Sainte Procule
Vierge et Martyre, Patronne de Gannat
Résumé
Princesse du Rouergue vouée à Dieu, Procule s'enfuit de Rodez pour échapper à un mariage forcé avec le seigneur Géraud. Réfugiée près de Gannat, elle y est retrouvée et décapitée par son prétendant éconduit. Selon la légende, elle porta sa tête jusqu'à l'église locale, provoquant la conversion de son bourreau.
Biographie
SAINTE PROCULE, VIERGE & MARTYRE,
PATRONNE DE GANNAT, AU DIOCÈSE DE MOULINS
XIe ou XIIe siècle.
Omnis qui reliquarit patron aut matrem propter nomen meum, centuplum accipiat et vitam aeternam possidebit.
Celui qui pour plaire à Dieu quitte son père et sa mère de la terre, recevra le centuple en ce monde et la vie éternelle en l'autre.
Matth., XIX, 29.
Sainte Procule, fille unique d'une des plus illustres familles du Rouergue, naquit à Rodez. Dès sa plus tendre enfance, Dieu sembla la prédestiner visiblement à une haute sainteté; car, semblable en cela à quelques autres saints, le mardi et le jeudi de chaque semaine, elle ne suçait le lait de sa mère qu'une seule fois le jour. Ainsi, dans un âge où les enfants ne suivent que l'instinct de la nature, elle obéissait déjà aux mouvements de la grâce.
Prévenue de si bonne heure des bénédictions du ciel, à peine put-elle connaître son Dieu qu'elle se consacra entièrement à son service. Quoique née et élevée au milieu du luxe et des grandeurs, elle n'y attacha point son cœur; elle ne montra que de l'éloignement et du dégoût pour les amusements frivoles et les fêtes profanes. Elle visitait souvent les églises et ne paraissait en public que quand la nécessité ou la bienséance l'y obligeait; alors elle montrait une modestie si aimable, un tact si délicat, une urbanité si chrétienne, que tous en étaient saisis d'admiration.
Elle était douée de tous les dons qui pouvaient la rendre agréable aux hommes. Son esprit vif et pénétrant, son naturel doux, affable et bienfaisant, sa piété surtout qui donnait une forme si aimable à ces qualités naturelles, et enfin sa beauté remarquable, qui n'était que le reflet de son âme, faisaient de la jeune Procule un objet d'estime et d'admiration pour tous ceux qui la voyaient.
Mais Dieu avait formé ce cœur pour se le réserver à lui seul; le monde n'en était pas digne, et Procule, poussée par la grâce de l'Esprit-Saint, avait de bonne heure consacré et voué sa virginité à l'Époux céleste, à l'Agneau sans tache; elle lui avait donné son cœur tout entier.
Ses parents, chrétiens d'ailleurs, mais imbus des maximes du monde, avaient d'autres vues sur elle; ils ne possédaient que cette fille pour héritière de leur nom illustre et de leurs grands biens; en elle résidaient leurs espérances mondaines. Aussi suivirent-ils d'un œil inquiet ses progrès dans la sainteté; ils avaient déjà quelques pressentiments; mais ils se rassuraient à cause de sa grande jeunesse et de sa parfaite obéissance. Ils ne connaissaient pas encore la généreuse fermeté de son cœur.
Dès qu'elle eut atteint l'âge de seize ou dix-sept ans, ils songèrent à lui chercher un époux qui fût digne d'elle et des grands biens dont elle devait être l'unique héritière. Ils crurent avoir trouvé ce qu'ils désiraient dans la
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personne d'un jeune et riche seigneur, nommé Géraud, qui, charmé des qualités de Procule, aspirait à devenir son époux. Les parents de la Sainte s'empressèrent de faire connaître à leur fille ce désir et ce choix de leur cœur. Procule leur répondit avec beaucoup de respect et de douceur, mais avec une fermeté qu'on ne lui connaissait pas, qu'elle avait déjà disposé de ses affections, et que Jésus-Christ seul était le roi de son cœur et seul serait son époux pour l'éternité.
Ses parents, fort surpris d'une réponse si peu attendue, employèrent tout ce que leur amour leur suggéra de plus propre à ébranler sa constance : ils n'épargnèrent ni les larmes, ni les caresses, ni même les menaces, pour la faire changer de dessein ; mais tous leurs efforts furent inutiles.
Quand la Sainte se fut retirée dans son appartement, elle s'empressa de se jeter à genoux pour renouveler à son divin Époux l'engagement qu'elle avait déjà pris, et pour lui demander la force de surmonter les obstacles qui menaçaient de la séparer de lui. Jésus-Christ, qui aime tant le don des cœurs purs et qui veut bien être l'époux des âmes chastes, fut touché de tant d'amour et de générosité. Il voulut à son tour honorer la Sainte de ses faveurs et lui accorder un témoignage sensible de l'acceptation de son cœur. Il lui envoya donc, par le ministère de l'ange Gabriel, une bague d'or pour gage de son amour et de la sainte alliance qu'il contractait avec elle. Sainte Procule fut tellement fortifiée par cette glorieuse marque de l'amour de son céleste Époux, qu'elle ne craignit plus de soutenir les plus rudes combats pour lui garder sa fidélité.
L'occasion ne tarda pas à s'en présenter. Les parents de la Sainte, obstinés dans leur dessein, après avoir passé quelque temps sans lui parler de mariage, résolurent de briser sa résistance en lui faisant une violence subite. Ils la fiancèrent malgré elle à Géraud, et fixèrent l'époque de la cérémonie des noces. Procule, ferme dans sa résolution et confiante dans son fidèle époux, attendait sans crainte le jour redoutable.
Il arriva, et, dès le matin, tout était disposé pour la fête avec la pompe et la magnificence qui convenait à une famille de ce rang. Les amis de la maison étaient venus assister à cette brillante cérémonie, et le fiancé Géraud était déjà arrivé, suivi d'un train magnifique : il attendait, avec tous les invités, Procule sa fiancée, qui seule manquait, pour commencer la cérémonie.
Pendant ce temps, Procule, retirée seule dans son appartement, se jeta aux pieds de son divin Jésus, et le pria instamment de la protéger dans une conjoncture si périlleuse, et de lui faire connaître ce qu'elle devait faire. Elle entendit alors une voix qui lui adressa les mêmes paroles que Dieu avait adressées à Abraham : « Sortez de votre famille et de votre pays, et venez dans la terre que je vous montrerai ».
Aussitôt elle se relève, pleine de force et de courage, quitte les vêtements somptueux dont on l'avait parée, et se revêt de méchants habits pour mieux cacher sa fuite, et pour se rendre plus conforme à la pauvreté de son céleste Époux. Sous ce déguisement, elle sort furtivement de la maison de ses parents, et s'enfuit dans les bois et dans les montagnes, sans autre guide que l'ange gardien qui l'accompagne.
Elle traverse ainsi tout le pays très-montagneux qui sépare le Rouergue de l'Auvergne ; rien ne l'arrête, ni les rochers, ni les précipices, ni les forêts sombres. Elle traverse encore l'Auvergne entière, échappe à tous les dangers, surmonte toutes les fatigues auxquelles elle était si peu accoutumée ; mais l'amour de son Dieu lui donne de la force et des ailes, et la protège contre tous les périls.
SAINTE PROCULE, VIERGE ET MARTYRE.
Elle arriva jusque dans le Bourbonnais, à un quart de lieue de la petite ville de Gannat. Là elle s'arrêta devant ce site pittoresque et désert : au fond, le ruisseau limpide d'Andelot, dominé par deux collines gracieuses, et à leur pied, un rocher dans lequel elle découvrit une petite caverne. La Sainte, fatiguée de son voyage, s'établit dans cette caverne pour se reposer, et pour s'entretenir dans la solitude avec son céleste Époux, en attendant qu'il disposât d'elle comme il voudrait.
Géraud et toute l'assistance étaient dans une impatience extrême de voir commencer la solennité des noces ; on n'attendait plus que la fiancée. Enfin, on envoya une servante de la maison pour amener la reine de la fête ; elle trouva l'appartement désert et la robe de noce jetée à terre. Elle revint aussitôt, pour faire part de cette triste nouvelle, et, à la vue des habits de fête que Procule avait laissés, on ne douta plus de son déguisement et de sa fuite.
Toute la maison fut alors remplie de confusion, de bruit et de trouble ; les préparatifs de la fête brillante accrurent encore la déception universelle. Le père de Procule, consterné tout d'abord, entra bientôt dans une violente colère ; il fit quelques excuses à Géraud, lui permit, le pria même de chercher la fugitive, non plus pour lui offrir une alliance dont elle s'était rendue indigne, mais pour la châtier, comme elle méritait ; et, dans l'emportement de sa fureur, il lui céda tous ses droits de père et lui recommanda même de ne pas épargner la vie de Procule, si, après l'avoir trouvée, il ne pouvait la ramener. Géraud, plus irrité qu'aucun autre, et de son amour méprisé, et de son orgueil blessé, s'élança avec ardeur à la poursuite de la fugitive.
Il erra quelque temps, comme au hasard, mais il finit par découvrir les traces de celle qu'il recherchait, et, d'indications en indications, il réussit à suivre lentement, mais sûrement, celle qui ne pouvait plus désormais lui échapper. Il traversa ainsi l'Auvergne et vint dans le Bourbonnais, jusque près de la retraite de sainte Procule, qui se croyait en sûreté.
Non loin de là, il rencontra des bergers qui gardaient leurs troupeaux, et il leur demanda s'ils n'avaient point vu une étrangère dont il leur dépeignit le portrait. Les bergers répondirent qu'ils l'avaient vue ; mais soupçonnant quelque mauvais dessein de la part de ce jeune seigneur, ils refusèrent de trahir la retraite de celle qu'ils vénéraient déjà comme une sainte. Géraud fit alors briller à leurs yeux l'appât d'une riche récompense, en les assurant que son dessein était de la ramener chez ses parents, d'où elle s'était échappée. Les bergers, éblouis et vaincus, livrèrent leur secret et découvrirent la retraite de la Sainte.
Géraud s'avança vers elle ; à sa vue, il retrouva toute la vivacité de sa passion, et entreprit de la ramener par les moyens de la douceur et de la persuasion. Celle-ci, après le premier moment de surprise, demeura inflexible dans sa résolution et ne fit à toutes les instances de Géraud que cette ferme réponse : « Je ne reconnaîtrai jamais que Jésus-Christ pour mon époux, et je lui serai fidèle jusqu'à l'effusion de mon sang, s'il le faut ».
Ce refus changea la modération de Géraud en une rage violente et une haine insensée ; il se rapproche vivement de sa victime, afin d'exercer sur elle l'autorité dont le père l'avait investi, et de l'emmener de force ou de la faire mourir. Procule prend aussitôt la fuite, et, pour éviter son
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persécuteur qui lui ferme le chemin, elle passe à travers des rochers inaccessibles, qui, semblant vouloir lui livrer passage, se ramollissent sous son poids, et gardent encore l'empreinte de ses doigts et de ses genoux.
Son bourreau, plus insensible et plus dur que les rochers eux-mêmes, s'élance à sa poursuite et l'atteint à cent pas de la ville de Gannat. Là, il lui réitère ses ordres; la Sainte persiste dans sa résolution, et Géraud, exaspéré par une telle résistance, tire son épée et lui dit : « Procule, vous n'êtes pas moins indigne de la vie que de mon alliance; vous n'avez pas voulu de moi pour époux, vous m'aurez pour bourreau ».
La Sainte, à ces mots, tombe à genoux, fait le signe de la croix, prononce le nom de Jésus, son divin Époux, en lui offrant son cœur et sa vie; et sa tête roule sous le glaive du meurtrier.
Mais, ô prodige ! la vierge se relève, comme si elle eût été pleine de vie; elle prend sa tête entre ses bras, et marche d'un pas assuré vers la ville de Gannat qui était toute voisine. À la vue d'un miracle si étonnant, Géraud, éclairé par la grâce, se prosterna aux pieds de la Sainte, pour implorer son pardon. La Sainte, s'arrêtant alors, se tourna vers son bourreau tout baigné des larmes du repentir, et, par un nouveau miracle, l'assura en quelques paroles de son pardon le plus généreux; puis elle reprit sa marche vers la ville.
Géraud persévéra dans sa conversion; afin d'expier son crime, il passa le reste de ses jours dans une solitude, menant la vie d'anachorète, et, après avoir pratiqué les vertus les plus admirables, il mourut en odeur de sainteté, et fut même honoré comme Saint.
Sainte Procule, arrivée à Gannat, traversa plusieurs rues, à la stupéfaction des habitants. Plusieurs d'entre eux lui jetèrent mille insultes, la traitant de sorcière, et attribuant à l'action du démon un prodige si surprenant. Ils portèrent la peine de leur impiété; les uns furent affligés de maladies incurables; les autres, réduits à une extrême indigence, après avoir possédé de grands biens; les autres furent privés de sépulture après une mort violente ou honteuse.
Sainte Procule arriva ainsi jusqu'à l'église de Sainte-Croix, et alla se prosterner au pied d'un autel, où un prêtre, nommé Paul, célébrait le saint sacrifice. On la vit à genoux, tenant entre ses mains sa tête tranchée et sanglante, et l'offrant à Jésus-Christ, comme un témoignage suprême de sa fidélité et une preuve éclatante de son amour; puis, ses mains défaillantes laissèrent échapper sa tête, et son corps s'affaissa sur lui-même pour ne plus se relever. Les prêtres s'étant assemblés, délibérèrent au sujet de la sépulture dont il fallait honorer de si saintes reliques; ils députèrent deux des plus anciens d'entre eux à Clermont, pour donner avis à l'évêque de ce qui s'était passé.
À cette nouvelle, le prélat, accompagné de son archidiacre et des principaux de son clergé, se rendit à Gannat, pour célébrer en personne les obsèques de la sainte Martyre. Le bruit de ces prodiges si extraordinaires, se répandit promptement dans le pays, et une prodigieuse affluence de peuple se pressa pour assister à la cérémonie, et pour vénérer le corps de la Sainte, qui fut ensuite inhumé près du grand autel de l'église de Sainte-Croix.
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[ANNEXE: CULTE ET RELIQUES. — PÈLERINAGE.]
Le tombeau de sainte Procule devint bientôt célèbre; il fut le but du pèlerinage d'une multitude de fidèles qui venaient le vénérer et lui demander de nombreuses guérisons. Les miracles qui s'y opérèrent y attirèrent encore plus d'affluence, et l'évêque de Clermont se vit obligé de faire la translation de ces saintes reliques. Il se rendit donc à Gannat, accompagné d'un nombreux clergé, enferma le corps de la Sainte dans une chasse de bois enveloppée d'une étoffe rouge, et la plaça sur l'autel.
Les miracles s'y multiplièrent encore tellement, et les habitants de Gannat en reçurent des bienfaits si signalés, que la reconnaissance les obligea d'opérer une seconde translation de ces reliques si précieuses dans une magnifique chasse d'argent, afin qu'elles fassent mieux honorées. Cette cérémonie se fit sous l'épiscopat de Joachim d'Estaing, évêque de Clermont.
Le bruit des miracles nombreux opérés par sainte Procule se répandit jusqu'à Rodez qui avait été sa patrie. Les habitants de cette ville, désireux de rendre à leur sainte compatriote un culte plus particulier, et de s'attirer ses faveurs spéciales, conçurent le dessein d'acquérir une relique insigne de cette sainte Martyre. Les religieux et les prêtres de la fraternité de Saint-Amans, présidés par Antoine Monmaton, curé de cette église, députèrent, le 17 juillet 1673, deux prêtres de leur société, pour présenter au curé et aux prêtres de Sainte-Croix de Gannat une pétition leur demandant une relique insigne de leur glorieuse patronne, et leur offrant en échange une relique de saint Naamas, l'os du fémur. Les deux députés se rendirent à Gannat, le 7 août, et présentèrent leur requête qui fut agréée du clergé.
On fit l'ouverture de la chasse d'argent et on en retira un os du bras, le cubitus qu'on mit dans une boîte scellée, et tout le peuple avec le clergé accompagna processionnellement la relique jusque hors de la ville, avec les témoignages du respect dû à une sainte si illustre.
Lorsqu'on fut prévenu, à Rodez, de l'arrivée de cette relique, une foule de peuple précédée du clergé, de tous les corps religieux et de toutes les corporations civiles, ainsi que de toutes les musiques, s'avança à plus d'une lieue hors de la ville, pour recevoir avec honneur un trésor si vénérable et si précieux.
Une partie de cette relique se perdit pendant la Révolution; ce qu'on put en sauver a été depuis partagé avec la cathédrale.
Les habitants de Gannat, pleins de vénération et de reconnaissance pour leur bienfaisante patronne, élevèrent une chapelle à l'endroit où sainte Procule s'était arrêtée, à son arrivée dans le pays; elle fut nommée le Pas de sainte Procule; ils en construisirent une autre au lieu où elle avait subi le martyre. De plus ils établirent en l'honneur de leur Sainte deux confréries qui furent longtemps florissantes, et ne contribuèrent pas peu à entretenir la ferveur de la piété dans les âmes.
L'église de Saint-Amans a une chapelle ornée d'un vitrail, dédiée à sainte Procule; cette sainte est l'une des principales patronnes de la congrégation des jeunes personnes, et sa fête se célèbre chaque année avec une solennité particulière. Le diocèse de Rodez célèbre son martyre le 3 septembre; la ville de Gannat, le 13 octobre, et la translation de ses reliques, le 9 juillet.
Les miracles que sainte Procule a opérés sont innombrables; ils ont attiré à Gannat un grand concours de pèlerins. Les reliques de sainte Procule y furent religieusement conservées jusqu'au moment où l'ouragan révolutionnaire souffla sur elles et les dispersa sans retour. Toutefois, quand après la tempête revinrent des jours calmes et sereins, la ville de Rodez, qui avait obtenu de la ville de Gannat une relique insigne de sainte Procule, fit don, à son tour, d'un fragment de cette relique à la piété toujours subsistante des habitants de Gannat. On la conserve encore de nos jours dans la chapelle de Sainte-Procule, et chaque année, les jeunes filles de la ville, vêtues de robes blanches et ceintes de cordelières couleur de pourpre, afin de rappeler, par ce double symbole, la pureté et le martyre de sainte Procule, se font un honneur de la porter en triomphe à la procession qui se fait, autour de la ville de Gannat, le jour de sa fête. Cette fête primitivement fixée au 12 octobre, se célèbre maintenant dans tout le diocèse de Moulins, le 9 juillet de chaque année. À Gannat, lorsque le 9 juillet n'est point un dimanche, la fête solennelle est renvoyée au dimanche suivant.
Nous avons extrait cette biographie des Saints du Rouergue, par M. l'abbé Serrières, et de la Vie de sainte Procule, par M. l'abbé Cornil, prêtre du diocèse de Moulins.
VIES DES SAINTS. — TOME VIII. 9 JUILLET.
Événements marquants
- Naissance à Rodez dans une illustre famille
- Vœu de virginité secret dès l'enfance
- Réception d'une bague d'or de l'ange Gabriel comme gage d'alliance céleste
- Fiançailles forcées avec le seigneur Géraud
- Fuite déguisée du domicile paternel vers l'Auvergne et le Bourbonnais
- Retraite dans une caverne près de Gannat
- Décapitation par Géraud après avoir refusé de le suivre
- Céphalophorie : marche avec sa tête entre les mains jusqu'à l'église Sainte-Croix
Miracles
- Jeûne partiel dès l'allaitement (mardi et jeudi)
- Apparition de l'ange Gabriel apportant une bague d'or
- Rochers se ramollissant sous ses pas pour faciliter sa fuite
- Céphalophorie (marche après décapitation)
- Parole post-mortem pour pardonner à son bourreau
- Châtiments divins (maladies, indigence) sur les moqueurs de Gannat
Citations
Je ne reconnaîtrai jamais que Jésus-Christ pour mon époux, et je lui serai fidèle jusqu'à l'effusion de mon sang, s'il le faut