tomber sous le glaive les compagnons de nos travaux et de nos dangers, et leur sang a rejailli jusque sur nous. Cependant nous n'avons point pleuré la mort, le cruel massacre de ces bienheureux frères ; nous n'avons pas même plaint leur sort ; au contraire, nous les avons félicités de leur bonheur, nous avons accompagné leur sacrifice des élans de notre joie, parce qu'ils ont été trouvés dignes de souffrir pour leur Seigneur et leur Dieu. Quant à nous, nous ne sommes pas des rebelles que l'impérieuse nécessité de vivre a jetés dans la révolte ; nous ne sommes pas armés contre vous par le désespoir, toujours si puissant dans le danger. Nous avons des armes en main, et nous ne résistons pas. Nous aimons mieux mourir que de donner la mort, périr innocents que vivre coupables. Si vous faites encore des lois contre nous, s'il vous reste de nouveaux ordres à donner, de nouvelles sentences à prononcer, le feu, la torture, le fer ne nous effraient pas ; nous sommes prêts à mourir. Nous confessons hautement que nous sommes chrétiens et que nous ne pouvons pas persécuter des chrétiens. »
En recevant cette réponse, Maximien comprit qu'il avait à lutter contre des cœurs inflexibles dans la foi du Christ. C'est pourquoi, désespérant de triompher de leur généreuse constance, il résolut de faire périr d'un seul coup la légion tout entière. De nombreux bataillons de soldats reçurent l'ordre de l'entourer pour la massacrer. Arrivés devant la bienheureuse légion, les impies qu'envoyait l'empereur tirèrent leurs glaives contre ces milliers de Saints que l'amour de la vie n'avait point fait fuir devant la mort. Le fer les moissonnait dans tous les rangs, et il ne leur échappait pas une plainte, pas un murmure.
Ils avaient déposé leurs armes ; les uns tendaient le cou, les autres présentaient la gorge à leurs persécuteurs ; tous offraient aux bourreaux un corps sans défense. Malgré leur nombre et leur puissante armure, ils ne se
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laissèrent point emporter au désir de faire triompher la justice de leur cause par le fer. Une seule pensée les animait : le Dieu qu'ils confessaient s'était laissé traîner à la mort sans un murmure ; comme un agneau, il n'avait point ouvert la bouche. Eux de même, les brebis du Seigneur, ils se laissèrent déchirer par des loups furieux. La terre fut couverte des cadavres de ces saintes victimes, et leur noble sang y coulait en longs ruisseaux. Jamais, en dehors des combats, la rage d'un barbare entassa-t-elle tant de débris humains ? Jamais la cruauté frappa-t-elle par une seule sentence tant de victimes à la fois, même en punissant des scélérats ? Pour eux, ils étaient punis, malgré leur innocence et leur multitude, quoique souvent on laisse des crimes sans vengeance, à cause du grand nombre des coupables. Ainsi l'odieuse cruauté d'un tyran sacrifia tout un peuple de Saints, qui dédaignaient les biens de cette vie présente dans l'espérance du bonheur futur. Ainsi périt cette légion vraiment digne des anges. C'est pour cela que notre foi nous les montre aujourd'hui réunis aux légions des anges, et chantant éternellement avec eux dans le ciel le Seigneur, le Dieu des armées.
Quant au martyr Victor, il ne faisait pas partie de cette légion ; même il n'était plus soldat, ayant obtenu, après de longs services, son congé de vétéran. Mais dans un voyage qu'il faisait, il tomba, sans le savoir, au milieu des bourreaux qui, joyeux de leur butin, se livraient aux orgies d'un grand festin. Ils l'invitèrent à partager avec eux les joies de la fête. Quand il eut appris de ces malheureux, dans l'exaltation de l'ivresse, la cause qui les réunissait, il refusa avec horreur et méprisa le festin et les convives. On lui demanda alors s'il était chrétien ; à peine eut-il répondu qu'il l'était et le serait toujours, que tout aussitôt on se jeta sur lui et on le massacra. Ainsi frappé au même lieu que les autres martyrs, il partagea avec eux et leur mort et leurs honneurs. De ce grand nombre de Saints, quatre noms seulement nous sont connus : Maurice, Exupère, Candide et Victor.
Un vitrail de la cathédrale de Strasbourg représente saint Maurice vêtu en chevalier. On le peint tenant un étendard crucifère, une grande épée et la couronne d'épines. Dans la collection des Saints du cabinet des estampes de Paris, on le voit tantôt représenté à cheval ; tantôt en tête des officiers de sa légion ; tantôt avec ses compagnons d'armes, refusant de sacrifier aux idoles, puis massacré par ordre de l'empereur.
## CULTE ET RELIQUES.
Les corps des bienheureux martyrs d'Agaune furent découverts par révélation à saint Théodore, évêque de Sion en Valais. Il fit élever en leur honneur une basilique adossée d'un côté à un énorme rocher. Or, pendant qu'on la bâtissait, il arriva un miracle que nous ne pouvons passer sous silence. Parmi les ouvriers qui, sur la convocation de l'évêque, s'étaient réunis pour ce grand travail, il y en avait un qui était encore païen. Un dimanche que les autres avaient quitté leurs travaux à cause de la solennité du jour, il était resté seul à continuer son travail. Tout à coup, au milieu de cette solitude où il se trouve, les Saints, environnés de lumière, l'enlèvent et l'étendent par terre pour le soumettre au châtiment de son impiété. Il voyait de ses yeux la foule des Martyrs ; il sentait les coups dont ils le frappaient et entendait leurs reproches, parce que seul, au jour du Seigneur, il avait manqué à l'église, et, de plus, osé, quoique gentil, travailler à la construction d'un édifice sacré. Ces châtiments et ces reproches étaient de la part des Saints une miséricordieuse bonté ; car l'ouvrier, tremblant et consterné, voulut aussitôt demander qu'on invoquât sur lui le nom du salut et se fit chrétien.
Parmi les miracles des saints Martyrs, nous ne devons point oublier un fait qui a eu du retentissement, et que tous ont connu. Une dame, épouse de Quincius, personnage d'un rang distingué, était atteinte d'une paralysie qui lui avait enlevé l'usage de ses pieds. Elle sollicita son
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mari de la faire conduire à Agaune, quoique la distance fût considérable. À son arrivée, des serviteurs la portèrent dans leurs bras jusqu'à la basilique des saints Martyrs ; elle revint à pied à son hôtelier. Et aujourd'hui, dans ces mêmes membres que la mort avait déjà frappés, elle porte partout le témoignage du miracle qui l'a guérie.
Aux miracles racontés par saint Eucher, nous ajouterons celui qui arriva à saint Martin. Ce grand prélat, qui portait une singulière dévotion à nos glorieux martyrs, se rendit à Agaune pour tâcher d'avoir de leurs reliques ; mais n'ayant pu en obtenir des moines qui possédaient ce lieu, il se transporta à l'endroit où ils avaient enduré la mort. Et là, après avoir fait une oraison très-fervente, il prit un couteau et en enleva, en forme de couronne, un morceau de terre, et aussitôt, à prodige admirable ! il en sortit du sang en abondance, qu'il reçut dans un vase apporté exprès pour cela, et en laissa une partie à Agaune avec ce même couteau ; il apporta le reste à Tours, et le distribua ensuite à plusieurs églises, particulièrement à sa cathédrale et à celle d'Angers. Il en conserva seulement pour lui une petite fiole, qu'il porta toujours depuis par dévotion, et avec laquelle il voulut être enterré.
La mémoire de saint Maurice et de ses compagnons a toujours été très-célèbre dans l'Église. Les fidèles ont coutume, dans les guerres contre les ennemis de la foi, de l'invoquer avec saint Georges, pour en obtenir la victoire par la force de leur intercession.
Les Grecs ont eu aussi un martyr du nom de saint Maurice, qui souffrit dans Apamée, le 4 juillet, et dont Métaphraste a décrit le combat. Plusieurs l'ont confondu avec celui dont nous parlons, et le cardinal Baronius confesse qu'il avait suivi cette opinion ; mais il l'a rétractée dans ses Notes sur le martyrologe romain, au 22 septembre.
Le culte de Saint-Maurice et de ses compagnons, né en Valais sous les yeux des témoins de leur martyre, passa dans les Gaules vers la fin du IVe siècle ; il s'étendit plus tard en Italie ; aujourd'hui il est connu et répandu dans toute la catholicité. Déjà vers l'an 390, saint Théodore, évêque de Sion, envoie des ossements des Thèbéens à saint Victrice, évêque de Rouen. Saint Germain, évêque d'Auxerre, fait bâtir en 420, dans sa ville épiscopale, une église en l'honneur de saint Maurice et de ses compagnons.
Les églises paroissiales élevées sous le vocable de saint Maurice et de ses illustres frères d'armes, soit dans les diocèses voisins, soit à l'étranger, sont innombrables ; il y a en Suisse peu d'églises où l'on n'aperçoive que par la statue de Maurice ou le signe qui le rappelle, la croix tréflée qui porte son nom figure partout ; on la voit peinte aux voûtes des sanctuaires sur les vieux drapeaux, gravée sur les armoiries des villes et jusque sur les monnaies anciennes et modernes qui ont subsisté jusqu'à dans ces derniers temps.
L'église actuelle de l'abbaye de Saint-Maurice en Valais, dans laquelle les reliques des martyrs thèbéens furent transférées solennellement au milieu d'un concours immense de peuple, possède :
1° Une grande châsse plaquée en argent, ornée de nombreuses pierres précieuses, renfermant plusieurs parties du corps de saint Maurice ; 2° deux bustes, l'un en argent, renfermant la tête de saint Candide, un des lieutenants de saint Maurice ; l'autre en argent doré, surmonté des armes de la maison de Savoie, renferme la tête de saint Victor, vétéran romain martyrisé avec les Thèbéens ; 3° une statue équestre, de cinquante centimètres, en argent, représentant saint Maurice ; 4° deux bras en argent, enrichis de pierres précieuses, dont l'un renferme une côte et un ossements de saint Bernard de Menthon ; l'autre, les reliques de saint Innocent, martyr thèbéen ; 5° deux châsses plaquées argent, plus petites que celle de saint Maurice. L'une renferme des ossements des martyrs thèbéens ; l'autre, les reliques des enfants de saint Sigismond, patron de la paroisse ; 6° Deux coupes en argent, renfermant des reliques de saint Séverin, premier abbé de Saint-Maurice (478), des Thèbéens, de saint François de Sales, etc. ; 7° un vase d'agathe d'une seule pièce, don de Charlemagne, travail grec de l'ère païenne, très-remarqué des connaisseurs, contenant de la terre imbibée du sang des martyrs thèbéens ; 8° une aiguière, travail arabe non moins précieux que l'agathe, présent aussi de l'empereur Charlemagne ; c'est émail sur or, orné de superbes saphirs ; elle contient aussi du sang de nos Martyrs ; 9° l'anneau de saint Maurice, véritable anneau des chevaliers romains du IIIe au IVe siècle ; c'est un saphir brut monté sur or ; 10° un reliquaire renfermant cent vingt-sept dents des martyrs thèbéens, et un autre renfermant des reliques du chef de la légion.
Les reliques de ces glorieux martyrs furent distribuées en divers endroits de la chrétienté. Le diocèse de Troyes en possède une partie. L'église de l'abbaye de Larrivour avait une châsse dans laquelle se trouvaient des restes de saint Maurice et de ses compagnons. Cette châsse est actuellement dans l'église de Lusigny, à la muraille de la chapelle Saint-Nicolas, du côté de l'Évangile. Une relique de saint Maurice est également dans une des châsses qui proviennent de l'abbaye de Montbéramey et qui sont exposées dans l'église paroissiale.
Saint Maurice est le patron de plusieurs paroisses dans le diocèse de Nevers. Le monastère de la Visitation de Nevers possède le corps de saint Ours, un des compagnons de saint Maurice.
En 1857, une société militaire, sous le nom de Saint-Maurice, a été fondée au Mans par Messieurs les officiers en retraite. Elle avait pour but de venir en aide à ceux de ses membres qui, par suite de maladies, se trouvaient dans une position fâcheuse ; de leur faire rendre les derniers devoirs d'une manière convenable ; d'assister leurs veuves et leurs orphelins ; mais elle n'existe plus.
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Cette histoire authentique du martyre de saint Maurice et de ses compagnons a été écrite cent cinquante ans après leur mort, par saint Eucher, évêque de Lyon, qui eut leurs actes et la relation d'Isaac, évêque de Genève : Isaac avait été instruit par Théodore, évêque d'Octodurum. Nous avons reproduit, intégralement ce monument, un des plus beaux de l'antiquité chrétienne, tel qu'il se trouve dans les Actes des Martyrs, traduits et publiés par les RR. PP. Bénédictins, de la congrégation de France, t. III, p. 20. Nous nous sommes servi, pour compléter cette biographie, d'une Notice sur la ville de Saint-Maurice et son abbaye, par M. le chanoine Beck ; de l'Hagiologio Nisernaise, par Mgr Crosnier, et des Saints de Troyes, par M. l'abbé Dafer.
Événements marquants
- Refus de persécuter les chrétiens et de sacrifier aux idoles
- Première décimation de la légion à Agaune
- Seconde décimation après un nouveau refus
- Envoi d'une protestation de foi à l'empereur Maximien
- Massacre général de la légion par les troupes impériales
Miracles
- Châtiment et conversion d'un ouvrier païen travaillant le dimanche à la basilique
- Guérison d'une femme paralytique (épouse de Quincius) à la basilique d'Agaune
- Sang jaillissant de la terre lorsque Saint Martin en préleva un morceau à Agaune
Citations
Empereur, nous sommes vos soldats, mais en même temps... nous sommes les serviteurs de Dieu.
Nous aimons mieux mourir que de donner la mort, périr innocents que vivre coupables.