Saint Vivien de Saintes

Évêque de Saintes, Confesseur

Fête : 28 aout 5ᵉ siècle • saint

Résumé

Évêque de Saintes au Ve siècle, Vivien fut un défenseur acharné de son peuple face aux Wisigoths et aux pirates saxons. Ancien comte des Santons devenu prêtre, il obtint par sa sainteté et des miracles la libération des captifs à Toulouse auprès du roi Théodoric. Il mourut en 460 après avoir fait de la basilique Saint-Pierre sa cathédrale.

Biographie

SAINT VIVIEN, ÉVÊQUE DE SAINTES, CONFESSEUR

Amare proximum in Deo, charitatem habere est : studere vero propter Deum amari, charitati servire est.

Aimer le prochain en Dieu, c'est avoir la charité; s'appliquer à être aimé pour Dieu, c'est être esclave de la charité. Saint Bernard.

Vivien, nommé aussi Bibien et Bien, naquit à Saintes d'une famille distinguée. Quelques-uns le font descendre d'anciens rois du pays. On sait que les Romains reconnaissaient parfois, moyennant un tribut, de petits souverains dans certaines provinces. Le père de Vivien était un païen, et s'obstina dans ses erreurs malgré les beaux exemples de vertus chrétiennes que lui donnaient Maurella, son épouse, et son admirable fils. Aussi nos anciens hagiographes voient-ils une marque de juste réprobation dans l'éternel oubli auquel son nom demeure condamné.

Le père de Vivien plaça son fils à la cour, au milieu de toutes les séductions du monde, espérant lui faire perdre le goût de la vertu et de la piété chrétiennes. Quoi qu'il en soit, Maurella eut le bonheur de voir l'innocence et la foi de son fils échapper aux périls qui les menaçaient. Il avait seize ans quand elle confia son éducation à saint Ambroise, alors évêque de Saintes. Vivien fit, sous la direction de ce saint prélat, de rapides progrès dans les lettres sacrées et profanes. C'est alors que son père, cherchant à éblouir sa jeune âme par l'appât des honneurs et des dignités, lui obtint le titre et la charge de comte des Santons. Le jeune comte n'y vit que des devoirs à remplir, que des occasions de pratiquer la charité et de rendre à son pays d'importants services. Sous son gouvernement paternel et sa prudente administration, Saintes reprit un éclat nouveau, et brilla au premier rang entre les villes d'Aquitaine.

Mais cette charge que Vivien n'avait acceptée que par crainte, et pour empêcher son père de se porter aux derniers excès envers lui, il s'en débarrassa bientôt. Cédant à une soudaine inspiration, il renonce à tous les honneurs que le monde lui promet. Il fut bientôt ordonné lecteur par saint Ambroise, son évêque, qui se l'attacha, et le fit passer successivement par les ordres inférieurs dans le laps de temps exigé par les lois de l'Église. Enfin, parvenu à sa trente-troisième année, il fut élevé au sacerdoce.

Aussitôt après la mort de saint Ambroise, les suffrages des évêques de la province, du clergé, du sénat et du peuple, se portèrent unanimement sur Vivien pour l'élever sur le siège épiscopal. L'humilité du saint prêtre en fut alarmée, mais elle dut céder devant la volonté publique. Dans ces temps malheureux où la chute de l'empire romain et les incursions continues des barbares multipliaient les calamités, les évêques étaient d'ordinaire les seuls défenseurs des opprimés, le seul soutien des faibles. Leur maison était l'asile des proscrits et des fugitifs, leur inépuisable charité l'unique ressource

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de la misère publique. Tel se montra Vivien, se faisant tout à tous, comme l'Apôtre.

Il vivait en communauté avec ses clercs, et ne tarda pas à jeter avec eux les fondements d'un monastère et d'une basilique en l'honneur du Prince des Apôtres. Dans une vision céleste, les anges lui firent entendre qu'il devait faire, de la nouvelle église, la cathédrale de son diocèse. Ce monastère et cette basilique, construits dans l'ancienne cité romaine, sont devenus plus tard un prieuré conventuel de chanoines réguliers de Saint-Augustin, qui fut réuni à l'évêché, et, en dernier lieu, au grand séminaire de Saintes.

Dans le courant de l'année 419, l'empereur Honorius s'était vu contraint d'abandonner aux Wisigoths d'Espagne notre province d'Aquitaine. Toulouse devint leur capitale, et dès cette époque s'ouvrit une ère de calamités et de persécutions. Passionnément attachés à l'arianisme, ces peuples, quoique moins barbares que plusieurs autres, n'avaient que de l'antipathie pour le catholicisme et les mœurs romaines. En toute occasion, ils traitaient les orthodoxes comme les eussent traités les Huguenots au XVIᵉ siècle, et les révolutionnaires au XVIIIᵉ, couvrant le pays de ruines et de sang. Pour les soustraire à la profanation des hérétiques, les habitants de Saintes s'étaient vus obligés de détruire plusieurs des chefs-d'œuvre d'architecture qui faisaient la gloire de leur ville : ceux surtout qui, sous les remparts, auraient pu offrir un refuge à l'ennemi, furent sacrifiés à la sûreté commune. Enfin, poussés à bout par les exactions et les plus indignes vexations, les citoyens prirent les armes en 450, et chassèrent les officiers de Théodoric Iᵉʳ. Celui-ci, outré de colère, accourt ravageant toutes les villes qui se trouvent sur son passage, et vient mettre le siège devant Saintes. Son attaque vigoureuse a bientôt réduit aux abois les habitants ; leurs murailles s'écroulent sous les efforts des machines de guerre. Le fer, le feu et le pillage ont tout dévasté, et les richesses du pays sont absorbées dans le gouffre de l'insatiable cupidité du vainqueur. À tous ces désastres, Théodoric ajoute la servitude ; il emmène captifs à Toulouse tous les notables de Saintes, dans l'espoir que les privations et les mauvais traitements le débarrasseront, tôt ou tard, des plus considérables, dont il se promet de livrer en proie, à ses officiers, les terres et les trésors.

Un pasteur tel que saint Vivien ne pouvait abandonner ses brebis dans une telle détresse : il résolut de partager leur exil et leurs misères, pour ne pas les priver des ressources de sa charité, et protéger leur foi en péril au milieu des hérétiques. Sans autres armes que la prière et les austérités d'une vie pénitente, il entreprend ce long et périlleux voyage à la suite des captifs ; et voulant écraser par son humilité le faste des hérétiques, il se contente, pour tout équipage, d'un chariot grossier attelé de deux bœufs.

À son arrivée à Toulouse, son premier soin fut de se recommander au bienheureux Saturnin, pontife et martyr de cette ville. Il choisit sa demeure dans une bourgade des environs, assez rapprochée pour être à portée de secourir ses frères, et assez solitaire pour pouvoir y vivre tranquille à l'abri de la persécution et loin du tumulte de la capitale. C'est là qu'il passait les nuits en prières, demandant au Seigneur la délivrance de ses chers diocésains.

Pendant que notre Saint se livrait ainsi à la prière et aux œuvres de la charité, un voleur lui déroba les bœufs qui avaient traîné son chariot durant le voyage, et les cacha dans un lieu écarté. Tout à coup cet homme sent ses pieds fixés à la terre par une force invisible. En même temps une vive lumière brille à l'endroit où il a caché son larcin. Reconnaissant à ces

prodiges la main de Dieu qui le frappe, il se voit contraint d'avouer son crime, et d'implorer son pardon en se prosternant aux pieds du saint évêque, qui n'a cependant aucune autorité pour le punir. Vivien l'accueille avec douceur, lui offre même de l'argent pour l'aider à vivre sans recourir au vol, l'engageant à gagner désormais par son travail de quoi subsister honnêtement.

Ce trait admirable parvint aux oreilles du roi : Théodoric voulut voir Vivien. Il le fit mander au palais et lui fit l'insigne honneur de l'inviter à sa table avec d'autres prélats qui se trouvaient à Toulouse. Malgré sa répugnance pour la société et les faveurs de ce prince hérétique, le saint Évêque crut devoir accepter, afin de se ménager un accès favorable auprès de Théodoric, dans l'intérêt des détenus saintongeais.

Au moment du repas, tous les évêques présents, Ariens pour la plupart, offrirent successivement la coupe au monarque, suivant l'usage du temps. Quand arriva le tour de Vivien, celui-ci refusa de prendre la coupe, sans se préoccuper du mécontentement que son refus causait au roi. Ce dernier, en effet, en devint furieux. « Prince », lui dit alors avec dignité le noble pontife, « ministre des autels, je ne puis offrir le calice des autels qu'aux enfants de l'Église ; et, à moins d'un retour sincère à l'orthodoxie, je ne puis donc vous rendre l'honneur que vous attendiez de moi ».

Ce langage, vraiment épiscopal, ne fit qu'enflammer la colère de Théodoric. Dans son emportement, il jure de tirer une éclatante et sanglante vengeance de ce qu'il regarde comme une insulte, au lieu d'y voir une leçon salutaire qui méritait sa reconnaissance, et que lui devait en conscience un évêque selon le cœur de Dieu.

Vivien, calme au milieu de la tempête, sortit de table et se rendit à l'église du saint martyr Saturnin. Théodoric, ivre de colère et d'orgies, s'était déjà endormi quand le vénérable prélat accorda un peu de repos à son corps fatigué par la longueur et les génuflexions de l'office de la nuit. En ce moment, par les mérites du bienheureux Saturnin, il apparaît en songe au roi des Wisigoths, et le frappe d'une telle épouvante que quand celui-ci, à demi mort de frayeur, fut sorti de cet accablant sommeil, la colère et les menaces de la veille firent place à des sentiments de respect et de bienveillance pour l'évêque de Saintes. Le prince, qui ne respirait auparavant que fureur sanguinaire, était devenu, sous l'empire de la grâce de Jésus-Christ, doux, humble et suppliant. Dès le matin, Vivien est mandé auprès du roi. Théodoric, en le voyant, s'excuse des scènes de colère qu'il a données la veille, et pour gagner la confiance du Prélat, il est le premier à lui parler du motif de son voyage à Toulouse. « Bienheureux Pontife », lui dit-il, « veuillez oublier les excès de notre emportement. En réparation, nous vous accordons l'objet de vos désirs. Nous sommes disposés à ne rien refuser de ce qui peut vous être agréable ». À ce langage le saint Évêque comprit que Dieu seul avait pu changer ainsi ce cœur orgueilleux et calmer cette âme violente et vindicative. Il demanda donc sans hésiter la délivrance de ses chers diocésains. Elle lui fut accordée sur-le-champ, et on leur rendit même les biens qu'on leur avait pris. Vivien revint avec eux à Saintes n'emportant pour sa part que les mérites de ses bienfaits. Le retour des captifs dans leurs foyers fut salué par les démonstrations les plus enthousiastes : de toute part, c'étaient les cris de joie de la cité qui revoyait ses enfants, et les actions de grâce de l'Église de Saintes heureuse de recevoir son saint et charitable pasteur.

Plus tard, une autre circonstance offrit à saint Vivien une nouvelle

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occasion de signaler son généreux dévouement à son peuple. D'innombrables pirates saxons désolaient tous les points du littoral de l'Océan. Une de leurs flottes vint aborder en Saintonge, en un lieu nommé Marciac, dans les anciens historiens. Toute la contrée envahie fut mise à feu et à sang. La soif d'un plus riche butin poussa bientôt les Saxons vers Saintes qu'ils espéraient surprendre. Hors d'état de résister aux forces supérieures de cette nuée de barbares, les habitants ne se déconcertent pas néanmoins ; ils ont éprouvé déjà l'efficacité des prières de leur saint Pontife ; ils ont recours à lui comme à leur meilleur défenseur. Les Saxons cependant entourent la ville ; leurs machines sont déjà dressées pour battre en brèche les remparts, quand, tout à coup, toutes les défenses de la place leur paraissent couvertes d'innombrables combattants dont l'attitude menaçante les déconcerte. Les Saxons ne se sentent pas plus de force pour la résistance que pour l'attaque : sur tous les points, on les voit battre en retraite, demandant la paix et criant merci. Ils regagnent précipitamment Marciac et se rembarquent, attribuant hautement leur déroute à une puissance céleste fléchie par les prières de quelque mort vertueux. Vivien, en effet, avait obtenu par ses mérites et sa puissante intercession la délivrance de sa patrie sans effusion de sang. Le nom du saint Évêque devint bientôt célèbre, et l'on voyait accourir de toute part une foule d'affligés dont il était l'unique ressource.

Le jour approchait où Vivien allait quitter cette vie. Il eut le bonheur, avant de mourir, de voir achever la basilique qu'il élevait en l'honneur de saint Pierre et dont il avait reçu du ciel l'ordre et l'inspiration de faire l'église épiscopale, ainsi que nous l'avons rapporté plus haut. L'édifice, admirable par ses proportions et la richesse de son architecture, s'élevait sur le coteau où on a construit au XVIIIᵉ siècle le Séminaire diocésain. Ce lieu était déjà, du temps de saint Grégoire de Tours, un faubourg de Saintes.

Vivien se disposait à faire la dédicace solennelle de la nouvelle cathédrale. L'esprit de prophétie, dont Dieu le favorisait, lui fit connaître le jour de sa fin prochaine. Il prit donc ses mesures de façon que ses propres funérailles coïncidassent avec la consécration de sa basilique, et convoqua à temps les évêques voisins. En attendant, il appelle près de lui les gens de sa maison, laïques et ecclésiastiques, donne à chacun le baiser de paix, indique le jour de sa mort, et prescrit la manière dont il veut que son corps soit déposé dans le tombeau. Pendant trois jours il ne cesse d'exhorter son clergé à demeurer uni par les liens d'une charité parfaite, pour lutter avec avantage en faveur de la vraie religion. Le troisième jour, en présence des évêques invités et des clercs des divers ordres, abandonnant son corps à la terre, il rendit son âme au ciel où elle alla recevoir, dans l'assemblée des anges, le vêtement d'une gloire immortelle.

À la nouvelle de cette mort le deuil fut général dans la ville et dans toute la contrée. Un rayon de consolation divine brillait néanmoins au milieu de la tristesse générale : Vivien, disait-on, est allé recevoir dans la patrie céleste la glorieuse récompense due à ses mérites, et du séjour de l'éternelle félicité, il nous fera encore ressentir sa bonté toujours compatissante et sa paternelle protection. On jugea donc que puisque son âme était au ciel, il convenait que son corps fût joint aux saintes reliques préparées pour la consécration des nouveaux autels. La déposition de saint

Vivien eut ainsi lieu le même jour que cette auguste cérémonie dont elle fit même partie. C'était le 28 du mois d'août 460, selon quelques historiens.

On pourrait représenter saint Vivien : 1° ressuscitant un mort : ce miracle opéré par le Saint sur un habitant de Saintes, a en effet fourni le sujet d'un tableau qui se voit dans l'église paroissiale de Pons ; 2° guérissant un malheureux tout noir de lèpre ; 3° traçant le signe de la croix sur le corps inanimé d'un enfant qu'une vipère avait mordu, et le rendant plein de santé à ses parents éplorés.

[ANNEXE: CULTE ET RELIQUES.]

Chaque année, pendant bien des siècles, les pèlerins venaient en foule, le 28 août, vénérer les reliques du saint Évêque. Ce n'est que depuis peu d'années que l'Église de Saintes en célèbre la fête à ce quantième consacré par une tradition quatorze fois séculaire. La Saint-Vivien était pour la Saintonge une de ces époques remarquables de l'année que l'on désignait dans les actes publics comme terme d'échéance. La dévotion à cet admirable Pontife fut, dans tous les temps, si populaire, que son ancien diocèse ne comptait pas moins de dix-sept églises paroissiales qui lui ont été dédiées. On en trouve encore un certain nombre dans les diocèses de Bordeaux, d'Angoulême, d'Agen et de Bayonne. Sur la lisière de la forêt de Bonon il existait un monastère de religieuses de Fontevrault, dont la chapelle dite de Saint-Divien se voit encore. Près d'Aigrefeuille-d'Aulnis il y avait également un couvent d'hommes sous le même vocable. Il n'existe plus de ce dernier que le nom de Saint-Bien, abréviation fréquemment notée, surtout en dehors de notre diocèse.

Le Chapitre de Saintes honorait saint Vivien d'une dévotion toute particulière. Chaque année, la veille de la fête de ce Saint, au soir, une députation de Chanoines se rendait en procession à son église pour y chanter Matines, en grande solennité, avec le clergé du lieu dont le chapelain présidait au chœur. Cette fête était du nombre de celles qui se célébraient avec octave dans l'ancienne cathédrale de Saintes.

Au XVe siècle, l'évêque Eusèbe entreprit de reconstruire l'église de Saint-Vivien sur un plan plus vaste. La mort l'empêcha d'achever son œuvre. Emérins, son successeur, dépourvu de ressources suffisantes pour terminer ce somptueux édifice, eut recours à la générosité de son métropolitain, saint Léonce le Jeune. Cet illustre prélat, au moment d'être élevé à l'épiscopat, se trouvait engagé dans les liens du mariage avec Placidine, princesse de sang impérial. D'un commun consentement, les deux époux se séparèrent pour vivre dans la continence, quand l'Église de Bordeaux eut choisi Léonce pour son premier pasteur. Placidine avait été la première à suggérer à son mari d'accepter cette dignité dans l'intérêt du catholicisme. Depuis ce jour, Léonce et Placidine employaient leurs immenses revenus à construire et à doter des églises. Un des plus beaux monuments de leur pieuse libéralité fut l'église de Saint-Vivien de Saintes, dont la splendeur et l'élégance ont inspiré à saint Venance Fortunat de beaux vers à la louange des généraux fondateurs. De magnifiques lambris ornaient l'intérieur du nouveau sanctuaire. Un habile artiste y avait sculpté des figures d'animaux avec tant de vérité qu'on les aurait cru vivants, dit le poète. Le tombeau du Saint était surtout d'une richesse merveilleuse. Il était couvert de lames d'argent ciselé et incrusté d'or, et l'art avec lequel ces métaux précieux étaient combinés en rehaussait singulièrement l'éclat.

Le corps entier de saint Vivien fut conservé dans cette église jusqu'au IXe siècle. À cette époque, par un de ces stratagèmes que la piété du temps se croyait permis, des religieux du monastère de Figeac parvinrent à dérober une partie considérable des reliques du saint Évêque et les apportèrent à leur abbaye où elles opérèrent de nombreux miracles. L'auteur de la relation de ce larcin en rapporte plusieurs dont il fut témoin oculaire dans deux Conciles où ces précieuses reliques avaient été portées en grande pompe. Ces Conciles sont ceux de Clermes, en Auvergne, et de Limoges, assemblés l'un et l'autre pour régler ce qu'on appelait alors la Trêve de Dieu.

Ces mêmes reliques de saint Vivien furent tirées du trésor de Figeac, en 1229, par ordre de Bertrand de Cardaillac, évêque de Cahors, pour être exposées solennellement à la vénération des fidèles. Au XVe siècle, Guy de Rochechouart, évêque de Saintes, envoya une portion de celles que l'on conservait dans cette dernière ville, à l'église paroissiale, érigée à Rouen depuis plusieurs siècles, sous le vocable de saint Vivien. Des grâces signalées qu'on y avaient souvent obtenues avaient rendu célèbre ce sanctuaire.

Au XVIe siècle, l'église de Saint-Vivien de Rouen fut brûlée par les protestants avec tout ce qu'elle contenait de reliques ; à Saintes, le tombeau et l'église du saint Évêque éprouvèrent le même sort.

Extrait du Bulletin religieux de La Rochelle et Saintes.

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Événements marquants

  • Nomination comme comte des Santons par son père
  • Ordination comme lecteur puis prêtre à 33 ans par saint Ambroise
  • Élection à l'épiscopat de Saintes après la mort de saint Ambroise
  • Siège de Saintes par Théodoric Ier en 450 et captivité des notables
  • Voyage à Toulouse pour plaider la cause des captifs auprès du roi Wisigoth
  • Délivrance miraculeuse de Saintes face aux pirates saxons à Marciac
  • Dédicace de la basilique Saint-Pierre et mort du saint

Miracles

  • Voleur de bœufs immobilisé par une force invisible
  • Vision de saint Saturnin effrayant le roi Théodoric
  • Apparition d'une armée céleste sur les remparts de Saintes contre les Saxons
  • Résurrection d'un mort à Pons
  • Guérison d'un lépreux
  • Guérison d'un enfant mordu par une vipère

Citations

Prince, ministre des autels, je ne puis offrir le calice des autels qu'aux enfants de l'Église ; et, à moins d'un retour sincère à l'orthodoxie, je ne puis donc vous rendre l'honneur que vous attendiez de moi.

— Paroles de Saint Vivien à Théodoric

Date de fête

28 aout

Époque

5ᵉ siècle

Décès

28 août 460 (selon certains historiens) (naturelle)

Invoqué(e) pour

protection contre les invasions, guérison de la lèpre, morsures de vipères, délivrance des prisonniers

Autres formes du nom

  • Bibien (fr)
  • Bien (fr)
  • Divien (fr)

Prénoms dérivés

Vivien, Bibien, Bien

Famille

  • Maurella (mère)
  • Inconnu (nom condamné à l'oubli) (père)