Sainte Apronie (Évronie)
Vierge
Résumé
Sœur de saint Épvre, Apronie (ou Évronie) vécut d'abord à Toul avant de se retirer à Troyes où elle mourut vers 420. Reconnue pour sa piété et sa vie retirée, ses reliques furent plus tard transférées à Toul par l'évêque saint Gérard. Son culte est resté vivant à travers les siècles, notamment à Toul et dans ses environs.
Biographie
SAINTE APRONIE OU APRONE,
VULGAIREMENT SAINTE ÉVRONIE, VIERGE (vers 420). — SAINT ÉVRARD, BERGER,
Sainte Évronie, sœur de saint Épvre, avait suivi son frère à Toul, et s'y livrait, à son exemple, à tous les exercices de la piété. Mais à la mort du pieux évêque, l'amour de la patrie se réveilla dans son cœur, et elle vint se fixer à Troyes, dont elle édifia les habitants par sa vie sainte et retirée. Elle vécut encore quelques années ; et, quand Dieu l'eut réunie au frère chéri qu'elle avait pleuré sur la terre, il la jugea digne des honneurs sacrés, et son nom ne tarda pas à prendre place dans divers martyrologes.
Elle sortit de ce monde vers l'an 420 et reçut la sépulture à Troyes où elle était décédée : saint Gérard, désireux d'enrichir de saintes reliques la cathédrale qu'il faisait construire, sollicita et obtint du peuple de Troyes le corps de la sœur de l'un de ses illustres et saints prédécesseurs. Il en plaça les plus insignes portions dans une magnifique châsse, pour les exposer dans son église de Toul et fit présent du surplus à l'abbaye de Saint-Épvre où il fut conservé jusqu'à la Révolution de 1793 dans un buste remarquable par sa richesse et refait, en 1398, par Waudric, de Vaucouleurs, chanoine de Toul. À cette époque de sang et de désastres, la partie des reliques de la Sainte que l'on honorait à la cathédrale fut sauvée avec celle de plusieurs autres Saints, par la piété de M. l'abbé Aubry, alors vicaire du chapitre, et qui, après le calme rétabli, les plaça dans l'ancienne collégiale devenue paroissiale de Saint-Gengoult dont il avait été nommé curé. La portion vénérée à Saint-Épvre fut mise en sûreté par Dom Nicolas Bassigny, prieur du monastère, qui, en 1803, en gratifia M. l'abbé de Goussonville, décédé curé de Montenoy. Ce dernier en fit présent, le 14 juillet 1820, à M. Antoine, curé de Saint-Épvre de Nancy, pour sa paroisse. M. Antoine en détacha une faible partie pour l'église de Houdreville et plaça ce qu'il avait conservé dans un reliquaire décent. Aujourd'hui le chef de sainte Aprone est retourné à la cathédrale de Toul, nous ne dirons pas par quelle voie ; les ossements qui l'accompagnaient sont restés à Saint-Gengoult, et la relique de l'abbaye bénédictine est vénérée dans les deux églises que nous venons de nommer.
Nous devons cette notice à l'obligeance de M. l'abbé Guillaume, chanoine de Nancy.
Événements marquants
- Suit son frère saint Épvre à Toul
- Retour à Troyes après la mort de son frère
- Vie sainte et retirée à Troyes
- Décès vers 420
- Translation de ses reliques de Troyes à Toul par saint Gérard