Saint Loup (Leu)

Évêque de Chalon-sur-Saône

Fête : 27 janvier 6ᵉ siècle • saint

Résumé

Évêque de Chalon-sur-Saône au VIIe siècle, saint Loup se distingua par sa charité et ses miracles, notamment l'extinction d'un incendie urbain et le jaillissement d'une source à Boyer. À sa mort, un miracle immobilisant son cercueil devant les prisons instaura un privilège de grâce pour les prisonniers. Son chef est toujours conservé en l'église Saint-Vincent de Chalon.

Biographie

S. LOUP, VULGAIREMENT LEU, ÉV. DE CHALON-SUR-SAONE (610).

On croit que saint Loup naquit à Boyer, d'une famille illustre, dans le cours du VIe siècle. Il possédait dans ce village des domaines considérables qu'il donna à saint Vincent de Châlon. Il est probable qu'il succéda à saint Flavius qui vivait encore en 591.

Élu évêque de Châlon, aux acclamations du clergé et du peuple, il se distingua par l'ardeur de sa charité, par son abstinence, son amour pour la prière, sa libéralité, et le soin qu'il prit de réformer son diocèse, et d'y établir une école pour l'étude des saintes Écritures. Les miracles qu'il opéra pendant sa vie et après sa mort, attestent sa haute sainteté.

Tandis qu'après avoir consacré de longues heures à la prière, il donnait à ses membres fatigués un moment de repos, un horrible incendie éclata au couchant de la ville. Bientôt les flammes dévorent la moitié de Châlon. Les secours humains ne peuvent les arrêter : les Châlonnais implorent l'intercession de leur saint évêque. Il se lève aussitôt, vient au-devant des flammes et apaise leur fureur par la vertu du signe de la croix.

Le légendaire de saint Vincent de Châlon rapporte que, dans une grande sécheresse, saint Loup, touché de compassion en voyant ses cultivateurs de Boyer en proie à une soif ardente, se mit en prières, enfonça son bâton dans le sol, et en fit jaillir une source abondante. Cette fontaine, continue notre auteur, est un monument de la charité du saint évêque, et plusieurs malades y ont trouvé leur guérison. On montrait aussi à Boyer sa cellule, ou modeste demeure, située près d'un oratoire. L'accès en avait été interdit aux femmes pendant la vie du Saint, et longtemps après sa mort elles n'osèrent y pénétrer.

Toute sa vie fut remarquable par une austère régularité. Il passait la plus grande partie de la nuit dans une chapelle dédiée au pape saint Sylvestre, dont un bras y était conservé. Cet oratoire, situé à gauche de l'église mère, vis-à-vis l'autel de Saint-Vincent, était constamment éclairé en l'honneur de la précieuse relique.

Ce bon Pasteur mourut au milieu de son peuple désolé, donnant à tous les plus salutaires conseils. Après avoir reçu la divine Eucharistie, il rendit son âme à Dieu le 27 janvier. Il avait demandé qu'on l'ensevelît dans l'église du monastère de Saint-Pierre, aux portes de la ville. Cette abbaye avait été élevée par son prédécesseur. On y porta le corps du Saint au milieu d'une foule innombrable. Quand le cortège passa devant les prisons de la ville, le cercueil devint tout à coup si lourd, qu'on ne put continuer la marche funèbre, avant que les prisonniers eussent été mis en liberté. Ce miracle est l'origine du privilège dont jouirent longtemps les évêques de Châlon de délivrer un prisonnier à leur choix, le jour de la fête de saint Loup.

L'an 878, le pape Jean VIII permit à Gerbald, évêque de Châlon, de relever ses saintes reliques, et de les exposer à la vénération publique, justifiée d'ailleurs par de nombreux miracles.

L'an 1552, le corps de saint Loup fut profané par les Huguenots, qui pillèrent l'abbaye de Saint-Pierre et les autres églises de la ville. Le chef seul fut conservé, on le voit encore dans l'église de Saint-Vincent, derrière le maître-autel, au fond de l'abside.

Saint Loup est le patron de Boyer.

Extrait du Légendaire d'Autun.

Événements marquants

  • Naissance à Boyer au VIe siècle
  • Donation de ses domaines à saint Vincent de Chalon
  • Élection comme évêque de Chalon-sur-Saône
  • Fondation d'une école pour l'étude des saintes Écritures
  • Extinction miraculeuse d'un incendie à Chalon
  • Mort le 27 janvier 610
  • Élévation des reliques par le pape Jean VIII en 878
  • Profanation du corps par les Huguenots en 1552

Miracles

  • Apaisement d'un incendie par le signe de la croix
  • Jaillissement d'une source en frappant le sol de son bâton
  • Cercueil devenu intransportable devant les prisons pour libérer les captifs

Date de fête

27 janvier

Époque

6ᵉ siècle

Décès

27 janvier 610 (naturelle)

Catégories

Invoqué(e) pour

extinction des incendies, sécheresse, guérison des malades, délivrance des prisonniers

Autres formes du nom

  • Leu (fr)

Prénoms dérivés

Loup, Leu