Sœur Marie de Saint-Pierre

Religieuse Carmélite

19ᵉ siècle

Résumé

Religieuse carmélite de Tours au XIXe siècle, sœur Marie de Saint-Pierre reçut des communications divines demandant la création d'une association pour réparer les blasphèmes et la profanation du dimanche. Cette œuvre, établie à Saint-Dizier en 1847 et érigée en Archiconfrérie par le pape Pie IX, visait à obtenir le pardon divin pour la France et le monde.

Biographie

L'ARCHICONFRÉRIE RÉPARATRICE DE SAINT-DIZIER

En 1843, Notre-Seigneur daigna faire cette communication surnaturelle à une âme d'une vertu éprouvée, la sœur Marie de Saint-Pierre, religieuse Carmélite :

« Jusqu'à présent je ne vous ai montré que peu à peu le dessein de mon cœur, mais aujourd'hui je veux vous le découvrir tout entier. La terre est couverte de crimes ; et l'infraction des trois premiers commandements a irrité mon Père : le saint nom de Dieu blasphémé et le dimanche profané mettent le comble à la mesure d'iniquité ».

Le 24 novembre 1845, Notre-Seigneur se communiqua ouvertement à cette âme, et lui dit :

« Ces péchés ont monté jusqu'au trône de Dieu et provoquent sa justice ; dans aucun temps, les crimes n'ont monté si haut. Je désire, mais d'un vif désir, qu'il se forme une Association bien approuvée et bien organisée, pour honorer le Nom de mon Père ». — Et Notre-Seigneur lui fit comprendre que par ce moyen il voulait pardonner à un grand nombre de pécheurs. Plus tard, il lui promit de pardonner encore une fois à la France, pourvu que la réparation des blasphèmes fût publique et s'étendît dans toutes les villes du royaume.

Au mois de janvier 1847, Dieu inspira au pieux curé de Lanoue, à Saint-Dizier, diocèse de Langres, la pensée d'établir dans sa paroisse une Association Réparatrice. Mgr Parisis approuva l'Association par ordonnance épiscopale en date du 28 juin 1847. Enfin, le souverain Pontife Pie IX lui accorda de précieuses indulgences, l'érigea en Archiconfrérie par un bref du 27 juillet 1847, et daigna se faire inscrire au nombre des associés. Le Saint-Père, parlant plus tard de cette Archiconfrérie, prononça ces paroles mémorables : C'est une œuvre divine destinée à sauver la Société.

Ainsi s'est trouvée réalisée la parole de Notre-Seigneur à la pieuse Carmélite : « Je veux qu'il se forme une Association bien approuvée et bien organisée ». La sœur Marie de Saint-Pierre a déclaré que l'Archiconfrérie Réparatrice était l'œuvre de Dieu, et qu'elle répondait admirablement aux desseins miséricordieux de Notre-Seigneur sur la France.

L'Archiconfrérie Réparatrice s'est propagée d'une manière vraiment prodigieuse, non-seulement en France, mais dans toutes les parties du monde catholique.

L'Association a pour but : 1° de réparer l'outrage fait à Dieu par les blasphèmes et par la profanation des saints jours de dimanche et de fête ; 2° de travailler à l'extirpation de ces scandales.

Elle a adopté pour signe une croix ayant au centre un médaillon, sur lequel se trouve d'un côté le Jehovah dans un triangle, et de l'autre la sainte Face du Sauveur.

Nous avons extrait cette biographie d'une Circulaire émanant des religieuses Carmélites de Tours, en 1848 ; et d'un Document authentique publié sous les yeux et avec l'assentiment de l'Ordinaire de Tours.

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Événements marquants

  • Communication surnaturelle de Notre-Seigneur en 1843
  • Révélation du 24 novembre 1845 sur la nécessité d'une Association pour honorer le Nom de Dieu
  • Inspiration du curé de Lanoue en janvier 1847
  • Approbation épiscopale le 28 juin 1847
  • Érection en Archiconfrérie par Pie IX le 27 juillet 1847

Miracles

  • Communications surnaturelles de Notre-Seigneur (1843, 1845)
  • Propagation prodigieuse de l'Archiconfrérie dans le monde catholique

Citations

Le saint nom de Dieu blasphémé et le dimanche profané mettent le comble à la mesure d'iniquité.

— Paroles de Notre-Seigneur à Sœur Marie de Saint-Pierre

C'est une œuvre divine destinée à sauver la Société.

— Pie IX

Époque

19ᵉ siècle

Catégories

Invoqué(e) pour

réparation des blasphèmes, réparation de la profanation du dimanche, salut de la société, pardon des pécheurs

Prénoms dérivés

Marie