Le Bienheureux Égidius (Gilles) de Portugal

Bienheureux

Fête : 14 mai 13ᵉ siècle • bienheureux

Résumé

Fils d'un noble portugais, Égidius délaisse sa vocation ecclésiastique pour l'alchimie et la magie noire après un pacte avec le démon. Après une carrière de médecin renommé à Paris, une vision terrifiante de sa propre mort le conduit à une conversion radicale. Il rejoint l'ordre de Saint Dominique et obtient, par l'intercession de la Vierge, la restitution de son pacte signé de son sang.

Biographie

LE B. ÉGIDIUS OU GILLES, DE PORTUGAL

Seigneur, si vous tenez un compte exact de nos iniquités, qui pourra paraître devant vous.

Ps. CXXIX, 3.

Vers la fin du XIIe siècle, sous le règne de Sanche Ier, roi de Portugal, vivait à la cour un seigneur du plus haut rang, conseiller de Sa Majesté, gouverneur de Coïmbre, nommé don Rodrigue de Vagliaditos. Egidius, son troisième fils, fut, selon l'usage de cette époque, destiné à l'état ecclésiastique dès son enfance, et ses parents l'envoyèrent étudier à l'université de

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Coïmbre; il s'y distingua tellement par ses talents et son aptitude précoce pour les sciences, que sa réputation parvint jusqu'aux oreilles du roi qui dès lors lui donna de gros bénéfices, car Egidius se préparait à entrer dans les ordres. Mais lorsqu'il fut dans sa riche abbaye, il profita de ses loisirs, bien moins pour se livrer à l'étude des livres saints, que pour pénétrer de plus en plus dans les sciences profanes. Tout le temps que les moines passaient à chanter au chœur les louanges du Seigneur, s'écoulait pour lui dans la bibliothèque où il avait entassé tout ce qui devait servir à ses plaisirs et à son désir d'apprendre. Mais voyant qu'il ne pouvait dans son pays pénétrer dans les sciences humaines autant que son ambition l'y poussait, il résolut d'aller à Paris pour étudier la médecine, car c'était là que se trouvait la Faculté la plus renommée de toute l'Europe. Trompant donc la confiance de son souverain et les désirs de ses parents, il partit de son abbaye, dont il avait confié l'administration à un prieur, et se mit en route. Depuis plusieurs jours il était en chemin, lorsqu'un matin, pendant que les rênes flottaient sur le cou de son beau destrier et que son esprit caressait de brillants rêves d'avenir, il fut accosté par un homme à la grande et osseuse stature, aux lèvres qui ricanaient d'une façon sinistre, et dont les yeux le considéraient avec l'expression de l'oiseau de proie qui fond sur sa victime.

Le nouveau venu entama ainsi la conversation: « Je vois, don voyageur, que vous avez une longue route à faire? — Oui, répondit Egidius, je me rends à Paris. — Et pour y étudier la médecine, si je ne me trompe? — Egidius, surpris de voir cet inconnu au fait de ses secrets projets, s'écria: Comment le savez-vous, je n'en ai parlé à personne. — Non, dit Satan, car nos lecteurs ont déjà deviné que cet inconnu était le démon décidé à tenter un dernier et décisif effort pour précipiter cette âme chancelante dans l'abîme infernal, — non, mais je connais une science qui pénètre tous les secrets, qui apprend à lire dans la pensée des autres et à cacher les siennes. — Quelle est cette science? dit Egidius d'une voix ardente de désirs; dites-le-moi, la savez-vous? pouvez-vous me l'enseigner, je veux l'apprendre! — Satan, voyant que le jeune homme allait succomber à la tentation, laissa échapper un rire sardonique et dit: Cette science que je puis vous apprendre, c'est l'alchimie. — Egidius trembla, un frisson parcourut ses veines; il se souvint des enseignements religieux de son enfance et de sa jeunesse; la pensée de renoncer au Christ lui faisait horreur. Mais Satan voyant son hésitation ajouta d'une voix insinuante: Cette science vous rendra l'homme le plus savant de toute la terre; votre réputation deviendra universelle et vous jouirez de plaisirs et d'honneurs dont vous ne pouvez avoir la moindre idée — C'en est fait! dit Egidius succombant à cette tentation d'orgueil, je suis prêt à devenir votre élève! »

A l'instant Satan le prit et l'emporta à travers les airs comme une paille, puis il redescendit au milieu d'arides montagnes semées de précipices béants. A l'approche de Satan un roc s'entr'ouvrit, et tous les deux entrèrent dans une vaste caverne où gémissaient depuis bien des années une foule de victimes de l'esprit infernal. Satan lui présenta alors, pour qu'il la signât de son sang, une cédule sur laquelle étaient écrits ces terribles mots: Je renonce au titre d'enfant de Dieu et je me soustrais à ses lois; je renonce à sa foi et je renie les vœux de mon baptême pour devenir l'esclave dévoué à Satan qui, en retour, me fera avoir les plaisirs et les honneurs terrestres... Le malheureux Egidius ne recula pas à la vue de ces paroles impies, il ne prit pas la fuite... il s'ouvrit une veine et les signa de son propre

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sang!... Il commença dès lors son rude apprentissage sous le cruel maître qu'il s'était donné. Pendant sept longues années, il resta renfermé dans l'affreuse caverne, occupé, nuit et jour, à apprendre, à la sueur de son front, les secrets diaboliques. Il éprouva alors par lui-même combien le service du Seigneur est plus doux que celui du démon; mais l'endurcissement de son cœur et le désespoir auquel il était en même temps en proie l'empêchaient de chercher à sortir de l'inique esclavage auquel il était livré. Enfin, à l'expiration des sept années, il sortit de la caverne possédant plus de science naturelle et surnaturelle que qui que ce soit; toutes les forces occultes de la nature lui étaient connues; il savait des secrets et des enchantements que nul homme n'avait possédés avant lui et il s'en servait pour assouvir ses inclinations perverses et ses coupables désirs.

Arrivé à Paris, il s'y distingua dans la Faculté de médecine bien plus encore qu'il n'avait fait à Coïmbre; et les cures merveilleuses qu'il opérait, grâce à sa science diabolique, le faisaient passer à juste titre pour le plus illustre docteur qui eût paru sur la terre. Mais il était devenu semblable à ces sépulcres blanchis dont parle Notre-Seigneur, qui au dedans ne sont que poussière et corruption: la science mondaine avait tué la foi en lui, tout était vide et tristesse dans son âme et il eût pu dire avec Salomon: « Vanité des vanités et tout n'est que vanité, hors aimer Dieu et le servir seul! » Au milieu de l'entraînement et de la fougue de ses passions, malgré le tumulte du monde qui l'entourait et malgré les démons qui faisaient sa société, il avait conservé, comme une précieuse épave dans un complet naufrage, la dévotion à la sainte Vierge; il la priait en secret, chaque jour quelques Ave Maria montaient de son cœur sur ses lèvres, et il avait comme un intime pressentiment que Marie le délivrerait. Car, au milieu de toute cette pompe, de toutes ces richesses, des honneurs et de la gloire humaine qui l'entouraient, Egidius était loin d'être heureux; son front était soucieux, une tristesse invincible pesait sur lui; il éprouvait par lui-même combien sont pesantes les chaînes que Satan forge pour ses serviteurs, et il se rappelait souvent dans l'amertume de son cœur et pour les regretter ces jeunes et pures années où il jouissait de la douce et sainte liberté des enfants de Dieu. Son âme, déviée de sa voie, se tordait dans d'inexprimables angoisses, et tandis que beaucoup admiraient et peut-être enviaient la splendeur attachée à son nom et sa vie luxueuse, on aurait pu l'entendre s'écrier souvent sur sa riche couche sans sommeil: De profundis clamavi ad te, Maria: Maria, exaudi vocem meam, fiant aures tuæ intendentes in vocem deprecationis meæ... Du fond de l'abîme, j'ai crié vers vous, ô Marie: entendez la voix de mes supplications, ô Marie!... Mais Satan, jaloux de sa proie, suggérait au malheureux quelque nouvelle pensée d'orgueilleuse science, et il le poussait à essayer de nouveaux et plus puissants enchantements, et le trop docile Egidius retournait à ses cornues et à ses alambics avec une activité fiévreuse.

Une nuit qu'il avait travaillé à ses fourneaux plus longtemps encore que de coutume, la fatigue finit par le vaincre, et il tomba endormi sur un siège placé dans un angle de la pièce où il se trouvait. Pendant son sommeil il lui sembla être transporté dans le cimetière de son abbaye qu'éclairaient les pâles rayons de la lune. Il en regardait les ombres fantastiques lorsque la cloche sonore s'ébranla dans le clocher, et elle frappa d'ouïe coups au milieu du profond et solennel silence de la nuit. Elle vibrait à peine, lorsqu'il lui sembla voir un spectre décharné sortir de son tombeau; il était vêtu d'un blanc linceul, le vêtement de la tombe; sa main droite

tenait une faux au tranchant affilé, et sa main gauche tenait un sablier dans ses doigts osseux ; il marchait impassible dans les allées du cimetière, passant devant quelques tombeaux sans interrompre sa marche, mais tout à coup il s'arrêta devant une tombe et s'écria d'une voix rauque et dure : « Lève-toi, moine infidèle, toi qui as violé tes vœux, lève-toi ! » Aussitôt un spectre se lève de cette tombe et suit celui qui semblait être le chef de ce domaine de la mort. Il va à un autre tombeau et s'écrie : Moine infidèle, lève-toi !... Et il parla de même à tous ceux des moines défunts qui avaient grièvement péché. Lorsqu'il fut arrivé dans le lieu désigné pour la sépulture des abbés et à l'endroit où devait être placée la tombe d'Egidius, il s'écria d'une voix plus stridente : « Abbé Egidius, moine infidèle, moine indigne, toi qui as renoncé à ton Dieu, toi qui as violé tous tes vœux, lève-toi ! »

Mais rien ne sortit de ce tombeau encore sans hôte. — Où donc est-il ? dit le chef des spectres. Moine Egidius, ton heure n'a donc pas sonné ? — Il regarda son sablier : quelques grains de sable restaient encore... A bientôt ! dit-il, et les spectres quittant leurs linceuls commencèrent leur ronde infernale ; une place était vide dans leurs rangs ou plutôt était occupée par un être invisible aux yeux d'Egidius. Tout à coup les spectres rompent leur ronde, se dispersent en courant sans toucher la terre ni même faire pencher les tiges de l'herbe verdoyante du cimetière ; ils viennent vers lui, l'entourent et s'arrêtent. Le chef s'écrie avec un accent horrible : « Malheur à toi, misérable, si tu ne changes de vie ! » et tous les autres spectres répètent en chœur : « Change de vie, misérable ! » Egidius, au comble de l'effroi, n'espère plus qu'en Marie ; le chef s'approche encore et lui donne un coup de faux dans le cœur. Le froid du tranchant acier réveille Egidius qui s'écrie : « Marie ! » A ce nom tous les spectres, comme une troupe de hiboux devant le premier rayon de l'aurore, disparaissent en criant : « Tu es sauvé ! »

Egidius tombe à genoux, remercie la divine protectrice qui vient de briser ses liens ; il prend tous les livres de science profane qui avaient été la cause première de sa chute, il brise les fioles qui contenaient ses philtres ; puis abandonnant toutes ses richesses iniques, il quitte furtivement, dénué de tout, son somptueux hôtel, pendant que ses nombreux serviteurs reposent encore ; il sort de Paris et prend à pied la route de Portugal.

Son voyage fut triste et pénible. Poursuivi par les remords, par le souvenir de cette cédule signée de son sang et restée au pouvoir de son infernal ennemi, il passait ses nuits sans sommeil, absorbé dans ses pénibles réflexions. Les peines, la faim, la soif, la fatigue, les privations de toutes sortes, les maladies qui en furent la suite, tout lui paraissait une première et juste expiation de ses crimes ; son repentir égalait seul le désir qu'il avait de faire pénitence, et rien ne l'arrêta dans sa course.

Après être entré en Espagne, il arriva à Valence où un couvent de Frères Prêcheurs venait d'être fondé ; et les frères, alors dans toute la ferveur primitive, s'occupaient activement et de leurs propres mains à construire leur couvent. Egidius succombant sous le poids de ses chagrins et sous celui de ses fatigues corporelles, s'assit sur une pierre et contempla mélancoliquement les bons religieux ; ils allaient et venaient avec activité ; chargés de pierres, de bois, de mortier, avec des regards où régnaient à la fois la modestie, la patience et la sainte allégresse que donne une conscience pure, ils travaillaient à élever les murs et les cloîtres de leur bienheureuse retraite. Il éprouvait une profonde émotion en les voyant se

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livrer avec tant de joie à des travaux si au-dessous d'eux; ce spectacle avait pour lui un charme qu'il ne pouvait définir et qu'il trouvait bien grand en le comparant avec les travaux infernaux qu'il avait accomplis pendant sa coupable vie. Marie sans doute lui parla au cœur, car tout à coup il se dit: « C'est là que je dois passer le reste de mes jours, dans l'obscurité, l'humilité et la pénitence! » Puis, se levant aussitôt, il alla trouver le prieur des Dominicains. Le prieur l'accueillit avec bienveillance et charité, écouta sa longue confession et n'hésita pas à lui accorder l'absolution, car la sincérité de son accent et l'abondance de ses larmes faisaient voir que son repentir était véritable. De quel poids son âme fut soulagée, lorsqu'elle fut délivrée du fardeau d'une vie souillée de crimes, que les chaînes qu'il portait depuis si longtemps furent brisées par l'efficacité du sang précieux de Jésus-Christ, et qu'il comprit le bonheur qu'il y a à se donner à Dieu corps et âme! Le lendemain, il revint trouver le prieur et se jeta à ses pieds en lui disant: « Mon père, je viens vers vous comme l'enfant prodigue revint vers son père; je reviens vers la maison de Dieu, mon père céleste; comme l'enfant coupable, je viens vous conjurer de me recevoir dans ce couvent au nombre de vos plus humbles serviteurs; je vous supplie de me donner pour partage les travaux les plus grossiers, les plus pénibles et les plus vils; je les trouverai bien honorables et bien doux lorsque je les comparerai, pour ma juste confusion, au travail infernal auquel je me suis livré pendant tant d'années! Je n'aspire plus qu'à boire dans le calice de la pénitence et du repentir avec autant d'avidité qu'un homme altéré qui trouve une fraîche fontaine dans le désert. Trop longtemps j'ai péché! Trop longtemps j'ai bu à la coupe de l'iniquité! Trop longtemps j'ai pactisé avec Satan et j'ai vécu avec le mammon infernal. C'est ici le lieu que j'ai choisi pour faire pénitence, si vous daignez me le permettre, et vous me montrerez la route qu'il faut suivre pour aller au ciel! » Le prieur, ému, l'embrassa en le relevant: « Oui», lui dit-il, « venez avec nous, c'est ici que vous trouverez le repos de votre âme». Egidius alla se prosterner devant l'autel de la Vierge miséricordieuse qui l'avait conduit comme par la main à ce port de salut pour y exhaler les transports de sa joie et de sa reconnaissance...

Dès ce moment, on put voir parmi les pieux travailleurs un moine qui surpassait ses frères par son ardeur pour le travail: c'était Egidius qui dès lors mena la vie des Frères Prêcheurs. Une prompte obéissance, un silence rigoureux, la charité, la paix de l'âme, tels étaient les éléments de la nouvelle vie qu'Egidius avait embrassée. Sa conversion était sincère et il expiait par une rude pénitence tous les péchés qu'il avait commis. Ayant fait sa profession en 1221, il fut bientôt après envoyé au couvent de Santarem, en Portugal, son pays natal.

Mais il ne faut pas croire que le grand tentateur des hommes le laissa en repos; il lui suscitait les plus violentes tentations et cherchait à le pousser au désespoir en lui rappelant sans cesse la terrible donation qu'il avait faite par écrit de son âme. Egidius adressait sans relâche ses ferventes prières à Marie pour lui demander son secours contre son cruel ennemi; enfin, après sept ans d'austères pénitences, d'ardentes prières, sa confiance en Marie fut récompensée: une nuit qu'après l'avoir longuement priée, il s'était assoupi au chœur, il trouva sur l'appui de sa stalle l'impie donation qu'il avait signée de son sang et que la puissance de Marie venait d'arracher au démon.

Depuis lors, il goûta sans mélange les ineffables consolations spirituelles dont le Seigneur comble souvent ses serviteurs de prédilection; et son

chroniqueur, en racontant plusieurs de ses extases et de ses miracles, le ravissement tout divin dans lequel il entrait lorsqu'il entendait prononcer les doux noms de Jésus et de Marie, noms sacrés par lesquels il dominait tout l'enfer, observe qu'il y avait là une bien plus puissante magie que dans celle qu'Egidius avait apprise de Satan.

Notre Bienheureux fut employé avec succès par ses supérieurs au ministère des âmes, car il était doué merveilleusement pour toucher par ses prédications les pécheurs les plus endurcis. Il exerça à plusieurs reprises les fonctions de provincial dont il s'acquittait avec un talent particulier. Enfin, après avoir édifié par ses vertus plus encore qu'il n'avait autrefois scandalisé par ses désordres ; après avoir été généralement regardé comme le plus grand homme de son Ordre, pendant sa vie ; après avoir acquis, en recherchant l'obscurité, une bien plus haute réputation qu'en recherchant la gloire terrestre, il mourut de la mort du juste en 1265, pour aller chanter au ciel les miséricordes du Seigneur.

Benoît XIV a approuvé le culte du bienheureux Egidius le 9 mars 1748, et sa fête se célèbre le 14 mai. Un ancien journal des rois de Portugal, cité dans les Actes des Saints, fait ainsi qu'il soit fait mention de la mort du bienheureux Egidius ou Gillis : « Saint Gillis, de l'Ordre des Frères Prêcheurs, alla à Dieu le quatorzième jour de mai, jour de l'Assomption de Notre-Seigneur Jésus-Christ, l'an de notre saint douze cent soixante-cinq ». — Ann. Dom., mai 1872, Acta Sanctorum et la plupart des hagiographies.

Événements marquants

  • Études à l'université de Coïmbre
  • Pacte avec le démon pour apprendre l'alchimie
  • Sept ans d'études occultes dans une caverne
  • Pratique de la médecine à Paris
  • Vision macabre dans un cimetière provoquant sa conversion
  • Entrée chez les Frères Prêcheurs à Valence en 1221
  • Récupération miraculeuse de son pacte de sang par la Vierge Marie
  • Nomination comme provincial de son ordre

Miracles

  • Transport aérien par Satan vers une caverne
  • Restitution miraculeuse du pacte de sang sur son prie-Dieu après sept ans de pénitence
  • Extases lors de la prononciation des noms de Jésus et Marie

Citations

De profundis clamavi ad te, Maria: Maria, exaudi vocem meam

— Prière d'Égidius pendant sa détresse à Paris

Date de fête

14 mai

Époque

13ᵉ siècle

Décès

14 mai 1265 (naturelle)

Invoqué(e) pour

repentir des grands pécheurs, protection contre les influences diaboliques

Autres formes du nom

  • Gilles (fr)
  • Gillis (fr)

Prénoms dérivés

Égidius, Gilles

Famille

  • Don Rodrigue de Vagliaditos (père)