Saint Guillaume de Breteuil

Abbé de Breteuil

12ᵉ siècle • saint

Résumé

Abbé bénédictin du XIIe siècle, Guillaume dirigea l'abbaye de Breteuil pendant trente ans avec ferveur et humilité. Reconnu pour sa sagesse et son savoir, il collabora avec de grands prélats de son temps et obtint la protection papale pour son monastère. Il mourut en 1130, laissant l'image d'un modèle de perfection monastique.

Biographie

SAINT GUILLAUME, ABBÉ DE BRETEUIL

AU DIOCÈSE DE BEAUVAIS (1130).

L'abbaye de Breteuil (Bretalium) appartenait à l'Ordre de Saint-Benoît ; elle fut fondée, ou plutôt restaurée, vers l'an 1050, par Gildoin, comte de Breteuil, père de Valéran, abbé de Saint-Vannes de Verdun, et de Hugues, évêque de Langres. Gildoin, qui plus tard fut lui-même religieux, releva ce monastère par le conseil de Drogon, évêque de Beauvais, et y mit pour premier abbé Favard, disciple de Richard, abbé de Verdun. Cette abbaye fut successivement dévastée par les Anglais et les Calvinistes. En 1645, elle embrassa la réforme de la Congrégation de Saint-Maur.

Il y avait longtemps que Guillaume édifiait de ses saints exemples les religieux du monastère, lorsque leurs suffrages l'appelèrent à succéder à Raoul, leur abbé, qui venait de mourir. Son élévation ne lui fit rien perdre de sa ferveur et de son humilité. Se regardant comme plus obligé encore de se montrer le modèle de ses frères, il leur traça, par sa propre vie, le sentier qu'ils devaient suivre pour arriver à la perfection de l'état monastique.

Guillaume gouverna l'abbaye de Breteuil d'une main aussi ferme que paternelle. Il fit régner dans sa communauté la piété, la discipline et l'amour de l'étude, et lui fit acquérir une si haute réputation de régularité et de science, que les plus nobles seigneurs travaillèrent à l'envi à augmenter sa prospérité temporelle. Par leurs largesses, elle acquit la propriété de plusieurs prieurés et domaines, faveurs dont Guillaume obtint la confirmation du pape Calixte II, au concile de Reims.

Guillaume ne consacra pas seulement à l'abbaye de Breteuil son savoir, sa sagesse et ses forces : il s'occupa avec une grande sollicitude des affaires de la religion et de l'Église. Dans les mesures à prendre pour réparer les maux causés par les invasions des Normands, il aida de son zèle et de ses lumières saint Thomas de Cantorbéry, saint Godofroi d'Amiens, saint Yves de Chartres, et quelques autres éminents prélats. Il fit aussi entendre d'utiles conseils dans plusieurs assemblées ecclésiastiques réunies à Beauvais et à Amiens, pour traiter de la paix de l'Église, de l'observation de la discipline et de la bonne administration des monastères.

Le bienheureux abbé mourut, en 1130, riche de mérites, et regretté de ses religieux qu'il avait guidés durant trente ans avec une si tendre sollicitude dans le chemin de la vie éternelle.

Extrait de la Vie des Saints de Beauvais, par l'abbé Sabatier.

Événements marquants

  • Religieux au monastère de Breteuil
  • Élection comme abbé en succession de Raoul
  • Confirmation des propriétés de l'abbaye par le pape Calixte II au concile de Reims
  • Participation aux assemblées ecclésiastiques de Beauvais et d'Amiens
  • Gouvernance de l'abbaye pendant trente ans