Saint Siméon de Metz

Évêque de Metz

Fête : 17 fevrier • saint

Résumé

Originaire de Crète et de lignée israélite, Saint Siméon fut évêque de Metz pendant trente ans. Ses reliques furent transférées à l'abbaye de Senones par l'évêque Angelrame sous le règne de Charlemagne. Reconnu comme l'un des plus grands thaumaturges des Vosges, il est fêté le 17 février et sa translation le 25 octobre.

Biographie

SAINT SIMÉON, ÉVÊQUE DE METZ (194).

Saint Siméon était originaire de l'île de Crète ; le sang d'Israël coulait dans ses veines : il siégea trente ans : c'est tout ce qu'on sait de lui. Ce saint évêque, honoré dans l'ancienne liturgie du diocèse de Metz, ayant été omis dans le nouveau Propre par un oubli bien regrettable, nous allons insérer la note suivante, due à M. Noël, curé de Driey, qui expliquera comment l'abbaye de Senones, tant illustrée par Dom Calmet, s'est trouvée en possession d'un si riche trésor.

Saint Siméon, évêque de Metz, était inhumé, comme la plupart de ses prédécesseurs, dans la crypte de Saint-Clément. Angelrame, un de ses successeurs sur le siège de Metz, ayant soumis à son église l'abbaye de Senones, dont il était abbé, ses religieux, exempts jusque-là de la juridiction épiscopale, en murmurèrent. L'évêque, tout-puissant à la cour de Charlemagne, dont il était archichapelain, voulant toutefois regagner par sa bienveillance l'affection de ses religieux, leur fit présent du corps de saint Siméon, déjà illustré par ses miracles. Mais les moines de Senones, mécontents de la conduite d'Angelrame, refusèrent de recevoir les reliques du Saint dans leur église. L'évêque de Metz les déposa dans une chapelle qu'il fit bâtir sur une colline qui domine le monastère au midi, et qu'on voyait encore au siècle dernier. Dieu y fit éclater sa puissance et les mérites du Saint par jour de miracles, dit le moine Richer, ancien chroniqueur de Senones, qui fit enfin que les religieux transportèrent solennellement le corps de saint Siméon dans leur église, dédiée à saint Pierre et à saint Paul, où il demeura jusqu'à la destruction de l'abbaye, dans une chasse d'argent. La tête et un bras étaient conservés séparément dans des reliquaires d'argent qui en avaient la forme. Tous les ans, le 25 octobre, on faisait à Senones mémoire de cette translation. Il faut lire dans la chronique de Richer, religieux de Senones, qui vivait au XIIIe siècle, le sommaire des nombreux miracles opérés au tombeau de saint Siméon, et qui l'ont rendu un des plus grands thaumaturges des Vosges.

Chron. Richer, lib. II, et 1, 2, 4.

17 FÉVRIER.

Événements marquants

  • Épiscopat de trente ans à Metz
  • Inhumation initiale dans la crypte de Saint-Clément
  • Translation de ses reliques à Senones par l'évêque Angelrame
  • Refus initial des moines de Senones de recevoir les reliques
  • Dépôt temporaire dans une chapelle sur une colline dominant le monastère
  • Translation solennelle dans l'église Saint-Pierre et Saint-Paul de Senones suite à de nombreux miracles

Miracles

  • Nombreux miracles opérés à son tombeau et lors de la translation de ses reliques