Sainte Wereburge (Werburg)

Vierge, Abbesse et Patronne de Chester

7ᵉ siècle • sainte

Résumé

Fille du roi de Mercie au VIIe siècle, sainte Wereburge refusa les prétendants pour se consacrer à Dieu au monastère d'Ely. Elle fut chargée par son oncle le roi Ethelred de réformer les monastères de son royaume. Elle est célèbre pour avoir commandé à un vol d'oies de cesser de dévaster les champs.

Biographie

SAINTE WEREBURGE, VIERGE,

ABBESSE ET PATRONNE DE CHESTER, EN ANGLETERRE (VIIe siècle).

Sainte Wereburge, vulgairement Werburg, était fille de Wulfère, roi de Mercie, en Angleterre, et de sainte Ermenilde. Elle avait trois frères : Wulfade et Rufin qui reçurent la couronne du martyre, et Kenred qui mourut à Rome en odeur de sainteté.

Une rare beauté jointe à de grandes qualités la fit rechercher en mariage par les partis les plus considérables ; mais elle resta inébranlable dans sa résolution de consacrer à Dieu sa virginité. Elle triompha avec beaucoup de gloire des obsessions de plusieurs princes, et en particulier de celles de Werbode, un des plus puissants seigneurs de la cour de son père.

Wulfère aimait ce seigneur à cause des services importants qu'il avait reçus de lui ; il lui promit sa fille en mariage. Cette promesse affligea sensiblement la reine et les deux princes Wulfade et Rufin. Werbode, qui savait ceux-ci opposés à son mariage, résolut leur perte : ils n'eurent pas plus tôt été mis à mort, que le roi, qui avait trempé dans cette abominable intrigue, en conçut la plus vive douleur. Alarmé par les reproches de sa conscience, il rentra en lui-même, fit pénitence et fonda un prieuré, celui de Stone, pour servir de sépulture à ses deux enfants.

Wereburge, charmée d'une révolution si peu attendue, ne craignit plus de découvrir à son père l'ardent désir qu'elle avait d'embrasser l'état monastique : il refusa d'abord son consentement ; mais il fit, à la fin, si généreusement son sacrifice, qu'il conduisit lui-même sa fille au monastère d'Ely et assista avec toute sa cour à la cérémonie de la profession.

Elle quitta ensuite Ely, à la demande du roi Ethelred, son oncle, qui la chargea de rétablir la discipline monastique chez toutes les religieuses de son royaume. Sa conduite était un exemple continuel de sanctification. Sa dévotion était si tendre qu'on voyait souvent ses yeux baignés de larmes. Elle mourut à Trentham, sur la fin du VIIe siècle. On l'enterra à Hambury, comme elle l'avait désiré.

Son corps fut transporté à Chester, en 835, et déposé dans une magnifique église qui devint ensuite la cathédrale. Sous Henri VIII, les reliques de sainte Wereburge eurent le sort de celles de tous les autres Saints du royaume : elles furent dispersées. De sa chasse on fit un trône épiscopal que l'on voit encore aujourd'hui dans la cathédrale de Chester.

On donne pour attribut, à notre Sainte, un troupeau d'oies, parce qu'elle fit venir jusqu'au perron de son château une volée de ces oiseaux qui dévastaient les champs voisins et leur ordonna de cesser leurs dégâts ; ce qu'ils s'empressèrent d'exécuter.

Événements marquants

  • Refus de mariage avec le seigneur Werbode
  • Entrée au monastère d'Ely accompagnée par son père
  • Réforme de la discipline monastique dans le royaume de Mercie à la demande du roi Ethelred
  • Mort à Trentham
  • Translation du corps à Chester en 835
  • Dispersion des reliques sous Henri VIII

Miracles

  • Commande à un vol d'oies de cesser leurs dégâts et de venir au perron de son château

Époque

7ᵉ siècle

Décès

Fin du VIIe siècle (naturelle)

Catégories

Attributs iconographiques

Patron(ne) de

Autres formes du nom

  • Werburg (fr)

Prénoms dérivés

Wereburge, Werburg

Famille

  • Wulfère (père)
  • Sainte Ermenilde (mère)
  • Wulfade (frère)
  • Rufin (frère)
  • Kenred (frère)
  • Ethelred (oncle)